Test - NBA 2K15

«LE All Star Game» , - 4 réaction(s)

Il venait juste de sortir avec son petit ballon. Il n’arrêtait pas de faire le beau, de se pavaner avec sa coupe de cheveux improbable et sa modélisation approximative. Entre deux passements de jambes et quelques roulettes, il bombait le torse et montrait ses petits muscles et son animation qu’il pensait parfaite. En arrivant, il avait posé près du terrain son petit sac de sport rempli de modes de jeu qu’il n’avait pas changés depuis des années. Il était heureux, il était naïf et pensait être au panthéon de la simulation sportive. C’était le roi du football. C’était juste avant l’éclipse totale de soleil qui le plongea dans l’ombre d’un colosse de plus de 2 mètres de hauteur. Il écrasait tout, il était plus beau que lui, mieux animé, plus complet, plus riche, il semblait venir d’une autre planète, d’une autre génération de console. Rien que par sa présence, il rendait ce pauvre roi du foot insignifiant, pathétique, totalement dépassé. Dans le royaume de la simulation sportive il y a NBA 2K15 et personne d’autre…

Une génération d’avance

Au-dessus de tous les autres
Au-dessus de tous les autres

Chez les hommes, l’intervalle de temps d’une génération est estimé à trente ans. Dans les consoles ont pourrait estimer cet intervalle à cinq années. Avec le recul que l’on a maintenant, c’est un peu l’avance que la série de 2K a sur ses concurrents directs dans le domaine des simulations de sport. A côté du monstre NBA 2K15 élaboré, peaufiné avec talent durant de nombreuses années, tous les autres jeux vidéo de sport ont l’air de ne pas avoir évolué depuis plusieurs années. Chaque opus de la franchise de 2K la rapproche de la perfection.

NBA 2K15 est un petit joyau technique dont le rendu des matchs côtoie de plus en plus la réalité

NBA 2K15 arrive sur nos consoles avec autant de prestance visuelle que l’année dernière. La claque visuelle est encore bien présente dans nos mémoires et on retrouve avec plaisir cette même excellence visuelle. En principe, je devrais ici enchaîner une kyrielle de superlatifs convenus dans une sorte de vague copier-coller du test de l’année dernière, mais par décence envers certains jeux je ne le ferai pas.

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L'attaque doit se construire dès la remise en jeu

Je ne vous parlerai pas de l’impressionnant rendu de la pilosité de Chris Andersen ou de James Harden entre autres et de leurs collègues « barbophyles ». Ni des mouvements des maillots qui subliment le moindre ralenti. Ni des animations des joueurs dans leur ensemble qui se trouvent agrémentées de plus de 5000 nouvelles venues qui éliminent de ce fait l’impression de glisse des appuis sur le parquet et renforcent la maestria technique du jeu. NBA 2K15 est un petit joyau technique dont le rendu des matchs côtoie de plus en plus la réalité pour nous offrir un spectacle saisissant et visuellement irréprochable.

Tout à fait mon petit Shaquiqui !
Tout à fait mon petit Shaquiqui !

Ce souci du détail et l’envie de s’approcher le plus possible des représentations télévisuelles de la NBA se retrouvent aussi dans les à-côtés. On retrouve les pubs et les entretiens avec les coachs initiés dans l’opus précédent et on découvre avec un œil amusé les échanges d’avant match entre Shaqille O’neal et Ernie Johnson pour un debrief des enjeux de la rencontre. Un élément totalement dispensable mais qui pousse encore plus loin la volonté de se rapprocher de la diffusion télé US de la NBA. Le jeu propose même de nouveaux angles télévisuels des caméras afin de parfaire la ressemblance.

