Test – Left 4 Dead
We’re all gonna die !
Aaaaah Valve ! Que d’histoire entre eux et moi. Et pas une histoire d’amour, je peux vous l’assurer. C’est donc avec enthousiasme que j’ai pris l’annonce d’un jeu de zombies basé sur la coop, avec ses screens et ses vidéos. Jusqu’à ce que je voie Valve dessus. Ce jour là, je m’étais juré de ne jamais acheter ce jeu. Puis les mois ont passé, et ils ont réussi leur coup en me le faisant acheter : Left 4 Dead jouait la carte de la tentation ! La valve allait-elle se briser définitivement, ou pourrait-on couper l’eau à temps ? C’est ce que nous allons voir dans le test.
Huuuuuuuuun
Left 4 Dead vous propose d’intégrer une équipe de 4 survivants dans une région infestée de zombies. Et c’est naturellement après une introduction pleine de testostérone qui vous scotche devant l’écran que vous entrez dans l’ambiance. Et on y entre bien ! Ici pas de scénario à la mords-moi le nœud, on se moque de ce qui a provoqué cette vague zombifique. On n’est pas des héros, et la seule chose qui importe aux quatre personnages c’est de sauver ses miches dans de grands bains de cervelles zombifiées.
D’un côté, on pourra regretter le manque de scénario et de mise en scène narrative, mais concrètement, au final, on s’en moquera, et voilà pourquoi.
Vous aurez la possibilité d’incarner Bill, un vieux militaire, Louis un bureaucrate noir, Francis un motard tatoué de partout et enfin la douce et charmante Zoey qui est là parce qu’il fallait une femme dans le groupe. Une fois votre personnage choisi (ce qui ne change rien aux actions possibles), vous devrez choisir une des 4 campagnes disponibles. Chacune d’entre elles sont indépendantes (présentées sous forme de films) et se composent de 5 actes par campagne, ce qui monte à 20 le nombre de maps disponibles. C’est donc à travers de grandes, mais relativement linéaires, cartes que nous sommes lâchés dans un abri. Le but est d’arriver vivant à l’abri suivant pour passer à l’acte qui suit. Mais la chose n’est pas aisée…
Haaaaaaaaaan
Vous aurez à votre disposition un pistolet tout ce qu’il y a de plus classique en entrée de jeu, et dans chaque abri, on vous proposera de choisir une deuxième arme, bien plus massive (pistolet mitrailleur, fusil d’assaut, fusil de précision, fusil à pompe…). On retrouve au total dans le jeu 7 armes : pistolet (possibilité d’en avoir un dans chaque main), fusil a pompe, fusil de combat, pistolet mitrailleur, fusil d’assaut, fusil de chasse, fusil de précision. C’est peu, mais cohérent dans le contexte. Heureusement que vous serez épaulés par des cocktails Molotov, des bombes artisanales et, à de rares moments, par une gatling sur pied.
Et tout cela ne sera pas de trop pour échapper à la foultitude de zombies qui vont vouloir goûter à un morceau de votre cerveau, loin de là. Mais votre arme la plus efficace sera la coopération. En effet, ici, il vaut mieux ne pas foncer dans le tas, mais coopérer avec les alliés. Ainsi, s’il y a un électron libre dans le groupe, il a non seulement de fortes chances de mourir comme un con sans que personne ne puisse le sauver, mais en plus il met en péril le groupe entier. Les zombies ne sont pas que de gros tas de chair avec une cible géante sur la tête (quoique, en facile et en normal, le jeu est vraiment trop facile). Ils sont organisés, réagissent aux sons, à la lumière de l’environnement et de vos lampes torches. Vous devrez ainsi faire preuve d’une grande prudence, d’autant plus que les zombies classiques seront accompagnés par moment de zombies spéciaux, qui eux ne rigolent vraiment pas. Ce seront donc le bondissant Hunter, le léchouilleur Smoker, le vomissant Boomer et le hulkien Tank qui vous proposeront par moment quelques surprises party où vos capacités de survie et d’organisation seront mises à dure épreuve !
En dehors de ces charmantes créatures, vous croiserez des Witchs, de jeunes demoiselles hystériques qui pleurent. Laissez-les donc pleurer tranquillement si vous ne voulez pas finir en spaghettis finement laminés.
Houuuuuuuuuu
D’un point de vue technique, le jeu n’est pas le plus beau jeu au monde. Son moteur basé sur celui de Half Life 2 commence à vieillir un peu. Mais le résultat global reste très honnête. On regrettera que les effets pyrotechniques soient aussi pauvres. Heureusement que l’ambiance stressante d’incertitude et le jeu d’ombres et de lumières rattrapent facilement cela. Le gameplay reste classique pour un jeu à la première personne, mais il n’en n’est pas moins efficace : 1 bouton pour tirer, un bouton pour recharger, un bouton pour les coups de crosse, un bouton pour sauter, un bouton pour changer d’arme, un bouton pour les actions spéciales, les joysticks pour se déplacer et la croix de direction pour activer les 4 objets disponibles (trousse de soin, lampe torche, analgésiques, explosifs).
La vraie force du jeu est de proposer une certaine « aléatoirité » des ennemis, des munitions et des armes, ne vous proposant ainsi jamais deux parties identiques. Sur le plan théorique, c’est parfait, sur le plan technique le jeu tient la route également, puisqu’il ne propose pas deux fois la même chose.
