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Test – The Witcher 2

Test – The Witcher 2
Le 16 avril 2012
Le 16 avril 2012

Bientôt : The Weener 2

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Pendant ses débuts, le jeu vidéo était un loisir assez prude. Disons-le franchement, les héros étaient un peu tous des tapettes bien gentillettes, qui même en tuant 3 millions d’ennemis restaient quand même gentillets.

Et puis de temps en temps, un titre se pointe et vient coller une baffe à l’irrévérence, à la violence propre, et en profite pour coller une raclée aux associations qui préfèrent blâmer les jeux vidéo plutôt que de s’occuper de l’éducation de leurs mômes.

GTA a été le fer de lance de ce mouvement encore très discret, proposant à chaque opus d’aller encore plus loin que le précédent.

The Witcher a ensuite rejoint ce cercle très fermé des jeux qui font ce qu’ils veulent sans se soucier du qu’en dira-t-on.

Et bien évidemment quand une suite débarque, on se demande bien s’ils vont continuer sur leur lancée ou s’ils vont s’assagir.

Réponse ? Les urgences vont être pas mal occupées ces prochains mois avec certaines associations…

Nom d’une pipe bien baveuse !

Ecoutez la forêt avec vos yeux (c'est une image, alors un peu d'imagination je vous prie), on s'y croirait.

The Witcher 2 est un jeu de rôles vous mettant dans la peau de Geralt de Rive, un sorceleur devenu amnésique suite aux évènements du premier opus. Qu’est-ce qu’un sorceleur ? Pour faire très court, c’est un mercenaire magique. Pour faire un peu moins court, Geralt, votre sorceleur est un moine guerrier magique très chaud lapin et très souvent emboîté dans une demoiselle, professionnelle ou pas.

C’est d’ailleurs dans cette configuration que le titre commence, si on exclut le didacticiel qui vous apprendra les bases du titre, de son gameplay, et qui accessoirement vous permettra de vous guider vers un mode de difficulté adapté à votre niveau.

Vous parcourrez donc cet univers très moyenâgeux et rempli de créatures sorties tout droit d’un univers Heroïc Fantasy afin de partir à la quête du tueur de rois, et ainsi laver votre nom, et pourquoi pas recouvrer la mémoire par la même occasion.

Première claque dans la tronche : c’est fichtrement beau malgré quelques petits bugs d’affichage et un peu de tearing par-ci par-là. La distance d’affichage est plutôt profonde, mais le jeu souffrira cependant d’un très léger clipping.

Artistiquement, c’est aussi très bien fait et cohérent, le jeu ne fait aucune concession sur les détails, ce qui devrait ravir les pervers en manque lors des scènes d’action intime.

Un garde ça pionce tout le temps pendant que le joueur se casse le cul.

Le jeu est issu du monde du PC. Et qui dit jeu de rôles PC, dit souvent liberté et grandeur.

Et là, Geralt nous comble de bonheur et nous forcera même à faire des choix qui influeront à court ou à long terme sur l’histoire, mais aussi de manière plus ou moins subtile. Ainsi, pour la plupart des missions, vous aurez un dénouement différent en fonction de votre approche avec les personnages ou avec la mission en elle-même.

Échouer sur une quête ne voudra pas forcément dire Game Over, mais pourrait vous amputer de quelques précieuses informations pour aborder une situation différemment ou d’objets susceptibles de vous filer un gros coup de main pour la suite des évènements.

Cela augure non seulement d’une grosse durée de vie avec ses nombreuses quêtes principales et annexes, mais également une certaine rejouabilité pour adopter d’autres choix ou poser d’autres questions. Réservez donc quelques semaines bien au chaud dans votre canapé pour tout faire.

L’exhaustivité est également de mise avec une gestion d’inventaire et de personnage assez touffue. Heureusement que tous vos objets sont catalogués et répertoriés dans des catégories distinctes, cela rendra la chose plus facile pour concocter des potions grâce à vos talents d’alchimiste ou encore recenser la liste des éléments pour vous faire fabriquer un objet.

C’est ton dernier mot ?

Les réveils de Géralt : 6 heures lever aux bras d'une charmante donzelle ; 6h15 gros caca ; 6h30 butage de créature mystique.

