Test – Mirror’s Edge
Regarde pas en bas !
Appréciez-vous les joies du cirque avec ses numéros d’acrobate ?
Imitez-vous les Yamakazi dans chacun de vos rêves ?
Avez-vous souvent l’habitude d’aller chez Cours Vite ?
Si vous avez répondu oui à ces trois questions, vous êtes prêt pour Mirror’s Edge. Sinon, il va falloir prendre votre courage à deux mains, vous munir de votre sac à vomi, car nous allons gravir les lignes de ce test à la vitesse d’un guépard boiteux avec l’agilité d’un singe paraplégique et le regard acéré de l’aigle myope.
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Le jeu vous met dans la peau de Faith, une messagère. Les messagers sont des gens qui transmettent des messages, des paquets et autres informations de personne à personne dans une ville où tout est formaté et où chaque action est contrôlée par les forces armées. Vous allez vous retrouver embarqué dans une affaire de meurtre comme complice, et dont le principal accusé n’est autre que votre sœur. Vous allez tout faire pour aller jusqu’au coeur de ce complot qui met en danger votre famille, vos amis, mais également votre métier.
Vos armes ? Des jambes rapides et agiles, un sens de l’observation vif et affûté. Ce sont vos seules armes contre l’environnement et les forces de l’ordre.
Le jeu se présente comme un jeu de plate-formes en vue à la première personne. Au début, cela peut paraître déroutant, mais après la séance d’entraînement en début de jeu et une fois le pad en main, tout devient tellement naturel. Ici, les boutons ne servent que très peu, et seules les gâchettes seront mises à lourde contribution. LT servira à vous baisser, LB à sauter, RB à faire un demi tour rapide, et RT vous permettra de donner quelques coups de tatane. Ces touches, combinées avec votre vitesse, votre élan et les éléments du décor, vous permettront d’obtenir différents effets. Courez en direction d’un mur et sautez à proximité, et vous pourrez courir sur une distance plus ou moins longue de ce dernier. Tout dépendra de votre vitesse et de votre élan. Courez puis baissez-vous, et vous effectuerez une glissade des plus surprenantes. Le gameplay est très riche, malgré la faible quantité de boutons mis à contribution, et cela grâce à des réactions en fonction de votre situation.
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Ici la vitesse et les réflexes sont essentiels. Mais ce n’est pas tout, puisque vous aurez fort à faire avec la police qui sera à vos trousses. Il va sans dire que vous êtes handicapé sans arme. C’est pour cela que vous aurez la possibilité de désarmer vos adversaires avec le bouton Y. Mouvement très utile s’il en est, qui vous permettra soit de récupérer une arme pour l’utiliser, soit juste de rendre les ennemis plus abordables en les finissant à coups de pied et de poings. Cependant, et étant donné que vous n’êtes qu’une frêle jeune demoiselle face à des gens surarmés, il est conseillé de fuir pour les semer sur les toits.
Oui, vous avez bien lu le mot toit. L’essentiel du jeu se déroulera en extérieur, et essentiellement en altitude dans cette jungle urbaine. Cependant, n’allez pas croire que malgré un design très épuré, le jeu soit moche et les environnements soient répétitifs. Si vous pensez cela, c’est que vous n’avez pas touché au jeu, puisque le level-design est assez recherché et vous proposera pas mal de passages assez spectaculaires. Et si vous n’êtes pas encore convaincu, sachez que vous aurez également des séquences en intérieur. Pour vous donner un ordre d’idée en temps passé en intérieur et en extérieur, il doit être de l’ordre de 60/40 pour l’extérieur. Le design est effectivement assez spécial rappelant étrangement le très bon Fear Effect, et le tout se situe dans des environnements globalement clairs (contrairement au jeu précité), avec très peu de couleurs. Le blanc reste la couleur principale, et sera ponctué d’une autre couleur principale par moments (jaune, orange, rouge, vert, bleu sont les plus fréquentes). Le tout rend plutôt bien, mais cela ne plaira pas à tout le monde.
