Test – Final Fantasy VII Remake intergrade – Enfin sur Xbox plus de 5 ans après !

Sorti initialement en 2020 sur PlayStation 4, Final Fantasy VII Remake arrive enfin sur Xbox le 22 janvier 2026. Cette sortie tardive sur Xbox Series X permet de redécouvrir un projet aussi ambitieux que singulier : non pas une simple refonte du JRPG culte de 1997, mais le premier épisode d’une réécriture découpée de l’œuvre originale, dont la longueur et la conclusion restent encore incertaines. Ce premier volet se concentre exclusivement sur Midgar, la mégalopole industrielle dominée par la Shinra, et étire les premières heures du jeu original en une campagne dense d’une trentaine d’heures, voire davantage pour les joueurs les plus complétistes.
La réécriture du jeu et de sa narration

Un de ses points névralgiques concerne le choix structurel, qui est à la fois la plus grande force et la plus grande faiblesse du projet. En s’attardant longuement sur une portion autrefois brève, Square Enix parvient à enrichir considérablement son univers et ses personnages, mais expose aussi ses limites en matière de rythme, de level design et, désormais, de technique. En 2026, Final Fantasy VII Remake reste un jeu impressionnant et souvent passionnant, mais son âge commence à se faire sentir, particulièrement sur une machine censée représenter le “haut de gamme” du jeu vidéo actuel.
Final Fantasy VII Remake reprend la trame de départ du jeu original. Cloud Strife, ancien SOLDAT reconverti en mercenaire, rejoint le groupe Avalanche dans sa lutte contre la Shinra, une multinationale exploitant l’énergie vitale de la planète. Le jeu se concentre entièrement sur Midgar, faisant de la ville un personnage à part entière, omniprésent et oppressant.

L’un des plus grands succès du remake réside dans l’approfondissement de ses personnages. Des figures autrefois secondaires, comme Jessie, Biggs et Wedge, bénéficient d’un véritable développement. Le jeu prend le temps de montrer leur quotidien, leurs doutes et leurs failles, renforçant l’impact émotionnel de certains événements clés. Les habitants de Midgar ne sont plus de simples figurants, leurs existences donnent du poids aux actions d’Avalanche, notamment lorsque certaines missions confrontent le joueur aux conséquences directes de ses choix.
La narration alterne intelligemment entre reconstitution fidèle de scènes emblématiques, versions étendues plus nuancées et séquences totalement inédites. Lorsqu’il s’agit d’apporter du contexte, de l’humanité ou de nouvelles perspectives, le remake se montre souvent brillant. Certaines missions ajoutées, comme celles explorant la vie dans les bidonvilles ou le fonctionnement interne de la Shinra, enrichissent réellement l’univers et renforcent l’immersion.

Cependant, cet étirement narratif révèle aussi ses faiblesses. Une partie des ajouts relève clairement du remplissage. Les quêtes secondaires, en particulier dans les quartiers résidentiels, tombent fréquemment dans les travers du JRPG : extermination de monstres, allers-retours inutiles et missions de livraison sans intérêt narratif. Le problème n’est pas tant leur caractère optionnel que le fait qu’elles soient fortement incitées par des récompenses importantes, allant d’armes uniques à des compétences majeures. Le joueur se retrouve ainsi à les accomplir par obligation plus que par plaisir, au détriment du rythme de la quête principale.
Cette sensation s’étend également à certains ajouts scénaristiques. Des personnages inédits, bien que charismatiques, apparaissent puis disparaissent sans jamais influencer durablement l’histoire. Ces séquences peuvent être divertissantes sur le moment, mais donnent l’impression d’arcs narratifs isolés

La fin du jeu cristallise enfin les critiques. Le remake introduit des éléments narratifs volontairement cryptiques, parfois déroutants, évoquant les dérives scénaristiques de Kingdom Hearts. Si ces choix intriguent, ils risquent de laisser les nouveaux joueurs perplexes, voire frustrés. Le cliffhanger fonctionne comme une promesse pour la suite, mais peine à offrir une conclusion réellement satisfaisante à ce premier épisode.
Une refonte totale du gameplay
Le système de combat demeure l’une des plus grandes réussites de Final Fantasy VII Remake. En abandonnant le pur tour par tour du titre original, le jeu propose dorénavant une hybridation intelligente entre action en temps réel et stratégie. Les attaques de base servent principalement à charger les jauges ATB, indispensables pour lancer sorts, compétences et objets, tandis que l’ouverture du menu de commandes ralentit l’action sans jamais la figer totalement.
Cette approche offre une nervosité moderne et un spectacle visuel constant. Chaque personnage possède un style de jeu distinct, incitant à permuter régulièrement entre eux. Cloud excelle dans l’équilibre et l’étourdissement, Tifa dans les dégâts explosifs, Barret dans le combat à distance et Aerith dans le soutien magique. Changer de personnage en plein combat devient une nécessité tactique autant qu’un plaisir de jeu.

