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Test – Fifa 10

Test – Fifa 10
Le 14 octobre 2009
Le 14 octobre 2009

Star Academy 2.0

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[sommaire]Septembre, tous les championnats européens ont déjà commencé…. C’est ainsi que commençait le test de Fifa 09 l’an dernier. Et c’est donc ainsi celui de Fifa 10 aura commencé ! Un an après, tous les aficionados de ce volet qui a réconcilié EA avec les amateurs de football vidéoludique n’attendaient qu’une chose : une version 2.0 de la mouture de l’an passé. Alors le pari a-t-il été réussi d’améliorer encore le jeu sans pour autant trahir ces joueurs pleins d’attentes ?

Fifa 10.2

Il faut avouer que le Fifa nouvelle génération (comprendre « le Fifa qui aura fait du bien dedans le corps à plein de joueurs qui ne croyaient plus trop en la saga d’EA ») n’était pas exempt de tout reproche, et laissait une marge de progression certaine, bien que maigre, à son cadet. On retiendra notamment les bugs ou les erreurs de développement monstrueuses (si, si, les enfants les craignaient) comme les freezes du jeu à plusieurs occasions, les failles du gameplay exploitables pour mettre son équipe sur de bons rails ou encore, avec le rajout de Fifa Ultimate Team, la possibilité de composer une dream team et de jouer avec en parties classées…

Si les développeurs d’EA avaient concentré leurs efforts là-dessus, ça aurait déjà été un grand pas pour la communauté, que dis-je, l’humanité ! Mais ils ne l’ont pas fait. Non, ils ont fait d’autres choses aussi, mais ils ont gardé les freezes et les bugs pour que les habitués gardent leurs marques…

Une passe, un crochet

Avant d’entrer dans le vif du sujet avec les sensations manette en main, petit crochet par les vestiaires qui composent le reste du jeu.

Les menus ont bénéficié d’une légère mais agréable retouche, pour plus de clarté. Les ergonomes de chez EA n’ont pas non plus fait des miracles, mais on s’en sort un peu mieux que dans l’ancien volet. On reste dans la droite lignée de Fifa 09 avec une arrivée dans le jeu via l’Arène -dont l’importance a été largement revue à la hausse- et un menu visuellement presque identique à l’ancien en appuyant sur start. Les musiques qui l’accompagnent sont moins marquantes que la saison passée, et passeront plus inaperçues, mais au fond, qui s’en préoccupera ?

EA a grossi sa vache à lait jusqu’à la moelle et on notera aussi le rajout d’une partie boutique où vous pourrez acheter des compétences pour votre personnage durant quelques matchs (un comble qui travestit l’esprit de la progression du perso), des stades, des commentaires en langue étrangère… moyennant monnaie évidemment ! Il en est de même pour le season live adidas 2.0 qui vous permettra de recevoir les stats mises à jour des joueurs que vous affectionnez dans le championnat choisi, ou encore de revivre des journées dudit championnat. Le partage de vidéos a lui été simplifié et vous permettra une nouvelle fois d’uploader des vidéos mais également de les partager avec vos amis et de les visionner via le jeu.

Côté modes de jeu, on retrouve les désormais habituels « deviens un pro », le mode carrère, mode fiesta et, évidemment, le coup d’envoi pour un match rapide.

Le mode carrière a été légèrement revu et vous permettra toujours d’incarner l’entraineur du club de votre choix, d’en administrer le budget, d’effectuer les transferts, de gérer les joueurs et leur progression au fil des matchs et de les maitriser ou non (dans le cas où vous choisissez de simuler les matchs) sur le terrain pour les mener au sommet. Lors de la promo du jeu, EA promettait que ce mode avait été refondu pour un rendu plus réaliste des résultats des matchs ou de la simulation des joueurs ; les clubs adverses recrutent mieux et tous les joueurs ne sont pas recrutables selon votre unique bon vouloir : ne songez pas acheter Gerrard avec le Racing Club de Strasbourg, il refuserait pour des raisons de…climat !

A côté de ça, le retour du mode Fiesta promettra de belles heures de rigolade avec jusqu’à 19 de vos amis dans un tournoi où les bonus et les malus vous permettront d’aider votre équipe…ou d’handicaper votre adversaire. On regrettera néanmoins l’impossibilité de participer à une telle compétition en ligne.

Reste les modes en ligne qui vous permettront de faire des face-à-face classés ou non, de participer à un championnat pro (voir la partie pro), des matchs par équipe (jusqu’à 20 joueurs) ou à des ligues EA sports (choix des règles, jusqu’à 31 équipes, en 1V1).