Du beau monde sur le parquet

Les menus enlèvent la petite amertume laissée par NBA 2K14
Les menus enlèvent la petite amertume laissée par NBA 2K14

Malgré toutes ses qualités, NBA 2K14 faisait presque office de première ébauche de la licence sur console next gen. Sa beauté plastique et son excellence visuelle ne cachaient pas la pauvreté des menus et un contenu bien amputé par rapport à la version Xbox 360. NBA 2K15 ne laisse pas de place au doute et propose d’emblée un visuel beaucoup plus abouti et des menus rutilants enrobés par une bande son assez sage concoctée par Pharrell Williams dans laquelle on retrouve notamment deux de ses titres et un Personal Jesus de Depeche Mode qui réussit à faire sa place dans l’univers musical plutôt rap du basket.

On oublie rapidement le choix ridicule d’avatar formaté de NBA 2K14, NBA 2K15 propose aux heureux possesseurs de Kinect de numériser leur visage pour le coller sur leur alter ego de 2 mètres ! J’en vois déjà certains d’entre vous faire une ola derrière leur écran. Rasseyez vous, c’est ridicule, tout autant que le résultat final de cette numérisation franchement pas au point. Malgré de nombreuses tentatives, les visages que votre fidèle serviteur a réussi à avoir trouvaient plus facilement leur place dans un film d’horreur japonais ou un bestiaire de Guillermo Del Toro que sur un parquet. Les commandes vocales sont quant à elles toujours là et marchent toujours aussi bien malgré leur forte propension à infliger des fautes techniques sur un gros mot échappé involontairement.

Ils ont raison de se défendre, je vais prendre la place de l
Ils ont raison de se défendre, je vais prendre la place de l'un d'eux !

Les modes de jeu sont aussi de retour outre le désormais magnifique et inégalé Ma Carrière, toujours aussi scénarisé, toujours aussi riche. Notre joueur dont l’égo est toujours gonflé comme un melon devra encore se frayer un chemin vers les sommets de la NBA. Le mode carrière nous offre cette fois-ci un peu plus de souplesse quant au choix de notre équipe initiale. Enfin, le mot choix est vite lâché vu qu’il faudra réussir des gros matchs dès le début pour être repéré par l’équipe de vos rêves et intégrer leur effectif. On retrouve aussi avec une joie non dissimulée les modes Mon MG dans lequel on joue le manager général d’une équipe, Ma Ligue pour une saison complète paramétrable et le Mon Équipe en ligne bardé de micro-transactions pour créer votre cinq majeur de rêve via un système de collection de carte.

Il est de retour !
Il est de retour !

Le mode Mon Parc affilié à notre carrière a été affiné : l’attaque n’a plus le monopole et il devient maintenant plaisant de faire ces quelques matchs de street basket en trois contre trois en ligne avec notre avatar. Autre petite nouveauté, le NBA Actu nous ouvre les portes de la compétition officielle en nous proposant de jouer un des matchs officiels à l’ordre du jour, matchs de préparation compris ! L’intégration de l’Euroleague de Basket se fait, elle, par la petite porte. On compte bien 25 équipes européennes mais composées essentiellement de clones, loin du soin apporté aux équipes de la NBA et de leurs stars. C’est néanmoins un bon début que l’on espère voir se développer malgré les atermoiements financiers du syndicat des basketteurs français qui risquent seulement d’exclure les équipes hexagonales du jeu.

Le basket est un sport d’élite

Le soin apporté à la modélisation des joueurs est hallucinant
Le soin apporté à la modélisation des joueurs est hallucinant

Mais les nouveautés ne se cantonnent pas aux modes de jeu et à quelques ajustements esthétiques. Le système de tir a été repensé et se voit maintenant affublé d’un marqueur au pied du joueur que l’on contrôle. D’un seul coup d’œil on peut maintenant voir ses zones de tir privilégiées et la difficulté d’un éventuel shoot. Sympathique sur le papier, ce marqueur devient totalement inopérant et inutile lorsque l’on tente d’attaquer le cercle ou lorsqu’il se perd dans une forêt de jambes. Le timing de nos tirs et le visuel du geste reste alors, comme avant, les seuls éléments à maîtriser parfaitement.

