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Spiderman : Le règne des ombres

Le 19 novembre 2008
Le 19 novembre 2008

Mais comment fait-il pour pisser ?

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Plus populaire que Superman, plus drôle que Jean Roucas, plus habile que le Marsupilami et plus intuitif qu’une femme paranoïaque au sujet de la fidélité de son mari, véritable égérie dans la communauté des Super-Héros, il est de retour, c’est lui, vous l’aurez reconnu : c’est Spiderman, mesdames et messieurs !

Aujourd’hui, Spiderman vient nous présenter son dernier titre sur Xbox 360 intitulé Spiderman : Le règne des ombres. Quel doux nom à la fois empli de poésie, de lyrisme, et annonciateur de castagne à tout va…

Va donc… Va donc chez Spidey. Spidey !

Le soft vous met donc dans la peau de l’alter ego de Peter Parker, jeune photographe introverti du Daily Buggle. Et qui dit ego, dit surdimensionné. Vous pourrez donc ainsi contrôler Spiderman et ses vannes mortelles dans la gigantesque ville de New York afin de combattre le crime et les vilains qui veulent vous tuer. Vous croiserez ainsi la route aussi bien d’alliés que d’ennemis qui vous viendront en aide, ou vous mettront des bâtons dans les roues. Au casting : le tranchant Wolverine, les arguments frappants de Luke Cage, le mystérieux Moonknight, l’acrobatique Chatte Noire, le balourd Rhino, le disjoncté Electro, ainsi que quelques autres.

Mais avant tout, qui dit Spiderman, dit son ennemi juré symbiotique : Venom !

C’est donc autour d’une de ses tentatives de battre Spiderman que l’histoire s’articule, et vous vous verrez rapidement octroyé la possibilité d’utiliser le costume symbiotique à tout moment.

C’est ainsi sous forme de GTA-Like que le jeu prend forme, à savoir un environnement libre, des missions conductrices, et plein d’éléments optionnels. Ce n’est pas la première fois que cette formule est utilisée pour un jeu Spiderman, et cela lui sied toujours aussi bien. Par contre, on arrêtera là la comparaison avec ses prédécesseurs, puisque la ressemblance ne va pas plus loin.

Et bien que l’on puisse parcourir les rues de Manhattan à coups de balancements de toile ou que l’on puisse grimper à peu près n’importe où, les habitués vont comprendre leur douleur en voyant que le gameplay a été entièrement revu.

Bon, c’est pas tout ça, mais j’vais tisser.

La volonté des développeurs était de proposer un simulateur de Spiderman, c’est-à-dire de donner la possibilité de se battre et se déplacer n’importe où sans transition et de la manière la plus naturelle possible. Et le pari semble effectivement réussi, puisque l’on peut emmener notre petite araignée comique troupier dans les airs, sur les surfaces horizontales, mais également les surfaces verticales pour se balader, se balancer, ou même se castagner. Assez dubitatif avec la vision des vidéos de gameplay, une fois en main, les doutes sont estompés. La gâchette droite sert à envoyer des filins de toile pour se balancer, le bouton A sert de saut (le chargement de saut a disparu), B sert à lancer des missiles de toile, X à effectuer des combos au corps à corps ; la gâchette gauche étant le sens d’araignée servant de radar/lockage de cible, LB vous permettra de courir sur les murs et de grimper à la toile, tandis que RB servira à bloquer et grimper aux murs.

Comptez également les attaques de toile avec Y et le changement de costume en appuyant sur le joystick gauche, et le tout se fait de manière fluide. Vous pourrez ainsi commencer un combo en costume rouge et le terminer en costume noir (et inversement).

Mais gare à la caméra qui bien qu’irréprochable sur un même plan, posera des soucis lors des changements de terrain de jeu (d’un mur à un sol par exemple), gênant ainsi énormément la visibilité. Heureusement qu’une pression sur le joystick droit recentrera la caméra derrière Spidey, empêchant ainsi quelques crises de nerfs.

Comme je disais donc, le joystick gauche vous permet de switcher entre votre costume traditionnel et votre costume symbiotique. Ces deux costumes vous proposent une panoplie de coups et de combos différents propres à chacun, qui pourront être achetés grâce à l’expérience acquise durant vos exploits. Ainsi, le costume classique privilégiera la vitesse et l’agilité, alors que le costume symbiotique vous permettra de déverser votre rage et toute votre puissance. Mais attention ! Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, et accomplir de mauvaises actions fera pencher votre alignement vers le bon ou le mauvais. Par exemple, si vous sauvez un civil, vous serez gratifié de 10 points vers le côté rouge, mais si vous balancez une voiture avec des passagers (mouvement uniquement disponible avec le costume noir), vous aurez 2 points d’alignement vers le côté noir. Chaque action a ses conséquences, et c’est plutôt bien réussi, même si parfois, on a des doutes, puisque frapper une voiture qui explosera après quelques coups ne vous vaudra aucun point du côté noir si vous étiez en costume rouge (on met ça dans les dommages collatéraux).

C’est bien beau tout ça, mais à quoi sert cet alignement dans le jeu ?

