Publicité

Beijing 2008

Beijing 2008
Le 14 juillet 2008
Le 14 juillet 2008

Cours Forrest !

Partager cet article :

Les Jeux Olympiques d’été modernes sont plus anciens que les JO d’hiver, puisqu’ils datent de 1896, et proposent tous les 4 ans des épreuves telles que diverses courses, du saut, du lancer, de la natation ou de la gymnastique pour ne citer qu’elles. Le jeu d’ Eurocom se propose de vous mesurer aux plus grands dans des épreuves choisies au nombre conséquent, à la sueur de votre front.

A vos marques, prêts, partez !

Décomposé en 3 modes de jeu, entrainement, compétition (local ou live) et jeux olympiques, le jeu d’ Eurocom offre une quarantaine d’épreuves pour moins d’une dizaine de sports représentés sur les 28 présents cet été : athlétisme, canoë-kayak, cyclisme, gymnastique, judo, natation/plongeon, tennis de table, tir et tir à l’arc. Malgré le nombre important d’exercices, on est donc vite assez déçu quand on sait que des épreuves comme l’escrime ou les sports équestres sont passées à la trappe. Passé ce manque que presque personne ne remarquera sans avoir lu un article sur le sujet, il reste tout de même 38 façons pour transpirer devant sa télé, ce qui n’est pas rien.

Passons sur le mode entraînement qui vous permettra de vous entrainer (incroyable !), pour mieux nous concentrer sur les deux « vrais » modes de jeux qui nous sont proposés : le mode compétition et le mode jeux olympiques. Le premier vous permettra de sélectionner les exercices de votre choix afin de concourir dessus, seul ou avec un ami en local pour des parties de franche rigolade à partager la sueur et les douches, mais cela ne nouuuus regarde pas. La liste des épreuves, comme vous pouvez le voir ci-dessous, est suffisamment longue pour y trouver son compte. Le mode « jeux olympiques » quant à lui, représente le mode carrière de ce jeu : choisir sa nation, traverser les qualifications et les journées d’épreuves avec succès, le tout en récoltant des points que vous pourrez par la suite répartir dans différentes catégories pour améliorer les performances de votre équipe. Vous pourrez ainsi dépenser vos points pour diminuer la fatigue, augmenter l’endurance, la précision, la puissance ou encore augmenter la charge d’une étrange possibilité de ralentir le temps pendant les épreuves. Assez maigre, ce mode vous offrira, paradoxalement et à la différence du mode compétition, de la vraie compétition avec des classements minimums à atteindre pour espérer pouvoir continuer la partie, en enchaînant les épreuves par séries. Au final, ce qui représente le mode carrière du jeu ne sera qu’une suite de journées d’épreuves variées parmi celles proposées par le jeu. Un mode peu consistant et vite lassant.

PISTE : 100m, 200m, 400m, 800m, 1500m, 110m haies, 100m haies

TERRAIN : Saut en hauteur, Saut à la perche, Saut en longueur, Triple saut, Lancer du poids, Lancer du disque, Lancer du marteau, Lancer du javelot

NATATION : 50m nage libre, 100m dos, 100m papillon, 100m brasse, Tremplin 3m, Haut-vol 10m

GYMNASTIQUE : Barres parallèles, Saut, Anneaux, Exercices au sol, Poutre, Barres asymétriques

TIR : Fusil : skeet, 10m pistolet à Air Comprimé, 25m pistolet à vitesse

AUTRE : Tir à l’arc individuel, Haltérophilie +105kg, Cyclisme poursuite par équipe, Canoë kayak K-1, Judo de 81 à 90kg, Tennis de Table simple

ÉPREUVES COMBINÉES : Décathlon – 10 épreuves (100m, saut en longueur, saut en hauteur, saut à la perche, lancer poids, lancer du disque, lancer du javelot, 110m haies, 400m,1500m), Heptathlon – 7 épreuves (100m haies, saut en longueur, saut en hauteur, 200m, lancer du poids, lancer du javelot, 800m), 5/10/20 épreuves au hasard, Toutes les épreuves Hommes/Femmes, Toutes les épreuves.

Rien à débloquer, le choix proposé est tel quel dès le début du jeu et c’est plutôt agréable, on n’a pas à transpirer pour pouvoir faire des choses intéressantes et variées. La contrepartie, c’est le rapide manque d’intérêt une fois toutes les épreuves parcourues.

