Test – Need For Speed Hot Pursuit

Avec de la pursuit dedans, si si !
La série des Need For Speed poursuit son petit bonhomme de chemin, et ce depuis le premier épisode sorti en 1994. La recette a ainsi évolué au fil des ans avec plus ou moins de tuning, plus ou moins de réalisme ou encore avec des courses-poursuites entre chauffeurs et flics. C’est sur ce dernier aspect que s’est focalisé ce Need For Speed Hot Pursuit, avec le studio Criterion aux manettes, les créateurs de la série Burnout. Autant dire que tous les ingrédients sont là pour avoir un jeu bien fun, et c’est ce que nous allons vérifier.
Bienvenue à Seacrest County

NFS Hot Pursuit vous propose de jouer en tant que voyou ou en tant que flic, avec une sorte de jauge d’expérience à faire grimper pour chacun. Pour cela, vous n’avez qu’à balader votre curseur sur la carte de Seacrest County, qui fait office de menu, pour sélectionner une région et voir la liste des épreuves disponibles. Pas de restriction au niveau des rôles, vous pouvez choisir comme bon vous semble quoi faire et quel camp incarner. Une fois la course terminée vous gagnez plus ou moins d’expérience si vous obtenez de bons résultats et vous débloquez ainsi de nouvelles épreuves, de nouvelles voitures, des améliorations d’équipement (herses, barrages, IEM, hélicoptère), etc. Simple comme bonjour. Vous aurez au final une centaine de voitures à débloquer, mais il faut diviser ce chiffre par deux car il s’agit grosso modo des mêmes modèles à débloquer pour chacun des camps.

Les épreuves proposées sont basées sur 3 grands principes avec quelques variantes : la simple course, le contre-la-montre et les courses-poursuites. Pour les courses et courses-poursuites, vous choisissez un bolide dans votre garage et c’est parti, avec des équipements présents ou non selon l’épreuve. Pour le contre-la-montre, il s’agit souvent de voitures que vous ne possédez pas mais que les constructeurs vous proposent d’essayer en avant-première, et il s’agit donc de modèles hors du commun qui vous donneront un avant-goût des voitures que vous aurez beaucoup plus loin dans le jeu. Les chronos sont bien serrés et il ne faudra faire aucune erreur ou presque pour choper la médaille d’or, contrairement aux autres types de courses qui s’avèrent plus abordables. Au final, vous en aurez pour une bonne vingtaine d’heures pour tout boucler et tout débloquer. A noter que le solo et le multijoueurs partagent les mêmes barres d’expérience, les mêmes véhicules débloqués, etc. Ce qui nous laisse penser que le solo ne sert au final qu’à se faire la main et à débloquer des bolides pour ensuite s’éclater comme il faut avec ses potes. Comme souvent dans les jeux du genre, aucun scénario n’est présent, aucune narration. On enchaîne les courses sans autre objectif que de débloquer du nouveau contenu et des voitures toujours plus puissantes.
Jeu de course social 2.0

Dans un premier temps il faut vous parler de l’Autolog, la fonctionnalité phare de cet opus. Il s’agit d’une sorte de réseau social interne au jeu qui vous permet de communiquer avec vos amis, voire même d’en trouver de nouveaux. Pour commencer, à chaque début et fin d’épreuve, vous verrez un écran des meilleurs temps réalisés par vos amis. Après, si par exemple vous êtes particulièrement fier de l’un de vos résultats, vous pouvez lancer un défi sur la course concernée en envoyant un message via le système de messagerie interne au jeu. Vous disposez aussi d’un mur, similaire à ce que l’on retrouve sur le célèbre réseau social qui commence avec un F et qui finit avec un K, pour être tenu au courant des résultats de vos amis, et même laisser des commentaires. Le système est intuitif, que ce soit pour voir les derniers records battus ou pour partager les photos que vous avez prises dans votre garage ou en course. Tout est bien pensé pour faire des séances de scoring, aussi appelé concours de la plus grosse.

Le deuxième gros morceau concerne le multijoueurs à proprement parler. Tout comme dans le solo, vous avez droit à trois types de courses : la course-poursuite (4v4), les duels (1v1) et les simples courses à 8. La course-poursuite vous met à tour de rôle au volant des voitures de voyous ou des voitures de flics et bien sûr le but est d’arriver premier sans se faire arrêter, ou de tout faire pour mettre un terme à la course du côté des képis, en immobilisant les véhicules ou en les détruisant. Comme dans le solo, vous avez plusieurs équipements à disposition que vous déclenchez à l’aide du BMD ; ceux-ci ont un nombre d’utilisations limité et une barre de rechargement pour vous éviter de tous les dépenser sur les 300 premiers mètres, et surtout ils ne sont pas réservés qu’aux policiers. Bref, rameutez une bande de joyeux lurons et imaginez le résultat : jouissif. Le duel vous propose quant à lui des affrontements en tête à tête, mais ici le voyou ne doit pas atteindre de ligne d’arrivée et n’a pas de chemin prédéfini, il doit juste échapper au rayon de vision de la police pour semer son poursuivant. Tous les coups sont permis : brouiller les appareils des forces de l’ordre (plus de radar et plus d’équipement), faire des demi-tour sauvages, prendre des raccourcis, etc. Autant dire qu’il faut rester très attentif pour ne pas perdre la trace du voyou, et ce même avec l’aide des barrages et des hélicoptères. Ces affrontements sont moins spectaculaires que les poursuites à 4 contre 4 mais le résultat n’est pas déplaisant pour autant. Bluff, stratégie, pilotage, … voilà autant d’éléments qu’il faudra maîtriser pour mettre à l’amende votre adversaire.
Voici donc le menu, à partager en partie privée avec des amis ou en partie rapide avec des inconnus. Ce sera d’ailleurs tout ce que vous aurez à choisir, avec la classe de voiture et le circuit pour les parties privées.
Et sinon on s’amuse ?

