Test - Enslaved : La perfection selon Pigsy

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L’art de faire un bon DLC. Ce n’est pas évident et beaucoup de développeurs se sont cassé les dents en proposant du contenu n’apportant strictement rien au jeu, mal foutu, trop court et concentré sur l’action au détriment des mécaniques du jeu. Faire un bon DLC relève du talent des développeurs. Ceux de Ninja Theory en ont beaucoup et aiment sincèrement leur Enslaved. Ils l’aiment tellement qu’ils lui offrent (et à nous aussi) un DLC haut de gamme, une perfection oserons-nous !

L’art de prendre à contre pied

La Perfection selon Pigsy, va en dérouter plus d’un. Car il nous propose tout simplement un spin off du jeu nous mettant dans la peau du personnage secondaire d’Enslaved, le charismatique cyborg porcin, Pigsy. Le gameplay est de ce fait littéralement bouleversé et foncièrement nouveau.

Pigsy souffre d’un mal profond. Un mal qui le ronge de l’intérieur et qui ne dispose d’aucun médicament. Ce mal s’appelle la solitude et rien ne peut le guérir. Mais Pigsy est un homme/porc/robot de ressource doublé d’un fabuleux mécanicien, qui ferait passer Mc Guyver pour un bricoleur du dimanche. Aidé de son sympathique Truffles il décide de partir à l’aventure dans sa décharge, sa Pigsy Land, afin de récupérer les divers composants nécessaires pour fabriquer son futur nouveau meilleur ami. Mais Pigsy n’est pas la bête de combat qu’était Monkey et le moindre coup reçu par les robots l’enverra ad patres. Un seul mot d’ordre : discrétion !

L’art de changer de gameplay

Voilà, c’est lâché. Si vous aviez pris l’habitude de foncer dans le tas dans Enslaved, renvoyant vos adversaires robotiques à leur état initial de boite de conserve, il va vous falloir passer par un long moment de réadaptation. Tel un Sam Fisher ou un Solid Snake, il vous faudra maintenant vous glisser derrière les lignes adverses sans éveiller de soupçons, éliminer vos adversaires les uns après les autres à l’aide de votre fusil de précision et utiliser intelligemment vos différents gadgets.

Vous n’aurez pas à choisir le niveau de difficulté pour cette extension, il n’y en a qu’une et elle s’avère assez corsée comparé à celle de base d’Enslaved. Les gadgets se dévérouilleront au fur et à mesure de votre progression et il faudra les utiliser avec parcimonie pour franchir les différents tableaux que vous proposera le jeu. Chaque gadget mettra un certain temps avant d’être réutilisé, limitant leur efficacité.

Pigsy aura 4 gadgets à sa disposition. Le traditionnel leurre qui attirera l’attention des robots vers un point donné, la grenade IEM qui paralysera les robots se trouvant dans son champ d’action, la mine à commande manuelle et la mine « amicale » qui transformera tout robot touché en allié momentané. Ce nouveau gameplay change radicalement l’orientation du jeu, transformant Enslaved en jeu d’infiltration puzzle de très bonne facture.

Bilan

L’art d’une perfection

La perfection selon Pigsy offre plus qu’un prolongement de l’expérience d’Enslaved. Les développeurs de Ninja Theory nous ont concocté une toute nouvelle aventure, assez longue (comptez 5 heures, voire un peu plus pour récupérer tous les éléments cachés et le succès qui va avec) et particulièrement plaisante et ce en changeant totalement le gameplay en nous mettant au contrôle de Pigsy. On pourra juste lui reprocher de ne pas se renouveler dans ses décors (toujours aussi magnifiques quand même) et d’avoir de la VO sous titrée comme choix unique. Sinon c’est du tout bon et sûrement l’un des meilleurs DLC de cette année qui, en prime, pour les heureux possesseurs d’écrans 3D rajoute l’option pour pouvoir redécouvrir le jeu avec des lunettes sur le nez ! Elle est pas belle la vie ?

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Enslaved : Odyssey to the West

Genre : Aventure/Plates-Formes

Editeur : Namco Bandai

Développeur : Ninja Theory

Date de sortie : 08/10/2010

Prévu sur :

Xbox 360, Playstation 3