Citius, altius, fortius (plus vite, plus haut, plus fort)

Et des douches, vous allez en prendre, car vous allez en suer. A la manière d’un Mario Party, chaque exercice demandera de mouiller le maillot avec plus ou moins de concentration. En clair, Beijing 2008 est le genre de jeux dont les manettes ne se remettent jamais.

Tout d’abord avec les épreuves « subtiles » que sont les courses de piste ou la natation durant lesquelles il faudra marteler en alternance A et B ou remuer un des sticks le plus vite possible. Selon le type de course (sprint ou endurance), il faudra aussi maîtriser un départ à la gâchette relativement bien pensé et un éventuel saut de haie/virage (pour la natation) en appuyant au bon moment sur la gâchette. Les courses d’endurance ont, elles, été simplifiées à l’extrême, et c’est regrettable tant la gestion de l’effort est mal retranscrite (il suffira de courir derrière le 1er tout au long de la course et de le dépasser dans le dernier virage).

On n’est clairement pas dans un jeu de finesse, et seuls les frénétiques en herbe sortiront du lot, crampes et courbatures à la clé. L’exception des épreuves de plongeon apportera un peu de finesse dans ces catégories de brutes, bien que moyennement enthousiasmantes de par leur répétitivité.

On continuera ensuite les festivités avec la catégorie terrain qui offre, à mon sens, les challenges les plus appréciables avec des épreuves plutôt réussies en termes d’immersion, car c’est là un défi de taille dans un tel jeu. Cette fois, les mouvements à exécuter ont été plutôt bien pensés : il faudra généralement courir ou accumuler de la puissance en alternant A et B/tournant un stick puis définir son angle de saut ou de jet via la gâchette. Mois basique et douloureux que la course en bref.

Il en est de même pour la gymnastique dont les exercices ont été dans l’ensemble plutôt bien rendus dans le jeu, et qui font plus appel à la coordination des mouvements qu’à la puissance brute. C’est un peu comme en vrai quoi, un truc de gonzesses. Ici, c’est principalement sous forme de QTE qu’il faudra cette fois effectuer des mouvements dans le bon timing, ça reste limité au niveau des possibilités mais c’est plutôt distrayant.

A l’inverse, la catégorie « autre » regroupe les pires réalisations du jeu en termes d’épreuves : que ce soit le canoë-kayak, le judo ou le tennis de table, on retrouve ici tout ce qui nous rappellera combien les exercices de bourrinage sont agréables à jouer. Le tir à l’arc, l’haltérophilie ou le cyclisme sont déjà nettement plus supportables, quoiqu’un peu trop simplistes.

Dans la même logique, la série des sports de tir offre des épreuves dans l’ensemble plaisantes mais souvent trop naïves pour représenter un vrai challenge.

Enfin, la catégorie des épreuves combinées vous permettra de participer à plusieurs des exercices susmentionnés à la suite, le gagnant étant celui qui a accumulé le plus de points sur chacune d’entre elles et dont la manette est encore utilisable.

Au bilan des épreuves à disposition, malgré un plaisir de jeu inégal en fonction de son choix, Eurocom nous a quand même gratifié de bonnes idées dans l’ensemble. Il est indéniable que la lassitude ressort de certains exercices, et ce à cause du manque de suspense qu’ils procurent ou la simplification trop poussée dont ils ont été victimes. Leur nombre conséquent ajouté aux différences propres à chacune rend l’ensemble peu linéaire et assez divertissant…mais seulement dans un premier temps.

Harder, better, faster, stronger

Côté graphismes, les athlètes sont assez bien faits dans l’ensemble, même si parfois certains mouvements manquent de naturel de par leur rigidité. On est bien sûr loin de voir le grain de peau de l’athlète ou une quelconque émotion sur les visages, mais les animations ont bénéficié d’une attention appréciable. On regrettera aussi vite la ressemblance entre les mouvements de chaque sportif et le peu de détails dont ils bénéficient. De plus, certaines textures semblent assez pauvres, et le public est de nouveau passé à la trappe. Malgré tout, les environnements restent largement crédibles, c’est le bordel à côté des pistes comme aux vrais JO, et certains de ces éléments discrets participent au réalisme visuel du jeu.

