Publicité

Test – Resident Evil 5

Test – Resident Evil 5
Le 16 mars 2009
Le 16 mars 2009

Vamos a las plagas ! Oh oh Oooh !

Partager cet article :

Fort d’une dizaine d’épisodes tous supports confondus, la série Resident Evil peut se targuer d’être une série à succès. La recette est simple : scénario de qualité et zombies à foison, le tout saupoudré d’une mise en scène magistrale qui ferait trembler le plus courageux des chihuahuas.

Capcom espère renouveler son pari avec un Resident Evil 5 qui parie sur le dépaysement, puisque c’est en Afrique que vous agirez.

Chris & Sheva

Dans cet épisode, vous incarnez Chris Redfield, le héros masculin du premier opus et membre du BSAA, une cellule d’action destinée à empêcher le développement et la vente d’armes biologiques. Après avoir bravé le manoir zombifié du 1, il nous revient en personnage central de ce cinquième opus. Cette fois-ci, ce ne sera pas Jill qui lui viendra en aide ponctuellement, mais Sheva (prononcez chiva), une africaine agent du BSAA qui l’accompagnera en permanence, un peu à la manière de Resident Evil 0.

C’est donc à deux que vous allez poursuivre un certain Irving, pour une affaire de trafic d’armes biologiques, mais également pour une affaire un peu plus personnelle.

Sans vous dire quoi que ce soit de plus du scénario, sachez que ce dernier est très complet, et s’offre même le luxe de relier tous les épisodes précédents ensemble, levant le voile sur pas mal d’éléments. Sans compter un background riche des épisodes passés tracé sous forme de dossiers écrits, permettant à ceux qui auraient raté des passages, de se mettre brièvement à jour pour tout comprendre.

Dès qu’on allume la console, la première chose à faire est d’essuyer les litres de bave qu’on vient de déverser, non pas pour imiter le zombie de passage, mais plutôt parce que la qualité visuelle du jeu est tout simplement époustouflante. Probablement le jeu le plus beau et détaillé sur la machine, à l’heure actuelle. Gears of War 2 inclus. Rien que ça !

On voit que Capcom maîtrise parfaitement le support. Les animations et autres effets ne sont pas en reste, puisque très détaillées et naturelles. De quoi retranscrire les actions solitaires et en duo d’une manière détonante.

Vous parcourrez ce magnifique pays africain et croiserez des zombies de type parasitaires Plagas, qui sont plus vifs et plus intelligents que jamais. Bien évidemment, vous ne serez pas seul, puisqu’en plus de Sheva, vos armes seront vos plus fidèles alliées. Et vous allez en avoir besoin…

Vashe & Chris

Le gameplay reprend donc la base de Resident Evil 4 (Gamecube, PS2 et Wii) qui est plus orienté action que ses prédécesseurs. Cependant, l’effervescence causée par les graphismes retombe un peu le pad en main. En effet, non pas que l’orientation action soit mauvaise, mais plutôt que la jouabilité n’est pas top moumoutte. Viser précisément sera un calvaire avec une visée laser quasiment effacée. En même temps, viser précisément à toujours été un calvaire sur toute la série. Le fait de ne pas bouger en se déplaçant posera un problème également pour affronter vos ennemis, qui bien que dynamiques et intelligents, s’arrêteront nets près de vous, afin de vous laisser un peu de marge de manœuvre. Ça fait un peu pitié. Une IA intelligente, mal exploitée et trop gentille, tout cela pour coller à un gameplay un peu bancal.

Pourtant quelques réglages comme une visée plus précise et la possibilité de tirer en se déplaçant, auraient rendu le jeu plus agréable à jouer.

Mais passons plutôt au point qui fâche : votre allié.

Si le concept de parcourir le jeu à deux est sympa, la pratique en est tout autrement, tellement le partenaire est un boulet qui n’arrêtera pas d’entraver vos actions.

Vous aurez donc le loisir durant une douzaine d’heures de le voir :

  • foncer prendre des herbes de soin loin de vous et les gaspiller pour vous soigner (quand ce n’est pas pour se soigner seul) alors que vos barres de vie étaient à peine entamées ;
  • Gaspiller un tas de précieuses munitions en tirant n’importe comment et à côté ;
  • Vous bloquer le passage ;
  • Se laisser tabasser sans réagir (pourtant c’est pas le choix qui manque entre fuir, et se battre ;
  • Mourir comme une merde ;
  • Le voir rêvasser alors que vous êtes immobilisé par des ennemis ;
  • Partir 3 kilomètres devant pour déclencher une séquence cinématique, vous empêchant généralement de finir ce que vous étiez en train de faire (récupérer des objets, explorer les lieux…) sans possibilité de les reprendre après ;
  • Tirer sur une dizaine d’ennemis qui s’approchent groupés et mourir sous le nombre, plutôt que de balancer une grenade salvatrice qui éparpille tout ce beau monde en gouttes de sangs.

