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Test – Brink

Test – Brink
Le 19 mai 2011
Le 19 mai 2011

Lutte au pays des Yamakasis

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Dans le vaste monde du jeu vidéo, deux forces s’affrontent. Les studios qui ne prennent pas de risques et sortent des suites de suites elles-mêmes suites du précédent jeu… Et les autres qui essayent de donner un peu de sang neuf à des genres qui s’enlisent. C’est ce que tentent Splash Damage et Bethesda avec Brink, un tout nouveau Fps qui se dit multi/coop et qui fait déjà couler pas mal d’encre. Nous nous sommes donc penchés sur le pourquoi du comment !

Il faut sauver/quitter l’Ark (rayer la mention inutile)

Le jeu se situe donc sur une Arche nommée Ark, le concept ne vous est sans doute pas inconnu, tout part d’un problème de tuyauterie et d’une probable inondation du monde. Cette gigantesque structure (ville flottante) construite par les hommes (et non pas Noé pour le coup) se voit isolée. Avec le temps, deux camps apparaissent avec des objectifs radicalement distincts ! Le premier c’est la Sécurité, des sales gueules équipées qui veulent rendre beauté et prospérité à leur habitat (des sortes d’écolos sur-armés). Le second groupement qui n’a rien de pacifique non plus, c’est la Résistance, le bas peuple qui en a tout simplement marre de cette oppression et veut partir vérifier si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. L’histoire n’est pas complexe en soi mais ouvre pas mal de possibilités et le solo va tenter de nous éclaircir sur cette lutte interne.

On débute donc avec un choix de faction, ne vous inquiétez pas il est possible de faire les deux factions avec un seul et unique personnage, ce choix implique juste le Skin de sélection de vos avatars. S’offre à nous un large choix de morphologie pour customiser le personnage. Le premier choix se porte sur l’aspect général, ensuite on accède au menu principal du jeu et au système avancé de modification de l’avatar. Après avoir joué quelques minutes aux Sims en version limitée (la quasi-totalité des possibilités de custom sont à débloquer avec des niveaux), nous voilà prêt à commencer la campagne.

Le scénario n’est pas mauvais même si la situation tombe rapidement dans le caricatural avec ceux qui protègent l’Ark à tout prix et ceux qui veulent en partir sans passer par la voix diplomatique. Bien au contraire, les approches de la Sécurité et de la Résistance offrent des points de vue différents et vous feront même hésiter à les classer gentils ou méchants. D’autant plus que vous trouverez du contenu exclusif vidéo ou audio qui creuseront un peu le monde, sans doute trop peu mais c’est bien d’y avoir pensé. Une déception toutefois sur le fait que quel que soit votre choix de camp, les objectifs ont été voulus foncièrement gentils (ou alors la propagande est sacrément efficace). Le doublage quant à lui est difficilement audible, les voix sont posées tout simplement dessus les autres sons et les intonations manquent cruellement de réalisme.

De toits à toi

Les quelques vidéos d’introduction passées, on peut enfin s’aventurer dans les premiers niveaux. Plusieurs classes sont disponibles quel que soit le camp. Le Soldat, un homme d’action avec des compétences de destruction et la possibilité de recharger les munitions. Le Médecin, un appui efficace pour l’équipe, fournit un supplément de vitalité et d’endurance et peut relever les amis à terre. L’Opérateur, un espion plus ou moins efficace qui marque les cibles, se déguise en ennemi et pirate des terminaux (mais pas d’assassinat…). Pour finir l’Ingénieur quant à lui, peut construire toutes sortes d’objets, poser des tourelles et bidouiller certains objectifs. Vous pouvez changer de classe à souhait, il suffit d’un centre de commandement (une sorte de borne interactive), qui marque d’ailleurs en jaune la classe nécessaire à l’objectif principal. De nombreuses capacités sont déblocables avec l’expérience, elles facilitent grandement la survie pour certaines et sont plutôt des atouts vicieux pour d’autres.

On apparaît donc sur la carte avec la classe par défaut (configurable). Pas de surprise on le lit partout, les graphismes ne flatteront pas votre rétine. Si d’ailleurs vous n’installez pas le jeu sur la console, l’affichage des textures est encore plus laborieux.