Les à-côtés des épreuves participent aussi à cette immersion, que ce soit l’hymne du pays gagnant la petite animation de remise des médailles associée lors d’une victoire à une épreuve ou la présentation des exercices. Durant celles-ci, chaque athlète est filmé faisant 3 fois sur 4 exactement les mêmes gestes que son voisin pour saluer la foule, et chaque exercice est introduit par un plan large de la piste sur laquelle il va avoir lieu, permettant au joueur d’appuyer sur le bouton B afin de lancer un didacticiel spécifique à l’épreuve à venir. Bien que plutôt bien réalisés, cette idée intéressante est cependant entachée par l’impossibilité d’effectuer un arrêt sur image pour bien assimiler certains concepts. Dans le même ordre d’idées, le ralenti qui suit les épreuves est simplement horrible, du moins pour ce qui est des épreuves de course : seul le vainqueur de la course est filmé, impossible de changer l’angle de la caméra. Il en est de même lors de certaines courses lors desquelles être distancé par ses adversaires signifie simplement ne plus voir son propre coureur. Un faux pas déplorable qui se combine avec un occasionnel mais cruel manque d’informations sur l’épreuve en cours (je pense notamment à la distance parcourue sur les courses d’endurance) et qui nuit à la qualité de certaines parties, même si on appréciera l’effort d’épuration des développeurs.

D’un point de vue sonore, on a choisi de nous infliger le futur hit de l’été des danseurs de tektonik de province profonde qu’affectionnent sans doute particulièrement les développeurs et leurs enfants, mais cela ne nouuuuuus regarde pas. On criera donc « aïe » avant de couper le son tant les musiques sont insupportables, et on ne relèvera même pas l’ambiance sonore quasi inexistante pendant les épreuves, même si ça on comprend mieux.

Eins, zwei, drei Polizei

Ce qu’il y a de pratique avec le live, c’est qu’on peut étendre la durée de vie d’un jeu de façon considérable et ainsi en améliorer la qualité, afin surtout de pallier la répétitivité de l’intelligence artificielle, et accessoirement de montrer qui a la plus grosse. C’est ici encore une fois le cas, et Beijing 2008 nous offre les inévitables modes du genre : matchmaking d’amis ou parties avec classement, eux-mêmes proposant tout ce que propose le mode compétition sous forme d’épreuves simples, de duels ou de tournois. Pas de JO en ligne donc, c’est un peu dommage compte tenu que de plus en plus de jeux tendent à prolonger la carrière online comme beaucoup de sportifs qui prolongent avec une 3ème mi-temps, mais cela ne nouuuuuus regarde pas. Au niveau du jeu, tout dépend des épreuves, mais les lags terribles dont j’ai souffert lors de mes essais m’ont vite rebuté, surtout pour des épreuves de précision comme le saut en hauteur.

Le Bilan

On a aimé 

On a aimé…

  • Le nombre d’épreuves
  • Le mode multi

On n’a pas aimé…

  • La répétitivité
  • La redondance des épreuves
  • La durée de vie
  • Les lags sur le Live

Conclusion du test de Beijing 2008

« Eregi monumentum aere perennius » ?
{{Quand on aime un sport on peut rarement être totalement déçu par une adaptation vidéoludique, à moins d’avoir la daube de l’année. Loin d’être fan des JO, Beijing a eu le mérite de contredire ce sentiment d’injustice que j’avais en moi quand on m’a désigné pour faire ce test ! Même si la pilule passe plutôt bien, que ce soit grâce à la réalisation ou le nombre d’épreuves élevé, impossible d’accrocher totalement : un mode solo qui trouve vite ses limites, des exercices assez vite répétitifs à la longue, l’impossibilité de tenter quoi que ce soit en ligne à cause du lag, ce sont les amis avec qui j’ai pu jouer en local qui m’ont permis de prendre toute la mesure du jeu, larmes aux yeux aidant.

La force d’un jeu passe indéniablement par l’impression de changement qu’il procure régulièrement au joueur et sur ce point, Beijing 2008 ne sera malheureusement qu’un parmi tant d’autres. }}

L
Partager cet article

Beijing 2008

commentaire

0 Commentaires
Accueil » Tests » Beijing 2008