En rouge et noiiiir !

Ce fameux alignement vous permet essentiellement de pouvoir appeler des alliés spécifiques. Ainsi un alignement rouge, vous permettra de faire appel à Moonknight, Wolverine ou Luke Cage, tandis qu’un alignement noir vous permettra d’appeler en renfort Rhino, Electro, le Vautour et Chatte Noire. Bien évidemment, il faudra que vous les ayez rencontrés auparavant et que vous leur rendiez service, comme nettoyer les rues, ou tout simplement leur mettre une raclée. Les renforts feront apparaître le personnage appelé, qui combattra à vos côtés de manière semi autonome et ce durant toute la durée de la jauge spéciale.

De plus, au cours de certains évènements, vous aurez des choix à faire entre costume rouge et noir. Chacun ayant une conséquence pour cet évènement, le scénario principal ne s’en trouvera pas vraiment changé, et les conséquences seront minimes. Certains choix disparaissent même si vous avez un certain alignement, ou vous feront changer de contact plutôt qu’un autre. Mais dans tous les cas, les missions resteront concrètement les mêmes.

Néanmoins, petit détail s’il en est, votre alignement n’influe malheureusement pas sur l’attitude des habitants. Seul le costume aura cette capacité. Et c’est bien dommage, puisque même avec un alignement entièrement rouge, mais portant le costume noir, les habitants auront peur de vous et vous insulteront, alors qu’avec un costume rouge, et un alignement 100% Bad Guy vous vaudront les louanges de ces mêmes personnes…

Étrangement pensé…

Survival Hero

Graphiquement, le jeu est moyen. Si les personnages principaux sont relativement bien soignés, les décors et les figurants, eux, sont dans la catégorie moyen moins. De plus, bien que la distance d’affichage soit importante, le clipping est assez présent durant tout le jeu. Ceci étant, on peut pardonner un peu ceci du fait que le jeu s’offre le luxe de n’imposer que de très rares temps de chargements qui ont généralement lieu après une cinématique, ou lorsque la ville voit son état être modifié.

Les animations sont un peu plus tendancieuses, puisque même si notre arachnide disposera de mouvements d’une fluidité et d’une diversité exemplaire, de méchants ralentissements pourront intervenir par moments. Rien de bien dérangeant pour la vie de notre héros, mais plutôt gênant pour le joueur qui est habitué à faire des mouvements de ouf en toute quiétude.

La caméra posera de gros soucis durant l’action lorsque vous changerez de plan d’action. C’est à dire que la transition entre l’horizontal et le vertical ne se fera pas sans heurts. Heureusement qu’une pression sur le joystick droit devrait normalement régler ce souci passible de gros ennuis.

La durée de vie enfonce un peu le clou, puisqu’une poignée d’heures suffira à boucler le scénario principal. Ceci étant, il existe plein de quêtes optionnelles qui boosteront méchamment la durée de vie, allant même jusqu’à facilement la doubler. Je dirais même plus, les missions optionnelles prennent plus de temps que les missions principales. Mais là encore, c’est plus du remplissage qu’autre chose. Même si les objectifs peuvent varier (escorte, lattage, aller d’un point à A un point B, transporter une personne), ils sont très répétitifs. Le jeu ne possédant pas de mode online ou coopératif, il faudra se retourner vers une nouvelle partie pour faire d’autres choix afin de voir les quelques rares bifurcations que propose le jeu et récupérer les succès liés. C’est un peu maigre.

Et enfin, gardons le meilleur pour la fin : la bande sonore. Les musiques sont assez sympathiques, rappellent aisément les 3 films Spiderman, et seront de bons partenaires pour accompagner les gnons. Les voix sont plus discutables, puisque bien qu’honorables (sans pour autant être les meilleures jamais vues), elles sont de temps en temps incohérentes, et on se demande pourquoi ils disent ça, alors que ça n’a pas grand-chose à voir…

Cela dit, on rira volontiers aux différentes vannes de Spiderman lors des dialogues avec les autres personnages, même si certains prennent plus que d’autres…

Bilan :

On a aimé…

  • Incarner Spidey est toujours un plaisir
  • Le gameplay entièrement repensé est très dynamique et efficace.

On n’a pas aimé…

  • La répétitivité des tâches à accomplir
  • L’aspect technique est un peu à la ramasse, surtout cette fichue caméra
  • Durée de vie du scénario assez courte

On se fait une toile ?

Spiderman : Le règne des ombres est, au final, un jeu pas mauvais au gameplay profond et bien pensé, offrant de bonnes sensations de liberté de super-héros arachnide. Malheureusement, le soft souffre de lacunes techniques et d’une durée de vie de base ridicule par rapport aux autres opus, empêchant de jouir d’un très bon jeu. Les fans du vanneur en collant seront comblés de cette simulation de tabassage de super vilains, les moins inconditionnels de notre araignée passeront probablement leur chemin.

Conclusion du test de Spiderman : Le règne des ombres

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Spiderman : Le règne des ombres

Développeur : Shaba Games
Éditeur : Activision
Date de sortie : 24/10/2008

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