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Test – Hell Clock – Quand le temps s’arrête, l’enfer prend la relève

Test – Hell Clock – Quand le temps s’arrête, l’enfer prend la relève
© Rogue Snail
Le 22 juillet 2026
Le 22 juillet 2026
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Dans le paysage saturé du hack ‘n’ hlash et du roguelite, se tailler une place de choix tient aujourd’hui du tour de force. Entre les rouleaux compresseurs installés depuis des années et les innombrables productions indépendantes qui tentent d’en recycler les formules, captiver le joueur exige plus qu’une simple maîtrise des mécaniques habituelles. C’est précisément ce pari que relève le studio brésilien Rogue Snail avec Hell Clock. Publié sous la bannière de Mad Mushroom, le titre choisit de ne pas simplement réciter ses classiques, il y injecte une tension temporelle permanente, le tout dans un univers historique et mystique d’une étonnante fraîcheur.

Une fresque historique plongée dans le sang et le mystère

Là où la très grande majorité des action-RPG piochent indifféremment dans la dark fantasy médiévale ou les mythologies gréco-nordiques, Hell Clock fait le  choix créatif audacieux de s’inspirer de la Guerre de Canudos, un conflit sanglant survenu à la fin du XIXe siècle dans le nord-est du Brésil. Le studio réinvente cet événement historique à travers un filtre occultiste et démoniaque, où la réalité se mélange aux légendes locales.

On y incarne un résistant armé d’artefacts sacrés et de pétoires d’époque, propulsé au milieu d’un territoire dévasté par des cultistes fanatiques et des légions de damnés. La narration ne s’encombre pas de cinématiques à rallonge, mais préfère distiller son lore au travers de dialogues avec les survivants hauts en couleur, réfugiés dans notre campement, et d’une narration environnementale réussie, chaque biome racontant la chute d’une région face aux forces infernales.

Sans jamais asphyxier le joueur sous des tonnes de texte, Hell Clock réussit à instaurer un univers sombre, mélancolique et singulier, servi par une direction artistique en cel-shading au trait épais qui évoque immédiatement les plus belles pages de romans graphiques sombres.

Un gameplay sous haute tension

Dès les premières secondes de combat, la signature de Hell Clock saute aux yeux. En haut de l’écran, un chronomètre égrène inexorablement le temps qu’il nous reste à vivre. Si le compteur tombe à zéro, c’est le game over instantané, peu importe l’état de notre barre de santé.

Cette contrainte transforme radicalement la manière d’aborder les niveaux. Fini la prudence excessive ou le nettoyage méticuleux salle par salle en restant à distance en sécurité. Ici, l’agressivité est une question de survie. Tuer des monstres, briser des éléments du décor et remplir des objectifs secondaires réinjecte de précieuses secondes dans votre cadran. Le jeu instaure un sentiment d’urgence permanent particulièrement grisant, où l’on soupèse constamment le ratio risque/récompense avant de foncer tête baissée dans un groupe d’ennemis.

Sur le plan du maniement, la prise en main est d’une fluidité remarquable. Le personnage répond au doigt et à l’œil, qu’il s’agisse de porter une estocade, de lancer une capacité de zone ou d’exécuter une esquive millimétrée pour traverser une attaque adverse. Les sensations d’impact sont particulièrement travaillées et procurent une satisfaction immédiate.

Mais la véritable richesse du gameplay réside dans son système de builds et de synergies entre équipements et compétences actives et passives, via un arbre de compétences étoffé et des statistiques bonus octroyées par des reliques qui modifient même le comportement des attaques. Au fil de notre parcours, on récupère des reliques (passives ou actives). Une relique peut, par exemple, déclencher une vague de feu à chaque esquive réussie.

Là où le jeu devient véritablement jouissif c’est lors de la synergie des compétences et des reliques. Il est en effet possible d’associer des compétences d’électricité avec des reliques de propagation, permettant ainsi de créer des réactions en chaîne dantesques qui nettoient l’écran en une fraction de seconde (sans aucune chute de framerate). D’ailleurs, sur le plan visuel, Hell Clock séduit d’emblée par son esthétique très affirmée. Cependant, dès que les affrontements s’intensifient, la débauche d’effets visuels, de tirs croisés et de zones de sort transforme l’écran en un fouillis illisible qui gâche la précision des esquives.

Sur le plan purement technique, l’optimisation s’avère solide sur Xbox Series X. Le jeu maintient un 60 images par seconde très propre, ne concédant que de très rares et légères baisses de régime lorsque la pyrotechnie s’emballe simultanément à l’écran.

Structure roguelite, hub et progression

Comme tout bon roguelite, la mort fait partie intégrante de l’apprentissage. Lorsque le chrono expire ou que la faucheuse nous rattrape, nous sommes renvoyés au campement principal, là où s’organise notre progression.

Le hub permet entre autres de débloquer de nouveaux marchands et des fonctionnalités d’artisanat, d’accéder à l’arbre de talents et de personnaliser notre arsenal et nos reliques. L’arbre de talents permanent permet d’investir la monnaie récoltée lors de nos parcours pour augmenter définitivement notre temps de base, nos dégâts critiques ou la puissance de nos soins.

Le rythme de déblocage est très bien dosé durant la première douzaine d’heures. On ne ressent jamais la sensation de faire une “run pour rien”, chaque tentative permettant de faire progresser son personnage ou d’en apprendre davantage sur les motifs d’attaque des boss.

Une fois la campagne principale bouclée (comptez environ 12 à 15 heures selon votre maîtrise), Hell Clock débloque son mode de jeu avancé. Celui-ci permet d’appliquer des modificateurs de difficulté personnalisés (ennemis plus rapides, chrono plus strict, pièges supplémentaires) en échange de récompenses et d’artefacts légendaires.

Si la proposition ravira les amateurs de theorycrafting et de speedrun, on note toutefois un léger essoufflement, le pic de difficulté y étant abrupt et poussant parfois à un grind un peu trop prononcé des statistiques de base pour compenser le sac de PV des monstres.

Testé sur Xbox Series X

Le Bilan

On a aimé 

  • La mécanique du chrono 
  • Les synergies jubilatoires
  • L’univers singulier 
  • La prise en main 
  • La progression gratifiante
  • La lisibilité parfois chaotique :
  • L’endgame au pic de difficulté abrupt

Conclusion du test de Hell Clock

En bousculant les codes traditionnels du hack ‘n’ slash grâce à sa mécanique de compte à rebours permanent, Hell Clock réussit un pari audacieux. Le titre de Rogue Snail ne se contente pas d’offrir des combats nerveux et des synergies de builds particulièrement jouissives, il enveloppe le tout dans un cadre historique et mystique brésilien d’une rare originalité. Certes, le jeu n’échappe pas à quelques écueils, à commencer par une lisibilité parfois prise en défaut lors des affrontements les plus surchargés ou par une hausse de difficulté un peu trop sèche une fois la campagne bouclée. Mais ces quelques ratés ne suffisent pas à gâcher le plaisir. Viscéral, prenant et techniquement très propre sur Xbox Series X, Hell Clock est une excellente surprise qui saura maintenir sous pression tous les amateurs d’action et de roguelite.

Protoxe
Testeur vétéran depuis plus de 10 ans chez Xboxygen. Toujours le même objectif, partager au mieux mon ressenti et faire découvrir de nouveaux jeux.
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Hell Clock

Développeur : Mad Mushroom
Éditeur : Mad Mushroom
Date de sortie : 09/07/2026

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