Test – Darksiders

L’Apocalypse à la maison
Montré comme l’un des meilleurs jeux d’action de cette nouvelle année 2010, Darksiders fait son entrée dans l’arène, qui s’avère bien remplie. THQ a donné leur nouveau bébé à Vigil Games, dont le directeur artistique n’est autre que Joe Madureira, grand dessinateur de comics. Ils affirment avoir fait un jeu top qualité et parait-il très complet. Voyons ensemble si le cahier des charges a été bien tenu et s’ils disent vrai.
A grand coup de Beat Them All Post-Apocalyptique

Afin de faire dans le suave et délicat, on interprétera Guerre, l’un des 4 cavaliers de l’apocalypse à la mine patibulaire, qui manie l’épée comme personne et avec de grands pouvoirs destructeurs. Oui, rien que ça. Le premier chapitre sera l’introduction du jeu et on arrivera sur une terre où se battent anges et démons, à gros coup de baffes, mais surtout d’épées, de crachage de flammes en tout genre, de jet de voitures et de démembrements divers. Bref, torgnole à tout va, avec au milieu de tout ça, les humains totalement désemparés qui courent dans tous les sens. Cependant, allez savoir pourquoi, au fur et à mesure que l’on se fraie un chemin en essayant de comprendre ce qu’il se passe et de faire régner l’ordre, nos pouvoirs diminuent, pour totalement disparaître en plein combat devant un énorme démon.
Réveil brutal devant le Conseil Ardent qui nous accuse d’avoir brisé le pacte entre le ciel et l’enfer et qui veut nous punir (par la mort évidement) pour cela. Après dure discussion, on arrive à négocier un retour sur terre, afin de prouver notre innocence, punir les vrais coupables et enfin aller affronter le démon ultime, le Destructeur, accompagné et surveillé par le Guetteur, une sale bestiole qui vit dans le bouclier de notre bras gauche.

Pour ce faire, on va récupérer notre épée et quelques pouvoirs que le Conseil va bien vouloir nous redonner. Cependant, notre force étant assez faible, il va falloir batailler dur dès le départ et prendre bonne connaissance du fonctionnement des sorts parallèles, tel que faire apparaître des épées de feu du sol avec la touche LB et le bouton auquel on aura préalablement affecté ce sort, ou encore un peu plus tard, faire appel à notre faux en appuyant sur la touche Y ou via la croix directionnelle. Toutes les touches de notre manette auront tôt ou tard une utilité qu’il faudra éviter de confondre lors des phases de combat, sous peine de punition directe, surtout que chaque démon ne s’attaque pas de la même manière. Toutefois, une petite aide donnant lieu à un coup spécial apparaît sous la forme de la touche B visible au dessus d’un monstre, lorsque celui-ci n’est plus qu’à un coup de mourir. Il suffira à ce moment, en étant près de lui, de presser cette touche pour mettre fin à ses jours.
A la recherche du Destructeur

De retour sur terre certes, mais bien du temps s’est écoulé et il n’y a plus trace d’humains, juste des sortes de zombies que l’on écrase de la main quand ils nous attaquent, et le monde qui s’offre à nos yeux n’est plus que chaos.
Le Conseil nous a imposé de trouver Vulgrim, ancien démon déchu, afin que celui-ci nous aide dans notre quête. En fait, c’est par lui que l’on pourra acheter des améliorations de vie, celles de sort et celles de nos armes. Le tout se monnaye avec des âmes que l’on récupère soit dans des coffres sur notre chemin, soit via certains décors que l’on brise ou les ennemis que l’on liquide.
Au bout d’un certain nombre d’âmes, Vulgrim aura la bonté de nous donner accès à l’Antre des Serpents, une sorte de passage dans une dimension parallèle par lequel on pourra aller sur les lieux déjà visités. Super pratique pour que l’on n’aie pas à refaire tous les chemins en arrière vu que les cartes sont énormes. De plus, il est un endroit où se trouve le démon Samael que l’on devra retourner voir plusieurs fois pour lui fournir des cœurs fraichement retirés du corps des démons qu’il nous aura demandé d’aller combattre, ceci afin de nous apporter son aide pour atteindre l’antre du Destructeur, le Trône Noir.

