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Test – Grand Chelem Tennis 2

Test – Grand Chelem Tennis 2
Le 10 février 2012
Le 10 février 2012

Pour qu’un Français puisse enfin gagner

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Il va être compliqué de ne pas le citer, alors faisons le tout de suite : depuis combien de temps Top Spin est tout seul en haut du podium des simulations de tennis ? C’est ce qu’on a dû se dire chez EA, qui par tradition cherche à dominer tous les sports possibles.

Après un premier épisode sur Wii totalement arcade, c’est donc une nouvelle direction pour le jeu de tennis made in EA qui veut clairement venir taquiner le patron.

Numéro 1 de tous les temps

Le service, moment crucial

L’habillage du jeu est exactement le même que dans tous les jeux EA Sports : les mêmes menus et plus ou moins les mêmes options, sauf qu’ici il y en a nettement moins que dans un FIFA 12.

Le didacticiel est long et complet, tellement qu’on n’ira pas au bout, pour attaquer directement les matchs !

Après quelques parties en jeu libre histoire de se faire la main, on pourra revivre de grands matchs légendaires, dans des scenarii réels qu’on prendra en route (Tie Break entre Djokovic et Tsonga à Melbourne, par exemple). Pas désagréable, mais arrêtons de tourner autour du pot, c’est au mode carrière qu’on a envie de se frotter !

Une fois le personnage créé (ce qui prend un certain temps, EA continuant de proposer un éditeur de personnage très lourd à manipuler), c’est une carrière de 10 ans qui nous attend. Rien que ça ! Au début, tout est d’une facilité déconcertante, puis saison après saison le niveau des adversaires augmentera pour offrir un peu de répondant à nos coups de boutoir.

Si la carrière est très longue en temps de jeu (d’autant plus que tous les tournois commencent au premier tour), même si on peut configurer la longueur des matchs (de 1 à 5 sets gagnants), elle ne propose en fin de compte pas grand-chose. Il y a bien les tournois du Grand Chelem (étant donné le titre du jeu, ça tombe bien !), mais autour de ça on ne trouvera que quelques autres tournois, des matchs d’exhibition, ou bien des entraînements. Comme la difficulté est au départ très basse, on se retrouve plus que vite vainqueur de tous les tournois qui existent. La motivation en prend un coup pour continuer à jouer, tant on a l’impression d’avoir tout gagné tout de suite sans trop d’efforts.

Tout cela laisse une impression en demi-teinte. Il est flagrant qu’il y a un vrai potentiel, mais la maigreur du contenu ne lui permet pas de s’exprimer.

Cogneur d’instinct

La véritable originalité du jeu se trouve dans le mode de contrôle proposé, tous les coups pouvant être réalisés uniquement avec le stick analogique droit (c’est le fameux Total Racquet Control). On aura également le choix de se contenter des boutons, mais le résultat sera dans ce cas une maniabilité « à la Top Spin » en moins précise.

Jeu en double intense

Avec le stick, on pourra cogner à plat en le poussant vers l’avant, lifter sa balle avec un mouvement d’arrière en avant, ou bien la slicer avec juste le mouvement arrière. Pour les lobs et les amorties, cela demandera un peu plus de touché et il faudra également presser une gâchette.

Si les premiers échanges sont déroutants après tant d’années d’habitude d’une maniabilité plus traditionnelle, très vite on prend le pli. Le gameplay est instinctif et franchement agréable, même si on regrettera qu’il manque de précision dans la direction qu’on veut donner à la balle.

La qualité du coup dépendra du timing et du positionnement du joueur, mais cela n’est pas flagrant.

Et c’est bien là le véritable problème de Grand Chelem Tennis 2 : le jeu est d’une permissivité exagérée. A part en tentant un lob n’importe comment, il est impossible de sortir la balle. En tout cas je n’y suis pas arrivé, même en essayant vraiment de le faire ! Qu’on soit bien ou mal positionné, les coups partent pareil, et seul le timing vraiment mauvais provoque un renvoie moins puissant.

Alors que le Total Racquet Control lorgne du côté de la simulation, le résultat est plus arcade que jamais. Ainsi, la tolérance du jeu fait que prendre le filet est synonyme dans 90% des cas de point gagné, puisqu’il suffit de cogner un peu n’importe comment pour effectuer ses volées.

