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Test – Dragon Age : Origins

Test – Dragon Age : Origins
Le 17 novembre 2009
Le 17 novembre 2009

Mass Effect au pays des dragons ?

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Depuis des années, le monde des RPG voit toute sorte de jeux tenter de tirer leur épingle du jeu pour laisser un souvenir plus ou moins impérissable dans le cœur des gens. Après une période dominée par les RPG américains qui sévissaient sur PC, les japonais ont su prouver qu’ils avaient de l’imagination à revendre en s’imposant très largement sur consoles. Aujourd’hui que l’exotisme s’est épuisé, les jeux de rôle américains redeviennent peu à peu à la mode, avec notamment les excellents Oblivion , Jade Empire ou Mass Effect, avec un éditeur en tête de ligne : Bioware. Dix ans après le premier Baldur’s Gate sur PC, le développeur annonce un RPG médiéval mêlant donjons et dragons que tous ont rapproché de la saga avortée qui avait fait les beaux jours de nombre de joueurs. Les joueurs frustrés par l’annulation de Baldur’s Gate 3 trouveront-ils ici leur compte ? La Xbox saura-t-elle mettre à profit les mécanismes d’un tel type de jeu malgré la manette imposée ?

Réponse ci-dessous…

Come on baby light my fire

Dès l’arrivée sur le menu, la musique met directement dans l’ambiance. Avant toute chose, petit tour par les options : pas de règles complexes AD&D à paramétrer, seuls des paramètres simples comme la difficulté, les indications à l’écran ou le volume des différents types de son par exemple. Après un passage par le contenu téléchargeable offert dans le jeu pour récupérer l’armure du dragon (réutilisable dans Mass Effect 2) et l’extension du prisonnier de la pierre, on peut passer au jeu…

Eteignez la lumière, allumez les bougies, l’aventure commence.

La cinématique d’intro, faite avec le moteur du jeu, n’est pas des plus prometteuses, mais l’essentiel n’est pas là, et on enchaine avec la sacro-sainte création du perso. Ici, les développeurs ont voulu simplifier les choses une nouvelle fois : un paramétrage physique correct, mais seulement 3 races (humain, elfe, nain), 3 classes (guerrier, voleur, mage) et 6 antécédents possibles selon vos précédents choix. Celui-ci aura néanmoins une influence directe sur un des 6 scénarios disponibles, et vous verrez ainsi un début d’aventure différent que vous soyez mage-humain ou guerrier-elfe par exemple. Ne vous réjouissez pas trop vite cependant, cette différence n’aura pas non plus une incidence démesurée sur votre aventure, et vous vous retrouverez rapidement au même point peu importent vos décisions passées.

Côté compétences, ce n’est pas la joie non plus et passé les premiers niveaux, on aura du mal à choisir quelque chose de pertinent pour sa création dans le maigre choix proposé, mais heureusement, le choix dans les talents est déjà plus conséquent et rattrape un ensemble. Par la suite, la montée de niveau vous permettra de débloquer 4 classes de spécialisation, si tant est que vous les ayez apprises d’un membre de votre groupe, d’étrangers sur la route ou de livres obtenus chez les marchands au cours de votre histoire.

Ce n’était rien qu’un feu de bois

L’histoire justement, vous mettra dans la peau d’un[« Veuillez choisir votre sexe »] « Veuillez choisir votre race » qui œuvre en tant que « Veuillez choisir votre classe », qui débute à « veuillez choisir votre antécédent » dans le royaume de « Veuillez choisir vo… ah non » Férelden. Après quelques péripéties, vous vous retrouvez à aider les Gardes des Ombres, une caste de guerriers assez balèzes et hyper connus semble-t-il, un peu comme les Spectres de Mass Effect. Ces derniers ont en effet besoin d’un max de nouveaux membres pour se défaire d’une menace de taille : un retour des Engeances (aka les méchants type orcs) qui pourrait potentiellement signifier un nouvel Enclin (en gros, une énooorme baston assez rare) menée par un archidémon (à savoir un gros dragon noir) ; un danger que tout le monde ou presque sous-estime, sauf votre mentor, Duncan.

Après une bataille qui tourne évidemment à la déroute pour les humains, complots pour le pouvoir aidant, vous vous retrouvez livré à vous-même avec pour seuls compagnons votre fidèle chien et un autre Garde des Ombres. De là, plusieurs solutions s’offrent à vous, et vous pourrez choisir d’aller quérir l’aide des elfes, des nains, des mages ou d’un puissant iarl (un seigneur), dans l’ordre que vous voudrez. Vos quêtes perso liées au background de votre avatar avant la bataille seront donc mises entre parenthèses, dommage.

