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Test – PGR 4

Le 19 octobre 2007
Le 19 octobre 2007

Plus vite, plus beau, plus mieux

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Testeur : Boboxgamer

Souvenez-vous, Project Gotham Racing 3 s’était invité sur vos Xbox 360 le jour même de son lancement. Aussi bon qu’il aura été, les quelques défauts et la nostalgie des joueurs pour le second volet n’auront pas permis au titre de Bizarre Creations d’entrer dans l’histoire. C’est donc prêt de 2 ans plus tard que le studio réitère l’expérience avec PGR 4. Nouveau volet, nouvel esprit ? Le peu d’années de développement aura-t-il suffi à faire une suite digne de ce nom ? Brandon va-t-il enfin quitter Jenifer?

Sur les chapeaux deux roues

C’est dès les menus que PGR 4 nous impose son nouveau style, tout de rouge et de blanc. Une carrière fraîchement repeinte nous ouvre alors ses portes. Première nouveauté, pour le moins déconcertante, fini les médailles, place au calendrier. Les jours correspondants aux épreuves et les mois à la météo, une idée plutôt bonne dynamisant de surcroît le déroulement de la compétition. Composée quasi-uniquement de championnats, la carrière nous demandera alors de réaliser une série de courses pour amasser le plus de kudos et donc le plus de points possible et terminer en tête. Toutefois attention, votre course achevée, impossible de faire marche arrière, un échec vous coûtera alors cher et si par malchance c’est tout le championnat que vous loupez, il vous faudra patienter jusqu’à la prochaine saison pour retenter votre chance. Mais ne parlons pas de malheur, des points vous en aurez et ceux-ci vous permettront de grimper les échelons du classement des meilleurs pilotes et par la même occasion débloquer les différents types de course : amateur, professionnel, crack et as. Des Majors (dont le principe reste globalement le même que les championnats) et des invitationals, défis proposés avec circuit et voiture imposés, dont le but est de vous faire gagner cette dernière, viendront varier le défi de temps à autre. Une variété d’ailleurs bien épaulée par les différents modes de jeu. Quelques inédits viennent faire leur apparition comme un Sprint Super Cône, où vous devrez accomplir le plus vite possible et sans accro un tracé balisé de cônes, le Superstar, vous demandera de gagner un certain nombre d’étoiles que vous obtiendrez en accomplissant des combos de kudos, et l’Attaque de Cône, qui comme son nom l’indique vous permettra de vous défouler sur des cônes pour en heurter un nombre donné.

Le reste quant à lui n’a rien de nouveau mais a été remis au goût du jour. On a par exemple droit à des défis cônes accompagnés d’un chrono, donnant lieu au Sprint Cône, des Radars successifs sur un même tracé, pour à la fin additionner vos kilométrages ou encore un Eliminator bien plus stressant qui vire le dernier de la course à la fin d’un compte à rebours. Le tout nous tient alors terriblement en haleine et nous procure un réel défi si on tient compte du climat jouant un rôle plus qu’important dans le gameplay. La pluie, le verglas ou la neige ne manqueront pas de vous amener à la faute et apportent un réel plus.

Les sceptiques ne pouvant se passer de médailles, qui leur apportent toute la gratitude dont ils ont besoin, seront heureux d’apprendre que le mode Arcade sera en mesure de répondre à leur attente. Tout aussi varié que la carrière, celui-ci se trouve être en plus de ça d’une longueur bien conséquente. Divisé en 10 chapitres contenants chacun 6 épreuves, le calcul est vite fait, mais se trouve doublé si l’on compte faire les courses en voiture et… en moto !

On les entend les joueurs criants au scandale… des motos dans un PGR ? Et pourquoi pas des vélos dans un jeu de skate ? Cependant même si les premiers essais seront souvent périlleux, à force d’habitude on arrive à un résultat intéressant et ne manquant pas de fun, sans parler que rien ne vous oblige à les utiliser. Les quelques acrobaties réalisables ajoutent même un peu de piment, inutile donc indispensable ! Dommage que sur certaines courses on se retrouve avantagé face aux quatre roues, les déséquilibres étant heureusement peu fréquents.

Une nouveauté en amenant une autre, la boutique PGR fait son apparition. Permettant de se payer des tracés, casques pour votre pilote (maintenant personnalisable), diverses petites surprises ainsi que bien évidemment des voitures et motos. Petit bouleversement, ces dernières ne seront disponibles que par packs. Un pack de Ferrari comme un pack d’américaines pourront donc êtres achetés, rendant impossible l’acquisition à l’unité et accumulant d’autant plus vite le nombre de vos bolides.

