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Test – Race Driver: Grid

Le 12 juin 2008
Le 12 juin 2008

Réussir à franchir la ligne

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Testeur : Lucha Tequila

Après le succès en demi-teinte de Colin McRae : Dirt, Codemasters nous livre encore une version modifiée d’une de ses grandes franchises, la série des Toca Race Driver. Et à l’image des changements qui ont été apportés, le nom de ce nouvel opus est devenu Race Driver : Grid. Ce changement a-t-il été bénéfique ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Pour répondre à ces questions, sachez que des milliers de kilomètres de bitume ont été parcourus, des centaines de voitures ont été démolies et des millions d’euros ont été dépensés en achat de véhicules et salaires de coéquipiers, alors appréciez ce test !

Tour de chauffe

À peine le jeu lancé, et suite à une vidéo des plus sympathiques, à vous de donner un nom à votre pilote, de choisir sa nationalité, bref, un début de jeu commun à presque tous les jeux de course. Cependant, vous pourrez aussi l’affubler d’un prénom ou d’un sobriquet parmi un choix assez complet, par lequel il sera nommé durant tout le jeu. Enfin apparaîtra le menu, avec en fond votre garage et votre voiture, le tout animé avec des pilotes qui passent en arrière-plan. Les choix classiques s’offrent alors, et l’on retrouve le mode carrière, appelé pour l’occasion Monde de Grid, les courses Exhibition, le multijoueurs et les options.

Commençons par la carrière, et voyons un peu ce qui nous attend.

La première course commence sur les chapeaux de roue avec une mise en scène du départ incroyable, la Terre vue de l’espace, puis zoom sur les Etats-Unis, ensuite sur San Francisco, la caméra accélère encore pour se caler derrière votre voiture, une Viper. C’est parti ! Mais n’ayez crainte, un coach est là en voix off pour vous indiquer les virages les plus difficiles. Voilà qui est fait, vous avez gagné votre première course, félicitations !

Premier chargement pour revenir au menu, et on se rend tout de suite compte de l’influence de Colin McRae : Dirt; vos statistiques défilent, dans le même esprit, afin de vous faire patienter, bien que ces temps morts ne soient pas si longs. Retour au garage et sur votre première voiture, enfin, sur votre première épave, puisqu’il va vous falloir gagner, dans un premier temps, assez d’argent pour retaper cette Ford Mustang qui est dans un état pitoyable, et monter votre écurie.

Pilote à louer

Pour ce faire, vous aurez la possibilité dans un premier temps de courir pour d’autres écuries, afin d’amasser des fonds et des points de réputation. Le bon point de ce système, c’est que vous ne commencerez pas avec les voitures les moins puissantes, et serez tout de suite au cœur des courses les plus rapides. Les Offres pilote, sont toujours au nombre de trois, et vous proposent divers challenges, qu’il faudra réussir pour gagner un maximum d’argent.

