Test – Tom Clancy’s : H.A.W.X

Je vooole !
Qui dit Ubisoft, dit très souvent Tom Clancy. Cette fois-ci, exit les interventions musclées des Rainbows, fini la subtilité de Splinter Cell, adieu le commandement de Endwar. Ici, vous vous enverrez en l’air comme jamais dans H.A.W.X., un jeu de n’avions et de gentils petits zoziaux.
Le jeu arrivera-t-il à s’imposer, malgré un manque de concurrence d’un genre dominé par Ace Combat 6 ?
H.A.W.X.

Vous vous trouvez dans la peau du commandant Crepshaw, pilote d’élite de l’US Air Force, à bord de son appareil pour votre dernière mission pour le gouvernement US, avant la dissolution de votre unité. Suite à cette mission, vous irez, avec vos hommes, fouler les airs sous couvert d’une société militaire privée en plein boom. Rio, Japon, Pacifique… Votre nouveau travail vous permettra de visiter de nombreux lieux à travers le globe. Le jeu possède un scénario ainsi qu’un background très fouillés et très profonds (bien que le jeu solo de base soit assez court), à l’instar de tous les jeux griffés Tom Clancy. Vos missions auront ainsi un ou des liens avec les précédents jeux Tom Clancy (les GRAWs par exemple), mais la plupart auront une histoire qui leur est propre.
Le jeu vous propose une cinquantaine d’avions (49 si j’ai bien compté) au total, mais vous n’en aurez qu’une poignée à disposition la première fois que vous jouerez au jeu. Vous devrez ainsi débloquer ces oiseaux de fer au fil de l’avancement et leurs divers kits d’armement grâce à vos performances (ici appelés défis qui sont, en quelque sorte, des succès internes au jeu) et vos points d’expérience.

Le moyen le plus sûr pour gagner la majorité des avions est de terminer l’histoire du jeu, seul ou en coopération via le Xbox Live. Pour le reste, vous devrez effectuer des actions spécifiques ou casser du vilain de différentes manières pour glaner les précieux points d’expérience.
Une fois le pad en main, on constate que le jeu n’est pas super beau, mais il n’est pas super moche non plus : les textures et décors au sol sont très détaillés, les avions auraient pu être un peu plus soignés avec quelques effets de brillance et de reflets dynamiques. Dans l’ensemble c’est correct pour le genre.
Hoax

Le gameplay tente d’innover un peu avec son mode manuel. Ce dernier vous permet de désactiver toutes les protections électroniques, afin de vous permettre d’exécuter des manœuvres de dingue. Concrètement, c’est une réussite en demi-teinte. D’une part, la réactivité à la commande pour passer en mode manuel est assez capricieuse malgré la facilité d’exécution (deux fois une des deux gâchettes). D’autre part, la caméra bascule en externe éloignée faisant penser à un Shoot Them Up, un peu comme quelques passages d’Ikaruga. Et là, le bât blesse, puisqu’elle n’est pas réellement précise pour les assauts bien que, pour les manœuvres, ce soit assez jouissif de faire un demi-tour à la Hot Shots. Un peu d’entraînement sera nécessaire pour vous familiariser avec cette commande qui n’est pas essentielle, mais qui rajoute un peu plus de dynamisme à l’ensemble.
S’ajoute à ceci, l’ERS. Sous ce nom barbare venu tout droit d’un constructeur automobile se cache un outil bien pratique qui, en pressant sur X lorsqu’il est affiché à l’écran, vous affichera un itinéraire calculé à prendre pour atteindre un ennemi ou objectif proche, vous évitant ainsi de vous tourner autouravec votre ennemi pendant des heures durant sans vous rencontrer.
Le bouton A servant à tirer des missiles ou autres armes de destruction (moins d’une dizaine disponibles, mais toutes différentes), B sert pour la mitraillette, et Y pour locker un ennemi différent. Vous aurez aussi la possibilité de donner des ordres à vos ailiers. Les deux essentiels étant l’attaque de votre cible, ou la défense. Il en existe d’autres, plus anecdotiques, mais rien de bien fouillé comme le proposerait un Endwar. Ce sont les seuls réellement utiles. D’ailleurs, ce sont les seuls qui peuvent être ordonnés directement avec la manette.
Vous aurez le choix entre 3 vues : externe (la plus jouable), interne (plus réaliste où l’on estime difficilement les distances dans les angles morts) et écran (avec juste les niveaux, un peu comme les anciens jeux d’avion).

