Test – Gwent : Le Jeu de Cartes Légendaire – Un bon jeu de société pour les fans de The Witcher

Celles et ceux qui ont passé des heures sur le Gwent dans The Witcher 3, ou même dans l’application consacrée au jeu de cartes de CD Projekt Red sortie après, ne pourront faire l’impasse sur sa version physique, disponible depuis le 17 octobre.
Un jeu légendaire

Pour célébrer le dixième anniversaire de Wild Hunt, l’éditeur Gigamic ne s’est vraiment pas moqué des joueuses et des joueurs ! Pour 35 €, la boîte du Gwent comporte l’intégralité des cartes (436 réparties en 5 factions), un plateau de jeu, ainsi qu’un tableau de score et des jetons pour compter les points. Première chose appréciable, l’ensemble est intégralement en français, citations intégrées aux cartes incluses, histoire de retrouver quelques répliques cultes des personnages.
La version proposée ici est très similaire à celle de The Witcher 3 : Wild Hunt (qui s’appelait d’ailleurs Gwynt à l’époque), que ce soit au niveau des règles ou des illustrations. Bien que l’on puisse regretter l’absence des superbes visuels de Gwent The Witcher Carde Game ou de Thronebreaker, deux jeux qui mettaient en scène les cartes les plus célèbres de la Rédanie à Skellige, on ne boude pas son plaisir lorsqu’il s’agit de choisir son leader pour constituer un deck. Les illustrations sont ici le fruit du game designer français Damien Monnier, qui avait déjà conçu les cartes de Gwynt telles qu’elles sont présentées dans les éditions collector de Heart of Stone et Blood and Wine.



Terrain connu

Comme dans Wild Hunt (en comptant ses extensions), cinq factions sont disponibles : les royaumes du nord, les Scoia’tael, Skellige, Nilfgaard et les monstres. Il faut constituer un deck d’au minimum 22 cartes (plus un chef), parmi celles proposées par la faction choisie. Il est impossible de mélanger plusieurs factions. Chacune d’entre-elles a ses propres avantages : les monstres ont des unités plus faibles, mais capables de se multiplier sur le terrain, les cartes des Scoia’tael peuvent se déplacer sur le plateau de jeu, celles des royaumes du nord se renforcent lorsqu’elles sont identiques, Nilfgaard peut placer des espions du côté de son adversaire pour lui voler des points et Skellige propose des unités capables de se transformer en cours de partie pour devenir plus puissante. Le choix de la faction détermine donc la façon de jouer. Néanmoins, le jeu propose des decks préconstruits afin de permettre aux débutants d’entamer rapidement leur première partie, sans avoir besoin de prendre le temps de connaître toutes les possibilités de chaque faction.

Le chef de faction d’un deck possède un pouvoir spécial unique, qui peut être actif ou passif. La capacité active d’un chef ne peut être utilisée qu’une seule fois par partie, mais est capable de bouleverser le déroulement du jeu. Les cartes météo, communes à tous les decks, réduisent l’attaque des unités adverses, à l’exception de celle des héros, qui sont insensibles à tous les effets. Le score se calcule en fonction des forces cumulées des unités présentes sur le terrain, après décomptes des éventuels malus ou bonus. Chaque partie se joue en trois manches.
C’est l’heure du duel

Lors du premier tour, les joueurs ou joueuses posent leurs chefs respectifs sur le plateau, mélangent leurs decks et piochent dix cartes uniquement. Il est possible, sans que cela soit obligatoire, de défausser jusqu’à deux cartes de sa main pour en piocher d’autres. Ensuite, il ne sera plus possible de tirer de nouvelles cartes à moins qu’une capacité spéciale l’autorise. Il est donc bienvenu de ne pas trop remplir son deck, pour éviter de voir les cartes les plus utiles passer toute la partie dans la pioche.

Lors de son tour, il est possible de jouer une de ses cartes en main, d’utiliser sa capacité de chef si ce n’est pas déjà fait ou de passer. Passer signifie s’arrêter de jouer pour toute la manche, puisqu’une partie ne s’arrête que lorsque les deux joueurs passent. Il faut donc conserver cette ultime action pour le moment où plus aucune autre n’est possible. Les cartes doivent être posées sur les lignes du plateau de jeu correspondant à leur icône de portée : épée à l’avant, arc au milieu et machine de siège en arrière.

