Test – Clavier Hator Skyfall 80 Ultima 8K Wireless – Un ratio qualité/prix juste impressionnant

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire aux amateurs de mythologie, Hator n’est pas une marque égyptienne, mais bel et bien ukrainienne. D’abord engagée dans le soutien à l’e‑sport dans les années 2010, elle s’est progressivement tournée vers la fabrication de produits gaming, d’abord pour son marché national pour ensuite s’ouvrir à l’Europe en 2024. Depuis, la marque multiplie les offensives remarquées avec des périphériques aux caractéristiques premium et aux tarifs toutefois contenus. À l’image du Skyfall 100 Pro Wireless que nous présentions récemment, le modèle testé aujourd’hui s’inscrit dans cette même logique, avec même quelques arguments supplémentaires, dont des commutateurs magnétiques, tout en restant sous la barre symbolique des 100 euros.
Identité marquée et bonnes finitions
Passé un packaging sommaire aux couleurs de la marque (sans fioritures, mais doté de calages et d’une protection efficaces), le matériel se dévoile. Il apparaît dans une robe contrastée, bi-colore blanche et noire, faisant peut-être écho à nos touches de piano sans pour autant respecter une symétrie rigoureuse. On y trouve même une petite fantaisie avec la présence d’une note de rose sur la touche Echap, qu’il est cependant possible de remplacer par un keycap noir fourni dans l’ensemble de touches supplémentaires.
Si vous avez lu notre test du Skyfall Pro Wireless, sachez que l’esthétique est ici très similaire. La seule différence notable réside dans la taille du clavier et dans le dessous du périphérique, désormais d’un blanc éclatant. Question de goût pour ce design affirmé, mais celui-ci a le mérite d’offrir une identité visuelle claire à la marque ukrainienne et à sa gamme de périphériques estampillée Skyfall.

Comme son nom l’indique, le modèle testé adopte un format 80 %, aussi appelé Tenkeyless, ce qui implique l’absence de pavé numérique et un léger réagencement des touches. Dans la gamme MAG ULTIMA, aucune version pleine taille n’est proposée, mais une variante plus compacte en 65 % est disponible. Elle demande davantage de concessions, mais s’accompagne d’un tarif un poil réduit.
Autre singularité, la présence d’un écran TFT (Thin‑Film Transistor) d’un peu moins d’un pouce, situé à droite de l’appareil, accompagné d’une molette multimédia qui gère par défaut le volume. L’écran affiche diverses informations (comme l’état de la batterie, le mode de connexion utilisé, l’heure, le système d’exploitation) et peut même accueillir des GIF personnalisés. Dans une moindre mesure, cet écran peut même servir à contrôler le clavier. Au regard de sa taille, en gros équivalente à une touche, son utilisation sera plus ou moins gadget. Sa présence est néanmoins bienvenue et la qualité d’affichage de l’image est au rendez-vous.

L’impression générale est très positive. Malgré une construction entièrement en plastique, l’ensemble dégage une bonne sensation de solidité, renforcée par un poids rassurant. Côté touches, nous apprécions l’utilisation de keycaps en PBT double‑shot, bien plus durable et nettement moins marquant que l’ABS traditionnel.
Pour renforcer son identité visuelle, le Skyfall mise également sur un rétroéclairage complet sous les touches, mais aussi sur les côtés, à la jonction entre la partie supérieure et inférieure du clavier. Les effets lumineux sont, bien entendu, personnalisables via le logiciel dédié, sur lequel nous reviendrons plus loin. Néanmoins, soulignons que les touches sombres manquent de lisibilité en raison d’un rétroéclairage inégal.

