Test – Naughty Bear

Bwaa… Oups, dans ce jeu c’est Bouuh !
Aaaah les ours en peluche. Ils ont bercé notre enfance, nous rassurant par leur présence, permettant ainsi de s’octroyer un sommeil salvateur sans sombrer dans la folie des cauchemars.
Ça c’est des contes pour rassurer les gamins, mais la vérité est tout autre. Un ours, ça rote, ça pète, et ça massacre !
PedoBear

Les ours de l’île sont moqueurs, égoïstes et pas très sympas puisque durant leur retraite, ils se permettent de se moquer de Naughty Bear, l’ours pas très beau, pas très neuf de l’île. Pire que tout, ils veulent l’exclure et même l’éliminer.
Mais Naughty Bear en a marre et décide de se venger de chaque crasse qu’ils lui feront.
Et quoi de mieux que d’y aller franchement ?
Parce que se laisser emmerder ça va 5 minutes !
Vous contrôlerez donc Naughty Bear dans sa quête de vengeance sadique. Ce dernier se contrôle aisément et peut effectuer des mouvements simples comme marcher, courir, attaquer, prendre des objets, ou interagir avec eux.

En plus de cela, vous pourrez crier pour terroriser les autres ours, ou pour attirer les plus téméraires vers une position désirée afin de les faire tomber dans un piège ou pour leur montrer un objet saboté par exemple.
Cela serait un simple et bête jeu d’action si le jeu ne s’articulait pas autour du score.
En effet, à chaque action réalisée, des points vous seront octroyés en fonction de plusieurs critères tels que l’originalité ou le nombre de témoins par exemple.
A l’inverse, vous gagnerez moins de points si vous utilisez les mêmes méthodes sans arrêt, jusqu’à ne plus en gagner du tout.

Bien évidemment, vous serez encouragé à effectuer des combos pour augmenter et maintenir votre jauge de multiplicateur au maximum et scorer encore plus pour obtenir des trophées d’or, d’argent, de bronze ou de platine !
Il va falloir varier les moyens de terroriser et faire souffrir ces chers petits oursons. Et pour cela vous n’aurez que l’embarras du choix entre armes conventionnelles pour les achever de manière violente (bâton, club de golf, pistolet, uzi, batte, parapluie…), pièges (pièges à loup, mines), ou des éléments du décor (machines, barbecue, téléphone, toilettes, frigo, voitures…). Et si vous êtes un sadique avec un grand S, vous n’aurez qu’à les pousser à la folie pour qu’ils se suicident ou s’entre-tuent…
Un vrai plaisir sadique en perspective !
Bouh !

Et le sadisme est effectivement à l’ordre du jour, puisque pour chacun des 7 chapitres que propose le jeu, vous devrez atteindre certains objectifs, comme atteindre un certain score, tuer tout le monde, s’occuper d’une cible précise…
Pour chacun de ces chapitres, il y a 5 alternatives (plus que des niveaux) : la campagne de base, puis 4 règles différentes parmi une dizaine de règles. Cela va du massacre ou le bourrinisme est exigé, la discrétion qui demande de ne pas se faire repérer, la folie qui demande de rendre les ours fous avant de pouvoir les tuer, la course qui demande de finir les objectifs avant la fin du chrono…
De quoi varier encore plus les approches et les défis !
Malheureusement, tout n’est pas rose sur notre île (contrairement à certains ours) puisque l’île justement est rikiki.

En effet, nous avons droit à chacun des chapitres aux mêmes environnements (4 zones en tout), certes retouchés sensiblement en fonction de la thématique, mais identiques quand même.
Le schéma d’approche reste lui aussi le même (nettoyer la zone de sa maisonnée, puis atteindre un objectif pour passer à la zone finale) et seuls les 2 derniers chapitres changeront légèrement cette approche, même si concrètement on restera également sur ces mêmes zones.
L’aspect visuel est simpliste et tout mignon avec ses bourres de peluche qui remplacent le sang, en dépit de la violence extrême qui règne dans le jeu.

