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Turok

Le 18 février 2008
Le 18 février 2008

Visage pâle semble avoir vu femelle en rût !

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C’est avec joie que nous recevons Monsieur Turok, mercenaire, qui nous a accordé un entretien, et qui est là pour faire la promotion du DVD sur lequel il nous narre les évènements extraordinaires qui lui sont arrivés. Monsieur Turok, je vous laisse la parole.

Turok

Je ne pensais jamais que quelque chose du genre allait m’arriver. Mon ancêtre de la tribu Enesoixantequatre m’avait parlé de cela lorsque j’étais jeune, mais je n’y croyais pas. Et pourtant il avait raison, les dinosaures existent toujours. Je les ai rencontrés. J’ai combattu les hostiles, et ai épargné ceux qui me semblaient inoffensifs. Bien sûr, il y a souvent eu des dommages collatéraux. Héhéhé…

Nous étions venus sur cette planète pour stopper Kaine par tous les moyens. J’étais un de ses anciens mercenaires et étais à même de connaître ses méthodes sans scrupules. Ce type est un monstre !

Mais nous n’aurions jamais pensé nous faire frapper par un missile à notre approche de l’orbite de cette mystérieuse planète. Nous nous sommes crashés et avons perdu beaucoup d’hommes.

Les gars de Kaine n’étaient pas le seul de nos soucis. La planète était infestée de dinosaures. Nous avions perdu beaucoup d’hommes lors du crash, et désormais nous allions devoir trouver un moyen de rentrer chez nous tout en éliminant notre cible.

Cette planète était magnifique et verdoyante. On se serait vraiment cru dans une jungle sur Terre si les quelques installations technologiques de Kaine n’avaient pas gâché le paysage.

J’avais rarement vu des décors aussi beaux et bien faits. Bien sûr, ils n’étaient pas exempts de défauts, mais l’immersion était plus que totale. Je faisais désormais partie de cette jungle. J’étais devenu chasseur, mais également une proie susceptible de se faire attaquer de n’importe où. La nature venait de reprendre le dessus sur l’Homme en le confrontant à ses prédécesseurs.

Tuvalse

Heureusement que je n’étais pas parti les mains vides. Mon poignard était mon plus fidèle ami, et nous avions à disposition quelques armes qui n’avaient pas été détruites lors du crash. Mais cela n’allait clairement pas être de la tarte face à la menace humaine, comme face à la menace animale. Ils étaient tous intelligents, et adoptaient des tactiques en fonction de nos agissements. Mais leur capacité intellectuelle était limitée, et nous pouvions donc anticiper leurs mouvements avec un peu d’observation. Ainsi par exemple, un homme qui se sent visé, ira se cacher et ressortira quasiment à chaque fois par le côté opposé de sa cachette pour nous attaquer. Heureusement que leur cohésion de groupe n’était pas très efficace, sinon, je ne sais pas si j’aurais pu revenir de là-bas…

La meilleure solution était d’avancer discrètement avec mon couteau et de les poignarder dans le dos, ou bien même de leur tirer des flèches lorsqu’ils étaient isolés. Mais l’arsenal que nous avions en plus de celui que nous avions récupéré sur leurs cadavres n’était pas de trop pour les battre : lance-flamme avec lance grenade intégré, fusil mitrailleur à impulsion lance-grenade, lance-sangsue, pistolet, mitraillette avec silencieux, fusil à pompe lance-fusée, lance-roquette, Minigun convertible en tourelle. Dommage que je ne pouvais porter que 4 armes en même temps, sinon j’aurais pu effectuer cette mission tout seul.

D’autant plus que la discrétion n’est pas le point fort de mes alliés, ce qui gâche quelques infiltrations. Heureusement que je ne les avais pas tous sur mes talons et que je me trouvais parfois en solo. Ils sont gentils, mais ils sont lourds. Heureusement qu’ils ne tirent pas trop mal, sinon je les aurais égorgés moi-même tellement ils me ralentissaient !

Turappes

Mais tout n’était pas si rose que ça. Les dinosaures c’est bien sur le papier, mais en vrai, je peux vous dire que c’est autre chose ! Ces bestioles sont hargneuses et résistent bien aux armes. Heureusement que là encore et malgré leur assaut en groupe, mon couteau faisait des miracles. Je m’approchais d’eux et d’un coup, je les égorgeais, leur transperçais le crâne. Raptors, Dilophosaures et autres variantes. Il n’y avait quasiment que des bipèdes qui se ressemblaient. Et je peux vous dire que ça lasse de ne voir que les mêmes. Moi qui rêvais de chevaucher un tricératops, je suis déçu. Mais dans un sens, je n’aurai pas à affronter ces imposants herbivores, ou à leur faire du mal directement ou en les envoyant vers les hommes de Kaine. En tout cas, les raptors aiment les combinaisons pare-balles. Héhéhé…

Heureusement que quelques scorpions et insectes géants sont venus également m’ajouter dans leur assiette.

D’autant plus qu’ils sont rapides et fluides ! Contrairement à moi et mon arsenal, nous nous traînons un peu le temps de prendre de l’élan. Mais cela m’a causé quelques frayeurs de face à face avec les T-Rex.

