Publicité

Test – Virtua Tennis 4

Test – Virtua Tennis 4
Le 7 mai 2011
Le 7 mai 2011

6-0, 6-0 = la tête à toto

Partager cet article :

Depuis Pong, le jeu de Tennis a évolué jalonnant de perles la grande histoire du jeu vidéo. On peut citer quelques grands titres qui ont su bercer et marquer la vie des joueurs tels que Great Courts 1 et 2, Final Match Tennis, Smash Court Tennis et puis, évidemment, l’arrivée en 1999 de Virtua Tennis, itération sur Dreamcast du jeu d’arcade éponyme. Le premier du nom et son second opus restent à coups sûr parmi les plus grandes expériences sportives dans le domaine du jeu vidéo. Deux jeux qui ont assuré leur hégémonie sur ce sport jusqu’à l’arrivée de Top Spin en 2003. Depuis lors ces deux licences prestigieuses se disputent chaque année, ou presque, le titre de meilleur jeu de tennis alternant le bon et le moins bon. 2011 marque le retour fracassant de Top Spin sur le devant de la scène avec un 4ème opus très réussi mais Virtua Tennis compte ne pas en rester là.

Bin il est passé où mon Virtua Tennis ?

Nadal toujours impressionnant sur terre battue...

Virtua Tennis 4 est le second Virtua Tennis à voir le jour sans être passé par la case arcade chère à la licence. Tout comme Virtua Tennis 2009 il n’a pas eu le retour des joueurs arcade et n’a pas eu la période d’affinage que cela permet. En outre, Virtua Tennis 4 marque l’entrée de la licence dans le monde du jeu « en mouvement » avec la possibilité sur Xbox d’utiliser Kinect et sur Ps3 le sexto… le move. Est ce pour cela que le gameplay a été entièrement revu et corrigé ?

Oui vous avez bien lu, oubliez vos réflexes arcade issus d’années d’entraînement dans l’univers des Virtua Tennis, le quatrième épisode de la série change brutalement de cap et propose un jeu moins nerveux ralenti par une balle molle aux réactions parfois « lunaires ». Nos joueurs eux, cavalent comme des chevaux en chaleur. Il est très étrange de voir, surtout en double, nos joueurs parvenir à se replacer sans mal et très rapidement suite à une balle en feuille morte jouée par l’adversaire. C’est… déstabilisant.

Le jeu à la volée est très hasardeux...

Cette balle au comportement étrange influe directement sur le jeu. Oubliez les revers croisés à la volée, les amortis assassins, rien de tout cela n’est possible dans Virtua Tennis 4. En double il est même conseillé de jouer sur l’adversaire au filet vu qu’il a 99% de chances de renvoyer la balle en feuille morte. La seule possibilité de jouer en volée est d’attaquer une balle en hauteur pour effectuer un smash. Le service-volée a tout simplement disparu de la circulation. Les matchs s’enchaînent du fond du cours lors d’échanges interminables attendant l’erreur de placement ou le mauvais renvoi d’un des joueurs. Le placement reste toujours aussi primordial mais l’impossibilité d’obtenir des coups croisés dignes de ce nom et d’utiliser le panel volée, amorti et par conséquent le lob, rendent les matchs terriblement monotones.

Pour contrer la monotonie de l’ensemble, Virtua Tennis 4 propose un système de coup spécial. Suivant le coup spécial de votre joueur, il vous faudra réaliser certaines actions (coups droits successifs, échanges croisés, coups puissants) pour remplir une jauge qui, une fois pleine vous permettra d’utiliser un coup spécial qui donnera angle et vitesse à la balle ! A préserver pour les moments importants du match. Il est toutefois regrettable qu’il faille avoir recours à un coup spécial pour voir enfin la balle avoir un angle et une vitesse acceptable…

Le super coup est ponctué par un ralenti classieux.

