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Test – Singularity

Test – Singularity
Le 20 juillet 2010
Le 20 juillet 2010

Et avec pluriel, ça donne quoi ?

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Nous accueillons notre nouveau membre dans notre groupe de sensibilisation au harcèlement sexuel : Stéphan.

– Bonjour Stéphaaaaan !

– Stéphan, je vois sur ma fiche que vous avez harcelé une collègue de travail en disant, et je cite que vous iriez bien tâter de ses seins irréguliers. Ce n’est pas être un gentleman, ça.

– Oooooh !

– Fermez-là les pervers ! Ce n’est pas une collègue, c’était mon voisin. Et j’ai pas dis qu’il avait les seins irréguliers, mais que j’irais bien me faire une partie de Singularity ! J’ai le test à rendre rapidement !

C’est la dernière fois que je parle de jeu avec quelqu’un pendant qu’il lit Playboy.

Faites-moi sortir de là !

Euh… 99 ?

Vous êtes le capitaine Nathaniel Renko, des forces spéciales américaines en 2010. Vous et votre unité êtes envoyés sur une île soviétique du nom de Katorga 12, suite à la découverte par un de vos satellites espions, d’étranges sources énergétiques sur cette île censée être inhabitée.

Malheureusement votre hélicoptère se crashe et il semblerait que vous soyez le seul rescapé en plein milieu d’une île qui ne semblait pas si déserte que ça.

Vous allez vite découvrir que l’île servait, durant la guerre froide, de gigantesque centre de recherche pour exploiter un minerai uniquement disponible sur cette île : l’E99.

Ce minerai permet toutes sortes de prouesses et de nombreuses trouvailles en agriculture, technologie, armement, avec certaines capacités à altérer le temps. Malheureusement, ce minerai est également incroyablement instable, forçant le gouvernement russe de l’époque à étouffer les incidents liés à l’île et l’E99, ainsi que d’isoler l’île à jamais.

Vous allez vite comprendre que des choses étranges se passent sur cette île, lorsque vous allez être projeté directement en 1955, un peu avant la fermeture de l’île. Vous allez aussi apprendre à vos dépends qu’altérer le temps de quelque manière que ce soit peut changer l’histoire à tout jamais, puisque le sauvetage anodin d’un scientifique va rendre la Russie, maître du monde durant et après la Guerre Froide. Rien que ça !

C’est donc une course contre le temps lui même que vous allez effectuer pour tenter de quitter l’île, mais aussi de corriger votre erreur dans ce FPS.

Comme dans la majorité des FPS, vos actions sont déterminées par vos armes. Ainsi en plus de sauter, vous accroupir, sprinter, tirer, recharger, vous pourrez au fur et à mesure de votre progression, utiliser des pouvoirs temporels grâce à un gadget très utile : le Manipulateur Temporel (nommé MT dans le jeu).

Ce gant vous octroiera la capacité d’altérer le temps d’un objet (la dégrader ou lui redonner son aspect d’antan) d’un humain (la réduisant en cendre), ou même d’une créature piégée dans le Continuum Espace-Temps (la ralentissant, la vieillissant…). Vous pourrez également créer une impulsion temporelle qui repoussera vos ennemis, voire même les déchiquettera. Votre gant permettra aussi d’ôter le temps autour de tout objet, se traduisant par la possibilité de manipuler les objets à distance pour les déplacer ou vous en servir d’arme. Enfin, vous pourrez générer une boule temporelle qui vous permettra d’isoler et de stopper le temps dans tout ce qui se trouve à l’intérieur. Cette sphère pourra servir également de bouclier.

Bien que complexe sur le papier, le tout se manipule avec facilité et aisance une fois la manette en mains.

On peut seulement regretter que tout n’est pas manipulable, mais uniquement les objets pensés par les développeurs a cet effet (caisses, bidons, bouteilles, tableaux noirs, inscriptions…). Ce qui limite grandement le « je fais n’importe quoi pour déconner » effect.

Un peu de poussière

Vous pourrez transporter simultanément 2 armes parmi des armes soviétiques de l’époque, déjà très avancées techniquement grâce à l’E99. Ainsi, votre arsenal se composera parmi un pistolet, un fusil d’assaut, un fusil à pompe, un fusil de sniper capable de ralentir momentanément le temps, une gatling, un spiker (fusil qui lance des projectiles qui se plantent, puis explosent), un lance grenade qui permet d’envoyer grenades traditionnelles et grenades qu’on dirige à distance en les faisant rouler sur le sol.

Ces armes peuvent être améliorées grâce à des stations spéciales de modification et en échange d’équipement technologique spécial et selon 3 points : chargeur, dégâts et vitesse de chargement.

En dehors de cet armement, vous aurez de temps en temps accès à quelques joujoux spéciaux en guise de 3ème arme et basées entièrement sur le E99, comme le lance roquettes, ou encore le formidable et très jouissif Seeker.

Ce dernier vous permet de tirer des balles explosives téléguidées. Comprenez par là qu’après avoir tiré les balles, vous aurez une vue juste au dessus d’elles et pourrez les diriger comme bon vous semble, puisque une fois tirées, tout se ralenti pour rendre l’effet plus saisissant et permettant de viser précisément la tête, les bras, les jambes et de profiter de l’effet d’arrachement de ces derniers dans des gerbes de sang raisonnables.

Alliant quelques énigmes d’observations avec de l’action pure et dure et des phases d’exploration, le jeu vous demandera entre huit et dix heures de votre temps pour être achevé.

Mais quelles dix heures, mes aïeux !

En effet, Singularity peut être, à l’instar de Jericho ou d’un Aliens vs Predator, aisément classé dans les FPS à ambiance et à concept. De ces FPS qui misent tout sur le gameplay et sur l’originalité plutôt que sur la quantité phénoménale d’ennemis.