Le système d’étourdissement (jauge de choc) renforce cette richesse. Chaque ennemi possède ses propres faiblesses, parfois élémentaires, parfois liées à des comportements spécifiques. Comprendre ces mécaniques et les exploiter est souvent plus gratifiant que de simplement augmenter ses statistiques.
La progression du joueur est également bien pensée. Le système de matérias reste d’une flexibilité remarquable, tandis que les armes ne sont plus de simples paliers de puissance, mais des outils persistants que l’on améliore tout au long de l’aventure. Chaque arme possède une identité propre et peut rester viable jusqu’à la fin du jeu, ce qui encourage l’expérimentation et renforce l’attachement à certaines pièces emblématiques.
Ces qualités ont toutefois leur contrepartie. Les changements fréquents de composition d’équipe imposés par le scénario obligent à réorganiser constamment les matérias, ce qui devient rapidement fastidieux. Les menus sont clairs, mais leur utilisation répétée casse parfois le rythme. De plus, lors des affrontements les plus chaotiques, la lisibilité peut devenir brouillonne : attaques hors champ, effets visuels envahissants et comportement parfois passif des alliés non contrôlés directement.
Exploration, direction artistique, endgame et les limites techniques en 2026
La direction artistique de Final Fantasy VII Remake reste impressionnante, même en 2026. Midgar est magnifiée par un mélange cohérent d’architecture industrielle, de bidonvilles étouffants et de quartiers plus animés, comme Wall Market. L’identité visuelle du jeu, forte et immédiatement reconnaissable, contribue largement à l’immersion, qui est également renforcée par une bande-son revisitant les thèmes iconiques avec brio.

Cependant, cette immersion est régulièrement mise à mal par des limites techniques devenues plus difficiles à ignorer avec le temps. Sur Xbox Series X, le jeu souffre d’un compromis technique qui paraît daté. Il est impossible de jouer en mode qualité à 60 images par seconde, ce qui oblige le joueur à choisir entre une meilleure résolution à 30 FPS ou une fluidité accrue au prix d’une image plus floue. En 2026 et sur une console de cette puissance, ce choix semble anachronique, d’autant plus pour un jeu solo linéaire
Les textures constituent un autre point faible majeur. Leur qualité est extrêmement inégale, alternant entre surfaces très détaillées et éléments visiblement en basse résolution. Certains décors, notamment dans les bidonvilles, affichent des textures qui jurent avec la finesse des modèles de personnages, brisant régulièrement l’illusion d’un monde crédible. Ce défaut, déjà critiqué lors de la sortie originale, apparaît encore plus choquant aujourd’hui.
Le level design, lui aussi, accuse le poids des années. Majoritairement linéaire, il repose sur de nombreux artifices hérités de la version PS4 : passages étroits, déplacements lents, couloirs déguisés et interactions limitées servant à masquer les chargements. Sur une console équipée d’un SSD rapide, ces mécaniques paraissent obsolètes et renforcent la sensation d’un jeu d’une autre génération.

La palette de couleurs contribue également à cette impression de monotonie. Les teintes souvent ternes, métalliques ou brunâtres, cohérentes avec l’univers de Midgar, finissent par fatiguer l’œil sur la durée. Ce manque de variété chromatique accentue la sensation de progression artificiellement étirée, un défaut déjà perceptible en 2020, mais encore plus marqué face aux productions visuellement plus audacieuses sorties depuis.
Le Bilan
On a aimé
- Le système de combat hybride
- L’approfondissement des personnages
- La direction artistique forte
- Le système de progression riche et flexible
- La mise en scène, accompagnée d’une bande-son revisitant les thèmes iconiques
On a moins aimé
- Le rythme global inégal
- Les quêtes secondaires souvent peu inspirées
- Les limites techniques visibles en 2026
- Les textures inégales et le level design daté
Conclusion du test de FINAL FANTASY VII REMAKE INTERGRADE
Final Fantasy VII Remake reste une œuvre profondément ambitieuse, tiraillée entre hommage et réinvention. Il brille par son système de combat, sa direction artistique et son approfondissement des personnages, mais trébuche sur son rythme, son remplissage narratif et des choix techniques qui accusent désormais leur âge. Dans cette version Xbox Series X, le jeu n’est ni raté ni dépassé, mais clairement en décalage avec les standards de 2026. SI vous avez déjà terminé le jeu sur Playstation ou sur PC, il n’y a pas de réelle raison de se relancer dans l’aventure sur Xbox. Toutefois, pour ceux qui découvrent ce Remake, FF7 reste tout de même un incontournable, même en 2026.
Dommage qu’il sorte si tard sur Xbox, déjà sur PS5 puis sur PC beaucoup de joueurs ont pu en profiter et les avis fleurir.
Ça en reste un bon jeu dynamique, bien réalisé et la version audio japonaise est magnifique.
Tous les Final Fantasy sont linéaires..et ce n’est pas un défaut en soit. FF7 remake est cependant très couloir. Il n’y a pas de grands espaces à explorer. Ceci dit, ce qui nous est offert est bien suffisant. Il y a cependant deux problèmes avec ce jeu: 1- il y a des chapitres qui font vraiment « rallongé pour rien ». Ce sentiment est moins présent dans sa suite FF7 rebirth. Je pense tout particulièrement aux chapitres 5, 6, 7, 11, 13, 14 et 17. Dès fois, c’est même relou….vraiment dommage… 2-… Lire la suite »
Midgar*