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Test – Star Overdrive – Plus frustrant que fun

Test – Star Overdrive – Plus frustrant que fun
Le 27 juin 2025
Le 27 juin 2025

Tony Hawk’s pro hoverboard sand edition

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Star Overdrive est un jeu d’action-aventure qui propose d’enfiler les baskets de Bios, un classique de héros muet, pour explorer la mystérieuse planète Cebete à la recherche de Nous, sa petite amie. Pas bien préparé, le garçon ne dispose pour cela que de sa keytar et d’un hoverboard. Heureusement, Nous a laissé de nombreux enregistrements sous forme de cassettes derrière elle, afin de guider Bios sur ce monde étrange et de lui fournir les clés qui permettront de la sauver… à condition qu’il ne se fasse pas croquer par un ver des sables avant !

Glisse en monde ouvert

Le jeu du studio italien Caracal Games se présente comme un mélange de combats, d’exploration et d’énigmes, avec des inspirations qui rappellent des titres tels que Jak 3 ou Ratchet & Clank. La carte présente un monde ouvert avec trois biomes distincts, qui comportent tous de nombreux lieux annexes à visiter et des activités facultatives, comme des courses en hoverboard, des chasses au ver des sables ou des objets à collecter.

Au premier coup d’œil, le jeu est correct, pas exceptionnel graphiquement, mais le cel shading joue son rôle et gomme la plupart de ses imperfections. La carte est divisée en zones qui se dévoilent au fur et à mesure que Bios active des tours orbitales, révélant par la même occasion les différents points d’intérêt de chaque lieu. Une fonction tout à fait optionnelle, puisque le cheminement principal est toujours indiqué, même sur une partie non découverte de la carte.

Nous a aussi laissé des hologrammes

Ces missions principales reprennent très souvent la même structure, avec une série d’endroits à explorer pour réunir des enregistrements de Nous, débloquer de nouveaux pouvoirs et, éventuellement, combattre un boss. En général, il faut d’abord réactiver l’un des systèmes d’exploitation minière en surface, puis descendre dans la mine correspondante et accomplir une série d’épreuves liées à un nouveau pouvoir obtenu au début du niveau.

Opaque

Quel chiffre ?

Le premier problème de Star Overdrive vient de l’opacité de ses mécaniques et de l’aspect aléatoire de ses tutoriels. Certaines explications vont être répétées à l’excès, jusqu’à couper le rythme du jeu, tandis que d’autres vont s’afficher à la fin d’un niveau, bien après que les joueurs ont compris la mécanique, ou carrément ne pas apparaître du tout. On pourrait y voir une volonté des développeurs de laisser les gens expérimenter et découvrir par eux-mêmes, si l’ensemble du jeu ne baignait pas dans ce flou constant. Bien souvent, on fait les choses sans vraiment savoir pourquoi, juste parce que ça à l’air de fonctionner ainsi…

Les descriptions ne correspondent pas toujours

C’est dommage, car le jeu n’est pas avare en possibilités, mais elles sont souvent inexploitées puisque mal (ou pas du tout) expliquées. À commencer par celles liées aux pouvoirs obtenus par Bios pour sa keytar qui, outre leur effet classique, peuvent se combiner avec des objets, monstres ou surfaces pour créer des résultats intéressants. Par exemple, en utilisant le pouvoir du lien, on peut « attacher » un monstre à un interrupteur pour le garder activé. De même, les fonctions de « combat » de l’hoverboard ne sont jamais expliquées, tout juste y a-t-il un écran pour nous indiquer qu’elles sont désormais accessibles, et les joueurs se mettent donc à tâtonner pour voir à quoi correspond tel ou tel choix, sans trop savoir non plus les délais de déclenchement des modes « attaque » ou « protection ».

Un peu plus facile à prendre en main, la personnalisation de l’hoverboard se fait via des ateliers disséminés un peu partout dans les différentes zones et demande de réunir des matériaux afin de concevoir de nouvelles pièces pour la planche de Bios. En fonction de ceux qui sont choisis (il est possible d’en mélanger plusieurs différents), on améliore la vitesse, la maniabilité ou on débloque des capacités comme pouvoir surfer sur les surfaces métalliques ou sur l’eau. L’hoverboard étant l’outil principal du jeu, ces améliorations sont souvent nécessaires pour progresser dans l’aventure.

Frustration

Les boss disposent toujours d'un bouclier

Bien sûr, que serait un jeu d’action sans combats ? Plusieurs ennemis attendent les joueurs à la surface de Cebete et permettent de mettre à profit les différentes capacités de la keytar. Malheureusement, là aussi le bât blesse : les affrontements sont brouillons, l’esquive peu efficace et les frames d’invulnérabilité inexistantes. Pire encore, les adversaires, en plus d’avoir des attaques qui provoquent systématiquement un petit mouvement de recul de la part de Bios (sympa lorsqu’on est au bord d’une plateforme), commencent à faire pleuvoir les coups durant l’animation de respawn du héros ! Certes, ils ne sont pas bien coriaces, mais lorsqu’ils sont nombreux, il s’ensuit une frustration assez évidente.

