Test – Risen

100% Heroic Fantasy
Parfois, il arrive qu’un titre échappe à nos tests, et Risen étant une exclusivité console de la Xbox 360, c’est bien regrettable.
On se rattrape aujourd’hui, histoire de se pencher un peu sur ce titre qui nous propose une aventure classique de l’heroic fantasy. Celle-ci est attendue comme étant particulièrement complète, car développée par Piranha Bytes, des spécialistes du genre auteurs de la série Gothic avant que celle-ci ne soit reprise en main par Spellbound Software.
Sur la plage abandonnée…

Classique. Voilà un mot qui va caractériser une bonne partie de ce test, et qui s’applique parfaitement à l’histoire proposée.
Le jeu commence alors qu’on se réveille sur une plage inconnue suite à un naufrage. Plus de bateau, il va falloir explorer les lieux afin de trouver des secours.
Très vite on découvre qu’on a débarqué dans un endroit qui est le théâtre d’affrontements entre deux clans rivaux : l’inquisition qui contrôle l’île, et les rebelles qui refusent de ployer sous leur joug.
L’enjeu de cette opposition tourne autour d’étranges ruines qui apparaissent un peu partout, comme si elles sortaient du sol. L’inquisition cherche à y découvrir de puissants objets magiques, alors que les rebelles veulent avant tout tirer profit des richesses qu’on peut y trouver.
Par la force des choses, il va falloir prendre partie pour un des deux camps.
Notre avatar est une sorte de carapace vide, un personnage qui n’a pas vraiment d’histoire et qui va se construire au fil de son aventure. On a le contrôle total de son évolution, puisqu’il n’y a pas de classe de personnage de définie. Libre au joueur d’en faire un guerrier surpuissant, un magicien redoutable, ou un touche-à-tout. Le monde dans lequel on évolue est largement ouvert, avec seulement quelques infimes limitations qui obligent le joueur à franchir des points de passage faisant avancer l’histoire. La liberté est donc le mot d’ordre, et on peut à loisir explorer le monde au hasard en fouillant les grottes et autres ruines. Les très nombreuses quêtes annexes à l’histoire principale offrent des objectifs classiques, mais suffisamment variés, et parfois même mâtinés de quelques idées sympas. On a vite fait de passer des heures à discuter avec tous les gens qu’on croise pour voir comment on pourrait leur venir en aide. Les possibilités sont multiples, et on pourra même devenir un artisan en se fabriquant soi-même ses objets grâce à ce qu’on peut ramasser un peu partout.
Au niveau des ambitions, Risen se pose comme un sérieux client. Mais les ambitions ne suffisent pas toujours, et autant le titre propose de bonnes choses, autant il souffre de défauts marqués qui en atténuent la portée.
Le ramage plutôt que le plumage

Les satisfactions, il y en a, et pas qu’un peu. La première vient définitivement des nombreuses quêtes proposées. Contrairement à trop de jeux du même genre, celles-ci s’intègrent avec naturel dans l’histoire, et ne semblent pas parachutées par hasard juste pour augmenter la durée de vie du jeu. Cela donne à l’univers une impression de vie très agréable, et on a véritablement envie d’exploiter au maximum chaque endroit et chaque rencontre, d’autant plus que les dialogues, sans pour autant être géniaux, sont dans l’ensemble bien écrits. Comme le doublage est lui aussi correct (quoique inégal, avec des acteurs meilleurs que d’autres), on se laisse facilement embarquer dans l’aventure. Devoir choisir un camp permet de refaire le jeu avec quelques différences, ajouté au fait que les quêtes ont des conséquences dans le jeu : suivant ses choix, les choses ne se passeront pas toujours de la même façon, et il faudra assumer ses prises de position.
Grâce à tout cela, il faut un minimum de 30 heures pour terminer le jeu quand on cherche à avancer dans l’histoire, et nettement plus quand on flâne en chemin.
Un autre bon point vient de la progression du personnage. Ici, les ennemis ne s’adaptent pas à votre niveau. En d’autres termes, quand vous reviendrez avec une dizaine de niveaux de plus à un endroit où vous avez souffert contre les monstres locaux, vous pourrez constater votre montée en puissance en les dégommant sans peine. Une bonne chose car Risen n’est pas facile. Certaines armes sont nettement plus efficaces que d’autres (n’insistez pas, je ne vous dirai pas lesquelles), mais si on n’est pas prudent, la mort guette en permanence. Le système de combats, dynamique (avec la possibilité de locker un adversaire et basé sur les combinaisons attaque/parade), n’est pas désagréable grâce à une IA convenable, et du fait que le bestiaire, quoique classique, est varié et bien fourni.
On peut également faire mention de la construction astucieuse des donjons. On ne peut pas dire qu’il y ait quoi que ce soit de révolutionnaire, mais ils sont bien conçus et évitent de tomber dans une routine qu’on croise trop souvent dans les jeux où l’exploration tient une si grande place.
Malheureusement, ces très bons points ont leur pendant en défauts tout aussi importants.
Le plus gros vient d’une réalisation bien faiblarde. L’ensemble du jeu est trop sombre, ce qui donne envie d’explorer les extérieurs seulement de jour. Cela est peut-être volontaire pour cacher la faiblesse graphique du jeu. En effet, les textures sont souvent laides, et les environnements sans éclat. Voilà qui est symptomatique d’une adaptation PC sans optimisation, car la version PC est nettement plus jolie.

