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Test – Magna Carta 2

Test – Magna Carta 2
Le 20 février 2011
Le 20 février 2011

Uno !

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Souvent accueillis comme des messies, les RPGs japonais ont longtemps écrasé la concurrence occidentale.

Entre les Final Fantasy, Dragon Quests et autres, tout le monde bénéficiait de sa dose.

De nos jours, la tendance s’est inversée, ce qui fait que les RPGs japonais sont bien moins nombreux qu’auparavant.

Et bien qu’elle soit un peu mieux lotie dans le domaine que la concurrence grâce à ses exclusivités, la xbox 360 souffre aussi de ce manque.

Aujourd’hui, c’est donc Magna Carta 2, un titre exclusif à la console de Microsoft, qui passe sur la table d’opération.

Saura-t-il redorer le blason du genre ? Ou nous claquera-t-il entre les doigts ?

Gin !

L’histoire se déroule sur les terres de Lanzheim, un monde qui a subi une terrible guerre il y a 1000 ans nommée la Guerre des Cartas.

Ce conflit opposait des êtres surnaturels aux pouvoirs magiques, les Cartas, aux humains.

Ce sont ces derniers qui ont remporté le conflit grâce à Strass, un métis des deux races (et qui a donc été renié par les Cartas).

Mais le Lanzheim a subi de lourds dégâts et pour aider les terres dévastées à prendre le dessus, Strass créa la Strada, une sorte d’île flottante pour laquelle il se sacrifia en utilisant tout son kamond (énergie) afin de permettre à la vie de reprendre son cours, à la végétation de repousser à vitesse hallucinante, à permettre même l’utilisation de la magie.

Quelques conflits mineurs pour le pouvoir ont éclaté durant ces 1000 ans, mais la paix revenait toujours.

Nous nous retrouvons donc sur l’île du haut-vent en incarnant Juto, qui n’a aucun souvenir de son passé. Et malgré cela il fut recueilli sans soupçons par la chef de la garde de l’île, Melissa.

Durant ce temps, le premier ministre fit tuer la reine et emprisonner la princesse pour asseoir sa position sur le trône. La princesse arrivant à s’échapper, s’allia avec des seigneurs provinciaux pour créer l’armée du sud. Le grand conflit entre forces du Nord et forces du Sud débuta.

Et pendant ce temps, vous n’avez toujours aucune idée de qui vous êtes.

Mais la rencontre avec la princesse venue sur votre île changera votre destin à jamais en vous faisant directement entrer dans le conflit.

C’est dans ces circonstances que vous ferez vos premiers pas dans cet action-RPG très coloré.

Le système de combat est assez complexe, mais avec quelques dizaines de minutes de pratique, vous saurez livrer combat le plus efficacement possible, le jeu proposant d’apprendre les choses petit à petit.

Les ennemis sont visibles sur le terrain et vous pouvez choisir de les attaquer ou de les ignorer. Si vous voulez donner l’assaut, une pression sur la gâchette gauche vous permettra d’entrer en mode combat. De là, vos barres de vie, d’endurance et de Kan apparaissent, et vos actions offensives et défensives débloquées sont utilisables.

Le jeu s’articule autour du système d’endurance et de Kan. Chaque action effectuée en mode combat, quelle qu’elle soit, remplira de votre jauge d’endurance de couleur bleue. Une fois cette dernière pleine, elle changera de couleur pour du rouge et vous passerez en surcharge. Cette période se compose en deux parties : si vous êtes en plein milieu d’un enchaînement, vous pourrez continuer votre combo, tout en infligeant des dégâts plus importants (selon l’importance de charge de la barre d’endurance en surcharge). Mais une fois que votre ennemi est tué, que votre combo est terminé, ou que vous vous stoppez, vous serez immobile et vulnérable. Si vous terminez votre attaque en surcharge par une technique spéciale (utilisant des Kans), vous serez en Etat de Chaîne (et donc, immobile). Deux solutions permettent de l’annuler : attendre que la jauge se vide, ce qui n’est pas forcément pratique en combat, ou prendre le contrôle d’un autre personnage (3 en simultané, mais on peut en changer quand on veut parmi les 6 disponibles) et entrer aussi au Etat de chaîne avec une technique spéciale avant que l’état de Chaîne ne soit dissipé, et les deux personnages concernés seront frais comme des gardons soulagés de toute fatigue. On appelle ça une Rupture de Chaîne,

