Publicité

Puzzle Quest : Challenge of the Warlords

Le 17 février 2008
Le 17 février 2008

On s’fait une quête ?

Partager cet article :

« Bonjour Maité ! »

« Bonjour Jean Claude ! » Accent du Sud-Ouest prononcé

« Alors qu’est ce que vous allez nous proposer aujourd’hui ? »

« Alors aujourd’hui nous allons voir comment préparer une bonne fricassée de moules au jus de groseille ! »

« Mais ! Mais ! Maïté ce n’est pas possible ça ! La groseille et les moules ça va pas ensemble ! Vous avez trop bu de coca cola ! Faut arrêter la farine colombienne dans vos gâteaux! C’est un peu comme si vous mettiez un RPG avec un jeu de puzzle ! »

« Olalalalala ! Boudiiiiiou ! Mais je vous arrête tout de suite mon p’tit Jean Claude ! Le RPG se marie très bien avec le jeu de puzzle ! »

Laissons là Maité et Jean Claude se quereller et analysons un peu plus en détail cette dernière phrase énigmatique de notre cuisinière préférée.

Soyez joyaux !

En 2001, la société PopCap Games créé un jeu de réflexion en flash appelé Diamond Mine. La recherche de partenaires afin de diffuser plus largement le jeu les amena dans le giron de Microsoft Zone. Microsoft leur suggéra de changer le nom du jeu qui était trop proche d’un jeu déjà existant : Diamond Mines. Le jeu fut adopté par Microsoft sous le nom de Bejeweled!

Le concept du jeu est simple. Accrocheur.

Retrousse ses manches et essaye d’expliquer

Bejeweled se présente sous la forme d’une grille de 8 par 8 dans laquelle se trouvent des pierres précieuses de différentes couleurs. Elles disparaissent si on associe au minimum 3 pierres de la même couleur. Lorsqu’elles ont disparu, d’autres pierres apparaissent aléatoirement en haut de la grille. Pour ce faire, le joueur a la possibilité d’échanger la position de deux pierres dans la grille mais seulement si cet échange se conclut par une disparition d’au moins trois pierres.

Plus les combinaisons de pierres sont importantes plus on marque de points. Le jeu se finit s’il s’avère impossible de faire disparaître la moindre pierre.

Le jeu rencontra un franc succès et fut adapté sur de nombreuses machines et décliné dans de nombreuses versions. Il se trouva tout naturellement disponible sur le Live de la première xbox. La xbox 360 reçu par la suite un Bejeweled 2 et en 2006 arrivèrent les premiers ersatz : le sympathique Jewel Quest sur Xbox 360 (avec un principe de jeu légèrement différent, principe que nous détaillerons dans le paragraphe suivant) et Zoo Keeper -déclinaison japonaise de Bejeweled- sur Ps2, GBA et Nintendo DS.

Mais c’est au début de l’année 2007 que surgit un OVNI sorti de nulle part. Un mélange saugrenu, surprenant mais qui rencontra un franc succès autant au niveau de la presse spécialisée que des joueurs. Cet OVNI se posa sur DS et PSP et proposa un concept radical, mélange subtil de Bejeweled et de RPG. Cet OVNI s’appelle Puzzle Quest : Challenge of the Warlords et c’est de ce jeu dont va parler le gros test qui va suivre.

Soyez manaux !

Manaux : pluriel de mana.

Le gameplay de Bejeweled a été de fait remanié pour s’adapter au concept rôle playing de Puzzle Quest. Les pierres précieuses ont été remplacées par des gemmes de mana, on trouvera sur la grille du mana vert (terre), bleu (eau), rouge (feu), jaune (air), des points d’expérience symbolisés par de petites étoiles violettes, des pièces d’or et des crânes.

Le mana vous servira à lancer vos sorts et vos techniques spéciales -je développerai tout cela dans le chapitre suivant-, les points d’expérience et l’or viendront s’ajouter à votre récompense de fin de combat et les crânes vous serviront à attaquer votre adversaire.

Oui vous avez bien lu, le cœur de Puzzle Quest est comme tout jeu de rôle essentiellement composé de combats. Les adversaires seront nombreux rencontrés comme monstres errant ou dans la trame principale. Chaque adversaire aura une technique et des sorts propres, le joueur aura donc à se préparer et à jouer différemment suivant son opposant.

Les phases de combat se déroulent sous la forme d’un puzzle de Bejeweled. On joue chacun son tour et on n’a droit qu’à un seul mouvement de gemmes. On peut choisir d’utiliser des sorts, qui infligeront des dégâts, feront perdre des tours ou influeront sur les caractéristiques ou la mana. Certains sorts mettront fin à notre tour, d’autres permettront de faire le déplacement de gemmes après les avoir lancer.

Si un joueur parvient à faire une combinaison de 4 gemmes ou plus, il gagne un tour supplémentaire. Vous l’aurez donc compris, anticipation est le maître mot de Puzzle Quest.