Ce ne sont pas que les textures qui sont à la ramasse, mais l’ensemble de la réalisation. L’animation s’en sort à peu-près, mais le clipping s’invite dans les environnements ouverts, et il n’est pas rare de croiser des ralentissements. Si on ajoute des personnages (enfin, les humains, les monstres s’en sortent beaucoup mieux) très moches, on arrive à un bilan technique en-dessous de la moyenne qui nuit à l’impression d’ensemble.
L’autre point regrettable provient de la banalité de l’ensemble. L’univers et l’histoire présentés sont très bien traités, mais il est difficile de ne pas avoir la sensation d’avoir déjà vu tout ça un bon paquet de fois. L’originalité brille par son absence, et si les amateurs de ce type d’univers ne se poseront pas de questions, il n’y a rien de nouveau qui puisse attirer les autres.
Enfin, il est dommage que le jeu ne se termine pas aussi bien qu’il commence. Quand on s’approche de la fin, on a l’impression que les développeurs ont abandonné leurs bonnes intentions d’univers ouvert et varié, avec une succession de donjons se terminant sur un combat final pathétique et abrupte.
Le Bilan
On a aimé
- Le naturel des quêtes secondaires
- Un univers très complet
- Un bestiaire et des situations variés
On a moins aimé
- Une réalisation trop faiblarde
- S’essouffle dans la dernière partie
Conclusion du test de Risen
Contenu ou contenant
Vous l’avez sans doute compris à la lecture du test, Risen est un jeu qui a autant de qualités que de défauts. C’est une aventure prenante, globalement bien conçue et immersive qui peut harponner le joueur pour ne plus le lâcher. Une réalisation moyenne lui aurait suffit pour glaner une manette supplémentaire, mais elle ne l’est même pas, et la faiblesse graphique du jeu sur Xbox 360 nuit à l’immersion de l’aventure et peut clairement rebuter les amateurs de jeux spectaculaires. La démo du jeu, disponible sur le market place, est un excellent moyen de savoir si le jeu est fait pour vous. Si elle n’est en aucun cas représentative de la richesse que peut offrir le jeu, elle vous permettra de juger si vous pouvez passer outre un niveau technique bas de gamme.
La texture est mal faite.
Un jeu qui m’a beaucoup déçu à l’époque.
Un jeu que j’avais énormément apprécié à l’époque.
Pour info, je l’ai acheté hier 5€ (neuf!) à Game! il est soldé tout comme Prototype (5€ également neuf)
Les deux sur 360 bien sûr.
donc faites vous plaisir, à ce prix là ça ne se refuse pas! 😉
Le jeu avait le potentiel d’avoir 5 étoiles avec le coup de cœur. En tout cas j’ai vraiment aimé et j’ai tout simplement arrêté de jouer vers la fin, le ratage était complet.
j’ai laissé tombé la fin ou j’arrive pas a battre le boss et il me donne pas envie de réessayer
la vie de testeur n’est pas drole tous les jours… c’est a la limite de la maltraitence !!!
grâce à une IA convenable, et du fait que le bestiaire, quoique classique, est varié et bien fourni. Pas trop trop d’accord avec l’IA vu que je me souviens avoir toujours fait la même combinaison de coup à la hache, l’IA se la prenait toujours du coup à part en surnombre elle était toujours à la ramasse. Pour le bestiaire faut quand même noter qu’à partir d’un certains moment on rencontre plus que de l’homme lézard et que du coup le bestiaire vaut que pour le début. Ca avait été… Lire la suite »