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Test – Assassin’s Creed 2

Test – Assassin’s Creed 2
Le 9 décembre 2009
Le 9 décembre 2009

Requiescat in pace

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C’est dans la presque droite lignée des Prince of Persia qui ont fait les beaux jours d’Ubisoft qu’est sorti il y a tout juste deux ans Assassin’s Creed premier du nom. Vite attendu avec une ardente impatience par tous les fans, nombreux ont aussi été ceux qui ont vu leurs attentes déçues, la faute principalement à une répétitivité exacerbée par un schéma inlassablement redondant du parfait assassinat du petit assassin. Restaient des qualités indiscutables au jeu qui dépotait quand même sa race techniquement et instaurait tout de même des bases solides aux suites qu’il annonçait sans détour. Aujourd’hui, l’attente touche à sa fin, et le petit dernier de la famille se pointe la fleur entre les dents. Comme beaucoup de gens l’attendent de pied ferme avec les inévitables questions “Est-il aussi répétitif que le 1er ? Est-il aussi peu varié ? Est-il toujours aussi pauvre en termes de scénario ? » avec l’espoir d’entendre un simple « non », je vous propose un test spécial « n’est pas » !

Assassin’s Creed 1

Assassin’s Creed 2 N’EST PAS Assassin’s Creed 1, et ce pour plusieurs raisons, autres que le titre bien évidemment. La première, l’histoire ne se situe plus à la même époque. La deuxième, les toits de Venise et de Florence sont autrement plus sexys que ceux d’Acre & co., et les ruelles sombres d’Italie vous mettront dans l’ambiance bien plus que n’ont jamais pu le faire les chemins du 1er volet. Enfin, la troisième notable, et la majeure pour vous, lecteurs, les possibilités ont changé : dans le 1er opus, on se contentait de recevoir des ordres du vieux barbu dans la base des hachachin, d’aller à une ville, de récolter des indices de 3/4 manières différentes, de chercher l’accord du rafik puis d’aller tuer notre cible. Peu de variations, et c’est bien ce qui a plombé le jeu. Ubisoft a entendu vos critiques mes frères, et nous livre là un jeu bien plus scénarisé.

D’une part, les quêtes annexes ne se limitent plus à trouver des drapeaux sans intérêt, fanfaronner sur les toits contre le chrono ou corriger de vils faquins, et on aura désormais pléthore de choix devant nous : partir à la recherche des pages du codex (bien que cette quête au semblant facultatif devienne incontournable par la suite), des médaillons dans les tombes d’assassins afin de débloquer l’armure d’Altair, de plumes pour la mère d’Ezio (rejoignant un peu les drapeaux du 1er…) ou encore la gestion de sa ville pour la faire prospérer (ça reste simpliste, ce n’est pas non plus Sim City hein). Il en va de même pour les missions annexes qui ont été enrichies : après les quelques possibilités laissées dans le premier opus (courses sur les toits, assassinat de personne, …), on a désormais droit à des défis choisis (assassinat, correction de mari infidèle, course, livraison de message) ou des évènements inattendus (attraper un messager au service des Borgia pour lui voler son argent ou récupérer le sien auprès des voleurs) qui pimentent toujours plus la vie au sein des cités. Autant d’à-côtés qui enrichissent très largement le jeu et rompent net avec le sentiment de répétition qui aurait pu s’installer. Gros bémol tout de même avec le retour pas du tout attendu des sempiternels points d’observation : 66 tours à escalader, ça permet, certes, de profiter du paysage, mais on se serait contenté de bien moins !

Bien sûr, ça reste Assassin’s Creed, on tue du vilain à tours de bras, mais l’enchainement des assassinats est suffisamment bien amené pour qu’on n’ait pas souvent l’impression de chasser de pauvres brebis égarées qui n’attendent qu’à être occises. Tout au long des quatorze chapitres, pour une durée de vie largement raisonnable (une bonne 15/20aine d’heures de jeu) mais une rejouabilité moindre, seules les premières missions pourront en rebuter quelques uns, mais elles participent à l’établissement de l’intrigue pour une suite du jeu qui va tambour battant. Le tout reste évidemment tourné autour des mêmes tâches (courses, tuer des gens, en délivrer d’autres, suivre des cibles, …) et on s’étonnera de l’impossibilité d’y aller à la douce la plupart du temps, tant les gardes ont le regard affuté (et l’ouïe bizarrement bouchée), notamment à cause de l’impossibilité de se cacher.

Cependant, le scénario est ici suffisamment solide pour crédibiliser les meurtres : tout va bien dans le meilleur des Mondes à Florence dans votre famille réputée, papa est banquier et les deux fils les plus âgés se la coulent douce à culbuter les donzelles et à se bagarrer contre la famille rivale, jusqu’au jour où papa et vos deux frères sont condamnés à mort et pendus sans réaction possible. En bon italien, vous, Ezio, cherchez vengeance, et de fil en aiguille vous vous imbriquerez dans un engrenage qui s’il n’est pas complexe en soi, le deviendra quand on multipliera les noms italiens à foison. Seul un restera gravé : celui de votre oncle qui vous aidera au tout début de l’aventure : Mario. Car oui, « It’s meeee Maaarrrio ! ».