On dirait bien qu’inconsciemment les développeurs se sont rendus compte de cet état de fait vu que les joueurs professionnels proposés sont essentiellement constitués de frappeurs : Roddick, Nadal, Del Potro, Monfils, Murray… Ces mêmes frappeurs seront vraiment beaucoup avantagés comparé aux autres joueurs un peu plus complets mais dont aucun ne propose la volée comme point fort. Je passe sur les joueuses proposées qui, sans être misogyne et vu le manque d’intérêt cruel du tennis féminin en ce moment, seront très peu utilisées compte tenu du rythme déjà très lent, mou, du jeu. Comme un cheveu sur la soupe, on pourra compter sur la guest star Jim Courier pour compléter le panel de frappeurs. Ce qui fait très maigre si l’on compare le charisme de ce joueur comparé à la présence d’Agassi et de Sampras dans Top Spin 4.

Vite, vite le mode carrière et les mini-jeux !

Le mode carrière est maintenant une sorte de jeu de l'oie.

Comme tout bon Virtua Tennis qui se respecte, le 4 propose aussi son mode carrière, nommé ici World Tour pour l’occasion. Il entraînera votre champion (un avatar généralement très moche malgré vos efforts sur l’éditeur) à la conquête du classement mondial. Petite originalité, le World Tour est décomposé en 4 chapitres qui vous feront voyager aux 4 coins du globe et qui se finiront à chaque fois par les 4 grands tournois majeurs à savoir : Roland Garros, Wimbledon, Sidney et l’US Open. Évidemment, aucun de ces tournois ne gardera son vrai nom, licence non acquise oblige, mais cela sera tout comme.

Autre nouveauté, votre voyage se fera sur un parcours à embranchements multiples qui sera calqué sur le principe du jeu de l’oie. A chaque journée vous allez pouvoir choisir entre 3 jetons qui peuvent vous faire avancer de 1 à 4 cases. Les cases peuvent être occupées par des tournois mineurs (doubles, simples, contre des stars, matchs d’entraînement ou matchs déguisés !), des minis jeux pour parfaire vos caractéristiques et votre condition physique, des évènements aléatoires (séances d’autographes, de pub, représentations caritatives et même des aléas comme la perte de votre portefeuille !), des magasins pour acheter déplacements ou agents, des hôtels pour récupérer ou tout simplement rien.

Mais tu ne peux pas comprendre !

Chaque évènement se traduira par la baisse de votre physique et le gain ou la perte de renommée (symbolisée par des étoiles et qui seront en fait votre classement mondial) ou d’argent (pour acheter vêtements, agents ou déplacements). L’important sera d’arriver en forme pour les grands évènements (les seuls que l’on ne pourra pas louper soit dit en passant) et donc utiliser pleinement les hôtels pour récupérer notre endurance. Voilà pour l’essentiel.

Chaque évènement débloquera une multitude d’accessoires et de vêtements pour votre joueur. De quoi utiliser l’argent durement acquis.

Oui je n'ai que deux fans, et alors !?

Petite déception en ce qui concerne les mini-jeux, ils s’avèrent bien moins sympathiques et diversifiés que dans l’édition précédente. Ils sont au nombre de huit et le bowling est devenu une exclue Ps3 (ne me demandez pas pourquoi). A la fin des 4 chapitres du mode histoire, la renommée ainsi que l’endurance de votre personnage principal retomberont à zéro. Vous avez toutefois la possibilité d’enchaîner une nouvelle saison avec l’argent et les caractéristiques de la saison précédente et ce sur 3 niveaux de difficulté proposés.

Malgré le gros déficit de la mise en scène (pas de remise de coupe à la fin des tournois majeurs), le côté quelconque des graphismes (pas vraiment beaux mais pas vraiment moches non plus, carton rouge pour la transpiration quand même !) et l’ignominie de l’environnement sonore -musique à couper dès le début et bruitages/voix hors sujets (marque de fabrique de la série qui n’a jamais été revu depuis le début)- force est de constater que l’on s’amuse quand même dans ce jeu de l’oie tennistique fantaisiste.

Modes de jeu : OUT !

Le multi est très complet, heureusement !