Le jeu vous propose, pour vous accommoder à cela, en plus du mode campagne, un mode vol libre vous permettant de refaire dans la difficulté de votre choix (avec chacun son bonus d’XP qui lui est propre), les missions déjà terminées, ainsi que le mode vol libre, vous permettant de voler librement sans objectif et regarder les décors, ou faire le fou.
L’ambiance du jeu est bonne, à l’exception des coéquipiers et navigateurs, qui par moments gonflent plus qu’autre chose. Et ce malgré la localisation française de qualité.
Hawks

Vient ensuite le mode online qui vous propose de faire ou refaire les missions en coopération jusqu’à 4 joueurs, chacun pouvant choisir un niveau de difficulté différent. Ce dernier influant sur le nombre de munitions, et sur la quantité de dégâts pris (pratique pour jouer avec des potes nuls quand on est doué). Vous aurez aussi à disposition, un mode Versus jouable jusqu’à 8 qui vous propose des affrontements en équipe entièrement paramétrables (vue, armement obligatoire, bonus…).
J’annonce de suite la couleur, ce n’est pas forcément une réussite, mais sans pour autant être un fiasco.
Tout d’abord les temps d’accès pour trouver une partie online (coop ou versus), sont particulièrement longs, pour souvent des résultats très décevants (je n’ai jamais pu trouver plus de 15 parties d’un coup).
Ensuite, le mode versus propose malheureusement des options qui pourrissent le jeu, comme la possibilité pour le chef de la partie d’enlever le mode manuel qui peut vous sauver la vie si vous prenez des risques pour le mettre, ou même d’imposer la vue dans laquelle jouer. Les extrémistes forçant les joueurs à ne faire que du dogfight, ce qui n’est pas des plus évidents avec des avions volant à plus de Mach 1. Mais là encore, avec de l’entraînement, vous devriez pouvoir surmonter cela, même si cela conclue sur des affrontements ennuyeux sans missiles à tenter d’esquiver ou de leurrer.
Niveau contenu de jeu, une vingtaine de maps, avec des variantes de deathmatch en équipe. Dommage qu’il n’y ait pas autre chose que du deathmatch, surtout que les bonus du versus n’apportent pas une grande variété dans l’expérience de jeu.
Bilan
On a aimé :
- L’originalité du mode manuel
- Le nombre d’appareils
- Les défis sont nombreux et offrent une grande rejouabilité pour gagner les derniers avions et équipements grâce aux XPs acquis
- La coop online
- La variété des missions
On n’a pas aimé :
- Le scénario très court : moins de 8 heures
- Le Mode online pas forcément efficace, voire peu intéressant
- La caméra du mode manuel assez tendancieuse
Comme un oiseauuuuu !
H.A.W.X est un bon jeu de coucous avec une histoire intéressante. On regrettera que la durée de vie principale ne soit pas plus conséquente que cela, et que les atouts du jeux ne soient pas mieux exploités, comme le mode manuel avec sa caméra spéciale et son utilisation optionnelle, ou un mode online anecdotique. Néanmoins, si vous êtes fan du genre, que vous avez jusqu’à 3 potes et que vous aimez voler ensemble pour buter du vilain bot, le jeu devrait combler toutes vos attentes et devra figurer dans votre ludothèque aux côtés d’Ace Combat 6. Même s’il n’est pas parfait, il a un certain charisme et un fort potentiel, qui espérons, sera entièrement exploité dans une potentielle suite.
Le Bilan
On a aimé
- L’originalité du mode manuel
- Le nombre d’appareils
- Les défis sont nombreux et offrent une grande rejouabilité pour gagner les derniers avions et équipements grâce aux XPs acquis
- La coop online
- La variété des missions
On a moins aimé
- Le scénario très court : moins de 8 heures
- Le Mode online pas forcément efficace, voire peu intéressant
- La caméra du mode manuel assez tendancieuse
Conclusion du test de Tom Clancy’s: H.A.W.X.
Comme un oiseauuuuu !
H.A.W.X est un bon jeu de coucous avec une histoire intéressante. On regrettera que la durée de vie principale ne soit pas plus conséquente que cela, et que les atouts du jeux ne soient pas mieux exploités, comme le mode manuel avec sa caméra spéciale et son utilisation optionnelle, ou un mode online anecdotique. Néanmoins, si vous êtes fan du genre, que vous avez jusqu’à 3 potes et que vous aimez voler ensemble pour buter du vilain bot, le jeu devrait combler toutes vos attentes et devra figurer dans votre ludothèque aux côtés d’Ace Combat 6. Même s’il n’est pas parfait, il a un certain charisme et un fort potentiel, qui espérons, sera entièrement exploité dans une potentielle suite.