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Test – Raidou Remastered: The Mystery of the Soulless Army – Un J-RPG qu’Atlus a bien fait de réinvoquer

Test – Raidou Remastered: The Mystery of the Soulless Army – Un J-RPG qu’Atlus a bien fait de réinvoquer
Le 7 juillet 2025
Le 7 juillet 2025

Bientôt le centenaire de la fin de l’ère Taishô

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Atlus est un studio prolifique, entre ses remises au goût du jour d’anciens titres et ses nouveautés. Si l’on attend de pied ferme le remake de Persona 4 (quelque part au cours de l’année fiscale de 2026) et idéalement du sang neuf, le studio nippon a décidé, pour nous faire patienter, d’invoquer Raidou, l’un des oubliés de la grande famille des Devil Summoner. Vous n’en avez jamais entendu parler ? C’est peut-être l’occasion de se rattraper.

On mène l’enquête, on mène l’enquête

Si on lit les mots “remake” ou “remaster” dans un titre, très vite se pose la question : alors combien de temps aura-t-il fallu attendre cette fois-ci ? A-t-on atteint les noces d’argent ? Presque. Seulement dix-neuf printemps ont été nécessaires pour que ce jeu, initialement disponible sur PlayStation 2 sous le doux nom (à rallonge) de Devil Summoner: Raidou Kuzunoha vs. The Soulless Army, ne fasse son comeback pour un nom tout aussi “succinct”, à savoir Raidou Remastered: The Mystery of the Soulless Army. Sans refaire la généalogie du titre, Raidou Remastered est un spin-off de la série Shin Megami Tensei, tout comme Persona, et, comme lui, il peut se savourer sans connaître un traître mot de l’histoire de son illustre aîné.

Chaque quartier de la capitale s’ouvre sur une petite présentation des décors

C’est sans avoir mis les mains sur cette première version que nous nous sommes essayés à ce remake. L’histoire prend place dans les années 1920-1930 sur l’archipel nippon, sous l’ère Taisho. Cette période est synonyme d’un Japon en transition, avide de modernité et s’ouvrant à l’influence occidentale. Petit point singulier, le jeu se déroule dans la vingtième année de cette ère, qui n’en compte que quatorze (vous avez dit bizarre ?). Ce n’est pas le seul élément étrange, car notre personnage n’est pas monsieur tout le monde, mais un apprenti parmi les invocateurs de démons, clan qui agit dans l’ombre et combat le mal par le mal en faisant appel aux créatures du royaume obscur. Ayant réussi de justesse l’examen de passage (mortel en cas d’échec), nous voilà adoubé et auréolé du titre de Raidou Kuzohonoa le quatorzième.Vous le voyez venir, on n’a pas vu un tel prodige depuis des générations.

Oui, ça marche comme les Hokages

Mais pour œuvrer, il faut bien une couverture à ce brave Raidou. Il intègre alors l’agence de détectives Narumi, spécialisée dans les affaires en lien avec l’occulte, de quoi mettre sa double casquette à profit. Bientôt, le premier gros dossier arrive via une mystérieuse jeune femme qui le somme de lui venir en aide avant de se faire subitement enlever sous ses yeux par des individus tout de rouge vêtus. Voilà pour le pitch.

Le retour de l’armée du ruban rouge

L’une des particularités du titre, c’est que l’on va pouvoir utiliser les talents spécifiques de nos démons pour la phase enquête du jeu, qui est en réalité la partie exploration. Ainsi la compétence “clairvoyance” permet de lire dans les pensées, tandis que la capacité “refroidissement” calmera les ardeurs des plus véhéments badauds. Dans les faits, plus que d’aider à la résolution d’énigmes, ces compétences permettent de glaner quelques lignes de dialogues additionnelles. Superficiel donc, mais bienvenu. Au-delà de réellement épaissir l’histoire, cela pousse à diversifier le recrutement de démons pour avoir une équipe la plus variée possible.

Notons aussi que ce remaster dispose d’un doublage en anglais et en japonais, ce qui donne tout de suite un cachet supplémentaire à l’ensemble et n’est pas un mince ajout.

Le fameux adage “fripon et nippon” se vérifie

Un jour, je serai le meilleur invocateur

Le cœur de son gameplay réside dans son système de combats et ses mécaniques associées. Déjà à l’époque, Raidou n’avait pas cédé aux sirènes du tour par tour et avait adopté le style de l’Action-RPG, sans pour autant renier ses racines. Classique ô grand classique, le principe est d’exploiter les faiblesses des types de démons pour les étourdir et leur infliger plus de dommages. Entendez par là que chaque monstre est d’un type spécifique et qu’il bénéficie d’avantages et de vulnérabilités par rapport aux autres catégories, comme le feu qui prévaut sur la glace, l’électricité sur l’eau … Qui a déjà mis les mains sur un J-RPG connaît la chanson par cœur.

C’est parfois à nous de protéger nos chers démons

L’approche action apporte un vent de fraîcheur en rendant les combats plus nerveux, même si leur exécution laisse parfois à désirer. Raidou ne lutte pas seul contre les forces infernales, puisqu’il est accompagné des démons qu’il a capturés.

Ce n’est pas par la richesse de ses combos que se distingue Raidou. Très concrètement, on se retrouve à alterner entre attaques légères et lourdes pour, respectivement, restaurer notre barre d’énergie et infliger des dégâts. Pour autant, malgré leur redondance et leur simplicité, les affrontements, arrivent à maintenir notre intérêt en nous sollicitant régulièrement avec des actions contextuelles à réaliser et en nous obligeant à nous préoccuper de notre barre d’énergie .

