Test – Vanquish

Veni Vidi Vanquish
Après avoir foutu le boxon dans le monde des Beat Them All avec le très bon Bayonetta, Shinji Mikami et Platinum Games reviennent pour tenter de botter les fesses du conservatisme des TPS en frappant en plein dans leur point faible : la lourdeur.
Mais cela sera-t-il suffisant pour en faire un bon jeu ?
Selon Madame Irma oui, mais par contre pour Paco Rabane, c’est mort.
Il a donc fallu se retrousser les manches pour tester le jeu et découvrir la vérité vraie sur … Vanquish !
Van Quiche

Années 21XX, la Terre a vu sa démographie exploser, dépassant allègrement les 10 milliards de personnes tout autour du globe. Beaucoup de pays ne peuvent subvenir aux besoins de leur peuple.
A côté de cela, la conquête spatiale commence avec la création de stations coloniales et spatiales en orbite autour de la terre. Ces stations n’ont pas qu’un but démographique, mais possèdent également quelques avantages militaires qui font mal. C’est sur l’une d’entre elles que Sam, un agent du DARPA, équipé d’une armure prototype décuplant les réflexes et avec quelques options sympathiques, se retrouvera pour effectuer une mission de sauvetage, en plein milieu d’un conflit impliquant la Russie qui déclare la guerre aux Etats-Unis.
Vanquish nous propose un TPS avec un concept on ne peut plus simple et on ne peut plus classique à base de couverture, faisant sentir son inspiration Gears of Waresque.
Heureusement pour lui, le rapprochement entre les deux titres s’arrête là, tant le traitement de Vanquish va à l’opposé de ce qui se fait dans le domaine. Et cet opposé à un nom : vitesse.
En effet, Sam endosse son armure équipée de réacteurs, permettant temporairement de glisser littéralement sur le sol, tel une rock star en plein solo, et d’esquiver les missiles avec l’aisance d’un ninja.
Mais l’armure ne fait pas seulement ça, à commencer par un système de suractivité nerveuse qui augmente temporairement vos réflexes, ralentissant tout ce qui vous entoure. Ce système se déclenche automatiquement lorsque vous encaissez trop de dégâts, servant un peu d’option de la dernière chance. De plus, et cela devient encore plus intéressant, vous pourrez, après une esquive, l’activer manuellement pour infliger plus aisément de gros dégâts aux robots qui s’opposeront à vous.

Mais ne comptez pas uniquement sur ce système pour vous en tirer, puisqu’il utilisera votre réacteur et videra la jauge correspondante jusqu’à la surchauffe ou que vous stoppiez ce mode. Et si vous passez en surchauffe, il faudra attendre un moment avant de pouvoir le réutiliser, et c’est généralement dans ce genre de cas que vous êtes la cible de 70 missiles sans pouvoir utiliser votre vitesse. Bien fait, fallait mieux gérer votre énergie.
Rassurez-vous, vous ne partirez pas les mains vides puisque vous serez armé de manière assez conséquente.
Van Tarte
Le système d’armes est un peu différent de ce qui se fait d’habitude. Vous pouvez porter 5 armes sur vous en simultané, dont les 2 types de grenades (qui se sélectionnent avec la flèche gauche du pad). Il vous reste donc 3 slots sur la croix de direction, chacune de ses directions correspondant à l’arme que vous souhaitez et à son type d’attaque au corps à corps affilié qui fait très mal, mais avec la grande faiblesse de s’exposer aux tirs adverses (et surtout qui vide entièrement et sans autre forme de procès la jauge de réacteur). Si une arme ne vous plaît pas, il suffit d’en ramasser une autre à sa place, et elle sera automatiquement mémorisée, elle et son grade.
Les armes sont upgradables et voient leurs statistiques augmenter au fur et à mesure que vous récoltez des améliorations. Ces dernières prennent deux formes : un cube d’amélioration ou la même arme à ramasser. La subtilité vient du fait que s’il vous manque des munitions, en ramassant une arme identique, votre arme ne verra pas son grade augmenter, mais uniquement ses munitions ré-alimentées. A vous de choisir les armes qui vont le mieux pour augmenter rapidement leur niveau au maximum. Si vous abandonnez cette arme, rassurez-vous, en en reprenant une autre, vous retrouverez exactement le même grade que quand vous aviez abandonné ce modèle. Par contre, mourrez, et vous perdrez un grade, et donc les avantages bonus qui lui sont associés.
Et mourir va devenir votre lot quotidien car si ce n’est pas votre manque de réflexes qui vous vaudra vos nombreuses défaites, ce sera la quantité d’ennemis et de tirs en simultanés. A moins que vous ne soyez une quiche et ne sachiez pas gérer votre jauge de réacteur. Les plus malchanceux subiront les trois.
Vanquish, ce n’est clairement pas pour les kékés, même si il y a un mode facile ultra assisté pour eux.
Le gros défaut du jeu vient de sa durée de vie. En effet, le scénario vous tiendra un peu moins de 6 heures. Mais la vraie richesse de Vanquish vient de son système de scoring. A chaque action, vous remportez ou perdez des points en fonction de divers critères (difficulté, armes, statuettes trouvées…), ce qui vous donne à la fin de chaque chapitre (il existe 6 actes découpés entre 3 et 7 chapitres) un score qui sera classé sur le Xbox Live. On retombe rapidement à la chasse au score pour essayer de frimer auprès des copains. Même s’il aurait été plus efficace de les railler après leur avoir fait goûter à la défaite amère d’une roquette en pleine tête.