Pour être complet, il existe en plus un crâne explosif qui détruit toutes les gemmes environnantes et des jokers comportant des multiplicateurs qui permettent de remplacer n’importe quelle gemme de mana. Le jeu s’avère prenant et terriblement tactique et ce, malgré le petit degré de chance dû à l’apparition aléatoire des gemmes qui viendront remplacer celles qui disparaissent.

Il a la couleur d’un RPG, …

Après vous avoir présenté les principes généraux du gameplay, nous allons nous pencher un peu plus profondément sur le cœur du jeu, à savoir l’aspect jeu de rôle.

Comme dans tout RPG qui se respecte, l’aventure commence par la création d’un avatar. Vous aurez à choisir la classe du personnage parmi les 4 proposées :

Le Druide est spécialisé dans les sorts de mana jaune et vert. Il gagnera donc plus facilement le mana dans ces catégories. Il s’agit d’un combattant subtil s’appuyant essentiellement sur les altérations de caractéristiques et sur la défense pour gagner.

Le Chevalier s’appuie essentiellement sur l’expérience. Il monte rapidement de niveau et s’avère le choix idéal pour débuter. Ses attaques sont essentiellement des attaques de mana rouge et vert.

Le Guerrier est, comme son nom l’indique, la classe bourrine par excellence. Ses attaques par les crânes font très mal et ses sorts offensifs sont principalement basés sur le mana rouge.

Le Magicien est, au contraire du guerrier, la classe de sorts par excellence. Inutile de se baser sur ses attaques directes, il vous faudra pour vaincre accumuler du mana afin de faire parler vos sorts offensifs les plus meurtriers. Il est spécialisé dans le mana rouge et jaune.

Vous pourrez alors choisir le sexe de votre personnage et le portrait, deux différents par sexe et par classe.

Suivant ce choix vous aurez droit à quelques quêtes annexes différentes et évidemment un équipement adapté. Inutile d’essayer de porter une armure lourde avec votre magicien.

Votre personnage dispose de sept caractéristiques de base :

-Maîtrise de la Terre, du Feu de l’Eau et de l’Air : ceci déterminera le nombre de points de mana récoltés, le nombre maximum de mana que l’on pourra emmagasiner et l’apparition d’éventuels jokers ou de tours supplémentaires.

-Combat : pour définir les points de dégâts causés par les crânes et l’apparition de crânes explosifs.

-Ruse : pour définir l’initiative dans le combat et les gains de points d’expérience et lors des montées de niveau.

-Moral : influe sur les points de vie maximum et la résistance aux sorts d’altération.

Chaque classe a plus ou moins d’affinités avec plusieurs caractéristiques. Il s’avère donc impossible d’avoir un personnage qui excelle dans chaque caractéristique, le choix de la classe est déterminant pour le style de jeu et le gameplay à venir. Vous aurez aussi à choisir parmi 6 sorts ou techniques spéciales d’un large panel propre à la classe de votre personnage. Ces techniques se débloqueront lorsque votre personnage atteindra un certain niveau. L’attaque ultime se débloquera au niveau 50.

Si on rajoute la possibilité d’équiper votre personnage d’une arme, d’un casque, d’une armure et d’un artefact, vous aurez compris qu’il sera possible d’affiner celui-ci afin qu’il corresponde plus particulièrement à votre façon de jouer.

…l’odeur d’un RPG,…

Et l’aventure dans tout cela ? Et bien Puzzle Quest nous propose un univers des plus cohérents reprenant le meilleur de l’héroic fantasy. Le background tiré de la série des Warlords créé par Steve Fawkner en 1989 est largement inspiré de l’univers de Tolkien. Les fans seront en territoire connu, territoire peuplé de trolls, liches, gobelins, elfes et orcs. Et on retrouve justement Steve Fawkner a l’origine du projet Puzzle Quest; oui vous avez bien lu, malgré les graphismes de style manga, très propres et soignés, il s’agit d’un jeu Australien.

L’aventure s’annonce riche mais pas vraiment originale : une terrible menace plane aux portes de votre Royaume et vu que l’on a aucun autre volontaire sous la main, vous allez endosser le rôle du sauveur.

Rien de bien nouveau à l’horizon mais l’univers est accrocheur, le bestiaire agréable à regarder, la carte gigantesque et les quêtes annexes nombreuses.

Le Royaume dispose d’un grand nombre de villes où l’on trouvera une taverne pour glaner différents renseignements, des magasins pour parfaire son équipement et où l’on pourra prendre des quêtes annexes.

Les chemins seront encombrés par des créatures errantes qui vous serviront à glaner les points d’expérience nécessaires à votre montée de niveau.

Il vous sera aussi possible de prendre quelques embranchements scénaristiques qui vous feront gagner des objets ou des compagnons.

