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Test – Rocketmen : Axis of Evil

Le 14 mars 2008
Le 14 mars 2008

Mise à feu !

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TF1 et son journal de 20h37 pasqu’il-y-a-des-pubs-avant. PPDA toujours propre sur lui est là secoué, transpirant. Le spectateur avisé pourrait remarquer le léger tremblement de ses mains.

Malgré tout son professionnalisme sa voix est tremblante.

« Dernière minute. L’Axe du mal s’est reformé. Il envisage de créer une arme secrète afin de conquérir la galaxie. Chers téléspectateurs j’ai le regret de vous dire qu’on est mal. »

J’aurai été avec PPDA, je lui aurai posé une main rassurante sur l’épaule et je lui aurai glissé dans l’oreille :

« Ne t’en fait pas, les Rocketmen vont nous sortir de là ! »

Allo les Rocketmen ?

Rocketmen : Axis of Evil s’appuie sur une licence d’un jeu de carte hautement inconnu de Wizkid. Du moins inconnu de votre serviteur. L’adaptation de ce jeu de cartes perd son côté carte et stratégique pour devenir un bête jeu de tir vu de dessus à la Smash TV où l’on déplace son personnage avec le stick gauche et on tire avec le stick droit. Le bouton A servira à actionner divers mécanismes, le B à attirer à soi les bonus éloignés. Les gâchettes, quant à elles, sont allouées à la sélection et à l’utilisation des armes secondaires.

On a donc un principe simple, au gameplay tout aussi basique. Ce qui est un bon point pour un jeu d’arcade et facilitera grandement la progression dans la dizaine de niveaux proposés.

On a besoin d’aide !

Rocketmen : Axis of Evil intègre quelques éléments issus de jeu de rôle, à savoir l’acquisition d’expérience et la customisation de votre personnage. Vous aurez donc le droit, à la création de votre personnage, de choisir entre trois « races » et trois classes.

En ce qui concerne les races, vous aurez le choix entre les vénus qui privilégient la vitesse, les rebelles ayant plus de vie et les mercures plus de défense.

Pour les métiers, vous aurez le choix entre ingénieur qui permet d’attirer les bonus plus facilement vers soi et actionner les mécanismes plus rapidement, les guerriers qui font plus de dégâts et les hors-la-loi qui ont un équipement secondaire plus puissant.

Même si ces différences ne sautent pas aux yeux au début du jeu elles confèrent tout de même un bonus conséquent au fur et à mesure que l’on augmente les caractéristiques. Bonus qui est vraiment parlant lorsque l’on amène un personnage à son maximum dans une caractéristique.

Les choix dans la création ne s’arrêtent pas là, vu qu’il vous sera aussi possible de choisir le sexe, une petite couleur de vêtement, la couleur de la peau et des cheveux.

Vous aurez la possibilité de créer jusqu’à 8 personnages, ce qui agréable pour les parties en famille ou entre copains en local.

L’expérience se gagne dans les niveaux, diverses gemmes peuvent être échangées pour augmenter la puissance des armes trouvées en cours de route, acheter de l’équipement secondaire, acheter une nouvelle armure. Le score du niveau est lui utilisé pour augmenter ses caractéristiques. Le jeu propose aussi son petit arsenal à récupérer par terre ou sur la dépouille des adversaires. Fusil à pompe, laser, gatling et fusil à lame circulaire seront de la partie. Ils seront gérés non pas par un nombre de munition mais par un laps de temps durant lesquels ils seront utilisables à loisir. Ces armes pourront être upgradées entre chaque mission, autant dire qu’au final elles s’avèreront vraiment mortelles.

Le joueur disposera aussi d’un équipement secondaire varié allant de la grenade à la tourelle de combat en passant par les missiles à tête chercheuse.

Les Rocketmen sont vraiment bien équipés.

Oui, c’est pour quoi faire ?

Rentrons dans le vif du sujet, c’est-à-dire le jeu en lui-même et parlons des choses qui fâchent, car oui Rocketmen traîne de nombreux défauts.

Le jeu se présente comme un jeu de tir vu d’en haut. Les graphismes en simili cell shading sont soignés et mignons si on apprécie le style kitsch qui se marie assez bien avec le ton de l’histoire. L’axe du mal est représenté par des martiens à l’accent russe très marqué.

Les niveaux de Rocketmen sont entrecoupés de petites cinématiques au look bande dessiné -représentation statique avec une légère animation, oui c’est bizarre- qui s’avèrent très drôles. Vraiment. Côté musique le thème est sympathique, les bruitages sont corrects et la musique in-game inexistante/inaudible.

Les niveaux s’avèrent variés au contraire du gameplay et offrent de nombreux embranchements qui donneront accès à des bonus ou permettront de remplir des objectifs secondaires. Malheureusement, les niveaux entraînent aussi le joueur à faire de nombreux va-et-vient ce qui les rend très redondants et inutilement longs.

Le joueur ne dispose pas de vie, à chaque mort il perd juste une partie de son expérience acquise avant de réapparaître, un peu à la manière de Lego Star Wars.

Dans chaque niveau le joueur devra tuer un certain nombre d’ennemis, remplir un objectif secondaire et le finir en un temps imparti afin de récolter le meilleur score –et une médaille de bronze, d’argent ou d’or- et gagner le meilleur équipement possible. Car votre personnage gagne un accessoire à la fin de chaque niveau qui lui confère divers bonus et le transforme en un patchwork d’accessoires loin d’être élégant.

Outre les va-et-vient indigents que le jeu propose au joueur, la caméra s’avère être l’un des gros points noirs du jeu. Cette caméra vue de dessus avance toute seule par défaut, empêchant le moindre retour en arrière, ce qui rend divers bonus impossibles à récupérer –même avec le bouton B- et des mécanismes impossibles à actionner –heureusement jamais des mécanismes d’ouverture de porte-, cela pourrait passer si c’était tout le temps le cas. Mais ça ne l’est pas. Parfois la caméra suivra le joueur, s’arrêtera subitement pour le contraindre à un combat d’arène et reprendra sa course. Ce changement subit rend le contrôle très frustrant pour le joueur et difficile à appréhender.

Pour finir ce petit paragraphe ne vous fiez pas à la lenteur et au fait que votre personnage se prenne des tirs qui en principe passaient largement à côté de lui. Tout cela rentrera dans l’ordre avec l’augmentation des caractéristiques transformant peu à peu votre personnage en gros bourrin. Autant qu’avec un personnage augmenté à son maximum, le niveau de jeu le plus dur s’avère une promenade de santé. C’est ce niveau que l’on choisira par défaut pour le jeu multi.

Ah mais pour tout cela il faudra que l’on soit au moins 4 !

La grande force de Rocketmen –la seule selon certaines mauvaises langues- se situe dans son jeu multi à 4 en local ou via le live. Là, le jeu gagne, il est vrai, une autre dimension, même si l’on trouve toujours les rats prêts à se jeter sur tous les bonus présents à l’écran quand ils n’en ont pas besoin -ceci est un coup de gueule perso-.

Aucun lag n’est à signaler en multi, même l’action la plus soutenue est fluide et sans accrocs. Petit bémol mais je n’ai pas pu confirmer, la seule fois où j’ai essayé de faire une partie avec deux potes l’un d’entre nous ne pouvait pas parler au micro dans le canal réservé au jeu. A confirmer donc.

Conclusion du test de Rocketmen : Axis of Evil

L
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Rocketmen : Axis of Evil

Développeur : A.C.R.O.N.Y.M. Games
Éditeur : Capcom
Date de sortie : 05/03/2008

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