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Test – Sworn – Le mod multijoueur d’Hadès ?

Test – Sworn – Le mod multijoueur d’Hadès ?
Le 15 novembre 2025
Le 15 novembre 2025
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Comparaison n’est pas raison et il est souvent facile de juger un jeu par rapport à d’autres. Même si c’est un exercice que l’on s’interdit, c’est pour autant très difficile de ne pas penser à Hadès en parcourant Sworn, que ce soit par sa typologie de jeu, sa structure ou son monde… Ici, tout rappelle le titre de SuperGiant Game, si bien que l’on peut s’interroger : Sworn peut-il surfer un peu sur le succès de Zagreus et de Mélinoé ? 

Une revisite de la légende arthurienne

En lieu et place des enfers et de la mythologie grecque, Sworn nous “conte” une version sombre et torturée de la légende arthurienne. Arthur y est un roi corrompu, de même que les chevaliers de la Table ronde, et il faudra reprendre le Graal pour libérer le royaume. Ici, c’est ce brave Merlin qui mène la fronde, à l’aide de sa magie. Il nous convoque, nous, une âme forgée, créée de toutes pièces pour mener l’assaut. Donc, contrairement à Hadès, nous n’incarnons pas un protagoniste connu de l’histoire, mais un avatar tout à fait quelconque, avec tout ce que ça entraîne niveau charisme, spectre muet que voilà…

Un vrai vilain !

Bien sûr, durant notre périple, d’autres figures viendront apporter leur aide au combat, que ce soit au sein du hub ou au cours de l’aventure. Quoique très classique, ce pitch de base nous a intrigués, car il a le mérite de nous plonger dans un univers bricolé, moins connu pour le coup. Surtout que cette réinvention intègre des figures féeriques et fantastiques de la littérature pour compléter le panthéon manquant. 

Oui, c’est un léger “spoil” du premier boss…

Titania, la reine des fées, Obéron, son équivalent masculin chez Shakespeare, ou encore Gogmagog (mais si, l’ogre de Jack et le Haricot magique, celui qui garde l’or et mange les petits enfants) sont quelques-uns des visages qui vont nous offrir leur aide pour combattre Arthur et ses sbires. C’est malin, car Sworn pioche dans des références qui sont connues, certes un peu lointaines, mais suffisantes pour procurer un sentiment familier et étrange. Bref, on a envie d’en savoir plus.

Là où le bât blesse, contrairement à sa source d’inspiration, c’est que les figures qui viennent peupler le hub restent bien trop muettes, tout comme l’avatar que l’on incarne, ce qui est bien dommage. En effet, même sans prendre la peine d’intégrer nos victoires et nos défaites au récit, comme le font si bien les titres de SuperGiant, il y avait des possibilités scénaristiques pour faire vivre ce monde. Or, ici c’est le calme plat, autrement dit à nous de faire travailler notre imagination…

De plus, l’univers est servi par une patte graphique très orientée BD, voire comics. Si vous vous êtes essayé aux rogue-lites des Français de Passtech games que sont Curse of The Dead Gods ou Ravenswatch, c’est peu ou prou la même vibe. Ici encore plus, on croit pouvoir déceler l’ombre de Mike Magnola, connu par le comics Hellboy, tant certains protagonistes semblent tout droit sortis de son univers, Titania en tête.. Armé de cette grille de lecture, on comprend mieux le charadesign du casting ainsi que son esthétique générale qui est plutôt réussie.

HellBoy au féminin

Bis repetita ?

Une partie reprend le schéma classique du genre et, là encore, difficile de ne pas y voir la main d’Hadès. Notre avatar traverse plusieurs biomes, qui contiennent chacun en bout de course l’un des chevaliers de la Table ronde, et ce, jusqu’à trouver Arthur. Dans le chemin emprunté, le joueur a la main sur les récompenses désirées, avec le dilemme d’obtenir des récompenses pour le long terme, nécessaires pour mieux performer au global, ou pour le court terme, qui permettent une montée en puissance essentielle au succès de la run en cours. C’est dans cet équilibre précaire qu’il faudra évoluer. 

Au cours d’une partie, le panthéon de Sworn nous offre son lot de bénédictions. Le plaisir y est double : découvrir la galerie de figures de ce panthéon et les dons prodigués. Tout comme pour Hadès, la formule fonctionne, les bénédictions sont très nombreuses, on y retrouve un système de combinaison des dons et il est même possible d’incarner les fées dans une attaque ultime. Si le contenu en solo reste solide, le twist de la formule est de proposer du multijoueur jusqu’à quatre (en adéquation avec les avatars à débloquer). En multijoueur, c’est le groupe qui décide de la suite des opérations, mais sinon la formule reste très semblable. Signalons que ce multi est jouable uniquement en ligne.

On retrouve le principe de duo de bénédictions

Du côté des récompenses sur le long terme, c’est du très classique. Le système se base sur différentes monnaies à récupérer lors d’une run, qui offrent l’augmentation de caractéristiques, le déblocage de sortilèges ou d’armes, de nouvelles possibilités de boutiques, d’objets à récupérer et même des éléments cosmétiques. Enfin, on débloque différents avatars. L’âme forgée peut donc revêtir plusieurs aspects, chacun étant une facette plus ou moins mobile, pensée pour le corps à corps ou la distance. Au niveau de la progression, c’est donc plutôt bien fait, la carotte est suffisante pour une montée en puissance sans défaut d’équilibrage, le tout en introduisant petit à petit quelques variations de gameplay. 

Son level design, en revanche, est plutôt quelconque. On parcourt des salles garnies de pièges qui reprennent un même schéma et qui se répètent. La direction artistique des environnements reste relativement basique. Chaque biome traversé a bien une identité spécifique, mais celle-ci ne se différencie pas de manière nette. La formule a beau chercher un renouveau d’un point de vue visuel ou dans ses mécaniques de gameplay, cela reste superficiel. Dommage, ça sonnait pourtant plutôt bien les marais de Cornouailles, le port d’Eaux Profondes…

Un bref aperçu du hub et des nombreuses monnaies du titre

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’univers original…
  • La composante multijoueur
  • L’esthétique comics
  • L’aspect rogue-lite
  • Xbox Play Anywhere

  • …mais mal exploité dans sa narration
  • …mais uniquement en ligne
  • Un copier-coller un peu trop appuyé d’Hadès ?
  • Pas de réelles surprises

Conclusion du test de SWORN

«C’est pas faux»

Vous n’en pouvez plus d’attendre Hadès 2 ? Votre collègue de rédac vous dit que c’est le GOTY de l’année ? Vous pourriez lui rétorquer qu’on peut jouer à plusieurs sur Sworn… On a eu beau pesté sur ce clone “raté” d’Hadès, Sworn a pour lui des qualités : un univers avec du potentiel, un gameplay efficace bien qu’il n’y ait pas de vraies surprises, une composante multijoueur (tout du moins en ligne) et, fallait-il le préciser, il est inclus dans le Game Pass.

Dognote
Perdu quelque part dans la boucle infinie d’un roguelite, ou échappant (ok, essayant d'échapper) au courroux d’un boss grâce à une roulade salvatrice, ou encore en quête de la prochaine mini‑médaille cachée dans un recoin improbable… Qui sait où l’aventure nous mène vraiment ?
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SWORN

Développeur : Windwalk Games
Éditeur : Team 17

commentaires

2 Commentaires
KoF esKadri
KoF esKadri
15 novembre 2025 15h34

On a bien aimé le faire en coop! Je vous le conseil perso.

Thom B.
Thom B.
17 novembre 2025 10h00

top, je voulais justement faire de la coop sur hadès ahah

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