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Test – Morph X

Test – Morph X
Le 10 octobre 2010
Le 10 octobre 2010

Morph Y

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Il est des petits jeux sans prétention,

Qui savent attirer notre attention,

Sans qu’on soupçonne cette émotion,

Capable de faire mieux que ce que les grands font.

MorphX ne fait pas partie de ces jeux,

Ni même un jeu moyen qui émeut,

Mais qui attirera des curieux.

Qui ne savent pas que s’abstenir serait mieux.

Un jeu, un poème

MorphX est un jeu d’action à la troisième personne dans lequel l’histoire, très banale, vous mettra dans la peau d’un guerrier sans nom. Non pas à cause d’une amnésie, mais parce que l’histoire ne mentionnera pas son nom à aucun moment. Qu’à cela ne tienne, cela renforcera votre immersion dans cet univers post apocalyptique, en Russie, dans lequel des aliens de type insecte ont envahi la Terre et tout ravagé en un clin d’oeil.

Après une résistance tout à fait honorable, vous êtes capturé. C’est par un heureux concours de circonstances que vous arriverez à vous échapper, mais plus comme avant.

En effet, vous avez désormais la possibilité d’utiliser des facultés alien. Cela se traduira par la possibilité d’utiliser des pouvoirs en plus d’utiliser l’armement humain. Au fil des niveaux et des facultés apprises, vous perdrez progressivement votre humanité pour une forme plus hybride entre les deux espèces. Et cela ne sera vraiment pas de trop pour faire front face aux ennemis Aliens qui vous prennent pour un humain et les humains qui vous prennent pour un monstre alien infiltré.

Seul au monde, vous allez quand même tenter de bouter les envahisseurs et trouver une cure pour votre état.

Dès le lancement du jeu, on constate sans difficulté que celui-ci a quelques trains de retards. Non pas que ce ne soit pas propre, mais c’est plus du niveau mi-PS2 que de l’ère HD et seuls les effets physiques et de lumière qui profitent de la technologie PhysiX nous montreront que c’est sur 360 que ça tourne.

Côté gameplay, rien de bien folichon non plus, puisqu’on a un jeu très basique, mais dans le mauvais sens du terme.

En effet, le personnage se déplace sans procurer de réelle sensation que ce soit de puissance, de charisme ou de potentiel. Pour tout dire, sur la demi douzaine d’heures que durera le jeu, pas une seule fois vous n’aurez l’impression de diriger un personnage de jeu tellement vous êtes limité. Entre les très rares types d’armes, qu’elles soient contondantes ou à feu (7 armes en tout), les situations identiques d’un niveau à l’autre, l’impossibilité de jouir de vraies explications quant à l’univers et les capacités, l’absence de verrouillage d’ennemis et ce manque de cohérence dans les déplacements du personnage, tout nous renvoie effectivement à une autre époque où les joueurs ne cherchaient pas à tout prix la qualité esthétique, mais la qualité ludique.

Le X-Man de retour ?

Et c’est bien là que le bât blesse, on n’arrive pas à s’amuser avec MorphX tellement tout est basique, peu approfondi, survolé.

Le meilleur exemple de cela est le système de pouvoirs upgradable ô combien intéressant, mais également tellement peu exploité.

Ce dernier vous propose de relier des gènes verts à des gènes rouges comme bon vous semble (1 gène vert connecté sur 3 gènes rouges, ou 1 sur un…) grâce à des gènes chemins que vous récupérerez dans des biomasses, qui pourraient correspondre à des coffres aliens. L’astuce vient des différents types de gènes que vous aurez et dans le fait que vous pourrez recombiner à volonté vos gènes de manière à augmenter plus efficacement vos pouvoirs ou à mettre en avant ponctuellement certaines capacités pour faire face aux situations les plus délicates.

Et c’est bien simple, des situations délicates, il n’y en n’a pas. Du moins pas qui nécessite réellement une recombinaison de vos gènes. On booste la vie, l’énergie et les capacités offensives de votre choix et normalement y’a plus rien à toucher !

C’est réellement dommage, puisqu’on finit par se plaire plus dans les génomes du personnage que dans le jeu en lui-même.

A l’identique, le jeu proposera sur le tard de l’aventure, des mécanismes à enclencher sous forme de puzzles et de logique passionnants dans lesquels vous devrez encore relier les gènes verts aux gènes rouges, mais avec les pièces déjà posées. Il vous faudra alors déplacer ces gènes, les tourner pour mettre en évidence un chemin perspicace pour débloquer votre chemin.

L’ambiance sonore se fait, elle, très discrète.

Niveau rejouabilité, le jeu proposera de booster ses 6 heures de durée de vie avec quelques minutes supplémentaires sur les niveaux achevés, histoire de taper dans les 100% de biomasses trouvées tout cela avec le moins de décès possible.

Le jeu est pourtant assez ardu, en dépit de sa durée de vie, non pas parce que les ennemis sont ultra puissants ou que votre personnage n’a pas de quoi répliquer, mais plutôt parce que tout se passe un peu comme dans un rêve : vous devenez plus spectateur qu’acteur avec une caméra bien trop sensible, un personnage rapide, mais bien trop peu souple pour être manié avec dextérité. Le tout combiné avec un manque d’évidence pour avancer sur certains passages. Même si, soit dit en passant, concernant ce point, ce n’est pas forcément un mal, étant donné la masse de jeux qui pré-mâchent le travail en sur-indiquant tout.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le système d’upgrade
  • Les puzzles
  • Très court
  • Pas très approfondi ni ambitieux
  • Technique très en retrait
  • Scénario et narration possédant de nombreuses lacunes

Conclusion du test de Morph X

X indique la tombe
{{MorphX n’a rien d’un bon jeu. Bourré de lacunes aussi bien en termes de jeu qu’en termes artistiques (scénario, son…), il ne s’imposera pas dans votre ludothèque, même si avec, vous passerez une grosse après-midi à tuer le temps pour ne plus jamais le ressortir, et ce, malgré un système d’upgrade de pouvoirs extrêmement intéressant.

Finalement, le plus gros défaut de MorphX est peut être de ne pas être sorti il y a quelques années.}}

L
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Morph X

Développeur : Buka Entertainment
Éditeur : 505 Games
Date de sortie : 20/05/2010

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