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Shadowrun

Le 19 juin 2007
Le 19 juin 2007

Ca aurait pû être intéressant

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Shadowrun a au moins eu le mérite de faire parler de lui malgré une stratégie de communication assez étrange autour du jeu mais pas toujours en bien. En effet, l’aspect mis en avant pour vanter ses mérites était le Live Anywhere. Dans le principe il s’agit de laisser la possibilité aux joueurs Xbox 360 de jouer contre les joueurs PC. Une idée intéressante qui méritait d’être testée mais biaisée par le fait que sur PC, le jeu a été développé pour que les joueurs au pad s’en sortent devant les joueurs PC. Nous allons donc ici nous consacrer au jeu sur Xbox 360 qui malgré quelques défauts regorge de bonnes idées.

Choisis ta race !

Mettons les choses au clair tout de suite, Shadowrun est un jeu de tir qui s’adresse aux joueurs disposant d’un compte Xbox Live Gold puisque le titre est exclusivement multijoueurs, ou presque. La partie solo ne se résume qu’à un tutorial divisé en six chapitres qui permettent de prendre le jeu en main. Ce tutorial se révèle d’ailleurs indispensable pour bien comprendre comment utiliser les spécificités du jeu. Shadowrun reprend l’univers cyberpunk du jeu de rôle du même nom et nous avons donc droit à plusieurs races et à de la magie. Le tutorial vous apprendra à utiliser comme il se doit les divers pouvoirs et technologies qui vous seront proposés ainsi que les aptitudes des quatre races du jeu: les humains, les trolls, les elfes et les nains. Chaque race possède ses avantages et inconvénients : les humains sont assez équilibrés, les elfes sont rapides mais faibles en santé, les trolls sont puissants mais lents et les nains disposent de beaucoup d’essence de magie, ils sont puissants mais disposent d’un niveau de santé relativement faible.

Magie, magie, et vos idées ont du génie…

Comme dit précédemment, la magie est présente dans le jeu et occupe d’ailleurs une place très importante dans le gameplay. Sans elle, il sera très difficile de venir à bout de vos ennemis. Le tutorial vous apprend à vous servir des différents sorts comme la résurrection qui permet de faire revivre un coéquipier, l’étranglement qui génère une barrière difficilement franchissable par l’ennemi, la rafale qui repousse les assaillants et les grenades ou encore l’invocation qui invoque une créature qui combattra à vos côtés. Au total, sept sorts de magie seront disponibles dans le jeu.

La magie seule ne peut pas arrêter tout un groupe d’opposant, c’est pourquoi on peut aussi choisir des armes et des techniques. Les armes sont plutôt classiques avec la mitraillette, le fusil de sniper ou encore le lance-roquettes. Le Katana est la seule arme un peu spéciale puisqu’on passe en vue à la troisième personne quand on l’utilise. C’est d’ailleurs assez déroutant et son utilisation est plutôt délicate. Les techniques, elles, servent par exemple à améliorer votre vision ou vos réflexes. Avec les différentes armes, magies et techniques, on peut alors se demander si Shadowrun est un jeu facile à prendre en main. La réponse est oui, le titre des studios Fasa (fermés maintenant) est relativement bien pensé de ce côté-là.

Des possibilités intéressantes

Concrètement, la création d’une partie commence par le choix de son camp (Lineage ou RNA), le choix de sa race et le choix du mode de jeu (capture d’un artefact, deathmatch en équipe ou un mode attaque/défense où il s’agira de protéger ou de prendre un artefact). Oui, il y a seulement trois modes de jeux dont deux assez similaires. Une fois que c’est fait, on choisit sa carte. On a le choix entre douze cartes différentes jouables à 16 plus 3 cartes jouables à 8 qui ne sont en fait que des rééditions d’autres cartes en plus petites. Là aussi le choix est clairement restreint et pour un titre qui se veut multijoueurs, on peut dire que c’est mal parti.

Ce qui est par contre appréciable, c’est la possibilité de jouer avec ou sans bots (des personnages joués par l’ordinateur si vous préférez) et de régler leur nombre et leur niveau en fonction de la difficulté souhaitée. Une fois que tout est réglé, la partie peut vraiment commencer. Elle débute, à la manière d’un Counter Strike, par un menu qui permet d’acheter des armes, des sorts ou des techniques. Toutes les races commencent avec 2000$ sauf l’humain qui en aura 2500. C’est assez pour vous acheter une arme et un peu de munitions ou alors garder votre pauvre pistolet de départ et acheter un sort. Plus vous gagnez de points durant les rounds (la partie est gagnée en 6 manches), plus vous amassez d’argent. Il est aussi possible de gentillement faire un don à ses équipiers. Attention toutefois car si vous pouvez amassez autant d’argent que possible et ainsi acheter autant d’armes, magie et techniques, leur utilisation sera limitée. Vous ne pouvez porter que deux armes à la fois et trois raccourcis sont proposés pour les sorts et techniques, à vous de faire votre choix. Il faut assigner vos sorts et techniques aux deux tranches de la manette et à la gâchette gauche de celle-ci. Vous pourrez par la suite changer vos assignations comme bon vous semble via un menu bien pratique et efficace.