Geralt, en plus de mettre facilement son petit soldat au garde à vous, mettra ses talents au service du plus offrant. Et pour faciliter ses obligations professionnelles, il pourra améliorer ses capacités dans un arbre de compétences articulé autour de quatre axes : Entraînement, Alchimie, Épéiste et Sorcellerie. Chaque axe permettra de renforcer ou d’acquérir des spécificités liées à chaque domaine. Vous pourrez également renforcer quelques compétences ou votre personnage grâce aux mutagènes qui influeront sur vos caractéristiques (vitalité, vigueur…).

On regrettera juste que les menus mettent un léger temps pour se charger (lors de ventes d’un objet par exemple) ou pour passer d’un onglet à un autre. Ce n’est pas bien grave, mais lorsque vous souhaitez vider votre inventaire pour faire de la place, ça agace un peu de se taper un très court écran noir à chaque vente.

Passons si vous le voulez bien au deuxième cœur du jeu : les combats. Et si vous ne le souhaitez pas, il y a des boissons et des sandwiches à disposition au mini-bar.

Geralt disposera de deux épées : une en acier pour se charger des ennemis de chair et de sang (humains, elfes…), l’autre, en argent, servira à rosser les créatures magiques et autres entités spirituelles. La gestion de ces armes se fait très simplement, en les switchant avec la flèche gauche ou droite en fonction de l’épée désirée.

Les endroits civilisés sont pleins de vie et d'animation. Ici, un tabassage en bonne et due forme. M'est d'avis que vous allez devoir vous en charger.

Mais la simplicité n’est pas trop l’adage du reste du système de combat qui nécessitera pas mal de pratique et de patience pour révéler son potentiel, même si de nombreux systèmes de magie et d’objets plus intuitifs ont déjà été éprouvés dans d’autres titres.

L’originalité est que vous ne pouvez stocker à la fois qu’une arme secondaire (dague de lancer, bombe, piège) qui sera affiliée au bouton RB, et un seul signe (sorts du jeu), qui sera affilié au bouton Y.

Vous pourrez heureusement changer de type d’objet ou de sort en faisant appel à la roue de raccourcis, invoquée grâce à LB et choisir parmi vos sorts (vous les possédez tous les six dès le départ), ou parmi les objets de votre inventaire que vous aurez pré-sélectionnés.

Les soins ? Les boosts ? C’est simple, il n’y a pas de soins dans le jeu. Quant aux boosts, il faudra les consommer avec modération, étant toxiques pour votre organisme, avant un combat, car pendant ce sera impossible. Ce qui est un peu dérangeant car vous ne savez pas vraiment ce qui va vous tomber dessus à l’avance. Il faudra donc user de nombreuses sauvegardes à peu près toutes les 2 minutes pour vous permettre de mieux vous préparer en cas d’échec (synonyme de mort) ; en plein combat, vous ne pourrez que pleurer parce qu’un ennemi plus coriace vous tombe dessus sans crier gare, suite à une embuscade, ou un dialogue qui a mal tourné par exemple.

Aboule le fric !

Io'rdael, un elfe qui pourra devenir aussi bien votre allié que votre ennemi. C'est à vous de voir.

Le reste du système de combat est assez classique, puisqu’à base d’endurance, coups puissants, coups rapides, roulades pour esquiver…

D’ailleurs en parlant d’esquive, vous pourrez en profiter pour échapper aux combats, à la civilisation et apprécier la bande sonore vraiment réussie. Quand vous êtes en forêt, vous avez vraiment l’impression d’être en forêt, les oiseaux gazouillent, l’eau clapote. Quand vous êtes sur un champ de bataille, les cris de rage des soldats résonneront jusqu’aux profondeurs de votre cortex auditif. Dans les villages, le quotidien sera animé par ses habitants.

Les dialogues ne sont pas en reste, puisque dans l’ensemble, ils sont réussis aussi bien dans le jeu d’acteur entièrement en français qu’en qualité textuelle. Mais ce sera plus la cruauté dans la verve et les phrases très crues qui auront toute votre attention puisque les injures, insultes, provocations se multiplieront tandis que les remarques sexuelles iront bon train. Le tout collant bien évidemment aux situations visuelles aussi violentes que sexuelles, aussi féériques que dramatiques. De quoi provoquer un orgasme auditif et visuel tant par sa richesse que par son manque total de retenue, puis à provoquer un arrêt cardiaque ou une syncope si vous êtes du genre à vous outrer pour un rien.