Et le résultat est plutôt en demi teinte. Si le concept de manipulation temporelle est accrocheur et si la sauce prend sur tout le jeu, un arrière goût d’inachevé reste quand même au fond de la bouche. Enfin plus que de l’inachevé, il serait plus juste de dire que le concept n’a pas été poussé assez loin.

D’autant plus que techniquement, le jeu reste moyen (les flammes ne sont que des textures animées en 2D, de même que l’eau, seuls quelques effets de lumière et les dégradations et restauration d’objets tirent leur épingle du jeu avec leur effet saccadé) et donc le jeu pourrait gérer la manipulation de tous les éléments du décors.

Le jeu est entièrement en français et la localisation est pas mal du tout (sauf un petit détail sur les messages temporels). On regrettera seulement que parfois les personnages accompagnateurs ne la ferment pas. En effet, le jeu demandant un peu d’exploration pour récupérer de la technologie, des kits de soin, des munitions, des messages, des notes, il ne sera pas rare de prendre un peu de temps dans une ou plusieurs salles avec ce personnage qui nous attend devant et qui n’arrête pas de répéter qu’il faut aller là ou faire ça jusqu’à ce qu’on daigne vouloir le suivre. Sans arrêt !

Seins réguliers

Après avoir goûté à l’expérience Singularity (ou avant, mais l’immersion n’est plus pareille), vous pourrez goûter au multijoueurs de Singularity. Je ne vous cacherai pas dès le début qu’il n’est pas le meilleur multijoueurs au monde. On se trouve dans une moyenne honorable, mais qui aurait largement pu faire mieux. A commencer par les modes de jeux. Seulement deux sont présents : le mode Extermination et le mode Soldats vs Créatures. Tous deux seront jouables jusqu’à 12 joueurs,

Le mode Extermination demandera à l’équipe des soldats (autrement appelée l’équipe Marteau) de trouver et réparer une balise permettant l’extermination des créatures, tandis que l’équipe de ces dernières (Aussi appelée Equipe Faucille) devront vous en empêcher en détruisant les balises et en vous barrant la route durant les réparations jusqu’à la fin du compte à rebours. Chacune des 3 cartes possède 3 balises, et c’est seulement lorsque la première balise sera activée que la deuxième zone de la carte où se situe la deuxième balise sera accessible, et ainsi de suite.

Le mode Soldats vs Créatures est un Team Deathmatch entre les soldats temporels et les créatures temporelles. 8 cartes plus ou moins vastes seront disponibles dans ce mode.

Dans les deux modes, chaque camp possède 4 classes (il y en a 8 en tout). Chaque « classe » à ses caractéristiques. On pourrait penser qu’un camp pourrait être défavorisé par rapport à l’autre, mais il n’en est rien. Les capacités sont bien équilibrées, et le choix de l’arme principale ou des spécialisations permettent de réguler aisément le tout, bien qu’il y ait certaines combinaison d’équipe de chaque côté qui fonctionnent plus que bien.

De ce point de vue, jouer chacun des camps est un vrai régal. Mais pour ne pas faire de jaloux, chaque partie se déroule en deux manches : une dans chaque camp.

Le lag ne sera pas de la partie au contraire de quelques bugs. Par exemple, vous pourrez tous être coincé sur le lobby d’une partie parce que quelqu’un arrive dessus, alors qu’en fait, personne. Il faudra alors quitter et se rassembler sur une nouvelle partie.

Ce qui est bien dommage parce que les recherches de parties peuvent être affreusement longues, dépassant les minutes de recherche. Un choix des parties aurait pu être plus judicieux au lieu de chercher automatiquement la meilleure partie pour notre connexion.

Incarner les soldats se fera à la première personne tandis qu’incarner les créatures se fera à la troisième personne de part leurs facultés spéciales. Et cela pose problème pour les tiques qui ont la capacité de s’accrocher et d’évoluer sur n’importe quelle surface, que ce soit un mur, un plafond, ou le sol. En effet, une pression sur B permet de les agripper à ces surfaces, et là, la caméra ne suit plus, puisqu’au lieu de voir où l’on va, on se retrouve avec une vus plongeante vers notre tique. Ce qui gêne pas mal son gameplay : personnage très faible, mais rapide et qui joue des différentes surfaces pour surprendre ses ennemis, les parasiter et en prendre le contrôle.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’ambiance et le concept de manipulation temporel
  • Multijoueurs sympathique
  • L’armement et l’équipement
  • Se prendre la tête avec les paradoxes temporels qu’apporte l’histoire
  • Concept pas assez approfondi
  • Technique moyenne et scriptée
  • Quelques problèmes de caméra en multijoueurs avec les tiques

Conclusion du test de Singularity

Singularité
{{Singularity fait partie de ces jeux qui procureront des sensations de jeu très satisfaisantes et une histoire accrocheuse. Mais il fait également partie de ces jeux techniquement moyens et qui ne vont pas au bout de leur concept.

Dans tous les cas, le jeu offre une expérience agréable et originale permettant de faire une pause de tous ces jeux où l’on défouraille des soldats par pelletés de 500.

Il serait dommage de passer à côté, tout comme il est dommage de voir les effets du MT être limitées par si peu de liberté.}}

L
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Singularity

Développeur : Raven Software
Éditeur : Activision
Date de sortie : 26/06/2010

commentaire

1 Commentaire
C
Caporal Taggart
24 juillet 2010 19h07

Jeu fini il y a 1 mois. Après avoir lu différent test j’ai vraiment eu peur dit jouer. Beaucoup ce sont plaint des graphismes, que je trouve plus que correct. Il reste un très bon FPS qui sort du lot sans être une tuerie mais agréable a jouer.

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