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Test – Pure

Le 4 octobre 2008
Le 4 octobre 2008

C’est d’la bonne !

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Avec Pure, le studio Black Rock n’en est pas à son premier jeu de course puisqu’on avait déjà eu droit à des ATV Offroad Fury et MotoGP 2 par exemple. La concurrence est sévère dans ce domaine et les courses off road ont le vent en poupe en ce moment. Pure est arrivé juste avant les grosses sorties de fin d’année et après une démo qui a surpris son public, le jeu final en vaut-il vraiment la chandelle ?

Dès insertion de la galette du jeu dans la console, on sait à quoi s’attendre. Pure ne possède pas beaucoup de modes de jeu mais semble miser avant tout sur l’efficacité. Le cœur du jeu se situe dans le mode World Tour, un mode où on commence avec un petit quad pour terminer avec un monstre de puissance. La première chose qu’on aura d’ailleurs à faire est de construire son engin, et on peut dire qu’il y a de quoi faire ! Plus d’une vingtaine de catégories de pièces différentes sont disponibles. Certaines influent directement sur les caractéristiques du quad (vitesse, boost, maniement, accélération…), d’autres ne sont que des améliorations esthétiques, mais bien appréciables malgré tout, comme la possibilité de choisir ses ailes, ses poignets ou même la couleur de ses freins. Une fois notre premier quad créé, on peut se lancer dans le mode World Tour en ayant sélectionné un personnage parmi les 6 proposés.

Un mode World tour simple et efficace

Le mode World Tour est très simple. On a 10 étapes et chacune d’entre elles comporte plusieurs épreuves. On commence par la première étape et une fois terminée, la suivante se débloque et ainsi de suite jusqu’à la dernière étape. Les épreuves des étapes peuvent être de trois types : les courses, les sprints et les épreuves de freestyle qui, elles, permettent de débloquer de nouvelles pièces et améliorations pour notre quad.

Pour les courses, rien d’extraordinaire, le but est bien d’arriver premier à la fin en utilisant au mieux les spécificités du circuit et le boost. Pour obtenir du boost, il suffit alors de réaliser des figures durant les sauts et si on y arrive, notre jauge de boost se remplit. Au départ, on ne peut que réaliser de simples figures mais si on n’utilise pas notre barre de boost tout de suite, elle continue à se remplir jusqu’à atteindre un certain palier qui nous permet d’effectuer d’autres figures bien plus spectaculaires. Il y a deux paliers à franchir, avec la possibilité de faire une figure spéciale si la barre de boost est pleine. Attention pour cette figure là, parce qu’elle nécessite un timing assez précis. Vu qu’elle prend plusieurs secondes à être réalisée, il faut à tout prix la déclencher lors d’un gros saut pour espérer atterrir en un seul morceau. En épreuve course, les figures ne servent qu’à remplir la barre de boost (et donc à faire quelques grosses accélérations) mais en épreuve freestyle, les figures prennent tout leur sens.

En freestyle, le but est non pas de terminer premier mais d’être celui qui réalise le plus gros score parmi les 16 participants. Il faut alors disposer d’un quad adapté aux figures et il sera certainement nécessaire d’en créer un nouveau (on peut en créer jusqu’à 10). Le score sera bien entendu calculé en fonction des figures réalisées sur le parcours et plus une figure est risquée, plus elle rapporte de points. Pour mettre un peu de piment, le parcours est parsemé de divers bonus qui peuvent par exemple donner du boost, multiplier les points, donner une figure spéciale ou encore éviter de perdre du carburant. Car oui, l’épreuve s’arrête dès qu’on n’a plus de carburant dans le réservoir. Il faudra donc surveiller la jauge affichée à l’écran et faire le plus de points avant la fin.

Le dernier type d’épreuve est le sprint. Ici, tout est question de vitesse, et les parcours sont faits de telle manière qu’on n’ait pas à réfléchir. Très souvent, on court sur des anneaux et il faudra batailler sec pour se frayer un chemin vers le podium. Ces épreuves ne sont pas des plus marquantes puisqu’on ne peut pas vraiment dire que les circuits soient réellement funs.