Avec des alliés comme ça, on se demande pourquoi avoir mis des ennemis !

Snuff Movie

Depuis ses débuts, la série Resident Evil a instauré un système d’objets limité permettant de gérer ses items intelligemment pour augmenter la pression mise au joueur. Resident Evil 5 reprend et adapte ce système pour un public plus large. Fini les coffres salvateurs permettant de ranger vos objets inutiles. Fini les quelques munitions et les plantes encore plus rares !

Sans pour autant tomber dans l’abondance, vous ne serez jamais réellement en manque d’objets et munitions pour la vingtaine d’armes disponibles, ni même en réel manque de soins, bien que quelques endroits soient assez retords. Tout cela diminue fortement le niveau de difficulté du jeu. Les coffres ne sont plus là et vous pourrez vous débarrasser de vos objets pour un certain temps entre chaque acte de chapitre, ou entre chaque mort. Pas de soucis, les check points sont nombreux, donc mourir n’est plus vraiment une fatalité, ce sera même une solution privilégiée afin de vous adapter au mieux aux situations rencontrées.

A noter que vous pourrez, en échange de sommes mirobolantes, acheter des armes et les améliorer.

Vous devrez toutefois gérer votre inventaire et celui de votre partenaire durant les temps de jeu tout en prenant compte, bien évidemment, qu’il est préférable de lui couper les vivres en termes de soin et de munitions pour les armes qu’il possède (le flingue de base sans munitions lui ira très bien). Ainsi très vite, vous convertirez un partenaire en porteur utile de temps en temps. Le problème de ce système est qu’il est en temps réel. Ainsi aller dans les menus vous stoppera net, vous lassant à la merci de vos ennemis, à la Dead Space. Mais l’ergonomie des menus d’items n’est pas des plus irréprochables pour être implémentée de cette manière, puisqu’inchangée depuis le premier épisode (à base de menus textuels).

Le jeu vous propose également quelques phases d’actions qui vont varier les plaisirs. Vous aurez donc les classiques et éternels QTE, suivis de phases de shoot en camion, ou même des petites séances en hydroglisseur. Ne comptez surtout pas sur les rares énigmes pour vous changer du tirage de zombies, puisqu’en plus d’être évidentes, elles se font généralement dans le calme.

De même, le jeu ne propose que peu de surprises, reprenant le même schéma entre chaque chapitre avec un demi boss systématique en fin de chapitre 2, et un boss en fin de chapitre. Couplé avec le système d’objet, il est inconvenant de mourir face à eux !

Hakuna Matata

Bien que le jeu soit relativement facile, la durée de vie de 12 heures peut augmenter significativement grâce à une rejouabilité qui satisfera les accrocs des challenges. Ainsi, vous pourrez dénicher tous les trésors du jeu (qui se vendent plus ou moins cher) et vous servir de l’argent pour améliorer vos armes à fond (ce qui, une fois fait pour certaines, vous débloquera de nouvelles armes dans la boutique) ou partir à la recherche des Symboles BSAA qui vous permettront de débloquer des bonus comme les figurines. Vous pourrez aussi tout simplement choisir de recommencer un niveau précis pour exploser votre rang ou recommencer le jeu avec Sheva, ce qui n’apporte aucun changement, le jeu étant axé sur l’histoire de Chris.

Enfin, vous aurez accès au mode Mercenaires une fois le jeu principal terminé. Ce dernier est une sorte de time-attack vous demandant d’effectuer le plus gros score sur une carte et en un temps donné avec l’un des dix personnages au choix (vous ne pourrez commencer qu’avec Sheva et Chris au début, les autres sont à gagner). Ce mode est disponible en solo, ou à deux en écran splitté ou online.

Oui, vous avez bien lu : online.

Zombie Party

Première entrée dans le monde du réseau, ce Resident Evil 5 vous propose de faire le jeu en coopération via Xbox Live, et ce n’est pas de refus. Comme disait Confucius : « Il vaut mieux être avec un abruti qui s’excuse, qu’avec un con qui recommence toujours les mêmes erreurs sans état d’âme. »

Et cette citation s’applique très bien à ce jeu, puisque l’on préfèrera largement un joueur humain qui pourra faire des erreurs et apprendre d’elles plutôt que l’IA qui répètera les mêmes erreurs. A croire que ça a été fait exprès pour forcer la coopération.