Les musiques, elles, se font très très discrètes, au point de se demander une fois la console éteinte, s’il y en a vraiment en dehors des tavernes.

Mais le reste de la bande sonore fait tellement bien son office qu’au final on s’en moque.

Vous serez parfois accompagnés d'alliés pour vos missions. Ici, il va servir de diversion.

La narration, quant à elle, est relativement fluide, quoi que perfectible. Vous aurez pour chaque quête un indicateur textuel d’objectif qui vous rappellera ce que vous devez faire, accompagné la plupart du temps d’un marqueur d’objectif sur votre mini-carte. Et étant donné que les environs de chaque acte sont très vastes, elle vous sera bien utile.

On regrettera devoir par moments chercher soi-même un personnage en particulier, même si déjà rencontré, parce que ce con se déplace dans les environs et que l’objectif n’est pas indiqué sur la mini-carte. Cela se transformera dans certains cas en cache-cache avec quelqu’un qui n’est pas caché et qui est visuellement anodin.

Les quêtes se mettent à jour à chaque étape et sont suffisamment bien détaillées pour laisser le joueur à l’écart du jeu quelque temps afin de lui permettre d’y revenir sans perdre d’information essentielle.

L’histoire, sans tomber dans le cliché de l’amnésie ouin ouin, est pleine de rebondissement, ou peut être convenue en fonction de vos envies et de vos décisions. Mais rassurez-vous, la cohérence de l’ensemble reste toujours d’actualité.

Le jeu s’offre le luxe d’offrir aux joueurs quelques phases d’infiltration où discrétion sera le mot d’ordre. Malheureusement, l’argent ne fait pas tout puisque ces phases sont plutôt ratées, le personnage n’offrant pas de réelles possibilités dans le domaine. Il peut certes se plaquer contre une surface et assommer des gardes en plus de devoir faire attention à ne pas cogner contre certains éléments du décor (bouteilles, seaux…), mais cela n’ira pas plus loin et vous vous ferez rapidement repérer, souvent sans aucune raison, engageant des combats bien moins discrets rameutant la garde.

Bastoooon !

Tout le monde s'agenouille devant la légende de Géralt de Rive !

En plus de tout cela, vous aurez la possibilité de gagner quelques orins supplémentaires (la monnaie du jeu) dans des mini-jeux. Au nombre de trois, chacun proposera des sensations différentes à commencer par le poker au dés. Ce dernier mélange le lancer de dés (gare aux sorties de table !) avec du poker. Bien dommage que les règles de valeur des dés ne soient pas vraiment expliquées, du coup on sait pas trop pourquoi on gagne ou on perd, même si on a des combinaisons intéressantes (brelans, paires…).

Le deuxième mini-jeu est le bras de fer. Ce dernier vous demandera d’aligner une icône avec une barre mouvante. Cette barre tend vers votre côté si vous maintenez l’icône dessus et se dirige vers le côté de l’adversaire lorsque vous n’êtes plus aligné avec la barre. La difficulté de l’exercice viendra du fait que l’icône est assez indécise et que la barre mouvante se réduit au fur et à mesure de l’affrontement d’endurance. Il faudra alors aiguiser ses réflexes et sa précision pour mettre à mal les plus coriaces des adversaires.

Séquence baston avec ses QTEs pas très passionnants.

Troisième mini jeu récurrent, et là tout le monde l’attendait : le sex… Non attendez, on me fait signe que c’est la bagarre. Et c’est peut-être pas plus mal parce que vous aurez besoin de garder vos mains sur la manette pour celui-là.

En effet, la bagarre consiste en une série de QTEs. C’est probablement le mini-jeu le moins réussi de par sa relative simplicité, puisque vous gagnerez tant que vous ne vous tromperez pas sur ces simples QTEs de niveau élémentaire. L’adversaire restera passif du moment que vous ne vous trompez pas ou que vous réagissez dans les temps. Du coup, ça le rend bien moins intéressant car retranscrivant peu l’intensité d’une bagarre.

Pour ceux qui voulaient être actifs dans les scènes pour adultes, il faudra se contenter d’être voyeur et de tenter de spotter le moindre morceau de sexe féminin. Dommage pour celles et ceux qui aiment le hardcore, ils devront se rabattre sur les atouts féminins qui ne seront point cachés au risque de heurter la sensibilité de certaines personnes, mais pas trop parce que The Witcher 2 est un titre honorable qui ne présente presque pas les choses gratuitement ma bonne dame !

