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Mercenaries 2: l’enfer des Favelas

Le 5 octobre 2008
Le 5 octobre 2008

attention ca va faire mal!

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J’adore mon métier. Non c’est vrai ! Je n’en changerai pour rien au monde ! Je suis un gars heureux qui part au boulot chaque matin le sourire aux lèvres, sifflotant sur la route, cheveux au vent, sautillant, saluant les zoziaux. Bref l’exemple type d’un mec qui s’épanouit à son travail. Déjà tout petit, je montrais des prédispositions épatantes pour mon travail sous le regard attendri de mes parents. J’ai commencé tout jeune par faire exploser du caca de chien avec un pétard. Puis je suis passé à la boite aux lettres des voisins qui n’ont plus eu aucun souci de clé par la suite. La poubelle de l’immeuble du quartier a réussi à atteindre une hauteur insoupçonnée grâce à moi. La charrue du petit Stéphan a arrêté de faire du bruit du jour au lendemain, même avec un pot ninja. Aujourd’hui avec mon métier, je suis passé à la vitesse supérieure : je fais exploser des voitures, des jeeps, des camions, des maisons, des immeubles, des hélicoptères, des avions, des bateaux et tout cela en même temps !

Mon métier ? Mercenaire…

On reprend tout et on remballe !

Mercenaries 2 est comme son nom l’indique la suite d’un jeu sorti en 2005 sur PS2 et Xbox et ayant reçu un très bon accueil de la part des joueurs et des critiques. Mercenaries était à l’époque présenté comme le penchant guerrier du célèbre Gran Theft Auto. Les bases du jeu sont les mêmes, à savoir une grande carte ouverte, une liberté totale du joueur, de nombreux véhicules à sa disposition et un grand nombre d’objectifs à remplir.

L’aspect clairement parodique de Mercenaries et le grand défouloir qu’il proposait avec ses bâtiments destructibles, une force de frappe impressionnante et une action frénétique avaient réussi à son époque à convaincre. Et bien pour Mercenaries 2, Pandemic Studios, les développeurs, ne sont pas allés chercher bien loin et proposent juste une version next gen de leur titre. Ni plus ni moins.

Un fond de jeu solide

Mercenaries 2 vous propose de retrouver les 3 mercenaires qui avaient déjà sévi en Corée du Nord. Tout d’abord un suédois au look bien particulier : un savant mélange entre le viking et l’iroquois nommé Mattias Nilsson. Mattias est une force de la nature capable de récupérer de ses blessures beaucoup plus vite que la normale. Puis, le petit côté charme de la troupe avec Jennifer Mui, une anglaise distinguée, cultivée dotée d’une rapidité prodigieuse. Et enfin Chris Jacobs, un grand beau black amateur de cigares et d’explosifs ayant toujours un surplus de munitions sur lui histoire de n’être jamais pris au dépourvu lorsqu’il tombe sur des trucs à détruire. Et il tombe toujours sur des trucs à détruire. Si on retrouve cette fine équipe, par contre, le théâtre des opérations, lui, change radicalement. Fini les paysages grisonnants de Corée du Nord plongés dans une brume perpétuelle (ce qui arrangeait bien sur les consoles Ps2 et Xbox) et bonjour le calme verdoyant, les petites routes bucoliques et les plateformes pétrolières du Venezuela.

Au passage veuillez noter l’aberration totale du sous-titre de Mercenaries 2 : l’enfer des Favelas, sous titre qui reprend le terme Favelas, terme portugais – alors que le Venezuela est une ancienne colonie espagnole- désignant les bidonvilles au Brésil. Une inculture crasse que l’on ne retrouve pas dans le titre original : World in Flames.

La carte reprend les lieux les plus emblématiques du Venezuela, elle est gigantesque et propose des ambiances assez distinctes entre les petites îles paradisiaques, les grandes mégalopoles (Caracas), la grande étendue de forêt de l’Amazonie, les châteaux fortifiés et les camps des diverses factions. Car oui, vous ne serez pas les seuls à venir vous amuser au Venezuela, il faudra aussi compter sur les forces en présence et survivre à la guerre qui ravage le pays.

Ces factions sont au nombre de 6 en commençant par les troupes vénézuliennes d’un coup d’état monté par un certain Solano point de départ d’un scénario anecdotique; ces troupes là seront toujours hostiles à votre égard. Suives par des guérilleros, fan club officiel de Che Guevara, cachés dans la forêt amazonienne et combattant inlassablement les odieux capitalistes représentés par les mercenaires des compagnies de pétrole. Les îles du nord sont le repaire des pirates au look de Bob Marley et aux couleurs jamaïquaines affirmées. Plus tard dans le jeu, les forces de l’ONU débarqueront mais trouveront un adversaire de taille avec la puissante Chine qui voudra elle aussi défendre ses intérêt et mettre la main sur les puits de pétrole. Il vous faudra composer avec chaque faction afin de grappiller le maximum d’argent possible et pouvoir vous fournir dans leurs magasins. Essayez de concilier les susceptibilités de chacun car si vous êtes trop agressifs avec une faction celle-ci deviendra hostile et ordonnera à toutes ses troupes de tirer à la vue de votre vilain visage de mercenaire. De plus, lorsqu’une faction vous est hostile, ses magasins sont fermés et vous ne pouvez plus effectuer le moindre contrat qu’elle aurait pu vous proposer. Et vous aurez vraiment besoin de chaque faction et de son armada impressionnante.

