Test – Splinter Cell Conviction

Je savais que Boo était dans le coup !
Après des années d’absence, Sam Fisher revient, plus en rogne que jamais dans Splinter Cell Conviction. Mais attention, cet épisode ne vous fera plus voir la série du même œil, puisque les développeurs ont voulu rendre le titre un poil plus varié et naturel et j’en vois déjà plusieurs râler. Sortons nos cannes à pêche et patientons durant le test.
Butcher

Encore une fois, vous vous retrouverez dans la peau de Sam Fisher, retiré des activités d’Echelon 3 et trois ans après les évènements de Splinter Cell Double Agent et la mort de Sarah, votre fille. Et le Sam, il a un peu les boules. Non seulement il continue de traquer une piste pour trouver le coupable de la mort de sa fille, mais en plus, votre ancien employeur veut vous faire la peau pour diverses raisons. Il n’en faudra pas plus pour qu’il reprenne du service.
Mais cette fois-ci, exit l’équipement sophistiqué et la discrétion. Ici, c’est la poudre qui parlera durant les quelques heures de jeu. Enfin pas tout à fait, puisque vous aurez toujours la possibilité d’exploiter l’obscurité.

En effet, Sam pourra toujours se fondre dans l’ombre (l’écran de jeu perd alors toutes ses couleurs lorsque vous êtes dans les ténèbres et invisible à l’œil nu), mais n’ayant pas l’équipement d’Echelon 3, il lui sera difficile de faire face uniquement avec elle comme alliée, même si vous pourrez bien entendu l’étendre en éradiquant les sources lumineuses. Heureusement, les ténèbres ne sont pas votre seule alliée, puisque vous aurez tout un tas d’équipement pour vous aider à mener à bien votre vengeance, à commencer par les armes. Il y en a une vingtaine, customisables et réparties en différentes catégories ; Sam fera parler de la poudre pour avancer et pourra également compter sur des gadgets tels que grenades à fragmentation, grenades IEM, ainsi que les classiques grenades flash ou encore la caméra glu.

Bien qu’ayant perdu quelques mouvements en cours de route (prendre appui entre deux murs par exemple), Sam, légèrement bedonnant, reviendra avec également des mouvements plus dynamiques et fluides rendant ainsi l’action beaucoup moins saccadée. Et une fois n’est pas coutume, notre espion a également appris quelques petits tours à commencer par le système Marquer-Exécuter. Derrière ce nom qui peut sembler mortel se cache en fait effectivement un truc mortel puisque ce système vous permet de marquer d’une à plusieurs cibles en fonction de votre arme grâce à RB et d’exécuter tout le beau monde (ou objets) ciblé avec une simple pression du bouton Y.

J’en vois déjà certains faire la tête pour ce système qui peut sembler casual. Rassurez-vous, il est complètement facultatif, bien que pratique à certains moments tendus remplis d’ennemis. De plus, pour l’utiliser il faudra d’abord le mériter en effectuant une exécution au corps à corps et « recharger » après chaque utilisation de ce système. Chose pas forcément facile à faire étant données les situations, votre environnement, votre position…
Il faudra donc faire preuve de jugeote et de tactique pour survivre.
Waiter

Heureusement que le jeu est un peu plus souple que les précédents opus, permettant de vous mouvoir et de vous extirper de situations délicates grâce à la deuxième grosse nouveauté du soft : votre dernière position connue.
Quand vous vous faites repérer par l’ennemi, ce dernier vous suivra du regard et tentera de vous poursuivre. Si vous arrivez à le semer, votre « silhouette » apparaîtra au dernier endroit connu par l’ennemi et ce dernier, ainsi que les éventuels renforts, iront prudemment inspecter cet endroit. Vous avez un certain laps de temps (le temps qu’il inspecte le dernier endroit connu) pour essayer de prendre l’ennemi à revers en toute sécurité et l’éliminer.

Pouvant sembler anodin, ce système est particulièrement efficace pour établir des stratégies rapidement ou pour détourner l’attention et frapper par derrière.
Il faut dire aussi que malgré le fait que vos ennemis soient alertes au moindre faux pas de votre part, ils n’ont pas non plus inventé l’eau chaude avec des fois quelques comportements étranges, mais dans l’ensemble l’IA reste correcte.
L’interaction avec le décor n’est pas en reste, puisqu’il vous est toujours possible de regarder sous les portes, de les ouvrir, d’agir avec les interrupteurs, d’ouvrir des fenêtres, de vous suspendre à des tuyaux, sauter ou glisser par-dessus des obstacles… Et tout cela avec la simple utilisation du bouton A ! A première vue, cela apporte de la praticité, mais dans les faits, l’ensemble reste confus lorsque plusieurs éléments d’interaction sont très proches. Lorsqu’on sait qu’il faut souvent agir avec rapidité pour rester inaperçu, se faire repérer à cause d’une mauvaise action prise en compte est rageant.