Le phénomène Forza Motorsport étant passé par là, il vous sera désormais possible de faire un tour du côté des customisations pour ajouter quelques petits décalcos à vos carrosseries. Malheureusement il est évident que ce mode se révèle être bien plus dépouillé que celui du titre de Turn 10 et beaucoup d’entre vous préféreront la sobriété à un design souvent douteux…

Pour finir disons que ceux qui attendaient le jeu comme le retour de « l’esprit PGR 2 » seront déçus d’apprendre qu’il n’en est rien. Malgré la réapparition de voitures ayant faits son charme ou même de la pluie, le titre reste un PGR 3 sous stéroïdes avec même une conduite un poil plus arcade. Mais, pour autant que l’on ait aimé cet épisode, on retiendra cela comme un compliment tant le fun est présent et surprime tout ennui.

Gotham cities

Graphiquement PGR 4 reprend les bases de son prédécesseur. Certaines mauvaises langues pourront même dire, sans avoir foncièrement tort, que ce n’est qu’un PGR 3 amélioré et on le voit d’autant plus sur les circuits communs aux deux opus. Et pourtant si on m’avait dit que ces améliorations pouvaient changer un jeu…

Les nouvelles villes sont des exemples de beauté et Bizarre n’a une fois de plus pas lésiné sur les détails. Les environnements sont en plus de ça variés et si on ajoute les effets climatiques attendus par tous, la claque est au rendez-vous. Les nuages, la pluie, l’orage, le brouillard, la neige et le verglas apportent leurs effets graphiques tous plus réussis les uns que les autres. Les nuages ajoutent un filtre gris/marron jouant sur une ambiance plus sombre, la pluie, parfois en brise parfois battante, est fabuleusement réaliste, tout autant que la neige transportée par le vent ou que les éclairs illuminant votre écran. Le reste, bien que plus discret, est tout aussi réussi et même dynamique : il nous arrivera de commencer une course au sec pour la finir mouillé. Citons également un éclairage corrigé pour l’occasion avec un HDR moins présent et mieux maîtrisé, collant parfaitement au climat, du tout bon !

Les voitures, sans qui Project Gotham Racing n’aurait plus rien de « racing », profitent (tout comme les motos d’ailleurs) d’une modélisation quasi identique à PGR 3, de même que les intérieurs diablement détaillés. Le salut viendra surtout des reflets, magnifiquement revus à la hausse et quelque fois mis en valeur par des perles de pluie ruisselantes venant ni plus ni moins « décorer » vos véhicules. Les dégâts souffrent hélas toujours d’une grande discrétion, les tôles se froissent à peine, sans parler des motos intacts quel que soit le choc, l’amélioration aura par contre été faite sur les vitres/pare-brises se brisant avec réalisme et sur la dégradation des peintures.

Même le public n’a pas été en reste puisque outre des corps un peu moins taillés à la hache, vous n’aurez plus l’impression de revivre le second épisode de Star Wars. Ils se retrouvent même à brandir des drapeaux, ce qui ajoute un peu de mouvement aux décors. Le mode photo sera d’autre part toujours là pour vous illustrer le tout et profite de nouveaux filtres et options des plus sympathiques.

Mais le plus impressionnant reste l’inébranlable fluidité du jeu, profitant pourtant d’un framerate identique de 30 FPS et d’un blur plus discret, mieux intégré. Bizarre corrige même les petits bugs de textures du précédent volet et il faut maintenant les chercher activement pour avoir une chance d’en trouver.

PGR 4 part en live

C’est en arrivant dans le lobby que l’on se rend compte du travail réalisé pour repenser toute la partie multijoueur. Premier visuel, un menu on ne peut plus modeste où l’on peut tout juste inviter ses amis pour par la suite créer une partie personnalisée ou même rejoindre (seul ou à plusieurs) une partie perso ou classée. Bon nombre de modes sont encore une fois disponibles, dont une carrière en ligne pour la partie classée. Le moindre menu a été simplifié à tel point qu’on choisit nos options avec une aisance déconcertante. Les parties sont alors naturellement fun et ne semblent pas particulièrement souffrir du lag.

Le « PGR à la demande », qui remplace désormais la « Gotham TV », fait son apparition et se révèle beaucoup plus pratique et intuitif. On a maintenant la possibilité de poster nos replays et photos à la vue de tous mais également d’admirer ceux des autres et accessoirement de pouvoir voter (les meilleures photos se retrouveront d’ailleurs sur les murs de vos garages si vous êtes connecté au Xbox Live, on en rêvait, ils l’ont fait !). Vous l’aurez compris, Bizarre a tiré les leçons de ses erreurs passées et nous offre une partie online à l’image de son jeu : sans grand reproche.

Le Bilan

On a aimé 

  • Superbe réalisation
  • Les effets climatiques
  • Jouabilité PGR
  • Une énorme durée de vie
  • Jeu en ligne

On a pas aimé :

  • Euh…

Conclusion du test de PGR 4

Le top du fun au volant
Pari réussi pour Bizarre, qui nous sort en à peine 2 ans un Project Gotham Racing 4 qui devrait marquer les esprits assez longtemps. Assurément un titre indispensable pour cette période terriblement chargée en hits, la concurrence va avoir du mal à tenir le coup…

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PGR 4

Développeur : Bizarre Creations
Éditeur : Microsoft Games
Date de sortie : 12/10/2007

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