Test – Lost Planet
Coéficient espace temps 8126.3
Testeur : Boboxgamer
On le savait depuis Mai 2006, Lost Planet c’est bien. Mais est-ce qu’en 2007 c’est mieux ? En effet, c’est en ce début d’année que Capcom a décidé de sortir son second hit, avec la prétention de jouer dans la cour des grands et particulièrement dans celle de Gears of War. Pari réussi ?
Plus blanc que neige
Le décor est planté, Lost Planet vous emmène vers un dépaysement assuré sur EDN III, planète enneigée recelant de nombreux trésors, parmi lesquels la Thermo-Énergie. A l’instar du pétrole, les humains sont particulièrement friands de cette nouvelle énergie qui a eu la malheureuse idée de se trouver à l’intérieur de gros monstres appelés Akrids. Plusieurs factions se tirent donc sur la tronche pour en pomper le plus possible et éradiquer l’espèce. Parmi tout cela se trouve Wayne, le héros.
On nous plonge dès le début dans l’ambiance : papa Wayne meurt en sauvant son fils et celui-ci n’a rien trouvé de mieux que de devenir amnésique. On passe donc les trois quarts du jeu à essayer de se souvenir de son passé, mais surtout, à vouloir venger son père ! Ce scénario d’une grande complexité est soutenu par des cut-scenes plutôt belles, mais pour la plupart bateau. Il faut dire que les personnages n’aident pas, entre certains dénués de charisme et d’autres au design sorti de nulle part… Des dialogues de meilleure qualité auraient-ils redressé le tir ?
Le jeu est découpé en missions, 11 pour être précis, à la fin desquelles on aura droit à un peu plus de détails sur le scénario, qui après tout n’en a peut être pas besoin. 11 missions, c’est peu… sauf si c’est long ? Hé ben non. Vous passerez plus ou moins de temps selon votre façon de jouer mais il vous faudra en moyenne 6 heures pour en voir le bout. Attention ce chiffre se retrouve grandement augmenté si vous jouez avec une difficulté élevée ou encore si vous désactivez l’aide à la visée. Les nombreux secrets et succès viennent quant à eux rajouter quelques petites heures au titre qui en manque cruellement.
Un Gameplay qui fait froid dans le dos !
Lost Planet ne révolutionne pas le genre mais a le mérite d’avoir quelques systèmes bien à lui, parmi lesquels la fameuse T-Eng. Notre personnage possède un bras, au doux nom d’harmonisateur, puisant dans notre réserve d’énergie afin de nous soigner. A première vue pratique, ce choix se révèle être un fardeau pour son porteur. Vous devrez en effet constamment garder un oeil sur votre compteur d’énergie, pas des plus pratiques en plein combat… Cette jauge a tendance à descendre bien plus vite si vous comptez utiliser des armes à énergie mais surtout des Vital Suit, dont je parlerai un peu plus bas. Heureusement, la T-Eng ce n’est pas ce qui manque, ainsi tous vos ennemis en possèdent, vous en trouverez également en grande quantité dans des sortes de silos prévus à cet effet et dans des bornes placées aux endroits stratégiques.
Alors bien sûr si il n’y avait que ça… mais c’est maintenant qu’interviennent les Vital Suit (VS), ni plus ni moins que des Mech miniatures, mais pas moins dévastateurs selon le type. Ils sont tous fièrement équipés d’armes lourdes, interchangeables selon vos envies. Ces engins se révèlent beaux, nombreux, mais surtout indispensables. Hélas, et j’en reviens à ce qui était dit précédemment, ils demandent beaucoup d’énergie et plus ils seront puissants, plus vous verrez votre barre se vider à une vitesse vertigineuse. Les robots prennent une place réellement importante dans le jeu à tel point qu’on passe plus de la moitié du temps avec eux. Mechassault n’a qu’à bien se tenir !
Mais heureusement que les Boss sont là pour les rendre utiles. Nombreux, divers, gigantesques et surtout vous donnant du fil à retordre, voilà l’un des gros points forts du jeu. Lost Planet renoue avec cette bonne vielle tradition des boss à points faibles, nous offrant à coup sûr des combats épiques mais contenants surtout une bonne dose de difficultés, cela faisait longtemps que l’on avait pas vu cela dans un jeu.