Les compagnons, qui sont au nombre de 9 au total -mais vous ne pourrez en avoir que 8 lors de vos voyages-, vous donneront un bonus en début de combat contre certains ennemis. Sachez aussi que chaque compagnon a une histoire personnelle donnant lieu à une sous quête à mener à bien afin d’augmenter son potentiel.

En ce qui concerne la partie musicale -prépondérante pour tout puzzle-game qui se respecte tant celle-ci s’avère récurrente et donc gonflante à long terme- et bien là aussi on a le droit à des symphonies épiques particulièrement soignées où l’on retrouvera les influences du score du seigneur des anneaux par Howard Shore. Tant mieux car certains combats s’avèrent assez longs !

Le jeu vous parait déjà riche ? Sachez qu’on est encore loin du compte de ce qu’il vous propose !

…le goût d’un RPG,…

Au cœur de la richesse de Puzzle Quest se cache une gigantesque forteresse. Votre forteresse. Oh bien sûr, au début de l’aventure elle ne dispose que d’un simple donjon mais vous aurez la possibilité, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, de construire certaines annexes qui vont enrichir considérablement le gameplay.

Vous aurez 9 bâtiments à construire, chaque élément vous donnera de nouvelles aptitudes.

– Le donjon vous permettra de capturer des créatures. Vous pourrez le faire après les avoir vaincues trois fois. La capture se passe de manière radicalement différente d’un simple combat. Il s’agira d’un petit puzzle où vous devrez, par l’association de gemmes, les faire toutes disparaître de la grille. Il existe autant de puzzle de capture que de créatures (boss exceptés).

Après la construction du donjon il vous sera possible de lui joindre une tour de mage et une écurie.

– La tour de mage vous permettra d’apprendre les capacités spéciales des créatures capturées qui viendront alors s’ajouter à vos compétences de classe. Là encore, vous aurez droit à de nouvelles règles. Sans limite de temps vous aurez à atteindre un certain score pour chaque élément. Lorsque vous réussirez des combos de 4 gemmes ou plus, un parchemin apparaîtra. Il vous sera demandé de faire disparaître aussi un certain nombre de parchemins. Le puzzle s’avère d’une difficulté proportionnelle à la puissance du sort.

– Les écuries vous permettront de capturer et d’entraîner une monture. Cette monture vous donnera une capacité spéciale, un sort et la possibilité d’échapper aux monstres errants. L’entraînement vous obligera à faire un combat contre votre monture mais dont les actions seront chronométrées. Une course contre la montre dont le plus rapide sortira vainqueur (celui qui tape le plus fort aussi ^^).

– La forge vous autorisera à créer de nouvelles armes et ce à l’aide de runes trouvées en chemin. Runes toujours bien gardées qui confèreront à l’arme des aptitudes spéciales. Le gameplay est là est presque identique à la découverte de sorts, les parchemins étant remplacés par des enclumes qui cette fois apparaissent aléatoirement.

La forge vous permettra de construire aussi un atelier de siège.

– L’atelier de siège vous permettra de capturer des cités et de récolter les impôts qui vont avec. La capture d’une cité est un simple combat contre un adversaire puissant et résistant.

– Le temple sera la clé de votre montée en puissance. Il vous sera possible d’augmenter vos compétences moyennant de l’or, encore de l’or et toujours plus d’or.

Avec ceci, votre citadelle pourra accueillir des tours, une chambre forte et des statues qui faciliteront votre avancée, stabiliseront les cités conquises, et renfloueront votre porte-monnaie.

Bilan

On a aimé :

  • Le jeu est très riche
  • L’aspect RPG

On n’a pas aimé :

  • Pas grand chose

Mais…

… Puzzle Quest : Challenge of the Warlords n’est pas un RPG! Enfin si. Non, il est plus que cela! C’est un RPG génial, profond, riche mixé avec un puzzle-game addictif au possible.

Déjà récompensé à de nombreuse reprise, plébiscité par les joueurs et par la presse, il arrive sur le XBLA dans une version intégralement française dotée d’une très bonne traduction et ce pour la première fois vu que l’on attend encore la sortie sur notre territoire des versions portables. Il s’agit, à n’en pas douter, d’un des meilleurs jeux disponibles sur le XBLA, un jeu qui vaut clairement ses 1200 pts tant il réussira à satisfaire la grande majorité des joueurs.

Le jeu dispose en plus d’un mode live qui vous permettra d’affronter d’autres joueurs. C’est un peu désert encore mais je ne désespère pas car il s’agit d’un des meilleurs puzzle-games sorti sur console. Tout simplement.

Conclusion du test de Puzzle Quest : Challenge of the Warlords

L
Partager cet article

Puzzle Quest : Challenge of the Warlords

Développeur : Vicious Cycle
Éditeur : D3 Publisher
Date de sortie : 10/10/2007

commentaire

0 Commentaires
Accueil » Tests » Puzzle Quest : Challenge of the Warlords