Une fois le premier round lancé, les sorts peuvent commencer à pleuvoir de partout et les effets lumineux qui les accompagnent avec. L’action est parfois confuse et on a un peu de mal à se mettre dans le bain mais une fois qu’on commence à maîtriser quelques sorts et certaines subtilités du gameplay, on peut dire que Shadowrun est assez plaisant à jouer. Le travail d’équipe est vraiment primordial. Il vaut mieux se concerter rapidement avant le début d’un round pour savoir qui fait quoi et qui prend quels sorts. Certains se chargeront de ressusciter les coéquipiers (qui, au passage, mourront pour de bon une fois que celui qui les a ressuscités aura perdu la vie), d’autres planteront des arbres de vie à des endroits stratégiques (quiconque se trouve à proximité de l’arbre voit sa vie se régénérer) et d’autres encore utiliseront le sort d’étranglement pour boucher certains passages clés. J’avoue qu’une fois que tout est en place, le jeu devient prenant et intéressant. La magie, couplée aux techniques comme le planeur ou la supervision ajoute une touche de fun non négligeable au jeu. L’action est intense et le gameplay est plutôt dynamique.

Votre réussite résidera dans la capacité à jouer en équipe et à utiliser à bon escient votre race, vos armes, la magie et les techniques. Imaginez prendre le sort de téléportation et la technique supervision, vous pourrez alors voir à travers les murs et apparaître dans le dos de l’ennemi.

Attention là encore, la magie n’est pas utilisable à volonté, c’est là qu’intervient l’essence magique. Votre personnage dispose de points d’essence, lesquels sont monopolisés par les techniques et ceux utilisés par la magie se régénèrent au bout d’un certain laps de temps. Certains sorts utiliseront 3 ou 4 points d’essence et la rapidité de régénération de ceux-ci dépendra aussi des sorts que vous utiliserez.

Multijoueur

Pour parler un peu du mode Xbox Live, sachez qu’il est possible de créer/rejoindre une partie pour jouer uniquement avec des amis ou bien de choisir de jouer en match public. Gros point noir pour ce dernier puisque le temps d’attente pour trouver une partie est extrêmement long. Le jeu recherche automatiquement une partie pour nous y intégrer mais il aurait été préférable d’afficher une liste des parties disponibles et de nous laisser le choix ensuite de rentrer dans celle qu’on souhaite.

Je n’ai pas eu l’occasion de jouer avec des joueurs PC (un succès est d’ailleurs à débloquer lorsqu’on fait une partie avec les joueurs PC) mais comme je le disais au début du test, la visée a semble-t-il été corrigée sur PC de manière à ce que les joueurs PC ne soient pas trop avantagés par rapports aux joueurs 360. Aussi, on pourrait penser que la réalisation moyenne sur 360 est dûe à la volonté de Microsoft de faire du Cross-platform et ainsi faire tourner le jeu sur les PC de moyenne gamme. On peut donc affirmer que le Live Anywhere ne commence pas vraiment bien avec ce Shadowrun et que cette première tentative est plutôt un coup d’épée dans l’eau qu’autre chose.

Bilan :

On a aimé…

  • Les sorts à utiliser

On n’a pas aimé…

  • Une impression d’inachevé
  • Techniquement un peu à la ramasse
  • Durée de vie du scénario assez courte

Un jeu pas terminé?

Assez controversé avant sa sortie, Shadowrun ne réussit finalement pas à convaincre. Les bonnes idées sont gâchées par une réalisation globale moyenne et un manque de profondeur. La magie et les techniques apportent une touche de piquant au jeu mais avec seulement 12 cartes et surtout 3 modes de jeux, on en a vite fait le tour. Un mode solo aurait été appréciable puisque l’univers pouvait se prêter à un bon scénario mais c’est finalement une impression de jeu pas terminé qui reste quand on joue au titre du défunt Fasa. Les amateurs de frags à tout va pourront néanmoins jouer avec plaisir au jeu qui, encore une fois, contient quand même de bonnes idées.

Conclusion du test de Shadowrun

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Shadowrun

Développeur : FASA Studio
Éditeur : Microsoft

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