De même, des fois, la visée des armes à feu, bien que réaliste, est un peu lente et imprécise en pleine action, même au corps à corps, ce qui est déjà beaucoup moins compréhensible.
A quelques moments du jeu, vous pourrez interroger vos ennemis de la manière la plus subtile possible du genre « «Oups j’ai glissé et mon genou s’est retrouvé dans tes testicules », « Oups t’as glissé et ta face se retrouve grillée contre la plaque de cuisson chaude », « Oups t’es mort ». Efficace et beaucoup moins couteux en recherche et développement et en production de sérum de vérité.

L’aspect visuel du jeu est très propre et détaillé et le level design est inspiré, permettant d’adopter plusieurs approches différentes à une même situation. Qu’elle soit bourrine ou discrète, il y en aura pour tous les types de jeu.
La prise en main est simple et ne nécessitera que peu de temps d’adaptation, que ce soit pour se déplacer d’une cache à l’autre, ou pour faire place nette dans les environs.
La durée de vie en solo n’est pas énorme, puisque vous bouclerez le jeu en entre 6 et 8 heures en fonction de votre style de jeu. Cependant, le soft vous permet de recommencer les niveaux terminés afin de réitérer vos prouesses dans des niveaux de difficulté différents ou pour réaliser un des nombreux défis internes au jeu. Ces derniers vous permettent de gagner des points qui serviront de monnaie du jeu pour améliorer votre équipement offline et online.
Hunter

En dehors du mode solo, vous aurez la possibilité d’incarner Archer et/ou Kestrel, deux agents secrets d’Elite respectivement des Etats Unis et de Russie qui font front commun pour régler un problème de vol d’arme IEM et cela, quelques jours avant les évènements du mode solo avec Sam.
Vous les incarnerez au cours d’un bref mode histoire coopératif, mais ils seront également dans 4 autres modes de jeu à savoir un mode chasseur qui consiste à éliminer tous les ennemis d’une carte selon certains paramètres de temps ou encore un mode dernier survivant ressemblant à un mélange de mode horde et de protection du drapeau ; le quatrième mode, nommé face à face, vous fera affronter des vagues d’ennemis, ainsi qu’un autre joueur en simultané.

Et enfin, le mode infiltration vous demandera de vous faufiler parmi les ténèbres pour éliminer tous les ennemis. A noter que les modes Dernier survivant, Chasseur et Infiltration peuvent également être joués en solo.
Côté gameplay, on reste dans le connu avec toutes les bases du gameplay du mode solo, auxquelles on rajoute quelques subtilités telles que la possibilité d’effectuer les marquages et les exécutions à deux, réanimer un allié, sauver l’allié d’un étranglement…
Le lag n’est pas réellement présent et c’est une bonne chose. Le micro est largement conseillé et jouer avec quelqu’un que vous connaissez bien également, puisqu’avancer sans difficulté à deux demandera avant tout de la coordination et de la finesse.

