Test – Green Lantern : La révolte des Manhunters

Encore à cause de la réforme des retraites
« In brightest day, in blackest night, no evil shall escape my sight. Let those who whorship evil’s might. Beware my power… Green Lantern’s light ! » Tous ceux qui n’avaient jamais entendu ces paroles peuvent dores et déjà quitter ce test, car ici on va entrer dans l’univers VIP des super-héros qui déchirent. Profanes interdits.
Green Pastèque

S’il est un héros DC qui mériterait d’être sur le devant de la scène bien loin devant Superman, et après Batman, c’est bien le premier Green Lantern terrien du secteur 2-8-1-4, alias Hal Jordan.
C’est donc avec enthousiasme que nous accueillons le jeu au doux sobriquet de « Green Lantern : La révolte des Manhuters » qui accompagne la sortie du film dans nos salles obscures.
Ce titre se présente sous forme d’un Beat Them All avec quelques soupçons de Shoot Them Up durant lequel vous incarnerez Hal Jordan, le plus célèbre agent du Green Lantern Corp alors qu’il vient tout juste d’hériter de son anneau de pouvoir. Malheureusement pour lui, le mal n’attend pas que vous soyez prêt, et c’est ainsi que les Manhunters, machines prédécesseurs du Green Lantern Corp débarquent sur Oa et commencent à tout dévaster pour s’emparer d’un mystérieux pouvoir caché par les Gardiens, décimant ainsi une grosse partie du Corp.

C’est dans ce contexte que vous allez faire parler l’énergie verte de la volonté. Dans un jeu de super héros, ce qu’on craint en premier, c’est que les pouvoirs les capacités et l’ambiance ne soient pas retranscrits et utilisés correctement.
Ici, on peut laisser échapper un ouf de soulagement puisque l’impétuosité d’Hal, tout comme les pouvoirs de l’anneau sont utilisés de manière ingénieuse.
Ainsi, vous pouvez enchaîner combos et constructions avec aisance et habileté, grâce à une combinaison des boutons colorés avec les gâchettes. Qu’est-ce qu’une construction allez-vous me dire ? Ce sont les techniques de création d’objet qui vous serviront au combat. Au programme, 12 constructions allant de la massue à l’avion de chasse, en passant par la mitrailleuse gatling ou encore le robot de combat. Ces constructions utilisent de l’énergie verte représentée par votre jauge d’anneau. Cette dernière se remplira en éliminant des adversaires, mais aussi en en récoltant dans des jarres d’énergie.
Green Béret

Votre personnage développera de nouvelles capacités au fur et à mesure de votre avancée, en gagnant des points d’expérience. Ces derniers vous permettront d’acheter de nouvelles constructions, d’augmenter votre puissance, ou d’améliorer vos capacités de surtension.
Cette dernière est un état de surpuissance, vous permettant d’augmenter temporairement la puissance de vos attaques, et surtout de ne plus vous soucier de votre jauge d’anneau. Et “se soucier” est le bon mot puisque cette jauge va vous embêter jusqu’à la fin du jeu. En effet, cette dernière se vide bien rapidement, surtout en comparaison des ennemis qui deviennent aussi coriaces que nombreux au fil de votre progression. Et même si cette dernière s’agrandit en récupérant des météores verts, il faudra attendre qu’elle soit à grandeur maximale et avoir acheté l’onéreuse lanterne portative pour vraiment jouir de la toute puissance des personnages. Oui, vous avez bien lu des personnages, puisqu’un mode deux joueurs en local est disponible, permettant au deuxième joueur d’incarner le Green Lantern tristement célèbre du nom de Sinestro, qui possède exactement les mêmes techniques.
Ce partage de vedette permettra de vous débarrasser plus rapidement des ennemis, mais n’arrangera pas la caméra à angles fixe et non repositionnable qui, bien que potable de manière générale, saura pousser vos nerfs dans ses derniers retranchements, tellement le point de vue de certains lieux est mal calibré provoquant une mauvaise appréciation des distances, notamment contre les boss, évidemment gigantesques et qui font très mal.
Mais bon, cela permettra d’augmenter artificiellement la durée de vie du soft qui atteint difficilement les 8 heures de jeu, et ne propose qu’une faible replay value.

Côté technique, c’est assez passe-partout : ni sublime, ni moche. Des baisses de framerate sont cependant assez fréquentes, même si elles ne gêneront en rien. Les commandes répondent au doigt et à l’oeil, même si le temps de réaction d’Hal peine un peu lors de l’enchaînement de certaines techniques.
La bande son française est correcte, mais on aurait préféré avoir le choix avec les voix originales afin de coller avec les mouvements de lèvres, ou ne serait-ce que pour se la jouer fanboy puriste.
Le Bilan
On a aimé
- Les pouvoirs bien retranscrits
- Prise en main fluide et aisée
- Un mode deux joueurs
On a moins aimé
- La caméra
- Court
- Mode deux joueurs uniquement en local
- Impossible de voler à volonté
Conclusion du test de Green Lantern : La Révolte des Manhunters
Green Day
Green Lantern : La révolte des Manhunters nous propose une expérience sympathique dans la peau d’un des plus grands héros trop souvent éclipsé par les icônes Krypto-Gothamiennes de l’univers DC. On regrette cependant que le jeu soit trop court et ne propose pas une caméra plus adaptée pour ce genre de titre, réduisant un peu le plaisir procuré à incarner le pionnier terrien.