Une véritable petite armée à lui seul

Votre mercenaire aura à sa disposition de quoi mener la guerre lui-même. Tout seul comme un grand. Il peut transporter deux armes au choix, armes généralement trouvées sur les cadavres des autres soldats : lance-roquette, mitrailleuse lourde, pistolet, fusil à lunette, fusil à pompe. Vous trouverez largement de quoi satisfaire vos envies et le choix de votre duo d’armes sera prépondérant pour la réussite de vos divers contrats. Afin de ne pas sortir tout nu vous aurez aussi un stock de grenades et de C4, un vrai régal pour détruire rapidement un bâtiment ou un véhicule mobile ! Lors de vos déplacements vous serez libre d’emprunter n’importe quel véhicule qui passera à votre portée : jeep, moto, voiture de sport, camion, blindés lourds, et j’en passe. Au total vous allez pouvoir piloter plus d’une centaine de véhicules des plus classiques aux plus extravagants ! La carte étant ouverte vous allez pouvoir la parcourir sans contrainte. La mer et le ciel ne vous seront pas inaccessibles, et vous aurez la possibilité de piloter aussi toute sorte de bateaux et d’hélicoptères. Les hélicoptères ne pouvant être abordés qu’à l’aide d’un grappin et à la suite d’un rapide Quick Time Event que l’on retrouvera aussi lorsque l’on essaiera de voler un char d’assaut ou un véhicule blindé.

Si on rajoute à cet arsenal impressionnant les quelques tourelles fixes disséminées sur le champ de bataille et les frappes aériennes impressionnantes dont on dispose (qui vont du pilonnage d’une zone par l’artillerie à, carrément, une explosion nucléaire), vous comprendrez que Mercenaries 2 ne joue pas la carte de la finesse mais bel et bien celle de la surenchère d’action à tout va. Si vous avez peur de ne pas pouvoir utiliser tout ce matériel, ne vous inquiétez pas Mercenaries 2 va vous en donner l’occasion!

Pas le temps de s’ennuyer

Mercenaries 2 est un jeu bac à sable. Libre à vous de suivre la trame principale ou de vous arrêter et visiter le Venezuela secret hors des chemins balisés. La carte se dévoilera au fur et à mesure de l’aventure et les différentes factions rencontrées vous donneront à chaque fois de nouveaux objectifs à remplir. Chaque faction vous demandera de l’aider à récupérer de nouveaux avant-postes. Ces places fortifiées aux mains des militaires Vénézueliens ou de faction rivale devront être nettoyées afin de permettre aux troupes de la faction de capturer le bâtiment principal. A chaque fois que vous êtes repéré, les soldats adverses donneront l’alarme et une nuée de nouveaux adversaires viendront compliquer votre tâche par l’intermédiaire de casernes présentes dans le camp. Casernes que vous devrez obligatoirement détruire afin d’arrêter la venue de nouveaux ennemis. Une fois ces avant-postes capturés, ils débloqueront de nouveaux points d’atterrissage afin que puissiez vous déplacer plus rapidement sur la carte.

Vous aurez aussi plusieurs bâtiments à détruire : des cibles bien visibles sur la carte qui devront être rasées à l’aide de C4 ou de frappes aériennes. La faction alliée vous donnera aussi l’emplacement de cibles à haute valeur, des soldats ennemis à tuer ou à capturer vivant. La capture rapporte beaucoup plus et se révèle être particulièrement ardue dans certaines situations. Vous aurez aussi de nombreuses missions qui vous feront participer à des courses de voitures, de bateau, d’hélicoptère, de tank, des épreuves d’hélitreuillage, du transport de marchandise, de l’escorte de VIP et j’en passe. Les missions sont vraiment nombreuses et très variées. Si on compte la quête principale, la durée de vie de Mercenaries 2 : L’Enfer des Favelas dépasse largement les 40 heures de jeu.

Bilan :

On a aimé…

  • La durée de vie
  • Le nombre de véhicules différents à conduire
  • L’arsenal impressionnant mis à notre disposition
  • Les décors destructibles
  • Le mode coopération
  • L’explosion nucléaire

On n’a pas aimé…

  • Quelques bugs
  • Un poil moins riche que son prédécesseurs
  • le doublage français pathétique

Mercenaire un jour, mercenaire toujours!

Mercenaries 2 reprend la recette de son prédécesseur, sans artifice ni génie. Le seul changement notable est la présence d’un jeu en coopération en ligne qui rend l’expérience encore plus grisante et déroutante. Malgré ce fond très agréable, Mercenaries 2 ne propose pas un visage des plus séduisants, la faute à une technique solide mais qui est loin d’exploser la rétine et plutôt éloignée des canons actuels de la next gen. Le jeu est aussi parsemé de quelques bugs -la plupart gênants mais jamais handicapants- et dispose d’une IA pour les ennemis et les alliés totalement déplorable. Malgré ces grosses carences techniques, le jeu captive après quelques heures et propose un immense défouloir, une sorte de plaisir coupable dont on ne peu se détacher aussi facilement. Mercenaries 2 : L’Enfer des Favelas s’impose comme un jeu moyen mais qui saura se faire pardonner ses défauts par un plaisir de jeu bien présent et un fun à toute épreuve et dans un jeu vidéo, c’est l’essentiel.

Conclusion du test de Mercenaries 2: l’enfer des Favelas

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