Cette dernière est au centre de l’équation, les attaques lourdes consommant ladite énergie et les compétences des démons puisant, elles aussi, dans cette réserve. Il faudra donc garder un œil dessus en permanence, sous peine de se retrouver à court de puissance de feu ou, plus basiquement, de soins.

Le tout demeure plaisant, mais un peu brouillon, la faute à une caméra qui n’est pas assez en retrait pour nous permettre d’avoir une vue d’ensemble sur la situation et à une action qui a tendance à être illisible, surchargée par les effets de particules et le texte à l’écran.

Louons le fait que les combats aléatoires soient absents et que nous soyons les seuls maîtres de notre destin. En revanche, tempérons légèrement notre enthousiasme, des phases de grind sont quand même nécessaires pour quelques boss. Ceux-ci impliquent, en outre, d’avoir la bonne combinaison de démons dans notre équipe pour exploiter leur faiblesse, même si aucun n’est impossible à vaincre, d’autant qu’on peut ajuster la difficulté du jeu.

Pour gagner en polyvalence et s’assurer d’avoir une équipe multitâche, il faudra capturer, pardon « confiner” les démons pour les convier aux affrontements en fonction des ennemis. Nouveauté de cette réédition par rapport à sa version d’origine, Raidou quatorzième du nom peut invoquer, non pas un, mais jusqu’à deux démons pour affronter ses adversaires. Les amateurs de collectionnite les plus exigeants vont pouvoir s’en donner à cœur joie et se lancer dans la capture de l’ensemble des esprits peuplant la capitale du Japon. Mieux, ils pourront s’engager ensuite dans la mécanique des fusions, qui permet d’enrichir cette collection et d’optimiser son équipe en transférant des compétences à nos monstres de compagnie.

Victor remplace Igor

Autant dire qu’à part la suppression du tour par tour, le système de base reste le même que celui des Persona ou des Shin Megami Tensei. Les abonnés à ces séries n’en seront pas surpris et l’on retrouve ici toute la panoplie de démons bien connus des fans. Si vous adhérez à la proposition, celle-ci devient très addictive et tient encore une fois en haleine.

Un remaster exemplaire

Jamais sans ma casquette

Ce Raidou Remastered bénéficie d’une direction artistique très marquée, les traits lisses des personnages et les décors épurés ont joui d’un lifting léger mais visible. Le bistouri semble avoir affiné l’ensemble et le flou général, qui était présent sur PlayStation 2, s’est tout bonnement évanoui.

En complément, cette mouture rafraîchie bénéficie des options de confort que l’on est en droit d’attendre : différents niveaux de difficulté allant de la promenade de santé au plus terrible des enfers, voyage rapide, sauvegarde auto, sauvegarde rapide et plusieurs emplacements de sauvegarde. C’est peut-être plus dans son ergonomie générale qu’il reste encore un peu de boulot. En effet, les menus et les explications se juxtaposent et apportent de la lourdeur à l’ensemble. Dans leur volonté de bien faire, les développeurs en ont-ils trop fait ? On se noie dans une myriade de précisions qui ont parfois l’effet inverse de celui escompté. Quoi qu’il en soit, Atlus n’a pas à rougir de cette édition, qui pourrait presque se targuer du qualificatif de remake tant il a été mis de soin dans le rendu de cette copie avec les multiples ajouts qu’elle comporte.

Mon esprit indomptable va résoudre toutes les énigmes, ce n’est pas moi qui le dit, mais le niveau de difficulté le plus accessible

Enfin, disons tout de même un mot au sujet de la tarification du titre. Vous l’aurez compris, bien que ce épisode soit une réédition plus que complète, nous regrettons le pli que semble avoir pris Atlus depuis un moment en proposant une édition standard et une autre deluxe (qui ajoute quelques bonus dispensables, dont certains déblocables en jeu). Le tout aurait dû être directement intégré dans une unique galette ultime.

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur.

Le Bilan

On a aimé 

  • Un remaster de haute volée
  • L’ajout des doublages japonais et anglais
  • Le côté enquête assumé avec les capacités de nos familiers
  • La collection de démons et la mécanique de la fusion
  • Les combats…
  • Les différentes éditions qui ne devraient faire qu’une
  • …même s’ils sont répétitifs et brouillons par moments
  • Les trop nombreuses explications

Conclusion du test de RAIDOU Remastered: The Mystery of the Soulless Army

Déconfinement
Coincé depuis trop longtemps dans le royaume des ombres, Raidou méritait bien plus de lumière. C’est maintenant chose réparée et c’est avec plaisir que nous le réinvoquons dans un remaster où le travail a été fait : graphismes, options de qualité de vie, jouabilité, doublages…. Il nous tarde de poursuivre les aventures du quatorzième, dont le second épisode pourrait bien, lui aussi, avoir le droit à son remake, si l’on en croit les dires du producteur du titre. J’ai dit remake ? Pardon, remaster.

Dognote
Perdu quelque part dans la boucle infinie d’un roguelite, ou échappant (ok, essayant d'échapper) au courroux d’un boss grâce à une roulade salvatrice, ou encore en quête de la prochaine mini‑médaille cachée dans un recoin improbable… Qui sait où l’aventure nous mène vraiment ?
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RAIDOU Remastered: The Mystery of the Soulless Army

Développeur : Atlus
Éditeur : Sega
Date de sortie : 19/06/2025

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