Le Bilan

On a aimé 

  • C’te bande son de ouf !
  • Bonne durée de vie
  • Ça claque les yeux !
  • Quêtes variées et nombreuses
  • Le système de combat, pas vraiment optimal pour une manette
  • Quelques légers défauts techniques
  • Pas de sexe interac… Mais qu’est-ce que vous me faites dire, là ?

Conclusion du test de The Witcher 2 : Assassins of Kings

Je te jette un sort !
{{The Witcher 2 n’est pas une bonne surprise, puisqu’on l’attendait tous de pied ferme. Et quel pied mes amis fétichistes ! Le titre propose un visuel très soigné, offre une aventure longue et variée. Que demande le peuple ? Du sexe ? Accordé ! De l’action ? Accordée ! Des rebondissements ? Accordés ! Un périple passionnant ? Accordé ! Une guitare ? Accordée !

Le seul gros défaut du titre vient de son système de combat un peu fastidieux à aborder.

Alors amis joueurs, si vous cherchez un sérieux candidat au titre de jeu de l’année, ne cherchez pas plus loin, The Witcher 2 a de fortes chances d’être couronné. Enfin, si on ne se préoccupe pas du fait qu’il reste encore 8 mois de jeux à sortir.}}

L
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The Witcher 2 : Assassins of Kings

Développeur : CD Projekt
Éditeur : Namco Bandai

32 commentaires

32 Commentaires
K
kereros
16 avril 2012 19h00

Des rebondissements ? Accordés ! Un périple passionnant ? Accordé ! Une guitare ? Accordée !

Sa m’a bien fait rire 🙂

T
Tesla255
16 avril 2012 19h36

Il m’intéresse de plus en plus ce Witcher 2 !

(Est-ce que quelqu’un sait s’il est indispensable d’avoir fait le 1 pour pouvoir faire le 2 ?)

S
Stéphan
16 avril 2012 19h46

Je n’ai pas fait le premier. Tu as un bref récapitulatif dans les extras du jeu.
Il y a des références dans le jeu en lui même, mais rien qui n’empêchera d’avancer ou de comprendre.

B
Bron
16 avril 2012 20h06

Rater le 1 ne pénalise vraiment en rien.

Mais si on a l’occasion de le faire, il ne faut pas hésiter car c’est tout de même un très bon jeu également.

S
sissbox14
16 avril 2012 20h50

C’est dommage que vous ne vous soyez pas attarder sur le mode ténèbres car je suis entrain de le faire avec cette difficulté et je peux vous dire que c’est du costaud :->

B
Bron
16 avril 2012 21h14

A partir de l’acte 2 où nos pouvoirs se developpent et avec les sets d’armures disponibles dans ce mode, ça devient assez, pour ne pas dire très, facile.

Mais je suis d’accord, il faut faire le jeu en ténèbres, le gameplay y est bien exploité.

R
remy554
16 avril 2012 22h03

Je l’ai commencé il y a peu sur PC, et totalement d’accord, c’est du lourd 🙂
Bon par contre je l’ai commencé en normal :-))
Et je n’ai pas fait le 1, ça ne semble pas vraiment pénaliser, je n’en dirait pas plus pour éviter le spoil :o)

D
deadlyegoalan
16 avril 2012 22h05

le 1er est vraiment excellent et en plus il ne demande pas a avoir un ordinateur puissant je le conseil a tous ! c’est l’un des meilleur auquel j’ai joué 😛

R
remy554
16 avril 2012 22h03

Je l’ai commencé il y a peu sur PC, et totalement d’accord, c’est du lourd 🙂
Bon par contre je l’ai commencé en normal :-))
Et je n’ai pas fait le 2, ça ne semble pas vraiment pénalisé, je n’en dirait pas plus pour éviter le spoil :o)

J
jon1138
16 avril 2012 23h16

« un peu tous des tapettes bien gentillettes »

heuuuu…on aurait pas pu trouver autre chose comme expression ? Parce que bon, c’est un peu maladroit quand même…

Sinon, je signale quand même qu’il y a 4 débuts différents en fonction des choix du 1…Donc, oui, jouer au 1, peut être assez utile quand même…Après, peut-être que la version console un seul début, un truc par défaut quoi, je ne sais pas.

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