Qui dit exploration dit rencontre, donc baston. Pour se défendre, un très large panel d’armes sera à disposition qui, même s’il est un peu limité au départ, ne va avoir de cesse de s’agrandir. On démarre avec notre colossale épée, bientôt accompagnée d’une faux et plus tard d’un gantelet nous donnant un poing droit phénoménal. Ça, ce n’est que pour les armes principales auxquelles ont va en plus pouvoir ajouter des sorts de puissance grâce à des artéfacts collectés çà et là. Il sera également possible d’augmenter, de la même manière que les armes, notre jauge de vie de puissance et de sorts. Elle est pas belle la vie ? Ouais, enfin faut pas non plus trop sauter de joie hein, parce qu’au fur et à mesure que l’on augmente en puissance, les ennemis se multiplient et leur force se décuple. Pour les armes secondaires, on aura droit à la lame Boomerang, la corne de Terre, le pistolet Pitié et d’autres encore, elles aussi améliorables.
Et tout ce joli matériel ne sera pas de trop face aux boss de fin de niveau qui sont très, voire parfois trop, coriaces.
Quand la difficulté se mélange à la beauté.

Les mondes que l’on va traverser, au nombre de 11, sont très différents et variés les uns des autres. Il faudra escalader bien des endroits, faire preuve d’habilité et d’ingéniosité pour passer certaines pièces, en allant faire tourner quelques manivelles plus ou moins cachées, en poussant divers objets ouvrant ainsi un passage ou nous permettant de monter dessus pour aller à un niveau supérieur. On aura plus d’une fois l’occasion de nager pour accéder à des coffres, salles ou encore de sauter d’un mur à un tuyau suspendu menant à la pièce suivante, ou encore de résoudre plus d’une énigme dont certaines plus difficiles que d’autres durant ces différentes phases. On pourra regretter la moyennement bonne gestion de la touche A qui permet de sauter sur ou vers un objet, quand elle veut bien être prise en compte au risque sinon de se voir tout simplement tomber dans les abîmes de l’enfer et d’être obligé de recommencer l’action.

Dans tous ces vastes mondes que l’on va parcourir, on ne pourra que rester stupéfait devant tant de soin apporté aux divers détails. Les phases sous l’eau, qu’elles se passent dans les ruines d’un château ou dans une vaste étendue entre montagnes et bâtiments submergés, sont sublimes, tout comme le désert des serpents avec ses tours en bois pleines de pièges. Les couleurs sont superbes, même les combats sont agréables à regarder, enfin quand on à le temps, avec les divers combos à effectuer donnant lieu à de nombreuses actions. Les ennemis ne sont pas en reste, ils possèdent tous des attaques variées et sont fort bien dessinés. Joe Madureira et son équipe ont fait du super beau boulot.
La musique qui accompagne le tout est un régal pour les oreilles, elle se mêle extrêmement bien à l’action et aux univers visités. Même les doublages sont de très bonne facture, les voix correspondant exactement aux mouvements des lèvres des personnages et les traductions ayant été très bien faites. On pourra juste regretter à de rares moments des baisses de framerate et quelques bugs de décor, mais qui passent assez inaperçu durant les 20 heures, en mode normal, dont on aura besoin pour terminer le jeu.
Le Bilan
On a aimé
- La qualité générale du titre
- Les graphismes des ennemis et des décors
- Des combats d’anthologie
- La variété des modes
- La diversité du jeu
On a moins aimé
- Cette satané touche A pour les actions de saut
- Une difficulté pas toujours bien dosée
- De rares bugs et quelques ralentissements
Conclusion du test de Darksiders : Wrath of War
Ça en fait des choses.
On a droit ici à un jeu ultra complet incorporant à merveille plusieurs styles qui sont fort bien adaptés aux différentes actions à effectuer. Darksiders est fun, a une prise en main facile avec une qualité et une beauté exceptionnelle qui s’en dégagent, il demande réflexion et propose des combats en veux-tu en voilà. En clair, on ne s’ennuie pas tout au long des 20 heures que propose le jeu, c’est que du bonheur. L’année 2010 commence sous de bon auspices, souhaitons qu’elle continue sur cette lignée ; ce jeu est, à n’en pas douter, un des hits de cette nouvelle année.
une tuerie ce jeu..!
Exactement une tuerie …! surement le meilleurs jeu au jour d’aujourd’hui en 2010