Maîtriser cette technique est vital pour la suite du jeu et d’autres subtilités viendront se greffer dessus, comme les techniques combinées, les actions spéciales (pouvant être activées en fonction du personnage et de la situation dans laquelle il est), utiliser des objets…

Bataille !

Rassurez-vous, le tout est très simple à prendre en main, même si le jeu complique les explications pour rien.

D’ailleurs, en parlant de choses faites de travers, la narration est tout bonnement catastrophique à commencer par les dialogues. On voit les personnages face à face en gros plan avec les lignes de texte (en français) et leurs voix (en anglais). Bien sûr, il faut appuyer sur A pour passer aux paroles suivantes et il ne sera pas rare de devoir se taper un écran de chargement pendant un dialogue, que le lieu où ils papotent change ou pas.

C’est pas vivant pour un sou et ça rend les dialogues d’un chiant…

Le jeu n’offre pas d’autres cut scenes hormis des images figées sur lesquelles Juto commente ce qui vient de se passer (parce qu’on a besoin d’un résumé de ce qu’on vient de faire ?). Les quelques rares cinématiques en images de synthèse sont ultra courtes (dix secondes maxi) et n’ont que peu de paroles, tout en coupant au moment où elles auraient dû continuer et nous offrir des scènes anthologiques.

Je vous rassure, ça doit être un des seuls gros points noirs du jeu. Rien de fatal pour un RPG, hein ? Hein ?!

Le jeu se trouve tout de même assez varié entre énigmes, mini jeux, combats et exploration.

Et au fil de vos exploits, vous récupérerez de l’armement, des pièces d’armures des objets, mais aussi des kamonds.

Chaque personnage possède deux styles de combat dépendant de l’arme qu’il utilise, ce qui amène au total, 12 styles de combat. Chaque arme peut être améliorée en fonction de ses emplacements grâce aux kamond, des pierres magiques, renforçant ainsi les attributs de son possesseur tant que l’arme est utilisée. Ce système de customisation est très proche des Matérias de Final Fantasy VII.

Chaque style permet au personnage concerné d’utiliser des compétences spécifiques, qu’il faudra débloquer en utilisant les points de compétences gagnés à chaque niveau.

Ces compétences sont disposées en arbre, empêchant de débloquer certaines d’entre elles tant qu’une ou plusieurs qui la précèdent ne sont pas débloquées.

Vous pourrez aussi en renforcer (augmentation de dégâts, diminution du coût en endurance, ou réduction de consommation de Kans) la plupart en utilisant plus de points de compétences.

Les combats ne sont en soit pas très difficiles et vous ne verrez pas souvent l’écran de Game Over.

En effet, les ennemis sont tous très simples à tuer, il suffit de matraquer votre manette avec le bouton A et de temps en temps B ou la flèche de droite lorsqu’il sont affichés pour enclencher respectivement la technique de style personnel et une attaque combinée. Mais il vous faudra rassembler les conditions pour permettre leur utilisation (que vous devrez bien évidemment découvrir par vous-même).

Autant dire que vous aurez peu d’adversité, malgré le fait que vos ennemis progressent en même temps que vous en s’alignant plus ou moins sur votre niveau.

Belote !

Chaque style propose un ou deux coup de la mort qui fait du gros dégât. Ces dernières attaques ont droit à des cut-scenes avec le moteur du jeu et un changement de fond de combat, pour montrer que ce sont des super attaques.