Comme vous pouvez vous en douter, tout ceci repose sur une conduite des plus arcades avec gros drifts en virage à coup de frein à main et barre de nitro à charger. Tout va vite, même très vite en vue interne ou capot. A tel point qu’il est bien difficile d’anticiper les obstacles de la circulation, légère certes, mais terriblement imprévisible. Il faudra donc avoir des réflexes et une vision de lynx pour réussir le sans-fautes, ou passer en vue extérieure pour débuter. Sinon, il faut bien reconnaître que la prise en main est bien calibrée pour s’amuser rapidement et on progresse ensuite par petites touches en suivant les conseils prodigués pendant les chargements. Les environnements sont eux aussi très agréables ; alors que la carte parait petite au premier abord, on se rend compte par la suite que la région possède des décors bien typés : montagneux, urbains, désertiques, etc. A tel point que l’on regrettera l’absence d’un mode ralenti pour admirer ses plus belles virées sauvages. On reste toutefois sur des routes rapides, de campagne ou autoroute, n’espérez donc pas aller faire un tour en ville aux heures de pointe. Vous aurez cependant l’occasion de rouler sous la pluie et/ou de nuit histoire de rajouter encore un peu de piquant au manque de visibilité, avec même des changements climatiques et horaires durant les courses. Par contre, le gameplay ne bouge pas d’un pixel, votre voiture ne partira pas en aqua-planning et restera bien collée au sol même si Zeus lui-même venait déchaîner toute sa colère sur votre route.

Techniquement parlant, Criterion nous a servi une réalisation bien carrée, avec le plus important pour ce genre de jeu, une fluidité exemplaire qui vous fera bien kiffer sa mère pendant que vous appuierez comme un dingue sur le champignon. Bon, il ne faut pas non plus attendre une modélisation des véhicules aussi détaillée que dans un Forza ou un Gran Turismo, mais le résultat est bien suffisant pour ressentir la bestialité de ces bolides de rêve qui ne demandent qu’à avaler du bitume. Mention spéciale pour le design des voitures de flics qui paraissent bien agressives avec leurs pare-chocs renforcés, leurs gyrophares, autocollants et compagnie. On n’est pas là pour se planquer dans un coin avec un radar dans le coffre, mais bien pour partir à la chasse avec un énorme monstre sous le capot. La partie bruitage n’est pas mal non plus avec des bruits de moteurs convaincants, sans oublier la bande-son de qualité. On aurait aimé pouvoir faire sa sélection parmi les différentes chansons comme dans un Fifa mais personne n’est parfait, et la qualité de l’ensemble couplée au bouton LB pour passer au morceau suivant devrait suffire pour faire votre bonheur et ajouter à l’énergie des courses.
Le Bilan
On a aimé
- L’impression de vitesse excellente
- Un gameplay arcade bien rôdé
- Les environnements variés et jolis
- Le potentiel du multijoueurs
- L’autolog
On a moins aimé
- Un solo qui manque de vie
- Les accidents de circulation par manque de visibilité
- Pas de personnalisation des modes multi
- Les contre-la-montre trop serrés ?
Conclusion du test de Need For Speed Hot Pursuit
Attention sur la route !
NFS Hot Pursuit a su éviter les erreurs de parcours. On pourra regretter que le solo ne soit pas par exemple utilisé avec une histoire de flic et de voyou pour donner vie à l’ensemble, et quelques petites choses manquantes mais on ne peut que saluer le travail réalisé par Criterion. On a là un jeu fun et suffisamment complet pour vous occuper un bon moment en solo, et encore plus si vous pouvez jouer en ligne. Pas grand chose à rajouter à part que l’on tient là un très bon Need for Speed sauce arcade.
Si y’as tout le temps des accidents ces chiant.
Cool, donc on revient un peu sur le très bon NFS undergrund 2 en matière de réjouabilité. Car après celui-là il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. Je me suis payé pour 5 balles de undercover, ben j’aurais mieux fait de me payer un paquet de clope …
john195, t’as toujours pas tenté d’apprendre le français depuis le temps..? Sinon, bon test.
très très bon jeu un vrai retour aux sources, le solo est bon la difficulté augmente au fur et a mesure que l’on progresse, le multi est tout simplement énorme j’y joue avec des potes tout les soirs et on ne s’en lasse pas…