NBA 2K15 est encore plus élitiste que ses prédécesseurs ce qui le rend d’autant plus imperméable à un nouveau public de joueur
La défense est déjà en place
La défense est déjà en place

La défense a, elle aussi, été remaniée et dispose d’un panel de possibilités plus étendu en un contre un. Devenir un vrai poison pour l’attaquant demandera toutefois d’assimiler les petits pas rapides latéraux, le lever de main pour cacher le panier au tireur et le positionnement millimétré de notre défense. Les habitués devront passer un peu de temps sur les parquets pour faire leur ces quelques nouveautés quand aux autres, les nouveaux venus et bien… ils n’ont qu’à aller voir ailleurs sur un autre parquet. NBA 2K15 est encore plus élitiste que ses prédécesseurs ce qui le rend d’autant plus imperméable à un nouveau public de joueur. Aucun mode entrainement n’est proposé, aucune entrée en matière en douceur. Le rookie doit se contenter de quelques vidéos et s’armer de beaucoup d’abnégation et de courage pour parvenir à maitriser les rudiments de NBA 2K15 et à commencer à prendre du plaisir sur le parquet ballon en main.

Vu l
Vu l'indicateur sous le joueur le ballon risque de rebondir sur le cercle...

Outre cette porte, violemment refermée sur les doigts des petits nouveaux, NBA 2K15 se traine encore des temps de chargements assez longs, dus en grande partie à un échange continuel entre le serveur et le jeu pour des sauvegardes régulières de données. Même si on dénote l’amélioration de l’IA, le secteur des rebonds défensifs semble souffrir d’une certaine apathie. Quoi qu’il en soit, NBA 2K15 est une simulation qui se mérite et qui nécessite un engagement total du joueur pour se laisser apprécier comme elle se doit, un véritable bijou qui garde encore une belle génération d’avance sur toutes les autres simulation sportive sorties à ce jour.

Bilan

On a aimé :
  • Beau comme un titre de champion d’Europe de basket
  • Le mode Ma Carrière toujours aussi hallucinant
  • L’entrée timide de l’Euroleague
  • Un gameplay d’une richesse inégalée…
On n’a pas aimé :
  • …mais totalement hermétique aux nouveaux joueurs
  • Les temps de chargement
  • La plaie des mir-cro-transactions
  • La blague de la numérisation faciale
Au-dessus des autres, tout simplement

NBA 2K15 confirme l’excellence de la série et l’avance dont elle dispose sur les autres. Les amateurs de basket ont la chance de posséder avec ce jeu la référence ultime de la simulation sportive, un NBA 2K15 qui répond à leurs rêves les plus fous et leur amène la NBA dans leur salon dans ce qu’elle a de plus physique, technique et spectaculaire. Une référence tout simplement dont les seuls défauts seront son aspect chronophage pour les initiés et les passionnés et son côté totalement hermétique pour les autres.

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NBA 2K15

NBA 2K15
PEGI 7

Genre : Sport

Éditeur : 2K Sports

Développeur : Visual Concepts

Date de sortie : 10/10/2014

Prévu sur :

Xbox One, Xbox 360, Playstation 4, Playstation 3

4 reactions

Robotrock

22 oct 2014 @ 16:23

Beau test + Excellent jeu !

Franchement, je n’avais pas joué à un NBA depuis le 2K13, bin j’ai raté des choses ... et de belles choses !

benderbigscore

22 oct 2014 @ 22:51

Je ne suis pas assez fan de basket pour acheter ce jeu. Dommage car, comme celui de l année passée, c est un vrai jeu next gen. Sinon, très bon test

kalud

23 oct 2014 @ 13:01

j’ai vu des fail sur la numérisation faciale.. ca fait vraiment peur.

Jarel

Rédaction

27 oct 2014 @ 20:26

Kalud > Cela fait vraiment très très peur ! ^^