C’était sans compter qu’avant chacun d’eux, le jeu nous oblige à subir des hordes d’ennemis mentalement déficients à souhait. On peut comprendre qu’un Akrid ne sache que vous foncer bêtement dessus, mais comment rester de marbre devant une bande d’humains vous faisant face, immobile, ne tentant rien d’autre que de vous tirer dessus avec leur grosse artillerie et leur nombre largement supérieur? Plus facile à dire qu’à faire, mais pour les vaincre il vous faudra être plus bête qu’eux et tirer dix fois plus. Force est de constater que le titre ne joue définitivement pas dans la finesse…
Pour finir j’en suis encore à me demander à quoi servent la lampe torche, les roulades et autres coups de crosses, malheureusement trop inutiles, faute à une intégration désastreuse. Alors qu’au contraire le grappin, lui, est bien présent, avec des niveaux pensés pour, ajoutant un plus non négligeable au gameplay.
Une avalanche graphique !
C’est sans surprise que j’aborde le côté graphique du jeu en vous disant que c’est tout simplement l’un des plus beaux titres de la Xbox 360. Mise à part quelques rares textures grossières au sol mais aussi des écritures parfois illisibles en plein jeu, c’est du tout bon. On s’en prend plein la vue du début à la fin et tant mieux, c’est ce qu’on demandait ! Chez Capcom, baril rime avec explosifs et ils ne le cachent pas, ça pète à tout va, donnant lieu à des explosions tout simplement magnifiques. Ca ne peut qu’élever le côté action du jeu et c’est ça qu’on aime ! Mais bien plus que ces artifices, le principal atout graphique du jeu réside pour moi dans les lumières et les couleurs. Bien évidemment comme tout bon jeu next-gen qui se respecte, le HDR est présent et apporte un gros plus aux lumières déjà très belles et améliorées depuis la première démo. Côté couleur, c’est le orange des Akrids qui prime en intérieur, contrastant avec le relatif manque de lumière. Pour ce qui est des extérieurs, le blanc est évidemment présent en masse avec une modélisation sublime de la neige, mais certains niveaux vous proposeront de tâter un sol plus « sec » et peut être un peu moins réussi. Bref on ne peut pas reprocher grand chose aux graphismes, surtout que les bugs restent très rares, Gears of War n’a par contre pas de gros soucis à se faire, les deux titres étant magnifiques autant l’un que l’autre, Lost Planet est tout de même, disons le, en deçà, mais possède un style bien à lui le rendant incomparable.
Bataille de boules de neige
Le multijoueur est loin d’être ce qui se fait de mieux. Reprenant les bases du jeu, il vous proposera de vous affronter sur 8 maps (9 avec la version collector), très grandes et pour la plupart tirées ou inspirées du solo. 4 modes sont disponibles : Élimination d’équipe, Élimination, Capture de postes et Fugitif, à part ce dernier qui proposera à une équipe de chasseurs de s’attaquer à un pauvre fugitif seul contre tous, les autres ne sont pas d’une originalité évidente. L’élimination est un vulgaire deathmatch et le Capture de postes vous obligera à activer des bornes jusqu’à ce que victoire s’en suive. Mais en ajoutant à cela un système de niveau qui, en plus de vous faire gagner des motifs et personnages supplémentaires, vous donne l’impression de progresser à vitesse grand V, le jeu en devient prenant et c’est qu’on aurait même du mal à lâcher le pad. Le tout est donc plutôt fun mais souvent brouillon, plutôt normal avec 16 joueurs en partie. Les VS sont toujours de la partie et restent bien équilibrés, ils sont loin d’être invincibles. Quelques armes bien sympas sont également de la partie comme les différents types de grenades. On regrettera juste un léger retard de connexion entre nous et nos amis Japonais, nombreux pour une fois, et l’obligation de rechercher une nouvelle partie une fois la précédente finie.
Le Bilan
On a aimé
- Belle réalisation
- Spectaculaire et frénétique
- Du jeu classique mais très bien conçu
On a moins aimé
On a pas aimé :
- Trop court
- Jeu en ligne confus
Conclusion du test de Lost Planet
Etoile des neiges
Pari réussi pour Capcom. Certes le jeu est loin d’être exempt de défauts, mais se classe comme la surprise de ce début d’année tant il procure une joie intense. Lost Planet est un concentré de fun et je vous l’avoue sans détour, je n’ai pas décroché de mon siège tout le long de l’aventure. On est d’autant plus heureux d’en arriver à terme tellement le défi était de taille et la fin mémorable ! En résumé, amateurs de Mech et de jeu Japonais, celui ci est fait pour vous et se révèle être tout simplement indispensable. Les autres, ne vous dispensez pas de l’acheter pour autant, le titre se propose comme un excellent divertissement qu’il serait dommage de rater. Signalons que le jeu ne possède pas de voix françaises et qu’il se permet même d’avoir quelques fautes dans les sous titres. Le multi quant à lui, aussi sympathique puisse-t-il être, ne fera pas date et en rebutera plus d’un. Pour conclure on adore, ou on reste sceptique.