C’est donc dans un état de tension extrême et d’incertitude que vous allez devoir avancer. Que va-t-on trouver au prochain coin de rue ? Quelqu’un surveille t-il bien nos arrières ? Pourra t-on aider les blessés à se relever avant la prochaine attaque surprise ? L’immersion est totale et le stress de l’incertitude de vous faire attaquer devient réellement palpable. Ce n’est pas l’ambiance sonore qui va vous rassurer, au contraire, elle va vous rajouter du stress, puisque vous pourrez entendre la menace, mais pas forcément la voir. D’autant plus que contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces petites bêtes ne sont pas stupides ! Elles attaquent en groupe, courent comme des furies, tendent des petites embuscades et sauront vous prendre à revers. Heureusement que vous n’êtes pas seul, et avec une IA alliée vous serez efficace pour repousser ces assauts sauvages. Mais si vous n’aimez pas jouer seul, ce qui suit devrait vous faire plaisir.
Bouaaargh
Le jeu étant essentiellement axé sur la coopération, il était impensable qu’il n’y ait pas de mode coopération. Vous pourrez donc vous attaquer à l’aventure à deux sur une même console, et/ou jusqu’à 4 via le Xbox Live. Et là, le jeu prend une toute autre tournure, tout en conservant ses qualités. Si en solo, les alliés vous suivent un peu bêtement, en multijoueurs, il va falloir se serrer les coudes, et prendre des décisions du genre :
« J’entends un Hunter, il n’a pas l’air d’être loin ! Va voir à l’angle de la rue !
– T’es fou ? J’ai pas envie de me faire éviscérer comme une truie et perdre de la vie !
– T’inquiète pas, on te couvre !
– Ouais, c’est comme tout à l’heure avec le Tank, z’étiez censés me couvrir aussi. Je me suis pris une plaque que béton dans la tête ! Failli crever ! C’est pas comme si les soins étaient nombreux dans ce jeu !
– Fais pas ta chochotte ! »
Et là, ne craignez pas les déconnexions volontaires de dégoût (fréquentes) ou involontaires (bien plus rares), puisque la console prend le relais des personnes qui « s’absentent » pour ne pas handicaper un côté. Et ces bots seront remplacés, sans coupure, par un joueur dès qu’il arrive sur la partie, et là encore de manière équilibrée pour ne pas que les renforts arrivent du côté où il y a déjà plus de joueurs.
Tout est fait pour que les joueurs jouent ensemble dans les meilleures conditions, et ça c’est réellement merveilleux.
Hiaaaaaaaaa
Bien évidemment le jeu n’en reste pas là, puisque vous aurez également la possibilité de lancer un mode versus. Le concept est simple : un groupe de 4 survivants vs les zombies accompagnés d’un groupe de 4 zombies spéciaux (incarnés par des joueurs et sous une forme aléatoire pour ne pas se retrouver avec 4 tanks en simultané par exemple). Les survivants doivent rejoindre l’abri suivant, et les joueurs zombies (dotés des caractéristiques spéciales de leur personnage) doivent les en empêcher. Dès que l’objectif des uns ou des autres est rempli, la manche s’arrête, l’acte suivant se lance, mais avec les rôles inversés (les survivants deviennent les zombies, et inversement). C’est l’équipe qui fait le plus gros score durant la campagne qui gagne. Du côté des survivants, rien ne change réellement vu qu’ils sont habitués aux assauts aléatoires, mais du côté zombies, on découvre une nouvelle manière de jouer, puisque étant donné la nature peu robuste des zombies (le mot éphémère prend tout son sens avec eux), il va falloir être assez stratégique pour attaquer au bon moment afin de mettre hors d’état de nuire le groupe. Bien plus difficile qu’il n’y paraît…
Au final, on prend énormément de plaisir à incarner les deux camps sans tomber dans une répétitivité ennuyeuse.
Bilan :
On a aimé…
- L’oppression permanente que propose le soft
- Un mode online exceptionnel
- Un gameplay simple et efficace
On n’a pas aimé…
- Se faire vomir dessus
- Se faire lécher
- Se faire dépecer
- La durée de vie trop courte en solo
HAAAAAAA !?
Left 4 Dead à remporté son pari haut la main, de proposer un jeu à la fois bourrin, subtil et imprévisible. Entrez dans l’univers du jeu, et vous ne verrez jamais les zombies, la survie et la coopération de la même manière. Et même si le jeu propose une technique correcte sans toucher les hautes sphères d’un Gears of War 2, la rejouabilité que propose Left 4 Dead l’emmènera au Panthéon des jeux les plus funs de sa génération.
Le Bilan
On a aimé
On a aimé…
- L’oppression permanente que propose le soft
- Un mode online exceptionnel
- Un gameplay simple et efficace
On a moins aimé
On n’a pas aimé…
- Se faire vomir dessus
- Se faire lécher
- Se faire dépecer
- La durée de vie trop courte en solo
Conclusion du test de Left 4 Dead
HAAAAAAA !?
Left 4 Dead à remporté son pari haut la main, de proposer un jeu à la fois bourrin, subtil et imprévisible. Entrez dans l’univers du jeu, et vous ne verrez jamais les zombies, la survie et la coopération de la même manière. Et même si le jeu propose une technique correcte sans toucher les hautes sphères d’un Gears of War 2, la rejouabilité que propose Left 4 Dead l’emmènera au Panthéon des jeux les plus funs de sa génération.