Les parties sont rapides, elles durent souvent moins de vingt minutes. Une fois que les tours se sont enchaînés, une action après l’autre, et que tout le monde a passé, vient le moment de compter les forces. C’est là que la version virtuelle du jeu manquera aux moins matheux, puisqu’il va falloir compter les points en incluant les différents effets de terrain, les modificateurs de résultats, les éventuels espions nilfgaardiens… Heureusement, Gigamic a intégré un tableau de score avec des pions, qui permet de calculer tout ça en cours de manche et donc de se faciliter la tâche à la fin. La victoire finale appartiendra à celui ou celle qui aura gagné deux manches sur les trois de la partie
Variations

Si les règles sont similaires à celles du Gwynt de Witcher 3, cette version physique propose différents modes de jeu pour permettre de jouer en solo ou jusqu’à cinq joueurs. Le livret présente aussi un mode tournoi, avec des decks tournants, ainsi que des variations de règles pour renouveler l’intérêt du jeu ou offrir un challenge différent aux habitué·es. Parmi ces nouveautés, la version solo est sans doute la plus intéressante, bien qu’elle implique souvent des parties plus courtes, puisqu’il n’est pas toujours facile de se retrouver pour une soirée jeu de société.
Parmi les quelques défauts, on note que, malgré la volonté de vouloir rendre le livret de règles le plus exhaustif possible, il subsiste néanmoins quelques flous dans de rares cas où des cartes s’opposent. Par exemple, avec la capacité de chef d’« Eredin, commandant des cavaliers pourpres », qui précise que son pouvoir double l’attaque des unités situées à l’avant, sauf s’il y a déjà une « sonnerie de la charge » sur la ligne. Mais si cette dernière est placée après l’usage de la capacité ? Du reste, le jeu propose vraiment de s’adapter à ses joueurs, avec des règles plus souples ou plus sévères, qui peuvent être appliquées en fonction du niveau de connaissance du jeu.



Le Bilan
On a aimé
- Les cartes fidèles au jeu vidéo
- Les illustrations magnifiques
- Le prix plus que correct
- Les nouveaux modes de jeu
On a moins aimé
- L’absence d’une version « collector », plus chère, avec un tapis de jeu en tissu et des jetons en métal ou en pierre, qui aurait eu tellement de gueule ! Et pourquoi pas avec quelques cartes inédites ?
Conclusion du test de GWENT : The Witcher Card Game
Cette version du Gwent par Gigamic est clairement un bel objet pour tout fan de l’univers du sorceleur, qui trouvera aussi bien sa place dans la vitrine des collectionneurs que lors des soirées jeux de cartes entre amis. Si l’on peut regretter l’absence d’une version « luxe », le coffret fait clairement le job, surtout quand on le compare au prix des jeux de société actuellement. Et pour celles et ceux qui ne sont pas branchés jeu de cartes, ce Gwent reste un superbe objet de collection, dont on apprécie la facture soignée. De quoi fêter les dix ans de la fin des aventures de Geralt d’une bien belle manière.
Je l’ai pris aussi.
Un plaisir de me relancer dans des parties de gwent et d’en faire avec mon fils
Et oui, le gros défaut du jeu, ce sont les regles du jeu bien trop succinctes.
Je fais beaucoup avec mes souvenirs de jeu, mais ca ne fait pas tout. Je n’ai pas encore compris comment utiliser le coté Berserck de Skellige.
Le coté sympa, c’est que ca m’a fait relancer The Witcher 3
Salut ! C’est un super jeu je ne m’en lasse pas depuis que je l’ai. A noter qu’il est effectivement accessible a 35€ après pour les fans et ceux qui veulent quelque chose de plus qualitatif que le plateau papier il est possible d’acheter des tapis souples (je n’ai plus le nom de tête) aux couleurs de chaque factions, ce qui ajoute un plus sympathique, même si le tarif est élevé. Je salue la qualité du jeu et le fait d’avoir inclus directement toutes les factions, pas d’extensions en supplément,… Lire la suite »
Est ce que le jeu est fait de tel sorte qu’ils vont sortir d’autre carte plus tard ? Ou l’ensemble est complet et restera comme tel ?
À l’image des cartes magic ou lorcana ?
non, il est complet