Ce dernier vous proposera un challenge correct avec une adversité et des challenges progressifs.
Ainsi en plus des ours classiques, vous aurez à affronter des soldats, des ninjas, des zombis, des robots, des forces spéciales et des extra terrestres, mais ne comptez pas sur une durée de vie de plus de 7 heures si vous ne vous contentez que de faire les niveaux sans vouloir vous surpasser en termes de score.
Mais il vous faudra surmonter tout cela pour remporter les fameux trophées et ainsi débloquer de nouveaux niveaux en fonction, ainsi que de nouveaux costumes.
Ces derniers au nombre de 31, modifieront vos statistiques (force, vitesse, précision et vie) et votre apparence. Cette apparence vous permettra de vous fondre plus ou moins parmi les autres ours et donc de frapper de manière encore plus fourbe !

Le jeu comporte quelques bugs de collision, et la caméra pose soucis lorsqu’on est près des bords de la zone.
De plus, au final, on finit assez rapidement par tourner en rond dans les manières de tuer, c’est bien dommage que tout cela ne soit pas plus varié en termes d’armes, mais aussi de pièges ou d’objets à saboter.
Mais, et c’est là que c’est magique, on oublie tous ces petits soucis après avoir harcelé, mutilé, effrayé, piégé, massacré ces petits ours en peluche les uns après les autres. Le plaisir est tellement malsain qu’on en redemande !
Et vous savez quoi ?
Vous n’êtes pas seul…
Nounours et Pimprenelle

Et pour cause, le jeu propose un mode multijoueurs jusqu’à 4 joueurs et s’articule autour de 4 types de parties. Le mode statue vous propose un simple attaque et défense dans lequel le but sera à tour de rôle de défendre sa statue, puis d’attaquer celle de l’équipe adverse. L’équipe ayant le plus de points au bout de la partie l’emporte.
Le mode Oozi vous propose de vous entre-tuer pour récupérer un uzi doré. Ce dernier est le seul capable de vous faire marquer un point, les morts via un autre moyen ne sont pas comptés. Celui qui atteint la limite fixée initialement gagne.

Le mode Gâteau vous demandera de trouver un gâteau en tant que Naughty Bear et de le conserver le plus longtemps possible face aux 3 adversaires qui sont dans la même équipe.
Enfin, le mode Assaut offrira du classique mais efficace Deathmatch.
Si offrir du mode multijoueurs est une pensée louable, en pratique il n’est pas efficace. En effet, le nombre de joueurs étant limité à 4 et les cartes (1 par mode) étant trop grandes pour un si petit nombre de joueurs, on passe le plus clair de son temps à chercher les autres qui eux aussi nous cherchent, sans forcément se trouver.
En online, le jeu offre néanmoins la possibilité d’utiliser quelques objets supplémentaires, tel que les gélules qui permettent de booster temporairement vos caractéristiques, ainsi que quelques unes de vos armes. Et c’est surtout en multijoueurs que vous pourrez utiliser les médailles que vous aurez gagnées durant vos exploits en solo.

Ces médailles vous octroieront des avantages divers sur toute la partie en multi comme frapper plus fort, avoir plus de vie, utiliser des objets plus rapidement…
C’est bien dommage que ce mode n’ait pas été pensé de manière plus ambitieuse, car avec un concept comme le solo de Naughty Bear, de grandes choses auraient été possibles…
Le Bilan
On a aimé
- Le sadisme à toute épreuve
- Le contraste mignon/violence
- Concept simple mais accrocheur
On a moins aimé
- Pas très varié, tout ça…
- Pas très long tout ça…
- Multijoueurs ennuyeux
Conclusion du test de Naughty Bear
Vengeaaaaaance !
{{Naughty Bear est un jeu à la fois original et accrocheur qui souffre d’un cas de tournage en rond aigü et d’un multijoueurs peu ambitieux.
Heureusement que le plaisir sadique exacerbé que procure le soft en solo et le soucis de faire des scores encore meilleurs que ses voisins et amis permet de donner du piment et de revenir régulièrement sur ce titre. Combiné avec la possibilité de le jouer comme on le souhaite, on aurait pu avoir un hit en puissance s’il avait été plus varié dans ses environnements et ses situations.
On ne se contentera que de ce titre touchant et accrocheur qui ne demandera que le strict minimum des ressources de la console.}}
Tres frais comme petit jeu. Je le conseille, surtout au regard de ce qui sort en ce moment (rien !!!).
Tres fun, jouissif et sadique !!! et surtout trop mignon.
et globalement je suis d’accord avec le test, on peux arriver a s’ennuyer, en plus du fait qu’il soit plutôt court.