Test – Wanted : Les armes du destin

Comme le film mais sans Angelina
Adaptation (de l’adaptation) de Wanted, premier film américain de Timur Bekmambetov sorti en 2008, Wanted : les armes du destin commence juste après que Wesley Gibson, personnage principal, pense en avoir fini avec la confrérie dirigée par Sloan. Histoire originale donc (hem hem…) prolongeant l’expérience bourrine du film de ce brave Timur pour un genre qui fait toujours peur sur nos consoles ! l’adaptation de film à succès. Jeu d’action à la troisième personne comme on en voit beaucoup sur nos machines, le nouveau jeu du studio Grin parvient-il à faire la différence ? Rien n’est moins sûr, explications…
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Copié/collé…}

Tout commence plutôt bien, après un classique mode entraînement calqué sur les séances de tir du film (il y en aura 3 au total pour chaque nouvelle capacité) on commence à jouer en contrôlant le personnage de Wesley attaqué par surprise chez lui par une troupe de Swat française. Ce premier acte qui sert aussi de didacticiel permet de se familiariser avec les commandes et autant dire que si on a déjà touché à un third person shooter dans sa vie on ne risque pas d’être dépaysé. Le jeu repose sur un système de couverture/tir popularisé par «Gears of War», une simple pression du bouton A permettra de vous cacher avant de tirer sur vos adversaires via la gâchette de droite. Si les choses se gâtent ou si le ménage est correctement fait on peut glisser d’une cachette à l’autre pour progresser dans les niveaux sans se découvrir d’un poil en pressant le bouton B.
Autre emprunt des développeurs, le système de diversion de « Army of two » qui permet de contourner ses ennemis après les avoir attirer en tirant d’un point précis de la carte ; une fois à couvert, il faudra tirer plusieurs rafales à l’aveuglette poussant les tireurs embusqués à se planquer favorisant une attaque sournoise dans le dos. Quand vous serez derrière l’ennemi, trois choix s’offrent à vous : le dégommer au pistolet, l’attraper pour s’en servir comme d’un bouclier humain ou l’exécuter sauvagement au corps à corps en pressant le bouton B. Rien de bien nouveau encore une fois mais la conclusion de ce premier acte apportera enfin un peu de nouveauté, un nouveau personnage jouable (le père de Wesley) les balles courbées (rien à voir avec Julien rassurez vous) et le tir en concentration… waow tout un programme.
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Les belles courbes ça tue…}

Ceux qui ont vu le film le savent, les membres de la confrérie ne sont pas des assassins comme les autres car premièrement ils obéissent aveuglement à un métier à tisser le destin (hem hem) et deuxièmement ils peuvent courber la trajectoire de leurs balles contournant ainsi des éléments cachant leur cible.
Manette en main tout se fait simplement, il suffit de presser le bouton RB affichant ainsi une courbe qui s’illuminera en blanc ou en rouge en fonction de la qualité de la trajectoire que vous aurez choisie. Une fois satisfait, il suffira de relâcher le bouton pour admirer le résultat et voir la cible qui se croyait en sécurité s’écrouler dans une marre de sang.
Concernant le tir de concentration, il s’agit d’un mode bullet time plus classique qui s’active en appuyant sur la touche Y lors d’une glissade d’une planque à une autre. Rien n’est gratuit bien entendu et il faudra, pour utiliser ces capacités, remplir les points de concentration symbolisés par des balles en tuant le plus de monde possible.

Le résultat à l’écran est plutôt sympa et rend le tout un peu plus nerveu ; on peut d’ailleurs saluer les efforts pour coller le plus possible à l’ambiance du film en incluant en plus de tout ça des phases de snipe et de tir au ralenti. Dans les deux cas on ne dirige pas le personnage mais uniquement la direction de ses tirs. La violence frontale et le cynisme omniprésent du personnage principal complètent la tentative de créer une ambiance fidèle au long métrage de Bekmambetov.
Avec cette facilité de prise en main on prend vraiment du plaisir à évoluer dans les niveaux en utilisant les capacités de nos tireurs ou en éclatant le nez de nos ennemis à coups de genou. Un plaisir primaire et direct que les fans d’action connaissent et apprécieront sûrement mais qui ne fera malheureusement pas illusion très longtemps, d’une part parce que le jeu possède une durée de vie ridicule mais surtout par ce que ses défauts finissent par sauter à la figure. Le jeu continue donc fidèlement l’expérience cinématographique mais même si on a aimé le film on ne ressortira pas vraiment enchanté de l’expérience.
C’est ton Destin…
Voir une ambiance et de bonnes idées de gameplay gâchées par un classicisme et un manque de finition est vraiment énervant. Alors certes, le jeu est déjà loin d’être beau malgré la bonne modélisation du personnage principal mais il faut surtout assister aux horribles cinématiques qui ponctuent l’aventure pour voir que quelque chose cloche.
Compressions abusives, visuellement traitées par dessus la jambe, elles font vraiment peine à voir mais elles sont de toute façon à l’image de tout ce qui entoure le jeu et motive l’action qui défile à l’écran. L’histoire qui prend place après le film est plus qu’anecdotique, racontée n’importe comment avec des trous énormes entre les évènements : elle n’arrivera même pas à captiver les gros fans du film ou de la BD. A la limite on a presque envie de zapper tout ça pour se concentrer sur l’action même si celle-ci finit rapidement par être répétitive, la faute à un cruel manque d’ampleur et à des enjeux presque absents. La motivation est donc de moins en moins présente au fur et à mesure que le jeu se dévoile, on en viendrait presque à remercier le générique de fin qui arrive 4h à peine après le début de l’aventure.

Oui, vous avez bien lu, il ne vous faudra pas plus de 4 petites heures pour venir à bout du jeu pourtant découpé en 9 actes, le problème venant d’un level-design classique, se limitant presque à chaque fois à une grosse arène où vous devrez tuer tout ce qui bouge avant d’arriver à un boss de fin de niveau. Le jeu ne proposant même pas de mode en ligne, je vous laisse imaginer la tête du joueur qui vient de finir son jeu 4h après avoir dépensé 60 €. Bien-sûr, quelques détails comme des documents à trouver ou des rats à dégommer viennent gonfler artificiellement les choses, mais franchement ça fait mal. Si on ajoute à tout ça quelques ralentissements, une I.A souvent à la ramasse et une ambiance sonore assez moyenne on pourrait croire que la malédiction des licences à encore frappé.
Le Bilan
On a aimé
- Fidèle au film
- Des idées intéressantes
- La violence frontale
- Pas complètement désagréable au final
On a moins aimé
On a pas aimé :
- Les cinématiques et la technique à la ramasse
- Le scénario… enfin si on peut appeler ça comme ça
- Répétitif et trop court
Conclusion du test de Wanted
Destin funeste ?
Du plaisir, il y en a dans « Wanted », c’est un fait, mais à quel prix… Durée de vie ridicule, I.A. limitée, visuellement en retard, les défauts font vite oublier les quelques bonnes idées proposées par le titre de Grin qui ne conviendra qu’aux fans hardcore du film ou aux joueurs qui manquent cruellement d’action. Un titre à surveiller d’occasion ou qu’il faudra trouver à vil prix car à 60 € les armes du destin risquent de se retourner contre vous…
« Les belles courbes ça tuent… » je vois que sanju n’est pas encore passé par là. : ))
Sinon c’est cool de payer 20euros l’heure de jeu.
« Les belles courbes ça tuent… » je vois que sanju n’est pas encore passé par là. : ))
Sanju est déjà passé, mais sanju n’a pas fait gaffe aux titres ^^
Merci 🙂