Stairway to Heaven

A l’instar de son grand frère, Assassin’s Creed 2 N’EST PAS un jeu avec des escaliers. Votre avatar se déplace exactement comme son ancêtre : marche, course, sprint, saut de toit en toit, … mais il sait désormais marcher vite, s’accrocher aux lanternes pour prendre un virage en l’air et nager (il était temps !).

Côté combats, pas vraiment de changements malgré les nouvelles armes intégrées au jeu. Vous aurez droit aux dagues, épées longues, épées à deux mains, haches, lances, masses, couteaux de lancer, bombes fumigènes et l’inévitable lame de l’assassin, que vous pourrez enduire d’un poison et transformer en pistolet, et qui voit ses possibilités accrues : double assassinat et assassinat depuis une cachette par exemple. Le combat au corps à corps a été amélioré et les mouvements sont devenus vraiment jouissifs, si bien qu’on abordera parfois les affrontements à mains nues rien que pour désarmer les adversaires coriaces avant de retourner leur propre arme contre eux. Les animations sont un vrai régal, mais demeurent malheureusement desservies par un système de combat qui n’a que peu changé et restera trop facile : on se protège indéfiniment, on pare, on esquive, et au final les affrontements sont souvent spectaculaires mais rarement difficiles, même contre des similis de boss, et pourront paraitre répétitifs à force.

A l’inverse, les moyens d’échapper aux gardes ont été enrichis : fini le cache-cache sans fin pour voler vers l’insouciance, il faudra aller loin pour les semer, et surtout faire baisser son indice de recherche pour éviter d’être agressé à chaque rencontre (en enlevant les posters, en soudoyant les crieurs publics, en tuant un rapporteur). Pour se cacher, les bancs, le foin et les cabanes sur toit sont toujours disponibles, mais on ajoute au tout les puits, l’apnée sous l’eau, et les groupes de personnes quels qu’ils soient (plus seulement les moines). En parlant de groupes, dites adieu aussi aux donzelles à sauver pour avoir l’aide de ses frères par la suite, désormais tout se monnaie : prostituées, voleurs ou guerriers. Chacune de ces factions pourra vous suivre et les guerriers vous aideront durant les combats quand les prostituées/voleurs pourront être envoyés pour distraire des gardes et vous laisser le champ libre, enfin un peu de subtilité dans un monde de brutes.

En dehors de ça, le gameplay reste grosso modo le même, et le personnage se manipule avec aisance…quand il ne saute pas dans la mauvaise direction vous faisant perdre la moitié de votre vie.

Laisse les gondoles à Venise

Assassin’s Creed 2 N’EST PAS un jeu avec des chansons de Sheila et Ringo. Les musiques, très discrètes soutiennent parfois l’action avec brio, mais sont trop souvent trop tamisées pour vraiment transporter le joueur, alors qu’un tel jeu s’y prêtait largement. Côté doublages, les dialogues mêlent avec un résultat assez moyen le français et des bribes d’italien qui passent parfois assez mal, l’impression qu’elles sont surjouées empêchant alors d’y croire vraiment. D’autant plus que les passages, les ruelles, les rues passantes, les diverses places et les monuments participent à créer une atmosphère vraiment plaisante et immersive, qui aurait largement mérité un appui sonore plus perceptible.

Si l’ambiance a été améliorée grâce aussi à un système de boutiques qui permettent une certaine customisation du personnage, Assassin’s Creed 2 n’en est pas non plus devenu un RPG pour autant, les échoppes du forgeron, du couturier, du peintre ou du médecin proposant au final un choix assez limité de possibilités et l’ambiance n’atteignant pas non plus des profondeurs insoupçonnées. Mais ajoutées aux diverses missions et quêtes annexes mentionnées plus haut ainsi qu’aux protagonistes plus ou moins charismatiques que rencontre Ezio, elles rendent la vie au sein des cités et la trame principale bien plus crédibles, surtout par rapport au premier volet de la série.

Toujours dans le même esprit, le jeu sera moins coupé par les interludes dans le laboratoire avec le docteur à la barbiche et l’assistante un peu ralentie, et seront cette fois-ci suffisamment utiles pour ne pas être vues comme intrusives. Mieux, elles seront même plutôt intéressantes ! Sans divulguer quoi que ce soit de l’intrigue qui avait été lancée tardivement dans Assassin’s Creed premier du nom (ce que recherchent vraiment les templiers et pourquoi Desmoned se retrouve dans l’Animus), on a droit à la suite de cette histoire majeure (l’histoire de Desmond qui incarne Ezio pour revivre ses souvenirs) que vers la fin du jeu, une nouvelle fois, mais cette fois, on apprend pas mal de choses, et c’est plutôt encourageant pour la suite. Il n’est pas dit que tout le monde aimera la tournure que prennent les choses cependant.