Rien de très original au final, bien que l’histoire tienne la route. On regrettera surtout une fausse liberté et une sensation de répétition lors l’établissement des morceaux de l’intrigue principale ; passée cette entrée en matière pataude, on se prend tout de même au jeu, parfois de fort belle manière.

Allumeeeeer le feu

Vos pérégrinations vous emmèneront de la forêt elfe au sous-terrain nain, et les décors qui s’offriront à vous seront assez inégaux : si le chemin tout tracé dans les cavernes semble inévitable, on comprend moins ce manque de liberté flagrant dans les forêts qui fait parfois plus penser à un hack’n slash qu’à un vrai RPG. De même, les textures sont en général très rectilignes et pas forcément très riches, n’empêchant cependant pas la présence de clipping ! Les ennemis (surtout les dragons) et personnages restent en général bien réalisés, bien qu’assez raides et inexpressifs de visage (le héros a le même syndrome que dans un RPG japonais : il a l’air vraiment niais). De plus, le héros ne prononce mot. Comprenez par là qu’il ne fait pas de bruit avec sa bouche, mais vous êtes bien obligé de répondre quand on lui parle dans les dialogues évidemment. L’idée des taches de sang qui suivent les affrontements aurait pu aider une esthétique en retrait, mais leur abondance et le recul des personnages qui en sont maculés (discuter avec des commerçants encrassé de sang semble courant en Férelden…) fait un peu … tache du coup.

A côté de ça, les combats épiques sont le lieu d’effets ravissants et d’animations très bien faites avec, pour les gros ennemis, des mouvements d’achèvement automatiques avec un effet de ralenti de bon aloi. Dommage cependant que le finish ne fasse pas l’objet d’un QTE ou d’une action quelconque de la part du joueur.

Malgré tout ça, on s’immerge très vite dans l’aventure : la musique qui accompagne l’action est sublime même si elle saute parfois (certains passage sont silencieux sans raison), les décors assez variés et généralement immersifs, et, passée la frustration du peu de choix de chemins, on apprécie se balader dans les donjons à la recherche de tous les objets, tous les ennemis et toutes les quêtes annexes à compléter.

Ces dernières s’intègrent généralement vraiment bien dans l’aventure et sont plutôt bien diversifiées, octroyant une certaine crédibilité aux à-côtés de votre histoire, vous laissant alors rapidement oublier sans vergogne la quête principale pour vaquer à d’autres occupations, et augmentant d’autant la durée de vie déjà très conséquente du jeu : près de 50h pour la quête principale selon la difficulté, avec un mode normal relativement bien dosé.

Toujours côté immersion dans le jeu, les nombreux dialogues et possibilités de réponse sont un régal, les doublages -même en français- sont de qualité (avec entre autres les voix des doublures de Seiyar dans les chevaliers du zodiaque, Samuel L. Jackson, Al Pacino, Kevin Costner) et l’intrigue entre les différents personnages, les points de vue différents et les piques qu’ils se lancent ou les discussions qu’ils se tiennent sont un régal. La gestion de l’équipe a été poussée à tel point que les membres de votre groupe peuvent être suffisamment en désaccord avec vous pour quitter le groupe ou se retourner contre vous. En effet, ici ce sera là le seul moteur de vos actions : pas de barre de côté clair ou de côté obscur, les actions que vous effectuez et les décisions que vous prenez n’engagent votre réputation qu’à un niveau restreint, celui des gens qui vous entourent. Pour les amadouer, vous pourrez leur offrir des cadeaux, discuter avec eux, flirter avec eux et plus si affinités.

Feu le PC, vive la console

Hormis les graphismes, l’inévitable perte du passage du PC à la console concerne les contrôles. Là où la version PC de Dragon Age Origins propose une caméra vue du dessus et une vue dans le dos du héros, la version console n’offre que cette deuxième alternative, renforçant un peu plus le côté avance-et-frappe du jeu et mettant en évidence les lacunes des décors (textures en retrait, murs invisibles sur des flaques d’eau, …).

