Test – Indiecalypse – Parodie en folie

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Développé par le studio JanduSoft, Indiecalypse est un Point ‘n Click qui nous raconte l’histoire de trois jeunes qui se lancent dans la création d’un jeu indé. Bourré d’humour noir et de nombreuses références à la pop culture, le jeu a bénéficié d’une campagne sur Kickstarter réussie et se retrouve maintenant disponible sur nos stations de jeux préférées.
Les trois losers
Indiecalypse nous propose de suivre trois jeunes qui se lancent dans le développement d’un jeu indépendant afin de gagner une game jam et remporter 10 000 dollars. Chacun est spécialisé dans un domaine : Jack le développement, Ethan la musique et Violet les visuels. Au début, ils ne se connaissent pas et suivent chacun leur route. Cependant, ils ont tous les trois quelque chose en commun : une vie pourrie ! On découvre ainsi leur histoire et comment à coup de meurtres, drogues, violences, insultes et bien d’autres galères, ils se sont rencontrés autour de ce projet de jeu indépendant.
L’histoire est découpée en plusieurs chapitres, tous bourrés d’un humour noir délicieux auquel s’ajoutent des références et des parodies de nombreux éléments de la pop culture. Le mélange est explosif et fonctionne extrêmement bien. On s’amuse ainsi à dénicher le moindre de ces éléments et à retrouver son origine. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y en a VRAIMENT beaucoup, et de tous les genres ! Il ne faut pas s’étonner de retrouver Pikachu fracasser du zombie, tout en répondant aux questions de Jean-Pierre Foucault sur fond de Motörhead.
De plus, le jeu bénéficie d’une traduction française de grande qualité qui ne dénature pas les jeux de mots et l’humour, servis pendant tout le jeu, parole de Fideo Kojina.
On regrette par contre que la durée de l’aventure soit très courte. En effet, il nous a fallu un peu moins de 3h pour terminer l’histoire et débloquer tous les succès.
Un seul jeu, une vingtaine de gameplay différents
Indiecalypse est un Point ‘n Click où l’on se déplace dans plusieurs décors pour interagir avec des objets ou des personnages. Aucune énigme n’est à résoudre avec un assemblage d’objets à ramasser ou d’autres éléments habituels au genre. En revanche, le titre trouve son originalité dans le fait de proposer de nombreuses mécaniques de gameplay différentes dans des mini-jeux.

On vous l’accorde, sur le papier, cette proposition peut faire peur. Soyez rassurés (ou presque), les mini-jeux vont vous donner le sourire. En effet, il s’agit intégralement de séquences parodiques TRÈS inspirées par d’autres titres.. On retrouve ainsi des œuvres telles que Guitar Hero, Enter the Dungeon, The Binding of Isaac, Mortal Kombat et bien d’autres qu’on vous laisse découvrir.
Ainsi, chaque mini-jeu dispose de sa propre façon de jouer et permet de varier les plaisirs. Par contre, il est dommage que les explications fournies au début de chacun d’entre eux soient aussi peu claires. Aucun texte, aucune commande sont présents, uniquement une série de captures d’écran malheureusement pas assez précises. Heureusement, pour la plupart, il est assez facile de comprendre seul ce qu’il faut faire (encore plus si on connaît le jeu parodié), mais pour d’autres, l’apprentissage se fera par l’échec.
Enfin, l’ambiance visuelle et sonore est très bonne. Avec le style de dessin utilisé, on a presque l’impression de regarder un épisode de cartoon comme South Park ou American Dad pour ne citer qu’eux, avec encore plus de gore, de violence et d’humour noir.
Le coin des chasseurs : Indiecalypse propose 34 succès pour un total de 1000G. Très faciles, finir l’histoire devrait presque tous les déverrouiller. Il faudra simplement penser à interagir avec tout son environnement pour ne pas manquer un mini-jeu et son succès associé.
Le Bilan
On a aimé
- Un cocktail explosif entre humour noir et parodie de pop culture
- Le scénario
- Variété des phases de gameplay proposées
On a moins aimé
- Trop court
- Explications des mini-jeux pas assez claires
Conclusion du test de Indiecalypse
Shut up and take my money !
À tous les allergiques de l’humour noir et de la pop culture, passez votre chemin. Pour les autres, que faites-vous encore là ? Foncez dessus ! Indiecalypse se savoure comme si on regardait un cartoon tel que South Park, avec encore plus d’humour noir. Les références à la pop culture sont omniprésentes, dans les dialogues, les noms des personnages, les décors ou encore au travers de la vingtaine de mini-jeux présents et parodiant des titres tels que Guitar Hero ou Mortal Kombat. On regrette seulement que le jeu soit trop court (moins de 3h) et que les mini-jeux ne soient pas assez clairement expliqués.