Pour ce qui est de la prise en main, Splash Damage nous offre de configurer les touches en fonction de nos jeux préférés (via de petites phrases dans les options qui décrivent le jeu référent) ; au final on s’y retrouve donc rapidement. Pourtant on remarquera une certaine latence dans les mouvements, désagréable au début elle finira fort heureusement par s’estomper avec le temps. Les premières maps présentent rapidement le contexte. L’un des points forts de Brink est le fait d’évoluer « librement » dans les décors et ainsi de pouvoir à souhait contourner un groupe d’ennemis lourdement armés. C’est une très bonne chose et on prend plaisir à l’user voire en abuser, le décor est très interactif et suivant la classe on ouvre et ferme des passages un peu partout. Quand un gros obstacle vous arrête, il y a toujours moyen de le contourner ou de passer dessus, c’est d’ailleurs là qu’entre en vigueur une petite surprise supplémentaire.

Au cours des niveaux, vous débloquez 2 morphologies supplémentaires. La première que vous possédez dès le début, c’est “moyen” (ou polyvalent) : vous pouvez grimper un peu et sauter moyennement haut. La première à débloquer, c’est “lourd”, une sorte de catcheur bodybuildé allaité aux anabolisants qui résiste radicalement mieux aux dégâts mais a bien plus de mal à se mouvoir sur la map. Enfin la dernière et pas des moindres, c’est la morphologie légère qui permet à l’instar de Mirror’s Edge de sauter dans tous les coins et recoins et même de prendre appui sur une surface pour en atteindre une autre, chose réellement jouissive qui risque de vous faire perdre de vue quelque peu les objectifs. Avant de finalement se résigner à continuer le combat et de réaliser que l’espérance de vie se réduit rapidement lorsqu’on évolue seul face à la faction adverse.

Restons Groupés mes frères

Au grand dam du joueur, l’intelligence virtuelle se limite souvent à suivre les passages balisés et prend beaucoup de plaisir à se désorganiser. Résultat, le point fort se transforme en un cauchemar numérique. Il en devient très difficile d’accomplir des objectifs car les alliés sont rarement au rendez-vous. Quand il s’agit de hacker un objectif, on approche même de l’impossible. Là où un humain tentera de protéger son collègue, les bots se jettent sur tout et n’importe quoi. On choisit donc de protéger un coéquipier virtuel pour qu’il remplisse l’objectif et là on tombe à nouveau dans le n’importe quoi puisque celui-ci cherche l’affrontement avec la première bestiole vivante qui croise son chemin entraînant généralement un time out. Brink n’est pas particulièrement dur, sauf peut-être le temps d’adaptation à la visée « latente ».

Attention copain, on se fait tirer dessus

D’ailleurs il ne suffit pas de vider la vie de la cible pour la tuer, un système intéressant fait son apparition (utilisé aussi dans Gears of War), une fois criblé de balle, vous posez genou à terre et là deux choix s’offrent à vous : le Respawn, et donc se retaper le chemin depuis le dernier point de départ, ou le soutien médical qui nécessite l’envoi d’une seringue (chose faisable uniquement par un médecin) et donc vous réanimer sur place au risque de retomber derrière. Ca ne vous sauvera pas pour autant d’une mort lente et douloureuse. Bien au contraire, la mort est monnaie courante et souvent agaçante. Un ennemi qui vous met à terre et qui a le champ libre ne se gênera pas pour vous achever à coups de crosse, mais pas de panique, même en niveau difficile cela reste jouable à condition de rester groupé.

Les aficionados le crient sur les toits, c’est un jeu multijoueurs, oui mais pourquoi avoir mis une campagne ? Qui plus est la copie exacte des cartes que vous retrouverez en multi… Avec les mêmes objectifs à un poil de cul près… La campagne permet de se situer et de découvrir le terrain, une bonne chose, malheureusement entachée par un désir trop virulent de tourner le tout en ligne au risque de perdre des personnes en chemin vu l’incongruité de certaines tâches !

Plus on est de fous, plus on vit !

C'est parti !

En revanche, force est de l’admettre, dès que de vrais joueurs entrent dans la danse, les choses changent radicalement. Le jeu prend une tournure beaucoup plus fun et tactique, les rôles sont mieux définis (en acceptant quelques concessions de classe). Des groupements de joueurs tentent des débordements, des diversions des plus variées et le tout dans un massacre en bonne et due forme. Les Soldats peuvent par exemple ouvrir de nouvelles voies à coup d’explosifs pendant que les Opérateurs indiquent l’emplacement des adversaires. Les ingénieurs peuvent réparer tout ce qui traîne sur le sol, optimiser les armes et même les bornes de ravitaillement sur le chemin. Les médecins quant à eux, fournissent un soutien sans faille et se retrouvent vite à courir dans tous les sens pour relever ou augmenter la vie d’un collègue. C’est un Team Fortress console bien maîtrisé ; en revanche, pas de finesse, la visée n’est pas précise pour un sous et les armes ne s’y prêtent pas plus que ça, le premier qui tire tue dans 80% des cas.

