Publicité

NHL 2007

Le 4 février 2007
Le 4 février 2007

Glace 2 boules

Partager cet article :

Testeur : Kal-El

Le hockey, voici encore un sport plutôt méconnu en France. Hormis quelques équipes dans certaines villes, le reste de la France ne connaît pas grand chose de ce sport, et c’est bien dommage. Bien que d’origine canadienne, il se trouve qu’il s’est répandu en Scandinavie et aux pays d’Europe centrale et de l’Est, et bien sûr EA sports en a profité pour lancer une série de jeux il y a une dizaine d’années. Cependant, il semblerait qu’EA ait pris de mauvaises habitudes en adaptant ses franchises sportives sur consoles next-gen, vous comprendrez pourquoi dans le test.

Engagement

On lance le jeu et là, première surprise : le jeu est totalement en anglais, ce qui est plutôt étonnant puisque les opus sortant sur PC et consoles current-gen sont traduits. On sent déjà du laisser-aller. Qu’à cela ne tienne, les termes utilisés ne sont pas bien compliqués à comprendre pour celui qui maîtrise un tant soit peu l’anglais, sauf dans le mode dynasty, où là il est plutôt nécessaire de maîtriser la langue tant les actions y sont nombreuses.

Ensuite, on passe en inventaire les modes de jeu, et là, c’est le drame : NHL 2007, comme tout jeu de sport fraîchement débarqué sur next-gen made in EA, voit son contenu fondre comme neige au soleil. On a le choix entre jeu immédiat, tournoi, mode dynasty (rien à voir avec la série télé américaine ^^) et tirs aux buts. Comme si cela ne suffisait pas, seule la ligue nord-américaine c’est à dire NHL est jouable, les championnats Allemand, Suédois, Finlandais et Tchèque n’étant plus de la partie.

L’avènement d’une dynastie ?

Comme les modes ne sont pas nombreux et qu’à part le mode dynasty, les autres ne nécessitent pas plus d’explications que cela, je m’en vais vous expliquer ce mode. Alors je vous préviens tout de suite, c’est l’épine dorsale du jeu, et rien que pour lui, le jeu vaut son pesant d’or. Au début vous choisissez une équipe pour en devenir le manager général, et là, à vous d’enchaîner les matchs de saisons. Mais jouer les matchs n’est pas votre seule responsabilité : il vous revient la charge de composer votre équipe, choisir ses entraînements, échanger des joueurs et scruter dans d’autres ligues ou pays, enfin de trouver la perle rare pour la recruter pendant les drafts (phase de sélection de jeunes joueurs évoluant dans des petites ligues). Jusque là vous me direz que c’est la même chose qu’avec n’importe quel jeu de sport, et là je vous réponds que non, car il reste un dernier point à mettre en évidence, le management financier. Maintenant, c’est à vous de générer des bénéfices en choisissant habilement le prix de ticket ou dans quel secteur investir pour s’améliorer, comme par exemple, de meilleurs entraîneurs, de meilleurs assistants, des médecins ou du matériel plus évolué. De plus, comme en vrai, il y a maintenant un plafond salarial qui vous empêchera de constituer une équipe remplie de stars et vous obligera à bien choisir vos joueurs. Bien sûr, pour que les actionnaires vous donnent des fonds à investir, il vous faudra gagner un maximum de matchs et respecter l’objectif fixé au début de la saison comme atteindre les play-offs ou rester dans le milieu du classement tout au long de la saison. Évidemment, vous serez en interaction permanente avec les dirigeants, le staff, la ligue et les joueurs (qui n’hésiteront pas à vous faire savoir quand ils en ont marre d’un joueur dans votre équipe) grâce aux centre des messages.

Elle est belle la glace ce soir …

Niveau réalisation, il est clair qu’EA maîtrise la machine avec des graphismes de haute volée et des textures de très bon aloi. Les reflets sur la glace s’altèrent en fonction de la qualité de celle-ci. De plus, le jeu est d’une fluidité à toute épreuve : les animations des joueurs sont très réalistes et surtout différentes d’un poste à l’autre. Ainsi les mises en échec (action défensive visant à s’emparer du palet dans un contact musclé) ne seront pas faites de la même manière si vous jouez un défenseur ou un attaquant, le tout donnant de la vie au jeu pour notre plus grand bonheur. Et que dire de la modélisation de joueurs! J’ai rarement vu un jeu de sport où les joueurs sont aussi ressemblants à la réalité, et les gabarits des joueurs sont assez représentatifs de leurs homologues humains.

Question bande son, la qualité est aussi présente pour peu que l’on aime le rock, par contre les musiques sont très discrètes lors des matchs puisqu’elles ne sont présentes que lors des replays et à un volume sonore inférieur aux menu, enfin la je chipote. Pour ce qui est des bruitages, on se croirait à côté des joueurs, les rebonds du palet produisent un effet différent en fonction de la surface qu’il percute, on sent bien les patins fendre la glace lors des accélérations et on constate que le plexiglas fléchi et casse rarement lors des grosses mises en échec, le tout dans un bruit caractéristique du plexi qui vibre. Côté commentaire, pas grand chose à redire, puisqu’ils collent bien à l’action avec le ton qu’il faut, du bon boulot.