Surtout que tout était sombre dans les grottes, dans les cavernes, dans les bases, dans la jungle hostile la nuit. Si bien que les ronces s’enfonçaient dans ma chair si je m’en approchais trop par inadvertance. Heureusement qu’un peu de repos me faisait récupérer de mes blessures.

Et pour y voir, il me suffisait de tirer ou de balancer un coup de lance-flammes. Et là, on y voyait merveilleusement bien. Ca c’est du lance-flammes de qualité !

Tutechtonik

Entre porter secours, récupérer des objets, démonter quelques dinos, faire sauter un endroit, je crois que j’ai passé une douzaine d’heures non stop à courir à droite et à gauche. J’en ai bavé. Il paraît qu’il existe une planète similaire encore plus hostile. Mais j’avoue que vu comment j’ai galéré pour ma survie à certains moments, je n’irai jamais vérifier tout seul si c’est vrai pour ne pas avoir à revivre ces rares moments, où j’ai frôlé la mort physique et la mort de l’âme, comme on le dit dans ma tribu. C’était tellement long et dur, que j’aurais préféré que ce soient les qualificatifs de mon pénis durant ces instants. D’autant plus que ce sont des armes High-Tech que nous maniions. Et ces fabricants ont eu l’idée saugrenue d’enlever le compteur de munition et de les remplacer par un voyant minuscule qui clignote lorsque le nombre de munition est faible et qui s’éclaire en rouge lorsque le chargeur est vide. Cela faisait une pression supplémentaire à gérer.

Je sais que ce que je vais vous confier va paraître étrange, mais je répondais au doigt et à l’œil aux ordres, tout en ayant quelques faiblesses pour m’accroupir. Les flexions ont toujours été mon point faible en EPS.

De même que j’ai un peu de mal à passer du coq à l’âne. En effet, quand j’égorgeais un ennemi, quel qu’il soit, j’avais du mal à me recentrer dans l’action, ce qui fait que je pouvais facilement me prendre quelques coups mortels. Heureusement que ma bonne constitution me permet de récupérer vite de mes blessures. Je n’aimerais pas me faire gober par un T-Rex, me faire déchiqueter par un raptor, me faire traîner sur des mètres entiers la jambe dans la gueule d’une de ces bestioles, ou même me faire valser dans les airs par le bras, se déchirant par la force, ou même me faire piétiner ou manger la tête. Ces créatures sont cruelles et ne pensent qu’à leur estomac.

Tulag

Par moments, certains mecs de Kaine et de mon unité nous rejoignaient pour nous mettre sauvagement dessus. C’était étrange… Comme si l’espace d’un moment, nous devions respecter des règles et des objectifs assez énigmatiques pour l’intérêt de notre mission : récupérer un drapeau, un container, ou même nous tirer dessus les uns les autres en solitaire ou par équipe. Cela aurait pu être jouissif, s’il n’y avait pas ce poids constant qui me faisait ralentir et avancer par saccades. C’était vraiment affreux. Même plus moyen de poignarder un ennemi tranquillement dans le dos sans qu’il se téléporte. Et c’est plus souvent ces étrangers qui utilisent ça. Je ne comprenais pas leur langage, mais ce que je savais c’est qu’ils avaient comme une technologie spéciale. Mais même avec des gens de tribus proches, cela arrivait. Impossible de se massacrer joyeusement dessus, c’était très frustrant. Surtout lorsque je tentais encore mon fameux « Backstab Of The Death », qui devenait encore plus aléatoire que jamais.

Mais le problème majeur était de trouver des participants, ce qui prenait souvent très longtemps.

Mon interface tactique étant à la fois bien pensée et mal faite n’améliorait pas les choses…

Un de mes supérieurs l’avait comparé à un vieux jeu de science fiction, nommé Hello 3 ou un truc du genre. Impossible de privilégier des gens parlant la même langue que moi, c’étaient des joutes internationales uniquement. De même que l’absence de carte ou radar est assez perturbant dans ces grands environnements. J’aimerais qu’on m’explique là. On a de quoi me fournir pour des milliards de dollar en armes, mais on est même pas capable de me fournir un GPS ou une carte des lieux ? Ces bureaucrates… Jamais capables de faire les choses correctement !

Cependant, si on trouve les bons alliés choisis ou au hasard, on s’amuse plutôt bien. Surtout quand l’ennemi pense arriver à m’avoir et qu’une maman raptor lui fonce dessus pour écrasement de ses œufs ou pour le dîner. C’est drôle de l’entendre hurler à la mort et, pourquoi pas, aider le raptor. Héhéhé…

N’empêche, j’y retourne pour les prochaines vacances avec toute ma tribu : il ne reste plus d’herbe spéciale pour le calumet qui rend si souple et joyeux l’ancien de la tribu : Ours Barbare Qui Grogne.

Bilan :

On a aimé…

  • L’ambiance préhistorique
  • Le niveau technique du soft est bon

On n’a pas aimé…

  • L’impossibilité de changer la configuration des touches
  • Problèmes de lag récurrents

Résumé :

Turok est un bon jeu. L’ambiance est à tomber, la technique suit, et le challenge est bien présent.

On regrettera quelques défauts de gameplay qui gênent un peu l’aventure.

Après les derniers opus assez discutables, Turok revient en grande forme et montre qu’indien vaut mieux que deux tu l’auras.

Conclusion du test de Turok

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Turok

Développeur : Propaganda Games
Date de sortie : 07/02/2008

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