Deuxième pierre d’achoppement : le système de pause. Pour ceux qui n’auraient pas joué aux divers Baldur’s Gate, Icewind Dale ou même Neverwinter Nights, il était possible de mettre pause pour switcher entre les personnages et définir une série d’actions pour chacun, permettant d’aborder avec stratégie et ordre les combats. Ici, seule la pause permise sera en appuyant sur LT, et une fois l’action choisie, elle se désactivera. Libre à vous alors d’appuyer immédiatement après pour changer de personnage et lui affecter une action, ou de faire confiance à l’IA et aux créneaux tactiques personnalisables qui vous permettront d’échafauder des stratégies automatisées assez complètes pour chaque membre de votre groupe. Vous définissez le déclencheur (si un membre du groupe est attaqué, s’il a moins de x% de points de vie, s’il voit un piège, …) et l’action qui en résulte (envoyer sort de soin, attaquer, se cacher dans l’ombre, …) et advienne que pourra, on croise les doigts pour que tout le monde ait bien compris ce qu’il avait à faire et pour qu’il ne reste pas inactif le moment venu (bloqué derrière un élément du décor par exemple).

Le Bilan

On a aimé 

  • Une aventure longue, immersive et prenante
  • Des doublages et dialogues de qualité
  • Les membres du groupe et les interactions offertes avec eux
  • La technique en retrait
  • L’impression de couloirs
  • La sur-simplification de certains mécanismes RPG

Conclusion du test de Dragon Age : Origins

Dans la gueule du dragon
{{Dragon Age Origins était attendu au tournant par nombre de fans nostalgiques de la série mythique des Baldur’s Gate. Comparé à son homologue, le portage sur consoles aura desservi ce jeu au potentiel fort qui parait avoir été simplifié à l’extrême pour s’adapter aux joueurs du support : des races, des classes et des compétences peu nombreuses, une partie technique en retrait, des décors-couloirs laissant peu de choix de chemin, une pause tactique et une caméra vue du dessus supprimées sont autant de points qui plairont aux amoureux des aventures captivantes sans avoir à passer des heures dans les menus. Autant de points qui échauderont sûrement les joueurs PC, et qui me poussent à leur recommander l’achat du jeu sur ce support plus que sur Xbox 360.

Néanmoins, pour les autres, l’expérience de jeu reste trop plaisante pour s’abstenir à cause de cette comparaison et l’achat sur 360 ne devrait pas décevoir les amoureux des RPG médiévaux de Bioware. Les dialogues nombreux servis par des doublages de qualité, des musiques d’exception, une durée de vie en béton, des quêtes variées et nombreuses et des personnages charismatiques devraient mettre le joueur que vous êtes dans l’ambiance sans trop de difficulté. Attention, jeu à haut potentiel chronophage…}}

L
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Dragon Age : Origins

Développeur : Bioware
Éditeur : Electronic Arts
Date de sortie : 05/11/2009

commentaires

4 Commentaires
F
frontier
18 novembre 2009 4h34

Tout à fait. « Coup de coeur ». =D Je viens justement d’en faire encore un peu et je viens tout juste de rassembler les différentes races (je vous dis pas le nombre d’heure de jeu que j’ai passé dessus ces derniers jours). Bref, du bonheur de jouer à Dragon Age. Par rapport au test, concernant les couloirs, il est vrai que c’est un peu le cas. Mais personnellement je trouve correct la façon dont c’est réalisé. Donc c’est de loin le point le plus dérangeant. Bref, moi j’y met un 4.5/5.… Lire la suite »

F
frontier
18 novembre 2009 4h34

Tout à fait. « Coup de coeur ». =D Je viens justement d’en faire encore un peu et je viens tout juste de rassembler les différentes races (je vous dis pas le nombre d’heure de jeu que j’ai passé dessus ces derniers jours). Bref, du bonheur à jouer à Dragon Age. Par rapport au test, concernant les couloirs, il est vrai que c’est un peu le cas. Mais personnellement je trouve correct la façon dont c’est réalisé. Donc c’est de loin le point le plus dérangeant. Bref, moi j’y met un 4.5/5.… Lire la suite »

J
jaireimy
18 novembre 2009 6h51

L’épreuve de garde des ombres dans les terres sauvages, avec la bande de terre de 1 mètre de large qui passe au milieu de grandes flaques d’eau (ou des lacs bien moches) que l’on ne peut pas traverser … euh la ça faisait quand même pitié comme première zone extérieure (parole de nain).

A
Apollon13
18 novembre 2009 8h02

la comparaison avec baldur est de toute façon compliquée… Il ne s’inscrit déja pas dans l’univers très riche (pardon multivers) des royaumes oubliés… Selon les confessions de bioware (enfin pas forcément pour ce jeu c’était il y a plus longtemps), ils savent vraiment pas comment q’attaquer à un jeu pour en faire le nouveau baldur sans revenir à la technique de l’époque… Toujours aussi ce petit coté pervers quand n se demande si ça vaut le coup de satisfaire les fan et faire un jeu de niche, ou s’il vaut… Lire la suite »

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