Une nouvelle crosse…

Dans cet opus les grosses innovations sont au niveau du gameplay. En effet, pour que le jeu s’oriente vers une simulation, les développeurs ont prévu un moteur physique spécialement pour le palet, ainsi celui-ci ne « colle » plus au joueur dont il est le plus proche, idem pour le gardien. Maintenant, chaque fois que vous faites un mauvais mouvement, vous verrez le palet vous échapper de la crosse. Cela dit, ce détail a un avantage face à un gardien, puisque tant que le gardien n’a pas pris le palet dans sa mitaine ou s’est couché dessus, tous les rebonds peuvent conduire à un but. Je ne compte plus les palets qui ricochent sur les montants des cages et qui rebondissent sur le gardien pour finir dans les cages alors que le goal avait donné son maximum pour essayer de saisir la rondelle. Bien que ce moteur physique soit déjà bien au point, je pense que celui du prochain opus sera vraiment conforme à la réalité, puisqu’il y a encore quelques incohérences (par exemple : certains rebonds sont plutôt abusés mais cela arrive rarement).

L’autre nouveauté, c’est le contrôle de la crosse avec le stick droit, ainsi les mouvements horizontaux de celui-ci auront pour fonction de déplacer latéralement le palet dans le but pour? feinter par exemple, alors que les mouvement verticaux sont liés aux tirs, aussi bien les tirs du poignet que les tirs chargés. Le résultat est que lorsque vous mariez toutes ces actions ensemble, vous avez un contrôle absolu du palet. Vous pourrez ainsi vous mettre en position favorable pour décocher un tir pleine lucarne alors que le goal s’attendait à un tir raz la glace. Vous serez en mesure de réaliser toutes sortes de feintes mais faites attention aux joueurs puisqu’ils ne sont pas tous aussi doués pour le contrôle du palet. Faites quelques séances de tirs aux buts sur la démo pour vous rendre compte à quel point le contrôle de la crosse devient vite indispensable. Bien sûr une option de contrôle classique avec les touches A, B, X, Y est aussi présente. Ces deux nouveautés font que la série d’EA franchit une étape vers une simulation ultime sans être encore au niveau de son concurrent (qui possède un gameplay plus conséquent), mais qui sait peut être que d’ici deux trois ans, on aura deux grosses simulations.

2 minutes de prison pour méconduite.

Comme dit précédemment, le principal défaut est le manque de mode de jeu qui vous oblige à ne faire que du mode Dynasty, et bien que ce mode soit très prenant il aurait été de bon ton de mettre des modes pouvant réellement se jouer à plusieurs, car à part lors des matchs immédiats ou des tirs au buts, vous n’aurez pas l’occasion de frapper du palet entre amis. Ensuite un petit défaut plutôt bizarre concerne la stratégie du quatrième attaquant. Je vous explique : lors d’un match, vous avez le droit de faire sortir votre goal pour avoir un attaquant supplémentaire. Cette technique est souvent utilisé en NHL dans les dernières minutes lorsqu’une équipe est menée, dans le but de recoller au score. Cependant, dans le jeu, l’IA fait appel à cette technique même quand elle a deux but de retard. Ainsi si vous attrapez le palet, vous avez juste à gagner du terrain pour marquer dans des cages vides. Que l’IA fasse sortir le gardien quand elle a un but de retard, c’est normal mais avec deux, c’est plutôt du suicide organisé et cela fausse un peu la fin d’un match serré. De plus, les patchs n’ont rien modifié de ce côté.

Autre petite chose que je considère un peu comme un défaut, bien que cela ne me gène en rien, c’est l’absence de traduction. On peut se dire que c’est pas plus mal pour apprendre l’anglais, mais je pense que cela peut en empêcher certains de découvrir ce sport qui mérite qu’on s’y attarde un peu.

Quelques mots du online

Ça devient presque une habitude dans les jeux de sports de EA, le mode multi, bien qu’il ne soit pas si complet que ça, permet d’allonger la durée de vie du soft avec des rencontre de 2 à 10 (je vous dis pas l’ambiance ^^) joueurs. Mais bon on espère des modes conséquents comme des tournois ou autres, parce que là, même si on s’amuse vraiment, on n’y trouve pas son compte.

Bilan :

On a aimé :

  • Un gamelan intuitif et réaliste
  • On se croirait dans la réalité
  • Le mode Dynasty très complet

On a pas aimé :

  • Jeu en ligne offrant le service minimum
  • Faut aimer le hockey…

Smile on ice

NHL 2007 est un très bon jeu terni par des défauts récurrent du passage à la Next-Gen que l’on ne peut pardonner. Si je dis très bon jeu, c’est que ses innovations nous donnent un gameplay génial qui se veut un peu plus simulation qu’avant et que si la série continue comme ça elle pourrait se rapprocher de son concurrent, mais là n’est pas la question. Et techniquement parlant, la réalisation nous éblouit.

Conclusion du test de NHL 2007

L
Partager cet article

commentaire

0 Commentaires
Accueil » Tests » NHL 2007