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Le jeu est assez dynamique et propose de nombreuses situations variées et périlleuses. Ratez votre coup, et c’est la mort assurée. Heureusement que vous avez deux armes avec vous : la première, les checkpoints nombreux et variés qui vous éviteront de recommencer une grande partie des acrobaties en cas de petit décès. La seconde arme à votre disposition sera le sens urbain. Ce dernier, désactivable pour les hommes, les vrais, vous indiquera les passages conseillés pour progresser, en les peignant de rouge. Bien évidemment, ce n’est qu’un itinéraire conseillé, et il y aura souvent d’autres alternatives, même si elles ne se contentent que de faire un léger détour, et non pas une vraie alternative de passage. Cela étant, on ne se sent pas étouffé dans les niveaux. Ces derniers sont assez grands et intenses pour vous procurer de bonnes sensations. Avis aux amateurs de sacs à vomi. Et heureusement pour lui, le jeu propose des animations aux petits oignons, même si les mouvements de combat sont trop lents et pourront provoquer de nombreuses morts lors des rares et frustrants affrontements obligatoires. Autre point assez étrange, le déhanchement des personnages, qui ont l’air d’être glissés sur le décor, sans en faire réellement partie. Ceux qui auront tâté la démo devraient comprendre aisément ce dont il est question. Et je ne parle pas des animations des séquences cinématiques qui rendent saccadés les mouvements des personnages. Rien de bien grave finalement, mais cela fait un peu tâche sur l’ensemble.
Vous l’aurez compris, le jeu mise tout sur les sensations. Et des sensations, vous en aurez en sautant d’une grue sur un toit à une dizaine de mètres de là, au-dessus de plus de 100 mètres de vide. Il n’est absolument pas question de se rater, pour des raisons évidentes. Que ce soit en intérieur (bien plus ardus et intenses) comme en extérieur, chaque passage mettra vos sens des distances, de l’observation et de l’agilité à rude épreuve. Mais n’oubliez surtout pas d’être précis ! Si bien qu’à la fin, vous pourrez reproduire la même chose en vrai ! Mais cela vous est toutefois déconseillé, parce que c’est réellement dangereux.
C’est donc sur une dizaine d’heures maximum que vous vous baladerez sur le fil qui sépare la vie et la mort défiant les lois de la gravité et du sens commun. Mais ne partez pas de suite, puisque un mode contre la montre vous permettra de refaire les 10 niveaux du jeu en faisant le meilleur score possible. Et pour battre les scores de qualification, il faudra énormément d’entraînement et une connaissance parfaite. Une fois satisfait, vous pourrez uploader vos fantômes pour défier vos amis ainsi que les gens du monde entier.
Et comme cela ne suffit pas, vous aurez aussi la possibilité de vagabonder sur des parcours inspirés des niveaux du jeu, d’autres seront disponibles via le Xbox Live. Là encore, c’est le temps qui jouera au son de vos sauts et escalades. Les musiques du genre électro sont assez anecdotiques, puisque présentes essentiellement uniquement pendant les séquences où il y a des adversaires. Et encore, elles ne marqueront aucun esprit. Les voix entièrement en français sont bonnes dans l’ensemble, et les bruitages assez convaincants, bien que très peu variés puisque vous serez souvent bien seul avec vos murs et le vide.
Le Bilan
On a aimé
On a aimé…
- Les acrobaties
- Les sensations de liberté
- Le design épuré
On a moins aimé
On n’a pas aimé…
- Les combats trop rigides
- Durée de vie trop courte
- Mode online se limitant qu’à des tableaux de chronomètres et à des téléchargements de fantômes
Conclusion du test de Mirror’s Edge
Un miroir brisé ?
{{Dès son annonce, Mirror’s Edge à troublé le monde entier. Beaucoup voyaient en ce jeu le début de la folie d’Electronic Arts, d’autres voyaient ça d’un œil curieux sans être vraiment convaincus du gameplay. Il en résulte que n’est pas fou qui veut, puisque la firme américaine nous propose un jeu aux sensations exaltantes, avec un gameplay simple et varié. On regrettera que le mode histoire soit aussi court, malgré son intensité et son scénario qui pour une fois n’est pas si futile que ça et en fera réfléchir plus d’un.
Alors même si vous avez envie de vomir en montant dans un ascenseur, Mirror’s Edge est un jeu que vous devez essayer, ne serait-ce que pour ne pas passer à côté d’un jeu qui marquera son époque comme étant un jeu des plus culotté de son temps, dans le traitement du jeu de plate-formes. Alors qu’attends-tu petit joueur ? Va chercher tes sacs à vomi et va essayer Mirror’s Edge !}}