Bon courage pour tout débloquer !

D’ailleurs, c’est un peu la même chose pour les animations de chute qui sont non seulement lentes, mais peuvent aussi s’éterniser pour peu que le personnage heurte un élément alors qu’il tombe, ce qui entraîne une nouvelle animation de coup reçu et ainsi de suite… Cela dit, les sauts sont à peine mieux contrôlés, à croire que Bios a chaussé ses baskets en beurre avant de se lever ce matin-là !

Avantage tout de même : lors d’un game over, la mention « réessayer » ramène le personnage exactement à l’endroit et au moment où il est mort (donc sur la même plateforme ou au même niveau de vie restant d’un boss). Pour autant, on ne peut s’empêcher de voir dans cet aspect une rustine de la part du studio Caracal qui, conscient des problèmes de son jeu, les pallie en avantageant ses joueurs sur de petites fonctions comme celle-là.

Même les passages en hoverboard, s’ils sont tout de même bien mieux réussis, se montrent parfois désagréables à cause de leur maniabilité ou de collisions aux conséquences inégales. Comprenez par là qu’un même choc pourra tour à tour faire tomber Bios de la planche, simplement le ralentir ou bien n’avoir aucun impact. Quel dommage quand on constate, en comparaison, à quel point il est facile et agréable d’enchaîner les figures lorsqu’on se propulse dans les airs.

En demi-teinte

On voyage dans l'espace, mais on a des polaroids !

Mais est-ce que tout est pour autant à jeter dans Star Overdrive ? Non, fort heureusement. La chasse au ver des sables géant, les courses folles qui font passer Bios par des endroits improbables et les énigmes qui mettent judicieusement à profit les pouvoirs de la keytar restent sympathiques. Ces dernières sont d’ailleurs les plus amusantes, puisqu’elles impliquent souvent de jouer avec la gravité. Le jeu propose aussi un bon équilibre dans la recherche des objets à collectionner, qu’il s’agisse des enregistrements ou des photos de Nous. Ils ne sont ni trop nombreux ni trop chiches.

On fabrique un lance-pierre géant

Le jeu est également idéal pour les enfants, puisque ses monstres sont plus rigolos qu’effrayants et qu’il ne contient aucune scène violente. Enfin, son scénario, même s’il aurait gagné à être étoffé, se montre correct et se laisse suivre. Cependant, ces quelques qualités ne suffisent pas à compenser les grosses faiblesses du titre en termes de maniabilité et de collision. On aimerait pouvoir dire que la musique rattrape le tout, mais elle est souvent aux abonnés absents. Ironique quand on propose un héros qui se bat avec une arme réunissant à la fois guitare et clavier !

Les tour permettent de se propulser dans les airs pour traverser la map

Reste que l’ambition initiale du jeu, celle de fournir un Breath of the Wild spatial, est louable et que l’on sent bien la volonté des développeurs de proposer quelque chose qui reprend la même formule, mais avec de nouvelles mécaniques. Malheureusement, la sauce ne prend pas, ou du moins pas assez, et si le titre se bonifie avec le temps, grâce à des améliorations de personnage et d’hoverboard qui gomment petit à petit les défauts initiaux, encore faut-il avoir la volonté d’aller aussi loin dans l’aventure pour commencer à réellement en profiter.

Testé sur Xbox Série X, code fourni par Dear Villagers

Le Bilan

On a aimé 

  • La glisse dans le désert
  • Les figures en hoverboard
  • Les activités annexes
  • La mort peu punitive
  • La maniabilité, particulièrement dans la gestion des sauts lorsqu’on se déplace à pied
  • Les combats brouillons
  • L’opacité du gameplay
  • La lenteur générale dès qu’on quitte l’hoverboard

Conclusion du test de Star Overdrive

L’aventure avec du sable dans les chaussures
Le problème de Star Overdrive c’est d’être un jeu juste moyen dans un marché qui voit une centaine de titres débarquer chaque jour. Quelle raison alors de lui accorder une chance face à d’autres, mieux aboutis ? Pourtant, il faut souligner la prouesse du studio indépendant, qui est parvenu à créer un monde ouvert dynamique avec un framerate stable. À tel point qu’on est navré de devoir dresser un bilan si négatif du jeu. Malheureusement plus frustrant que fun, Star Overdrive échoue à devenir le Breath of the Wild spatial qu’il aspire à être, mais qui sait… peut-être que dans trois ou quatre mises à jour ?

AlexMoon
Adepte du tofu et des arbalètes. Fan de RPG au tour par tour et des propositions indé' les plus barrées. Fabrique des origamis entre deux livres et trois jeux vidéo.
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Star Overdrive

Développeur : Caracal Games Studio
Éditeur : Dear Villagers
Date de sortie : 19/06/2025

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