Overlord : Raising Hell
Bien Maîîîîîître.
Sur les hauteurs de Douces Collines une étrange porte est apparue attirant dans ses profondeurs vos loyaux sujets/esclaves -rayez la mention inutile-.
Mais vous êtes l’Overlord ! L’entité maléfique suprème ! Qui peut oser vous voler ainsi ? Qu’importe, l’Overlord a l’habitude de broyer ses ennemis, et pas seulement eux. Levez votre armée de larbins et découvrez qui se cache derrière ces mystérieux Abysses.
Réveillez-vous maître !
Overlord fait partie de ces jeux méconnus à fort potentiel. Des seconds couteaux de qualité sur lesquels les joueurs peuvent se jeter sans hésiter afin de patienter entre deux hits.
Overlord est un audacieux mélange entre Pikmin et Dungeon Keeper qui offre une aventure bourrée d’humour au gameplay plus tactique qu’il n’y parait et le tout dans des environnements colorés qui ne sont pas sans rappeler le somptueux Fable.
Mais aujourd’hui je ne vais pas vous parler d’Overlord mais de son extension : Raising Hell.
Raising Hell se présente sous la forme de 5 niveaux supplémentaires qui forment une histoire à part entière, même si elle s’avère liée à la quête principale. Ces niveaux apparaissant au fur et à mesure de votre progression dans l’aventure, il est possible de jouer Raising Hell en parallèle avec Overlord. Ce qui s’avère même être conseillé.
Il est également possible, pour ceux qui disposent d’une sauvegarde de fin d’Overlord, de jouer à Raising Hell avec son personnage fétiche.
Abysse sweet abysse
Raising Hell propose de rallonger l’aventure d’une petite demi-douzaine d’heures (du coup on a l’impression qu’il y en a beaucoup) et les abysses que l’on sera amené à parcourir réservent bien des surprises même à un joueur ayant déjà fini Overlord. Parmi celles-ci, sans trop déflorer le plaisir de découverte, on pourra citer un théâtre bien particulier, un faux paradis et un abysse où les femmes ont pris le contrôle, le tout sous fond de purgatoire à héros.
On découvrira de nouveaux ennemis (avec de nouveaux challenges dans les oubliettes), de nouvelles armes à forger (peu utiles si on a fini le jeu, elles s’avèrent très intéressantes pour une première progression), de nouveaux environnements et un nouveau boss dont j’ai oublié le nom.
Mais Raising Hell n’est pas un simple add-on sans imagination.
Ses niveaux font preuve d’une grande maturité de la part des développeurs vis-à-vis du gameplay d’Overlord. Les situations sont originales et la plupart du temps couplées avec des énigmes retorses qui, dans l’ensemble, offrent un challenge beaucoup plus relevé et diversifié que celui proposé à l’origine. Ne vous attendez pas à du déjà vu, Raising Hell prend le meilleur d’Overlord pour le proposer sous un autre jour, sous son meilleur jour !
Overlord y gagne un second souffle, de la diversité et une bonne dose d’humour supplémentaire.
Cerise sur le gâteau du mal, Raising Hell conclue Overlord par une nouvelle fin, très réussie, mais je vous laisse le soin de la découvrir par vous-même.
Conclusion du test de Overlord : Raising Hell
Le mal trouve toujours un chemin
Raising Hell est vraiment un excellent contenu supplémentaire pour un jeu qui ne l’est pas moins. L’extension arrive à apporter une fraîcheur jamais redondante et un véritable plaisir de jeu. Je conseille vivement cette extension, tant pour les anciens Overlord que pour ceux qui désirent se lancer pour la première fois dans l’aventure. On trouve Overlord à 30 euros un peu partout aujourd’hui, comptez-en 40 pour décupler le plaisir et vivre cette très agréable aventure.