Ugly Betty

Assassin’s Creed 2 N’EST PAS laid. En effet, s’il y a un reproche qu’on peut difficilement tenir contre le jeu, c’est bien celui de la technique : les graphismes ont été légèrement améliorés depuis le premier opus qui promettait déjà, la distance d’affichage des décors est énorme, certains effets sont magnifiques (le jet de sable et surtout l’eau sur le costume d’Ezio), les animations sont superbes, l’alternance jour/nuit est bien fichue, et le tout reste très fluide. Néanmoins, outre des traits de visage parfois vraiment étranges, on notera la présence de clipping sur les personnages dans les villes, et encore plus à cheval. Ca reste tout de même très honnête et ne gêne en aucun cas l’expérience de jeu. En revanche, plus gênants, bien que rares, les murs invisibles ou les bugs de collision. Toujours pour rester dans le gênant, les lenteurs lors de la navigation sur la carte et la rapide complexité de celle-ci (beaucoup d’icônes et pas de couleurs pour les différencier) rendent l’écran des cartes assez difficile à lire au début. Il en est de même pour les QTE qui apparaissent sans crier gare : aucun signe qu’il va falloir appuyer sur un bouton, juste un message discret avec « appuyer sur … », avec pour résultat le plus souvent du temps un ratage total parce qu’on avait lâché la manette ou oublié qu’il pouvait y avoir des QTE (tant ils ne sont pas réguliers au fil du jeu).

Le Bilan

On a aimé 

  • Le côté spectaculaire
  • Une scénarisation cohérente et peu de sensation de répétition
  • Les quêtes et missions annexes, pour une durée de vie allongée
  • La vie dans les cités, les boutiques et les armes
  • Trop facile
  • Des combats trop simplistes et un peu redondants
  • Souvent trop bourrin

Conclusion du test de Assassin’s Creed 2

Venice gets a Queen
Assassin’s Creed posait des bases à un Prince of Persia du guerrier, mais n’avait pas réussi à convaincre pleinement parce qu’il répétait inlassablement le même schéma. Assassin’s Creed 2 répare cet impair et propose un titre dont la meilleure narration rend les assassinats successifs (ça reste le cœur du jeu) bien plus cohérents. Le background de l’Italie de la Renaissance est maitrisé avec brio, et la technique qui sert le jeu reste à la hauteur. Il n’y a guère que les joueurs ayant été rebutés par le premier opus pour le fond du gameplay qui pourraient ne pas apprécier cet opus ; les autres regretteront peut-être le système de combats et la facilité du jeu dans son ensemble, un certain manque d’âme aussi, mais resteront charmés par cette aventure enrichie, qui annonce un troisième volet sous les meilleurs hospices, supplantant de loin son grand frère. Requiescat in pace.

L
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Assassin’s Creed 2

Développeur : Ubisoft Montréal
Éditeur : Ubisoft

commentaires

9 Commentaires
B
Bron
9 décembre 2009 12h53

Quel Test génial !

C
Chester08
9 décembre 2009 15h48

Un des meilleurs jeux auxquels j’ai pu jouer ! Long et scotchant… Vite, vivement le 3 ! =]

P
pieur
9 décembre 2009 15h53

Ce sera un des premiers jeux que j’achèterai l’an prochain.

N
nono
9 décembre 2009 16h04

le 2 est tellement exellent que j’ose imaginé le 3 …avec peut etre la liberté en plus comme un certain gta

E
Enzo_FR
9 décembre 2009 19h22

Franchement les mecs vous assurez grave pour les test. merci Moi je l’ai fini à 99%, me manque 2 p***n de plume sur 100 et pour ça je dois re-sillonner tout le jeu pour les trouver sinon je n’aurai pas la capte de la famille et pas le succes qui va avec. Un peu lourd car mtn je ne sais pas ou je suis passé ou pas car lorsque on trouve une plume y a aucune marque qui s’affiche en lieu et place de celle-ci. donc c’est grave décourageant quand… Lire la suite »

A
Apollon13
9 décembre 2009 23h32

franchement pas des masses en accord avec le test… je m’étalerai plus dans le forum mais en gros : Systeme de combats tout pourri… Comme dans le 1… Et c’est pas juste due à la difficulté prévue pour les enfants manchots… Syteme de notoriété fait à l’arrache, qui fini par être absolument anodin… Voire sans intérêt. La quete principale est certe plus travaillée mais les quetes anexes restent chiantes, répétitives au possible… On se demande encore ce que vient foutre l’animus dans tout ça après avoir fini AC 1 et… Lire la suite »

I
II Blue x
17 décembre 2009 18h46

Sanju a fait ce test … Je dirait plutôt sanjugement , assassin’s creed II vaut largement 5/5.

Quand je vois qu’il a la même note que brutal legend c’est presque une insulte !

Sur ce, a bon entendeur , salut ! 😉

I
II Blue x
17 décembre 2009 18h46

Sanju a fait ce test … Je dirait plutôt sanjugement , assassin’s creed II vaut largement 5/5.
Quand je vois qu’il a la même note que brutal legend c’est presque une insulte !
Abon entendeur , salut ! 😉

A
atomik972
18 mai 2010 0h48

Très divertissant!!!

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