Une fois la trésorerie bien remplie, vous voilà capable de vous lancer à votre compte. Mais l’argent ne suffit pas, il vous faudra gagner aussi l’estime, et la crainte de vos adversaires en accumulant des points de réputation, ce qui vous apportera aussi des sponsors. La carrière est partagée en 3 régions, les USA, l’Europe, et le Japon. Chaque région se décompose en 3 badges, correspondant à des permis que vous débloquerez au fur et à mesure que votre expérience augmentera. Seule l’expérience gagnée aux USA servira à débloquer les badges de cette région, et il en va de même pour les autres. Ensuite viendra se greffer un badge international, s’ouvrant avec le cumul de réputation accumulé sur les 3 continents. Chaque région offre des styles de course différents et en grand nombre, on voit déjà que le jeu nous occupera quelques heures avant d’en voir le bout. Mais vous n’enchaînerez pas les courses aussi facilement, puisque la carrière est organisée en saisons. Et à la fin de chacune d’elle, vous aller devoir passer par la case ’24 heures du Mans’. Cette course n’est pas obligatoire, et vous pourrez soit y inscrire votre écurie, soit courir pour une autre équipe. Cette course dure 24 minutes, et se déroule de jour et de nuit. Toutefois, si vous passez cette étape, vous ne gagnerez ni argent, ni réputation. Les courses sont très diversifiées, avec pour chacune d’entre elles, une classe de voitures spécifiques. On retrouvera les courses de Muscle Car, les GT, les Prototypes, les Légendes, les Drifts Car, les Stock-cars ou encore les Monoplaces, avec pour chacune d’elle, un style de conduite bien propre. Dès que vous aurez montré votre valeur, les sponsors viendront à vous. Chacun d’entre eux vous proposera une coquette somme, en échange d’une belle place sur le podium, ou encore de terminer la course sans aucun dégât. Mais vous n’aurez qu’un nombre limité de places sur votre voiture, et il vous faudra gérer au mieux ceux que vous aller placer, en fonction des défis que vous pensez relever, ou de la somme qu’ils vous proposent. En plus de cela, vous allez pouvoir engager un coéquipier, qui vous rapportera lui aussi de l’argent, mais faites le bon choix, tous ne se valent pas ! Pour les voitures, vous aurez deux options au moment de faire votre achat : vous pourrez soit acheter un modèle neuf, soit passer par Ebay pour de l’occasion, et pourrez vendre aux enchères ceux dont vous ne voulez plus.

Un moteur survitaminé

Côté technique, Grid n’a absolument rien à envier à ses concurrents. Tout y est superbement modélisé, aussi bien les circuits que les voitures, avec une mention spéciale pour ‘Okutama’, avec sa côte en montagne et ‘Milan’ avec sa cathédrale et ses monuments, qui sont de loin les plus magnifiques. On regrettera quand même les différences de level-design entre ces circuits, et ceux se déroulants de nuit, dans les falaises, ainsi que certains passages dans les tunnels, qui laissent une impression de vide. Mais tout cela se fait vite oublier lorsque l’on regarde les collisions, qui sont à couper le souffle. Chaque pièce des véhicules se désolidarisera et ira joncher la piste, attendant qu’un de vos adversaires, ou vous-même, au tour suivant, passe dessus et perde le contrôle de son véhicule. Les pneus au bord de la route voleront lorsque vous les percuterez, et il ne sera pas rare, dans votre course au succès, de vous retrouver en train de faire des tonneaux, ou plus impressionnant, éviter de justesse un de vos concurrents en train de faire des pirouettes au beau milieu de la piste. Le public sera en nombre lors des courses en ville ou sur circuit. Animé et modélisé avec soin, celui-ci s’écartera et se protégera si vous vous en approchez de trop près. Les effets de lumière sont splendides, les rayons du soleil passant entre les immeubles en sont le meilleur exemple. La course des 24h du Mans se déroulant en partie de jour et de nuit, vous pourrez y observer le passage entre ces deux parties de la journée, mais malheureusement, aucun changement climatique à l’horizon, ni pluie, ni neige, pour venir égayer vos courses. Mauvais point, les replays, sont d’excellente qualité, mais il sera impossible de les enregistrer, ni même de prendre des photos. La personnalisation des véhicules sera possible, avec un choix suffisant de skins que vous pourrez appliquer sur la carrosserie , et dont vous pourrez choisir la couleur.