Certains coups sont également tellement efficaces qu’on a forcément tendance à les chercher, rendant les échanges trop souvent similaires : une ou deux frappes, puis coup droit décroisé. Soit il y a point, soit on suit au filet pour gagner.

Cette vraie faiblesse permet paradoxalement de bien s’amuser à plusieurs, avec des échanges intenses pendant lesquels on va courir partout dans tous les sens sans faiblir. Les matchs de double, en particulier, sont franchement amusants.

Il sera intéressant de voir comment cette série va évoluer, car il est évident que pour l’instant elle a le fondement entre deux chaises.

Pas une goutte de sueur

Wimbledon comme en vrai

Au niveau de la réalisation, on sent la puissance d’EA. Si elle n’est pas parfaite (inertie pas très bien rendue, joueurs qui ne montrent pas de signes de fatigue, peu d’animations entre les échanges), elle est toutefois d’un très bon niveau. La modélisation des joueurs, encore perfectible, est déjà de très bonne facture (meilleure que pour qui-vous-savez), et leurs gestes sont parfaitement reconnaissables (le service de McEnroe, le revers d’Edberg…). L’animation est elle aussi d’un très bon niveau dans la décomposition des mouvements, très fluides.

Pour la partie sonore, si les frappes envoient un bruit sourd qui donne une impression de puissance, les commentaires assurés par Guy Forget sont trop souvent à côté de la plaque et redondants. Il est toujours surprenant de l’entendre parler d’un match gagné dans la douleur après qu’on ait infligé un sans faute à un adversaire à la rue.

Le jeu montre surtout ses limites dans son contenu, avec seulement 15 joueurs et 8 joueuses connus. Ce n’est pas moins bien que les autres, mais l’apport de la licence officielle pouvait laisser penser qu’on aurait eu droit à plus de stars, d’autant plus qu’une bonne partie des joueurs sont des légendes du tennis. Voilà qui donne des tournois à la cohérence douteuse, où on peut éliminer Borg avant d’affronter Federer. C’est par contre un plaisir de retrouver les vrais courts très bien modélisés.

Une fois le pass en ligne activé, c’est dans le monde entier qu’il faudra montrer sa suprématie.

Le jeu en ligne est complet, avec différents modes de jeu plutôt sympathiques. On pourra vivre sa carrière en ligne (bien plus motivant qu’offline), participer à n’importe quel tournoi, ou bien défendre les couleurs de son drapeau national. Rien de tel que le patriotisme pour se défoncer sur le court !

On retrouve en ligne les mêmes limites qu’en solo, à savoir des parties au déroulement souvent identique pendant lesquelles chaque joueur cherche à prendre le filet pour conclure, mais contre un vrai joueur c’est tout de suite plus drôle et agréable à jouer. Comme le jeu est accessible, il n’y a pas de match gagné et on a sa chance à chaque match, même si une bonne maîtrise permet de facilement s’imposer face à un débutant.

Le Bilan

On a aimé 

  • Enfin un concurrent pour Top Spin !
  • Maniabilité agréable et bien pensée
  • Réalisation globalement bonne
  • Manque de contenu
  • Trop permissif
  • Le jeu à la volée trop efficace

Conclusion du test de Grand Chelem Tennis 2

Premier set
Pas désagréable à jouer, Grand Chelem Tennis 2 souffre d’un positionnement à cheval entre la simulation qu’il voudrait être et l’arcade qu’il est. On s’amuse plutôt bien manette en main, avec toutefois l’impression que ce titre est un essai pour voir si la sauce prend avant de sortir une suite qui offrirait plus de contenu en affinant le gameplay pour en faire un véritable concurrent direct de Top Spin. Il y a tout le potentiel pour que cela soit le cas plus tard, mais en l’état on reste loin de la référence de la simulation. Par contre, les joueurs qui trouvent que le jeu de 2K est trop pointu et exigeant feraient bien de s’y essayer, ils ont toutes les chances d’y trouver leur compte.

L
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Grand Chelem Tennis 2

Développeur : EA Canada
Éditeur : EA

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