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TiQal

Le 29 avril 2008
Le 29 avril 2008

Puzzle encore et toujours

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Testeur : BatOsan

Et un puzzle game de plus sur le Xbox Live Arcade, un ! C’est depuis fin mars qu’est disponible pour la somme habituelle de 800 points le Tetris-like de Slapdash Games : TiQal. Dans la jungle relative des titres de ce genre, une grosse vingtaine sur le XBLA, nous allons voir si ce nouveau venu a les reins suffisamment solides pour faire face à ses concurrents directs tels que Lumines Live! ou Hexic HD 1 & 2 qui cartonnent depuis leur sortie.

Voyage au pays des Mayas

Avec son nom inspiré d’une des plus célèbres cités Mayas, Tikal, il est logique que le background de ce titre transpire la culture précolombienne. Au menu vous trouverez donc des serpents à plumes, des totems magiques, des pyramides et une jungle épaisse à traverser composée de plus de 120 niveaux divisés en 10 chapitres. Concrètement, cette ambiance Maya et le mini scénario de la partie solo, composé d’images fixes et de petits textes précédant chaque tableau, ne vous tiendront pas bien longtemps en haleine et ne sont réellement qu’un prétexte à enchaîner les niveaux. Soulignons tout de même que ces images sont majoritairement assez soignées et colorées, et que les textes en français, même s’ils manquent cruellement d’intérêt, sont de bonne facture. Pour accompagner tout cela, vous aurez droit à une musique épique type bande originale du Seigneur des Anneaux, très discrète et plutôt correcte bien qu’un peu répétitive.

J’la pose où la barre en L ma p’tite dame ?

Venons en donc sans plus tarder au gameplay de TiQal dont le but est tout simplement de former des carrés de quatre blocs de la même couleur… ou de six, huit, douze, etc, formant ainsi des combos. Original et classique à la fois, il mêle quelques principes de base de Tetris et de Lumines, tout en ajoutant une petite touche personnelle très… « mayaesque ». En effet, à l’écran on retrouve une aire de jeu assez large pour ce type de soft dont la base est garnie de blocs de couleurs différentes empilés au hasard. En haut de l’écran se trouve une large bande dans laquelle on peut déplacer de gauche à droite une sorte de boite magique contenant la pièce à jouer. Ces pièces que l’on peut pivoter comme dans Tetris seront d’abord de formes classiques (T, L, I), puis vont se complexifier au fil des niveaux et on aura parfois bien du mal à placer correctement celles en forme de H ou de U.

Là où TiQal se démarque de Tetris ou de Lumines c’est que les blocs ne tombent pas d’eux-mêmes, on choisit quand les lancer à l’aide du bouton A, ce qui permet un temps de réflexion supérieur. Enfin pas tant que ça car, lentement mais sûrement, des rangées entières de blocs vont sortir de la base et donc faire monter le tout vers la limite fatidique du haut de l’écran. Mais pas de panique, TiQal est plutôt facile, du moins sur la première moitié du jeu. D’autant plus que lorsque l’on réussit un combo, des attaques spéciales (qu’il faudra attraper au vol) s’échappent du bas de l’écran. On peut ainsi faire descendre tout le tableau, exploser une partie des blocs ou les colorer à l’identique, etc. Quatorze bonus différents au total sont disponibles mais ils se débloqueront au fur et à mesure du jeu.

Gauche, droite, gauche, droite !

Concernant la maniabilité on retrouve sensiblement le même problème que dans Lumines Live!, à savoir un déplacement à la croix directionnelle lent et laborieux mais précis. Alors qu’au stick analogique la vitesse de déplacement sera optimale mais la précision catastrophique. Il faudra donc s’entraîner un bon moment avant d’alterner les deux avec dextérité ce qui permettra d’exécuter les plus gros combos. A noter que pour l’instant le mode multijoueur est quasiment désert avec un gros millier de joueurs dans le monde ayant investi dans le jeu (contre plus de 60 000 pour Lumines et 700 000 pour Hexic). Enfin, et c’est tout à son honneur, TiQal propose également de jouer entièrement le mode Aventure en coopération via le Xbox Live ou en local, ainsi qu’un mode Versus en ligne classique mais efficace.

Alors ? Bien ou bien ?

Si TiQal arrive à remanier plutôt agréablement le genre Tetris grâce à son ambiance, son scénario, ses attaques bonus qu’il faut attraper au vol, sa durée de vie et la forme et la taille des pièces qui deviennent démentes passé la moitié du jeu, il faut bien avouer que son concept ne soulèvera probablement pas les foules. La faute à une maniabilité qui demandera un certain temps d’adaptation et à une difficulté qui aurait certainement pu être mieux dosée. Malgré cela TiQal reste un bon petit jeu, plutôt long et offrant un réel challenge vers la fin, dont les fans absolus du genre ne devraient pas se passer.

Conclusion du test de TiQal

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