Sans-fil oblige, le clavier est livré avec un dongle 2,4 GHz utilisant une liaison propriétaire à faible latence. On trouve également un câble tressé USB‑C vers USB‑A ainsi qu’un jeu de keycaps supplémentaires permettant d’adapter le clavier à différents layouts internationaux. Les dispositions prises en charge sont d’ailleurs clairement indiquées sur l’emballage (Belgique, Espagne, Ukraine, Suède et bien d’autres), ce qui est un excellent point.
Le clavier est aussi compatible Bluetooth 5.3. Le choix du mode de connexion se fait via un interrupteur placé sous le châssis, où l’on trouve également des patins en caoutchouc pour une bonne stabilité et les pieds pour le réglage de l’angle de frappe.
On prend les mêmes et on recommence ?
La conception du Skyfall reprend trait pour trait celle du Skyfall Pro. On retrouve une architecture gasket, garnie d’un empilement de couches de matériaux destinés à améliorer le confort de frappe et à réduire les nuisances sonores.
La véritable différence ici réside dans l’intégration de switchs magnétiques pré-lubrifiés, baptisés Aurum Ice, reposant sur la technologie Hall Effect. Contrairement à des switchs mécaniques, ceux-ci permettent plus de finesse dans leur usage. Il est ainsi possible d’ajuster la sensibilité d’activation de chaque touche ou encore d’effectuer différentes actions en fonction de la profondeur de pression.
Autre particularité majeure de ce clavier, son taux d’interrogation extrêmement élevé à 8 kHz, qui promet une réactivité bien supérieure à celle de nombreux périphériques concurrents.
À l’usage, la sensation de frappe se révèle extrêmement agréable et la résistance bien dosée, le confort est réel et l’on sent que Hator a particulièrement travaillé l’acoustique du clavier. En jeu, nous n’avons constaté aucune latence, le Skyfall se montre très réactif et exploite pleinement ses fonctionnalités orientées gaming. Au programme : DKS, Toggle Switch, Snap Key ou encore Rapid Trigger.
La fonctionnalité hot‑swap est également de la partie. Pour rappel, ce système permet de remplacer les switchs sans avoir recours à la soudure, utile pour personnaliser le clavier selon ses préférences ou remplacer un commutateur défectueux. Cela dit, cette dernière situation reste peu probable, les switchs étant annoncés avec une durée de vie de 100 millions de clics.


Côté paramétrage, Hator passe par sa solution logicielle propriétaire SyncHUB, dont le premier point qui fâche est l’absence d’une version française. L’application s’ouvre d’ailleurs par défaut en ukrainien, ce qui peut dérouter. Une fois passée en anglais, l’ensemble reste relativement clair, mais nous aurions apprécié que SyncHUB parle la langue de Molière, mais ce n’est toutefois rien qu’une mise à jour ne saurait régler. Le second point qui fâche est son ergonomie générale qui pourrait être plus naturelle.
Cela dit, toutes les fonctionnalités attendues sont bien présentes. On peut y gérer le rétroéclairage, configurer les macros, créer et modifier les profils clavier, ajuster les options gaming ou encore paramétrer l’écran.
Sur le plan de l’autonomie, le Skyfall embarque une batterie de 8 000 mAh. En connexion 2,4 GHz avec l’éclairage activé, on obtient concrètement une vingtaine d’heures d’utilisation. Si l’on coupe le rétroéclairage et que l’on réduit le polling rate, la marque annonce des chiffres nettement plus élevés, pouvant atteindre jusqu’à 533 heures (oui, ça ne s’invente pas). Petit bémol, il n’y a pas de recharge rapide. Il faudra compter environ 16 heures pour une charge complète, ce qui reste acceptable pour ce type de périphérique. D’autant que le clavier peut, bien entendu, être utilisé en mode filaire.
Mise à jour du 18/02/26 : Une version française pour le logiciel SyncHUB est en cours de déploiement. Elle est déjà disponible pour la version en ligne et devrait arriver dans les prochaines semaines pour l’application dédiée.
Le Bilan
On a aimé
- Son prix
- La présence de switchs magnétiques avec Hall Effect
- La sensation de frappe
- Les fonctionnalités gaming
- La compatibilité hot swap
- La triple connectivité
On a moins aimé
- Le RGB manquant d’éclat pour les touches sombres,
- L’absence de français sur le logiciel de personnalisation SynchHUB
- L’absence de recharge rapide du périphérique
Conclusion du test de Test – Clavier Hator Skyfall 80 Ultima 8K Wireless – Un ratio qualité/prix juste impressionnant
Relativement peu connue dans l’Hexagone, la marque Hator fait une entrée remarquée sur le marché des périphériques gaming avec sa gamme Skyfall. Elle promet un clavier généreux, bien fini et doté de fonctionnalités premium : commutateurs magnétiques à effet Hall compatibles hot swap, options gaming et RGB avancées, triple connectivité ainsi qu’un logiciel de paramétrage complet, le tout sous la barre des 100 euros. Une promesse donc tenue et c’est tout simplement l’une des meilleures propositions actuellement disponibles sur le marché.