A côté de cette rejouabilité conséquente pour les accrocs du scoring, le jeu vous proposera un mode défi qui se débloquera et s’étoffera au fur et à mesure de votre avancée en solo. Il « suffira » alors de les réaliser en obtenant les meilleurs résultats.
Techniquement le jeu tient très bien la route, aucun ralentissement malgré le fait que ça pète partout et que ça speede de tous les côtés.
La mise en scène est très bien faite et le jeu vous procurera des sensations et de l’action réellement non stop pendant toute la durée du jeu. On ne s’ennuie pas un seul moment tant c’est bien fait, au point même que le manque d’un mode multijoueurs ne se fait pas ressentir. Et de toute façon, il n’aurait pu fournir toutes les sensations du solo en particulier avec ce système de ralenti.

Le vrai point noir vient de la bande son à commencer par les musiques. Ou peut être la musique, allez savoir, tellement c’est répétitif, rébarbatif et sans réelle diversité. C’est une espèce de techno-electro-tektonique-je ne sais quoi qui prend vite la tête pour ceux qui ne sont pas fans du genre, même s’il faut pondérer un peu les choses, car la musique rythme tout de même bien l’action.
Les voix, elles, sont assez inégales, tout dépend des langues choisies. Car oui, on peut choisir sa langue à n’importe quelle moment parmi le japonais, l’allemand, l’anglais, le français, l’espagnol et l’italien et indépendamment pour les voix, les textes et les instructions. Concernant les voix, d’un point de vue artistique, c’est le japonais et l’allemand suivis de l’anglais qui sont les mieux réussies. Le doublage français ressemble plus à une parodie de doublage des années 80 avec des voix assez caricaturales. Il ne faudra, par contre pas être très regardant quant à la synchronisation labiale pour les langues autres que l’anglais, puisqu’elle est faite pour cette langue uniquement.
Le Bilan
On a aimé
- Ultra nerveux
- La gestion d’énergie
On a moins aimé
- Ultra Court
- Le morceau « musical » en jeu est horripilant
Conclusion du test de Vanquish
Van Du !
{{Vanquish nous propose un divertissement de qualité, mais malheureusement très court en dépit de sa difficulté qui ne contentera vraiment, au final, que les accrocs aux jeux de scoring.
Il n’en reste pas moins une très intéressante alternative plus speedée et sans temps mort à la série Gears of War et ses nombreux clones qui accumulent très souvent ce genre de défauts.}}
Oui le jeu est très court (il ma fallut 4h55 pour le finir), oui le doublage français pue le slip mâle faisander (Mais on peut mettre les voix en Jap 😉 ). Mais comment il est jouissif, ultra rapide, fun, prise en main excellente, bonne rejouabilité. Manque plus qu’un mode 2 joueurs pour parfaire le tableau. Peut être dans le 2…wait and see B-)