Vous aurez donc la possibilité de jouer à deux en scénario, de la même manière qu’en solo. Le système fonctionne très bien, et aucun changement n’est à signaler quant au déroulement. C’est même plus amusant et plus intense, puisqu’il faut toujours couvrir ses arrières et s’entraider pour la gestion des armes et munitions. Néanmoins, le jeu sera un poil plus facile, même si les niveaux de difficulté supérieurs arrangent rapidement ce détail.

A noter que lors des sauvegardes d’une partie en solo comme en coop, il y a non seulement votre progression qui est enregistré, mais aussi votre personnage avec son équipement et votre inventaire. En résumé : vous conservez votre équipement d’une partie à l’autre. Ça vaut aussi bien dans les gains que dans les pertes. Ainsi, il est conseillé de bien faire attention à ne pas gaspiller vos munitions par exemple, et de faire des choix cruciaux dans votre équipement, puisque vous n’avez plus de porteur à disposition.

Techniquement, aucun lag n’est à signaler. Seul le système de partie peut gêner certains joueurs, puisqu’on peut soit ouvrir une partie publique, soit sur invitation. Exit, donc les incrustations des amis à l’improviste qui trouvaient un bon compromis entre jouer avec des personnes que l’on veut, tout en leur laissant une liberté.

On regrettera cependant que le jeu basé sur une équipe ne soit pas plus varié et moins linéaire ; exemple des bifurcations qui ne peuvent être empruntées que par tel ou tel personnage pour enquêter chacun de son côté, à l’instar du très bon Resident Evil 2 par exemple. Ici, le même chemin linéaire à deux ou rien du tout. Et ce ne sont pas les mini détours pour ouvrir une porte à deux qui vont changer quoi que ce soit. On n’a plus ces nombreux aller-retour à faire pour trouver la sortie après avoir récupéré une clé à l’autre bout. Ici c’est tout droit, vous pouvez pas la manquer, c’est même indiqué sur la carte.

Le Bilan

On a aimé 

  • Boudiou ! Mes yeux sont aveuglés devant tant de beauté !
  • Accessible
  • Un scénar et un background en béton
  • La coopération
  • Linéaire
  • Ce qu’il est con ce partenaire !
  • Gameplay peu souple pour un jeu d’action
  • Jeu plus facile que les autres épisodes de la série

Conclusion du test de Resident Evil 5

Bio Hazardeux ?
{{Resident Evil 5 est un bon jeu d’action qui aurait pu être excellent s’il n’avait pas été desservi par un gameplay peu adapté pour le genre, ou même à cause d’une IA alliée possédant le QI d’une huître morte. Les fans pourront également regretter le manque d’énigmes la linéarité du soft et l’abondance d’équipement le rendant beaucoup plus simple d’accès.

Il n’en demeure pas moins un grand jeu avec de grandes qualités aussi bien visuelles que ludiques et scénaristiques.

Alors si ce n’est pas vraiment un jeu d’action, ni vraiment un Survival Horror, qu’en est-il ? Va-t-il rester le cul entre deux chaises en prenant le meilleur de chacun d’eux ? La réponse est oui, c’est pour cela qu’il a une note le cul entre deux chaise. Parce qu’une combinaison du meilleur de chaque chose ne donne pas forcément quelque chose d’encore meilleur. Il aurait fallu faire des concessions dans les deux genres afin d’adapter le tout de la plus belle manière. Peut être pour Bio Hazard 6 ?}}

L
Partager cet article

Resident Evil 5

Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Date de sortie : 13/03/2009

20 commentaires

20 Commentaires
A
Apollon13
16 mars 2009 17h58

A noter aussi que le systeme de sauvegarde d’inventaire est exploitable avec une facilité déconcertante. On duplique ce qu’on veut comme on veut… Je sais pas d’ou leur est venu l’idée de l’inventaire sauvegardable indépendamment et de la sauvegarde commune a toutes les parties mais c’est un poil pourri. Sinon je suis bien content d’avoir commencé ce jeu en vétéran coop. Ca me permettra de le passer en pro la partie d’après. Pas de problème de bot pourri (ok ya le coop pour ça mais je trouve limite de laisser… Lire la suite »