Malheureusement, et là encore, la mise en scène est tout bonnement à se suicider à coups de petite cuillère. Par moment on se croirait dans un sentai, par d’autres devant un soap, on se demande à quoi sert toute cette attente…

Encore raté. Les développeurs auraient dû se contenter des cut-scenes des techniques moins ultimes qui bien que possédant ce même défaut, restent bien moins marqué.

Le jeu propose une durée de vie honorable de 40 heures si on veut faire toutes les quêtes secondaires en plus de la quête principale.

Mais enlevez les quêtes secondaires non obligatoires, et la durée de vie chute drastiquement.

Il ne reste alors que le leveling (peu intéressant vu que les ennemis s’alignent, hormis pour obtenir des points de compétence) et l’histoire en elle-même pour vous contenter, si vous êtes du genre expéditif. Soit environ moitié moins.

L’aspect technique, lui, est en pointillés. Les couleurs sont vives et chatoyantes. Le jeu souffre du syndrome de l’amnésie des décors qui se limitent au strict minimum, notamment les décors extérieurs et naturels.

A certains passages précis, le jeu offre des saccades, la verdure est entièrement en 2D et nous replonge tout droit à la belle époque PS1/PS2.

La caméra elle est réactive en mode exploration, mais cafouille assez souvent en combat contre beaucoup d’adversaires, notamment, lorsqu’on veut locker une autre cible. Et cela devient un peu un calvaire pour situer l’action. Heureusement qu’on peut la placer manuellement comme bon nous semble et perdre de précieuses secondes durant lesquelles ont se fait tabasser allègrement.

Mais vous aurez aussi l’occasion de rencontrer pleins de bugs, du genre collision. Ainsi, vous pourrez “bénéficier” d’une crise de nerfs pour arriver à monter une petite marche de rien du tout. Du moment où ce n’est pas sur le même niveau, il y a des chances que, même si c’est prévu pour qu’on puisse y monter, vous y restiez bloqué quelques instants.

Les musiques ne sont pas inoubliables et, à l’exception d’une ou deux qui parcourront votre esprit 5 minutes, restent discrètes.

Les voix anglaises sont assez catastrophiques, non pas qu’elles collent pas aux persos, mais surtout parce que le jeu d’acteur est assez irrégulier.

A noter qu’à partir d’un moment, vous pourrez voyager instantanément sur la carte plus ou moins comme bon vous semble grâce à un système de transport disséminé avec chaque point de sauvegarde. Malheureusement, vous ne pourrez choisir que parmi les gros lieux du jeu et faire le reste du chemin à pied.

Mais le plus gros défaut de ce système étant qu’on ne peut pas visualiser la carte dans son ensemble et qu’on doit tâtonner pour trouver l’endroit le plus proche de celui que l’on cherche.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le système de combat
  • Le gameplay en général
  • Jeu assez varié
  • Menus complets et simples
  • La mise en scène totalement ratée
  • L’histoire très classique et prévisible
  • Les tutoriaux sont assez incompréhensibles
  • La partie technique limite

Conclusion du test de Magna Carta 2

Poker ! Hein ? On le dit pas ?
{{Magna Carta 2 se trouve être un RPG qui souffre de beaucoup de défauts dans ce domaine : histoire vue et revue, mise en scène horrible, bugs dérangeants, durée de vie, hors quêtes secondaires, très limitée.

Néanmoins, le jeu dégage un petit je-ne-sais-quoi qui encourage le joueur à continuer et à apprécier le système de combat qui mélange nervosité et gestion, ainsi que les subtilité du gameplay, comme la customisation des armes faisant penser au célèbre FF VII.

Magna Carta 2 comblera vos heures creuses entre des poids lourds du genre sans que vous ayez à le regretter.}}

L
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Magna Carta 2

Développeur : Softmax
Éditeur : Namco Bandai
Date de sortie : 16/10/2009

commentaire

1 Commentaire
B
bakino
20 février 2011 15h37

je trouve ce test assez explicite,

mais vu le nombre de J-rpg ( K-rpg ? ) que la xbox possède il ne faut pas hésiter, il est sympathique, fait passer le temps bien que la durée du jeu ne soit pas pharaonique !

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