Enfin, avant d’aborder le mode « deviens pro » dont l’importance frôle désormais l’omniprésence, sachez qu’il y a maintenant un mode entrainement. « Enfin » me direz-vous ! A présent, l’arène verra non seulement vos fanfaronnades avec votre pro face au pauvre gardien qui subira toutes vos fantaisies, mais aussi les coups de pied arrêtés pour lesquels vous pourrez élaborer des stratégies, les sauvegarder et les réutiliser en match, ou encore des matchs dont vous règlerez le nombre de participants (10 attaquants VS 1 défenseur par exemple) afin de vous faire la main et de tester tous les ressorts du gameplay du titre sans l’enjeu du score.

Gonna make you a star

Je vous le disais plus haut, le mode « deviens pro » est devenu pour cet opus inévitable si vous comptez prendre toute la mesure du jeu : 1. Vous ne pourrez plus jouer en « deviens pro » en ligne avec des clubs « normaux » (avec vos stars préférées) mais uniquement avec votre pro, créé pour l’occasion ; 2. Votre pro vous accompagne dans l’arène et s’améliore au fur et à mesure de votre maitrise ; 3. Les modes carrière et fiesta vous proposeront d’intégrer votre pro à l’équipe que vous prévoyez de contrôler ; 4. Un menu exploit tout beau tout neuf a été prévu rien que pour votre pro ; 5. Le menu gameface vous permet d’uploader votre visage sur le site d’eafootballworld pour avoir votre tronche sur votre avatar, et ça, même si ça sert à rien, c’est grave la classe et ça rend forcément un minimum curieux les joueurs qui ne sont pas encore aigris.

Convaincu de la nécessité de la chose ? A tort ou à raison, le parti d’EA de presque imposer la création d’un pro n’a pas été pris à la légère et s’est accompagné de moult possibilités qui rendront l’expérience d’autant plus tentante, si ce n’est addictive. Le gameface en est l’illustration parfaite : EA a poussé jusqu’au bout la tentative d’immersion dans le jeu et d’association du joueur à son avatar en tirant sur la corde du narcissisme, ce qui fera sans doute beaucoup de curieux. Ce procédé sera un moyen de s’affranchir de la création parfois limitative ou fatigante pour certains, avec un résultat pas forcément très précis, et via une interface sur le site d’EA assez lourde et pas très stable (du moins peu de temps après la sortie du jeu, vraisemblablement à cause du nombre d’utilisateurs massif).

Dans Fifa 09 vous engrangiez des points selon vos performances lors des matchs et des objectifs que vous accomplissiez, et pouviez ensuite les répartir dans différentes compétences selon votre gré. Tout cela est résolu mes amis, le libre arbitre est mort, vive le hasard ! Enfin, le hasard, plus ou moins, puisque désormais, votre joueur s’améliorera en fonction des actions que vous accomplirez en jeu, que ce soit pendant les matchs, dans l’arène ou même sur le live. Un but en balle piquée, un certain nombre de remises de la tête, un geste technique, la victoire en mode « deviens pro », tant d’exemples de conditions à remplir, appelées « exploits », qui vous vaudront des points supplémentaires sur le CV technique de votre pro. Au début, vous les débloquerez sans prêter trop attention à ces formalités qui pourront paraitre amusantes, mais vite vous serez obligé de passer par le carnet des exploits pour découvrir comment passer à la vitesse supérieur rendant alors l’initiative plus contraignante qu’autre chose, mais apportant alors un réel défi aux courageux qui lanceront le jeu pour s’y investir et non pour une partie rapide ou deux.

Le pro créé, vous vous embarquez alors pour la saison avec le club de votre choix, où vous commencez en tant que pensionnaire de l’équipe B. A vous alors de faire vos preuves pour monter dans l’équipe première, être sélectionné en équipe nationale, décrocher le brassard de capitaine, vous octroyant alors les rênes de la gestion de l’équipe. Vous pourrez choisir de contrôler seulement votre joueur, toute l’équipe, ou même de simuler les matchs si vous n’avez cure de faire toute une saison ou préférez vous concentrer sur les matchs importants. En remplissant certains objectifs, vous améliorez votre pro, vous gagnez en notoriété, vous êtes heureux de vivre et ça se voit au travail.