Mais là n’est pas le but, les objectifs et sous-objectifs étant bien souvent exposés mais pas suffisamment pour permettre des tirs à distance. La plupart de vos batailles se joueront donc au front, on remarquera tout de même que les maps se séparant en une suite d’objectifs principaux, il arrive de couper cours à l’affrontement du fait du timer. On obtient grâce à ça des parties plus hargneuses et mouvementées évitant un quelconque temps de répit aux joueurs.

Les niveaux grimpent et débloquent de plus en plus de récompenses. Seulement, le tout apparaît plutôt limité, les contenus sont rapidement accessibles et les quelques terrains de jeu deviennent très vite répétitifs. Un large choix de couleur permet de faire un personnage plutôt unique que ce soit dans la Sécurité ou la Résistance et les nombreuses armes offrent une impression de choix conséquent (même si on se retrouve avec quelques favorites). Le jeu a été pensé pour la tactique multijoueurs et c’est sans doute ce qui nous tiendra en haleine malgré tout.

Un foutu Brink-à-Brac.

Un coup par derrière...

Mais alors que retenir ? Voilà une livraison sacrément prometteuse sur le papier, qui souffre d’un réel manque de finition. Vous serez probablement déçu si vous vous attendez à un Fps bien carré à l’instar de ceux qui existent actuellement sur le marché, mais si vous prenez Brink comme la nouvelle production qu’il est, ce sera une autre affaire. C’est sans aucun doute là que va se jouer son avenir. Il doit se créer une communauté, la renforcer et la satisfaire de nouveaux contenus pour ne pas laisser les joueurs se lasser définitivement des 8 maps. Rendre le tout plus reluisant, alimenter les classes de contenus supplémentaires utiles, voire de nouveaux bibelots décoratifs. Peut-être même revoir certains déséquilibres entre classes pour ne plus limiter leur utilisation à la réalisation des objectifs. Pour au final donner au jeu une réelle maturité qui ne fera pas passer le tout pour un copier-coller d’idées somme toute très bonnes, mais mal maîtrisées.

Le Bilan

On a aimé 

  • De bonnes idées qui ont du charme
  • Un bon défouloir de groupe
  • Les objectifs et sous objectifs
  • Un rythme soutenu
  • Les graphismes qui piquent
  • La “mésintelligence” artificielle
  • Les opérateurs qui ont oublié d’être utiles en combat
  • Une VF catastrophique…

Conclusion du test de Brink

Un coup dans l’eau ?
Une grosse production qui risque probablement de désillusionner les joueurs, mais il ne faut pas pour autant tomber dans l’excès et classer le jeu définitivement comme mauvais. De bonnes idées sont en place et ne demandent qu’à fleurir et donner à ce titre un second souffle. Les classes sont dans l’ensemble correctes et permettent de nombreuses optiques tactiques mais on regrettera néanmoins que certaines ne soient pas réellement utiles en dehors des objectifs ; les terrains ont un nombre trop limité et ne sont pas particulièrement vastes, mais offrent de nombreux passages plus ou moins alternatif ; enfin, la finition graphique laisse à désirer et les améliorations se résument dans l’ensemble à des gadgets. Malgré tout, le rythme entraînant du jeu ne permet pas de rester la tête en l’air pour admirer la beauté du paysage ni le choix vestimentaire des adversaires. Bethesda soutiendra-t-il son poulain pour qu’il atteigne le panthéon des jeux multijoueurs ? C’est une affaire à suivre…

L
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Brink

Développeur : Splash Damage
Éditeur : Bethesda
Date de sortie : 13/05/2011

12 commentaires

12 Commentaires
E
Enki
20 mai 2011 11h30

Je suis assez d’accord avec le test beaucoup plus objectif que d’autres sites. J’ai personnellement était très content de son achat… Sur PC. Où je ne connais pas les défauts graphiques éprouvé par la 360 puisque le jeu y reste très beau. Concernant le lag et bien il me suffit de choisir un serveur FR, ou de négocier ça avec le ping de la partie. Pour ce qui est des classes, j’ai cru un temps aussi que l’opérateur était en-dessous des autres mais après quelques parties à en expérimenter les… Lire la suite »

V
villafarih
20 mai 2011 19h35

Juste pour dire que j ai recu un message est tout facon ce est pas une blague
c etait pour demander si vous n aviez pas deja ce meme message

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