B
Bron
16 mars 2009 18h55

Un scénario en béton ? Ou ça ? C’est de loin le RE qui exploite le moins bien l’histoire et le background. L’utilisation de Wesker est totalement ridicule par rapport à avant. Les dialogues sont totalement nuls. Suspens inexistant. La tournure que prend l’histoire est vraiment pitoyable. Je ne vais pas en dire plus car ce serait un spoiler. C’est justement côté scénario que c’est le plus décevant et non dans la jouabilité. C’est un jeu bien rythmé avec de l’action non stop qui nous tien en haleine par cet… Lire la suite »

S
Stéphan
16 mars 2009 19h20

Lis bien le test Bron, il semble que tu n’as pas saisi certains trucs. Mais tu as raison sur un point : je ne parle pas de la bande son, puisqu’il n’y a pas grand chose à en dire. Ca reste dans le classique qui s’oubliera une fois la console éteinte. Il est préférable de dire ce qui va et ce qui ne va pas, plutôt que de préciser des choses qui ne font que se fondre dans le tout sans être bon ni mauvais. Appolon : pour le truc… Lire la suite »

A
Apollon13
16 mars 2009 19h20

jamais trouvé que les RE avaient une super bande son avant… Tu confond pas avec silent hill (qui pour le coup niveau bande son déchire). Je sais pas si c’est une question de ressenti ou autre mais j’ai souvent l’impression de pas parler de la même série que les autres quand je parle de resident evil.

D
Dr. FaNaTiK
16 mars 2009 19h26

Soit, Sheva en tant que bot est stupide, mais je l’ai jamais vu gaspiller de munition à tort et à travers ni me soigner dés que je prenais un coup de pelle. Faut pas non plus exagérer. Suffit de la laisser en soutiens et elle pose pas trop de souci. Je m’attendais à un calvaire de traverser le jeu avec un boulet pareil, mais finalement c’est pas si dérangeant que ça. Après ce qu’on peut saluer c’est les fameux dossiers, qui permettent de savoir comment Jill à évoluer après RE3… Lire la suite »

B
Bron
16 mars 2009 19h48

Évidemment que je ne confonds pas avec S.Hill, ce serait grave.
Quoi ? Les RE pas de bande son superbe ?

Des liens s’imposent:

http://www.youtube.com/watch?v=P14sk2ILOYE

http://www.youtube.com/watch?v=7tihkvj5vCo

http://www.youtube.com/watch?v=2cn7fASCZhw&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=uy3hD4BtoS0&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=yqUfSMt1T1A&feature=related

Si c’est pas de la bande son superbe RE4 ET RE5 sont les meilleurs de la série.

Stephan : j’ai tout lu, mais voir Scénaio dans les points fort me suffit pour réagir.

Mais le gros point positif dans tout ça, c’est que ça ma donné envie de chercher emulateurs pour me refaire plaisir avec ces œuvres d’art.

S
Stéphan
16 mars 2009 20h01

Bron, tu sais le scénario ne te plait peut être pas, mais dire que c’est le plus nul de la série… Le titre dégage la force de proposer un lien entre tous les épisodes de la série en apportant des éclaircissements d’une manière cohérente, et avec une mise en scène bonne, que ce soit sous forme de dossiers gagnés après avoir réalisé les « cas » (en fin de chapitre généralement), ou glanés ça et là dans les niveaux, ou même sous la forme de cinématiques. Soit tu n’as pas aimé notre… Lire la suite »

B
Bron
16 mars 2009 20h14

Ouais, je maintiens que sur le fond c’est l’épisode le plus décevant, je suis virulent dans mes propos car c’est ma série préférée, les premiers épisodes m’ont beaucoup marqué.

Je compte, cependant, finir sur une bonne note : tests toujours aussi sympa à lire.

A
Apollon13
16 mars 2009 20h37

petite question vu que c’est le plus mauvais sur le fond… Ca donne quoi RE0 qui veut nous faire croire que rebecca qui devrai avoir un arsenal pas possible semble toute chamboulée dans le manoir quand on la croise dans le 1… Limite elle à les éléments pour dire que wesker bosse pour umbrella et elle en parle pas… C’était mieu que RE5 sur le fond ?

Perso je pense que ya un brin d’exagération@fan pas content

B
Bron
16 mars 2009 21h17

Évidemment qu’il y a de l’exagération, je ne l’ai jamais caché.
Mais, bien sûr que les opus d’avant n’étaient pas PARFAITS dans l’objectivité, sauf que moi, je ne le suis pas du tout.
J’ai tout aimé, point !

Tu dois être un S.hill fan.

Edit : puis là tu parles d’un détail qui ne tâche en rien le tableau. Alors que la déception avec re5 est générale et non sur un seul instant.

Accueil » Tests » Test – Resident Evil 5