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Comparatif : Fifa 10 vs PES 2010

Comparatif : Fifa 10 vs PES 2010
Le 15 novembre 2009
Le 15 novembre 2009

Entre les deux mon coeur balance

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Chaque année, c’est le même refrain, et s’il y a bien un domaine dans lequel les adversités se font nombreuses, c’est celui des jeux de foot. Non seulement parce qu’ils parlent de foot, et qu’il s’agit d’un sport ultra-médiatisé qui déchaine les passions, mais aussi parce que sévissent sur consoles deux frères ennemis qui tentent de se voler la vedette chaque année depuis presque dix ans.

Et cette saison n’aura pas dérogé à la règle : après que 2009 a vu Fifa dépasser de la tête et des épaules le Roi de la simulation, le cru 2010 promettait une bataille acharnée, même si le retard de Konami en la matière ne laissait que peu de doutes quant à l’issue de ce combat. Alors quel jeu choisir cette année ? Fifa (lire le test de Fifa 10) a-t-il su conserver les bonnes idées de l’an dernier et les bonifier, la série des PES (lire le test de PES 2010) a-t-elle réussi à rattraper son retard ?

Ambiances visuelle et sonore

Techniquement, les jeux ne souffrent heureusement pas du même écart que sur PC, et peu de choses les séparent. D’un point de vue modélisation des joueurs néanmoins, PES tire son épingle du jeu de fort belle manière, avec des joueurs plutôt fidèles à la réalité, et des animations des mouvements très poussées. Fifa ne reste pas loin derrière, mais le travail de Konami de cette année place le Roi déchu en tête dans ce duel. Restent des mouvements des joueurs en course un peu étranges chez ce dernier, qui altèrent le réalisme des déplacements.

Côté modélisation des stades, c’est Fifa qui remporte le duel haut-la-main, avec des arènes qui semblent bien moins statiques que pour PES.

Restons dans l’ambiance qui se dégage des matchs : quand PES propose les commentaires de Christophe Dugarry et Grégoire Margotton alors que Fifa a retrouvé le duo gagnant de l’an dernier avec Frank Sauzée et Hervé Mathoux. Ces derniers, bien plus naturels et parfois avec un côté second degré permettent à Fifa de finir de supplanter son concurrent, après une ambiance sonore dans les stades aux petits] oignons avec les cris des coachs depuis le banc de touche et ceux des joueurs sur le terrain. La différence reste néanmoins peu perceptible, puisqu’on est vite happé par l’essentiel du jeu, mais l’atmosphère globale qui émane de ce PES n’est pas transcendante d’ordre général.

Celle-ci contraste avec des musiques dans les menus que l’on reconnaitra avec plaisir, des musiques pop/rock assez connues type Stereophonics ou electro comme DJ Shadow, alors que la bande-son de Fifa a perdu de son mordant depuis l’an dernier où elle animait à la perfection les menus du jeu.

Menus qui ont été légèrement simplifiés dans cette mouture de Fifa afin de pouvoir accéder plus rapidement aux éléments importants, mais qui restent dans l’ensemble les mêmes : esthétiques, complets, mais trop stratifiés. Chez Konami, on est resté dans le sobre, et cela permet d’avoir des menus qui chargent instantanément (par opposition à la petite latence chez EA), mais qui restent assez austères et peu engageants, voire parfois confus. La faute aussi à une localisation désastreuse, comme toujours chez PES.

Modes de jeu

Côté modes de jeu, on pourra considérer les deux jeux comme très proches, tant ceux-ci suivent les mêmes schémas : carrière ou ligue master, deviens pro ou vers une légende, online, seul le mode Fiesta de Fifa ne se retrouve pas chez PES, et seul le mode UEFA de PES ne se retrouve pas chez Fifa. Léger avantage donc à la série de Konami, tant l’intérêt du mode fiestat -jouable uniquement en local avec ses amis- semble limité.

Que les modes de jeu soient les mêmes, certes, mais on pourra néanmoins rechercher les différences entre les deux titres dans la profondeur de ces dits modes. De ce côté, en carrière/ligue master, gestion du budget, des transferts, des sponsors et des contrats des joueurs, les 2 jeux jouent grosso modo sur le même tableau sans différences fondamentales. Par contre, en deviens pro/vers une légende, les dissimilitudes sont nombreuses !

D’un côté, on a un Fifa très complet, avec un pro qui améliore comme dans certains RPG les compétences qu’il utilise régulièrement, si bien que le pro devient omniprésent -voire intrusif pour certains- dans le jeu et qu’il faudra un petit moment et du courage pour avoir un joueur qui sorte du lot. Et de l’autre côté un PES où le joueur engrange des points après chaque match dans chaque compétence, qui peuvent néanmoins être ciblées en attribuant des priorités aux domaines de compétence.

Gameplay et multijoueur

Avant de clore ce comparatif, abordons les dissemblances dans le cœur même des jeux : leur gameplay. Les nombreuses possibilités en termes de dribbles pourraient donner l’impression que Fifa mise avant tout sur l’offensive pour dégager du plaisir de jeu au détriment des défenses, mais c’est bien PES qui joue sur ce terrain : les frappes sont souvent fortes peu importe le positionnement des athlètes, dès que vous vous emmêlez les pinceaux en attaque vous pouvez simuler, et les joueurs rapides percent facilement. Même si dans Fifa les joueurs puissants suivent la même tendance, les possibilités de défense semblent plus poussées dans le jeu d’EA.

En fait, on a l’impression d’avoir deux jeux qui ne jouent pas dans la même cour : PES est plutôt vif et les phases de jeu attaque/défense s’enchainent rapidement alors que Fifa demande de poser un peu plus son jeu pour trouver la faille (sauf présence d’attaquants surpuissants) et s’approcher au maximum du but pour la mettre au fond.

Enfin, dernier critère de choix : le mode multijoueurs. Inutile de tergiverser sur ce point, puisque Fifa remporte haut-la-main le duel : les modes de jeu sont les mêmes mais il est possible de jouer jusqu’à 10 contre 10 quand PES propose des matchs jusqu’à seulement 2 contre 2 ou à 4 en Vers une légende. Sur Fifa toujours, le mode clubs pour jouer avec son pro est bien plus fourni, PES est relégué très très loin derrière.

Bilan

Difficile de déterminer un gagnant dans ce duel, tant les aspects qui différencient les deux jeux semblent presque leur donner une orientation totalement opposée. PES propose un gameplay nerveux et tout parait privilégier les parties rapides comme un jeu arcade et à l’inverse, Fifa offre un titre d’une profondeur rare pour une simulation de sport, avec un pro à peaufiner au fil des matchs et un mode en ligne qui requiert un minimum d’investissement quand il s’agit de jouer avec son joueur. Restent des détails qui semblent appuyer cette idée jeu arcade vs. simulation , qu’il s’agisse de mauvaises traductions, de licences manquantes (Bundesliga et Premier League sauf Liverpool et Manchester United) de menus légers aux potentialités de profondeur mal mises en avant, comme si au final, les développeurs de chez Konami s’étaient dit : « On s’en fout, le tout c’est qu’ils fassent un match » quand les développeurs de Fifa ont pensé « Pourvu qu’ils jouent jusqu’en octobre 2010 ! » .

Lire le test de Fifa 10

Lire le test de PES 2010

L
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commentaires

2 Commentaires
S
streptos
15 novembre 2009 17h50

Et dire qu’avant c’était la tendance inverse qui ressortait avec un PES plus simu que FIFA.

S
Sanju
15 novembre 2009 17h56

Tout à fait, avec des retournées à gogo dans tous les matchs !

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