Pilote et gentleman

Intéressons-nous maintenant au gameplay du jeu. S’il est évident que Grid est clairement axé arcade, chaque voiture aura son propre style de conduite, et ses propres réactions. Le système d’aides à la conduite vous permettra de corser la difficulté, et par la même occasion, de gagner plus de points de réputation, un peu à la manière d’un Forza Motorsport, sans pour autant rendre le jeu totalement simulation. Aucun réglage ne pourra être fait sur les suspensions ou sur l’aérodynamisme par exemple. Par contre, les commandes sont intégralement modifiables, et chacun pour assigner à chaque bouton l’action qu’il souhaite. L’IA est très bien gérée, et sera agressive dans sa conduite, si vous sélectionnez le niveau de difficulté plus élevé. Il ne sera pas évident de terminer une course sans percuter un autre véhicule, et pour cela, Codemasters a pensé à vous en intégrant un système de flash-back. Une collision un peu trop violente, un mauvais calcul dans une trajectoire, revenez en arrière et corrigez ça, en revenant quelques secondes dans le temps. Cette astuce est cependant limitée, et plus vous augmentez le niveau de difficulté, moins vous aurez de flash-back. Et en jouant en mode Pro, vous n’aurez ni la possibilité de recommencer la course, ni l’opportunité d’utiliser un retour en arrière. Un vrai challenge ! Il vous faudra aussi veiller aux dégâts que subit votre voiture, même si ceux-ci n’ont pas une grande influence sur le pilotage, si ce n’est les problèmes de direction ou les crevaisons. Les épreuves de Drift proposent un gameplay aisément accessible, et ne poseront pas de problème aux débutants de ce style de course.

Le jeu au volant, quant à lui, même s’il présente une quantité de réglages impressionnante, se révèle très vite rébarbatif, et le plaisir des premiers instant laissera vite la place à la colère lors d’une sortie de route ou d’une collision, tant il sera difficile de se remettre en course. Quoiqu’il en soit, les courses sont rapides et très agréables à jouer, et on prendra du plaisir à chaque départ.

Vroum Vroum…

Sans être complètement identique à la réalité, le son des moteurs reste agréable à l’oreille et sera propre à chaque modèle. Les collisions donnent une très bonne impression sonore, et sont très bien rendues. Le public vous acclamera à chaque fois que vous passerez devant eux, ou vous hueront si vous percutez une barrière devant eux ! On reconnaîtra aussi le bruit des pare chocs frottant sur le sol, ou encore la carrosserie frottant contre les pneus à la suite d’un accident. La musique du jeu n’est ni bonne ni mauvaise, et c’est à peine si l’on y prête attention, mis à part à la fin des courses d’endurance, tandis qu’à quelques minutes de l’arrivée, elle démarre, augmentant en volume au fur et à mesure que vous vous approchez de votre but.

Petites courses entre amis

Le mode multijoueur est lui aussi de la partie, mais attention, uniquement sur XboxLive ou en Liaison console. Ici, pas d’écran splitté. Le mode Live ne souffre d’aucun lag, ou encore de déconnexions intempestives, l’animation y est aussi fluide que dans le solo, et un astucieux système de vote permettra de varier les plaisirs, en choisissant dans un premier temps la région dans laquelle vous souhaitez évoluer, et ensuite le championnat auquel vous voudriez participer. Les courses se déroulent sous forme de championnats d’une ou deux courses, avec une classe de voiture spécifique pour chacun d’entre eux, et jouable jusqu’à 12 joueurs. Le mode démolition Derby promet de belles heures de fou rire si vous y jouez entre amis, tandis que le reste des courses réservera de beaux challenges au coude à coude. Les lobbies sont à l’image des menus, de très bonne qualité, et d’une grande simplicité, et le temps que l’on y passe reste faible, au vu du nombre de parties disponibles.

Le Bilan

On a aimé 

  • Belle réalisation
  • Le flashback
  • Le live
  • Le fun

On a pas aimé :

  • le nombre de circuits et de véhicules dispo
  • Pas de météo paramétrable

Conclusion du test de Race Driver: Grid

Métal froissé
Une réussite pour Codemasters, Grid vous procurera indéniablement du plaisir, tant en solo que sur le Live. Le nombre de véhicules et de circuits, relativement faible comparé à un Forza ou à un PGR, est compensé par la diversité des épreuves qui vous attendent. Graphiquement sublime et accessible au plus grand nombre, on regrettera cependant quelques détails, comme l’impossibilité d’enregistrer les replays, qui aurait pu être un plus lors des accidents, ou encore les conditions météo invariables.

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Race Driver: Grid

Développeur : Codemasters
Éditeur : Codemasters
Date de sortie : 26/05/2008

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