L’une des forces de Pure est pourtant le level design de ses circuits. Les premiers sont assez déroutants puisqu’on se retrouve sans carte affichée à l’écran, avec 15 concurrents autour de nous, dans un environnement assez ouvert et avec plusieurs embranchements possibles plusieurs fois dans la course. C’est difficile au début de se repérer dans les courses mais plus on joue, plus on se dit que le fait de ne pas avoir de carte est bien trouvé. On nous oblige ainsi à emprunter et tester certaines portions du circuit, à en prendre d’autres et c’est à nous de juger laquelle est la plus rapide, la plus efficace, celle qui offre le plus de sauts, etc. On se retrouve donc lancé à pleine vitesse dans ces circuits qui disposent de nombreux embranchements et il faudra faire attention car quelques secondes de perdues dans Pure mènent facilement à la défaite, d’autant plus que les adversaires ne se laisseront pas faire, loin de là. Et pour gagner ces précieuses secondes, il faut en plus utiliser au mieux son boost mais aussi réaliser ses sauts au bon moment.

Classique

Bien sûr, Pure ne propose pas qu’un mode World Tour et il est aussi possible de s’entraîner sur les circuits dans le mode qu’on veut, mais on peut aussi faire des courses contre les adversaires gérés par le jeu pour s’améliorer.

Le mode multijoueurs, lui, est tout aussi efficace avec la possibilité de jouer en partie classée ou non, avec les trois modes de jeu qui sont présents en solo. On peut aussi jouer avec ses potes dans des courses classiques ou bien en créant un championnat. Ce sera d’ailleurs l’occasion de montrer son quad perso au public et de se la péter un peu.

Le nombre de joueurs maximum est le même qu’en solo : 16. Ce qui est assez pour s’amuser et ce, sans lag constaté. Les courses sont, tout comme en solo, fluides et les parties s’enchaînent rapidement.

Un vent d’air frais pour les jeux de course

Un autre atout de Pure est qu’il est sorti à un moment où les joueurs voulaient du neuf. Les grosses sorties se font attendre et c’est le titre idéal pour une petite cure rafraîchissante avant la grosse fin d’année. Et on ne s’y trompe pas, Pure est bien un jeu très agréable à prendre en main avec un gameplay arcade à 100% mais bien dosé. On prend réellement plaisir à piloter ces petits engins, d’autant plus que les courses prennent place dans des décors paradisiaques. Que ce soit sur un volcan, à travers la forêt, sur le sable ou la glace, Pure vient titiller la rétine comme il faut et nous offre une superbe aire de jeu. Le seul défaut qu’on pourrait lui reprocher à ce niveau est peut-être le manque de circuits. Il faut avouer que malgré leurs qualités graphiques indéniables, on en a vite fait le tour quand même. En tout, 12 circuits différents sont proposés dans les 6 pays du jeu.

Le tout est enrobé de musiques bien pêchues, une vingtaine au total qu’il est possible de personnaliser dans les options. Si l’une d’entre elle est jouée un peu trop souvent, un petit coup de désactivation et on ne l’entendra plus. Elles resteront toutefois efficaces et pas rébarbatives pour un sou.

Le Bilan

On a aimé 

On a aimé…

  • Que du fun!
  • Efficace à 100%

On n’a pas aimé…

  • Mode World Tour trop court
  • On aurait aimé jouer à plusieurs sur la même console

Conclusion du test de Pure

Du fun avant tout !
Pure est l’un de ces jeux simples, superbes, efficaces, faciles à prendre en main et fun. Les ingrédients sont là pour faire de ce titre un très bon jeu de course et on le ressortira volontiers de l’armoire de temps en temps quand on l’aura terminé. Pour une première dans cet univers, c’est assurément réussi et on espère vraiment qu’une suite pointera le bout de son nez avec un peu plus de diversité au niveau des circuits. Pour le reste, on ne peut qu’être surpris par le niveau de qualité global, et on prend son pied !

L
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Pure

Développeur : Black Rock Studio
Date de sortie : 16/09/2008

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