L’équipe à Jojo

Quand vous en aurez assez de jouer seul dans votre coin, vous pourrez tenter l’aventure en ligne avec le championnat pro : finis les clubs avec les joueurs qu’on voit à la télé, ici, la star c’est vous, votre avatar, et ceux de vos potes (minimum 2) ainsi qu’une série de gars aléatoires, que vous remplacerez petit à petit en recrutant les joueurs rencontrés en participant à des matchs de championnat pro en ligne de votre côté. Autant dire que les débuts seront difficiles : les passes ne doivent jamais excéder 2 mètres de distance sous peine de ne jamais arriver, et toute occasion devant le but adverse est un moment de frisson dont on n’est jamais sûr de l’issue. La finalisation de ceux-ci en est d’autant plus jouissive, et vos potes pourront alors voir votre avatar en grand sur l’écran, avec votre tronche si vous avez utilisé le Gameface, ou avec les cheveux et la barbe de Corbier si telle a été la lubie qui vous habitait lors de la création de l’athlète.

Au fil du temps, la maitrise et les caractéristiques de votre joueur s’améliorant, les matchs deviennent plus intéressants, et le fait que vous incarniez votre avatar n’y est pas étranger. Vous pouvez néanmoins choisir d’incarner qui vous souhaitez dans l’équipe (ou de vous mettre en libre), mais qui irait sélectionner un défenseur quelconque quand il a la possibilité de jouer avec son protégé qui sera forcément présent dans l’équipe ?

Savez-vous planter des buts ?

Nous arrivons enfin au cœur du jeu et ce qui retenait l’attention de tous les joueurs invétérés de Fifa 09, le gameplay du jeu. Pour les nouveaux arrivants, les touches n’ont rien d’extraordinaire pour un jeu du genre : A pour passer/tacler debout/presser le porteur du ballon, B pour tirer/faire presser un joueur de l’équipe, X pour les ballons en l’air/tacles glissés, Y pour les passes en profondeur, RT pour courir, RB pour les tirs appliqués et avec plus d’effet, LB pour les balles piquées, et LT + des combinaisons du stick droit pour faire des dribbles offensifs.

Je vais être franc, les sensations de son ainé ne sont pas ternies dans ce cru 2010, et les légers changements renforcent encore l’efficacité de la série. La publicité avait été abondante concernant le dribble à 360°, et il y avait de quoi : enfin votre joueur se dirige dans la direction souhaitée (et non pas dans l’une des 8 directions du stick), ce qui ne manquera pas de vous faire partir en touche plus d’une fois. Il faudra de la précision, et de l’application pour vraiment maitriser les joueurs sur la pelouse. Il en faudra aussi pour planter des buts, car les frappes ont été retravaillées, et il est plus difficile de cadrer d’une manière générale, ou encore de mettre des têtes, même pour les simples remises. On retrouvera néanmoins parfois le syndrome qui avait frappé le cru 2009 avec une abondance de poteaux lors de certains matchs, mais rien de vraiment choquant.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le gameplay encore affiné
  • La durée de vie en ligne et en solo
  • Jouer avec son pro en ligne
  • L’obligation de débloquer des exploits pour améliorer son pro
  • Déjà des bugs gênants

Conclusion du test de Fifa 10

Un joueur pour les dominer tous
Pari risqué que celui d’{{EA pour cet opus de la nouvelle référence en termes de simulation footballistiques avec le choix d’imposer quasiment la création d’un pro pour profiter au mieux de la richesse du jeu. Acceptée avec joie ou évitée, cette intégration s’accompagne d’un gameplay relifté qui renforcera les sensations avec un véritable bonheur. Les accrocs de l’an dernier ont été gommés, mais, comme avec Fifa 09, c’est peut-être avec le temps qu’ils réapparaitront sous une autre forme. En attendant de les découvrir, le doute n’est pas permis, et on ne peut qu’espérer que tout fan de simulation de foot sur console fera le bon choix cette année dans le duel qui oppose la série d’EA aux résistants PES, bien que l’un semble à des années lumières de l’autre, comme ayant inversé avec brio la tendance des années passées…}}

L
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commentaires

2 Commentaires
F
fred3j77
14 octobre 2009 22h01

En soi, fifa 10 mérite toutes ces éloges, mais à l’ère des mises à jour, on ne peut que regretter de « devoir » débourser autant d’argent chaque année, puisque la galette de l’année précédente n’existe plus aux yeux d’EA; pour ma part, je me contenterai de l’opus 09, puisque j’ai réalisé moi-même tous les transferts de ligue 1 et des principaux joueurs européens.

F
fred3j77
14 octobre 2009 22h01

En soi, fifa 10 mérite toutes ces éloges, mais à l’heure des mises à jour, on ne peut que regretter de « devoir » débourser autant d’argent chaque année, puisque la galette de l’année précédente n’existe plus aux yeux d’EA; pour ma part, je me contenterai de l’opus 09, puisque j’ai réalisé tous les transferts de ligue 1 et des principaux joueurs européens.

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