Outre le mode World Tour on retrouvera avec joie le mode Exhibition, le mode Arcade qui proposera de jouer 5 matchs sur les différents tournois majeurs (avec un match contre Courier en bonus), le mode mini jeu dans lequel on pourra retrouver les 8 jeux du mode carrière à faire en famille ; on comptera la présence d’un mode entraînement inutile et des modes Kinect et Xbox Live.

Ce dernier nous propose les traditionnels matchs classés ou sessions entre amis où l’on pourra s’affronter en simple, en double ou a des mini-jeux. Contrairement à la concurrence il est possible de jouer en double jusqu’à 4 joueurs rencontrés sur le live. On ne va pas jouer les surpris, vu que cette possibilité est déjà présente depuis l’épisode 3 de la série, au contraire des Top Spin où ce jeu convivial à 4 joueurs sur le Live, et terriblement fun, est toujours aux abonnés absents. On a aussi la possibilité de jouer tranquillement en double contre des adversaires dirigés par l’IA ou accompagné par celle-ci. IA qui soit dit en passant est moins incisive que dans les opus précédents, il arrive parfois que notre partenaire laisse passer une balle qui arrive tranquillement et lentement sur lui.

Pas de lag majeur à regretter, les sessions se trouvent pour l’instant facilement avec comme pour seul gros défaut l’obligation de voir le ralenti de chaque point. Ce qui casse encore plus un rythme déjà lent.

Le jeu Kinect vous met dans la peau du joueur.

Je suis sûr que vous l’attendez depuis le début de ce test alors le voici : le célèbre mode Kinect ! Ce mode propose un jeu simple seulement contre l’IA ou contre un de vos amis (pas de jeu en ligne proposé malheureusement). Le jeu via Kinect change radicalement, on ne dirige plus notre joueur (à part pour les montée au filet), et on se place directement dans la peau de celui-ci avec une vue à la première personne très déstabilisante au début.

Et hop, un ace. Trop facile.

Une fois pris en main, on réalise que le jeu ne prend pas en compte la trajectoire de nos balles. On enchaîne les coups sans vraiment avoir la possibilité de construire quoi que ce soit. Tout devient une question de timing. On est un peu désorienté au début mais la reconnaissance de mouvements est bonne et on arrive à s’amuser à ce mode quelques minutes, surtout à plusieurs. Virtua Tennis 4 propose aussi de jouer à un mini jeu avec Kinect. Oui, curieusement un seul mini jeu est proposé dans ce mode qui pourtant avait la grande facilité de réunir toute la famille et les amis. Dans ce mini jeu, on doit défendre des trésors contre des momies voleuses. Un jeu exclusif au maniement Kinect que l’on ne trouve pas dans le mode carrière, ce qui est bien maigre au final.

Le Bilan

On a aimé 

  • Un mode carrière agréable
  • Certains mini-jeux
  • Une utilisation de Kinect chiche mais sympathique
  • Une physique de balle à la rue
  • Un environnement sonore innommable
  • Une utilisation de Kinect famélique
  • Les replays dans le mode en ligne

Conclusion du test de Virtua Tennis 4

Rendez moi Virtua Tennis !
Si SEGA avait voulu enterrer la licence Virtua Tennis, il ne s’y serait pas pris autrement qu’en proposant ce Virtua Tennis 4. La physique de balle est gérée n’importe comment entraînant la disparition pure et simple du service-volée, de l’amorti, de la volée tout court et en enlevant tout l’aspect nerveux et dynamique des précédents volets. La grande tristesse que j’ai eue en découvrant l’ampleur des dégâts n’est en rien atténuée par une utilisation au minimum de Kinect -sorte de cache misère- et le plaisir que j’ai éprouvé sur quelques matchs. Un Virtua Tennis 4 à oublier et vite.

L
Partager cet article

Virtua Tennis 4

Développeur : SEGA
Éditeur : Sega
Date de sortie : 29/04/2011

commentaire

0 Commentaires
Accueil » Tests » Test – Virtua Tennis 4