Quoi qu’il en soit, le plaisir de jeu en multi est lui aussi présent à l’instar du solo et s’il ne révolutionne ni la coopération, ni l’affrontement, il a le loisir de proposer la même qualité que son homologue mono-joueur.
Le mode multijoueurs proposera, de plus, de devenir top modèle avec les quelques costumes, variantes et gadgets à acheter et à customiser. Que voulez-vous ? Les espions aussi ont le droit de se faire coquets.
Le Bilan
On a aimé
- Contrôler Sam est enfin un plaisir sans balais anal !
- L’aspect un poil plus bourrin, mais toujours aussi libre
- Aucune carence technique
- Mode Online qui prolonge l’expérience de l’aventure solo
On a moins aimé
- Gadgets technologiques absents durant une bonne partie du jeu.
- Quelques cafouillages de gameplay contextuel
- L’aspect infiltration est bien moins marqué qu’avant
Conclusion du test de Splinter Cell Conviction
Perfect Cell
{{Il était attendu au tournant, et il n’a pas raté son virage. Splinter Cell Conviction propose une approche différente dans la franchise afin de permettre tout style de jeu. L’aspect infiltration restant quand même important, le pari des développeurs de proposer un renouvellement de la licence cohérent et efficace dans cet univers est globalement réussi.
On regrettera quelques cafouillages dans l’action contextuelle et quelques petits soucis de visée qui font tache dans cette expérience plutôt convaincante, ralliant ainsi les fans avec les austères à la licence. Il ne reste plus qu’à voir si cet épisode n’était qu’un simple écart, ou si la franchise va continuer à évoluer positivement.}}
Fan de la première heure, j’attendrai ce Sam Fisher avec impatience. Force est de constater que le résultat est presque à la hauteur de mes espérances. Bien que pas assez développé, le scenario reste prenant pour ceux qui connaissent le personnage de Sam Fisher. Je préférai tout de même la tronche du père à la dérive présenté en 2007. On s’y habitue facilement… La première chose que j’ai tenté après avoir tué un ennemie, c’est de cacher le corps. MERDE on ne peut plus. On comprends finalement pourquoi assez rapidement.… Lire la suite »
Fan de la première heure, j’attendrai ce Sam Fisher avec impatience. Force est de constater que le résultat est presque à la hauteur de mes espérances. Bien que pas assez développé, le scenario reste prenant pour ceux qui connaissent le personnage de Sam Fisher. Je préférai tout de même la tronche du père à la dérive présenté en 2007. On s’y habitue facilement… La première chose que j’ai tenté après avoir tué un ennemie, c’est de cacher le corps. MERDE on ne peut plus. On comprends finalement pourquoi assez rapidement.… Lire la suite »
Merci pour le Test !
Le plus gros defaut du jeu c’est qu’ils s’appelle « Splinter Cell », pour ceux qui sont fan de la série, passez votre chemin si vous voulez retrouver le Sam Fisher d’antan. Par contre si vous savez a quoi vous attendre vous ne serez pas déçu de ce jeu !
« Contrôler Sam est enfin un plaisir sans balais anal ! »
Il a jamais eu un balais dans le cul enfin sa c’est mon avis !
Merci pour le Test !
Personnellement j’ai été déçu parce qu’ils s’appelle « Splinter Cell », parce que a part sa il est vraiment bien !
Étant fan de splinter depuis longtemps je reconnais que pour le coup Sam a bien changer, mais j’ai comme même pris du plaisir a finir le solo.
Par contre le jeux retrouve toutes ses lettres de noblesse en coop, en plus mon binôme est le même qu’a l’époque de pandora.
Mais il est vrai que plus je jou a la coop, plus le versus me manque.
Sinon pour la durée de vie en coop ya de quoi fair si comme moi vous voulez tout finir en réaliste ya du taf.
pour moi l’essence de ce jeu se situai justement dans la recherche et l’aproche completement libre de la magniere d’avancer, d’attaquer, de s’infiltrer, et on peu meme plus deplacer les corps qu’on a elliminés, pour ma part j’ai ete extremement decu, on parle deja d’un prochain opus, j’espere qu’il vont revenir a l’essence du jeu!, et que le proverbe « chassez le naturle et il revien au galop » se verifiera!
je ne suis pas du tout critique en general mais la!, fallai marquer le coup
“{Bilan
{{
On a aimé :}}
* Contrôler Sam est enfin un plaisir sans balais anal !
* L’aspect un poil plus bourrin, mais toujours aussi libre
* Aucune carence technique
* Mode Online qui prolonge l’expérience de l’aventure solo
{{On a aimé :}}
* Gadgets technologiques absents durant une bonne partie du jeu.
* Quelques cafouillages de gameplay contextuel
* L’aspect infiltration est bien moins marqué qu’avant}”
En fait, vous aimez tout :-))
:-)) Nous ne sommes pas difficiles ^^
C’est corrigé, merci pour la remarque.
Je n’ai jamais apprécié les précédents épisodes et je me faisait une joie de l’aspect moins infiltration de cet épisode mais force est de constater qu’il faut toujours se mettre à l’abri. 🙁
Bref comme vous le dites ca reste quand même un splinter cell …. je retourne sur Unreal III :->
Thegnou, moi aussi je n’ai jamais vraiment apprécié les Splinter Cell (mais plus pour la rigidité de Sam que pour l’aspect infiltration). Le double agent était sympa. Mais là, force est de constater que la sauce prend.
Avec le jeu tu peux aussi la jouer bourrin. Par contre, faut être équipé avec du matos de bourrin pour assumer ce rôle et pas rester uniquement avec un simple pistolet avec silencieux.
Si t’as l’occasion de t’y essayer, n’hésites pas, tu pourrais être surpris.