Test - Ruined King - Un excellent RPG au tour par tour dans l’univers de League of Legends

«Riot s’essaye aux jeux solo» , - 3 réaction(s)

Riot Games, vous connaissez ? Ce petit artisan du jeu vidéo n’est autre que le papa du très célèbre League of Legends. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Riot est sur tous les fronts. Arcane, le nouveau phénomène d’animation, cartonne sur Netflix, leurs clips musicaux cumulent plusieurs milliards de vues sur Youtube... Bref, tout, ou presque, leur réussit. Alors quand ils annoncent Ruined King, leur premier jeu payant (ils sont plutôt partisans du F2P, cf. Valorant et LoL) en partenariat avec Airship Syndicate, on est, au minimum, curieux de voir ce qu’il en résulte.

Battle Chasers 2 ?

Autant le dire de suite, si vous aviez joué a Battle Chasers et que vous en redemandez, il est plus que recommandé de stopper la lecture de ce test dès maintenant, de sortir la carte bleue et de foncer prendre Ruined King, là, maintenant ! En effet, Airship Syndicate nous livre ici une suite spirituelle à leur jeu de 2017. Et c’est loin d’être une mauvaise chose, d’autant plus que le lore et l’univers de League of Legends s’y prêtent magnifiquement bien.

Chaque personnage a droit à son temps d’exposition et les interactions entre eux sont savoureuses

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L’histoire prend place à Bilgewater, Miss Fortune vient de se débarrasser de son pire ennemi Gangplank et a repris le commandement de son équipe de pirates. Sauf que ce dernier ne compte pas en rester là et fait appel aux Shadow Isles et à ses troupes démoniaques pour reprendre ses dus. Illaoi, Braum mais aussi Ahri, Yasuo et Pyke devront joindre leurs forces pour repousser la menace grandissante des îles obscures et de leur roi déchu, Viego, accompagné du machiavélique Thresh.

Les saynète sont nombreuses et succulentes

Les joueurs de LoL seront ravis de retrouver tant de têtes connues et d’enfin approfondir ce background si riche et pourtant si peu exploité par le passé.

Mais n’ayez crainte, il n’est pas nécessaire d’avoir été classé Bronze à League of Legends ces dix dernières saisons pour pouvoir comprendre les tenants et les aboutissants de l’histoire, car le jeu prend le soin d’exploiter au mieux son récit. Les dialogues (ainsi que les doublages, que l’on conseille en VO) sont tout bonnement excellents, chaque personnage a droit à son temps d’exposition et les interactions entre eux sont savoureuses.

Braum est prêt à en découdre !

De nombreuses cinématiques viennent compléter cette fresque narrative de haute qualité. Vous avez envie de vous mettre l’eau à la bouche et de voir ce qu’il en est ? Voici une vidéo publiée par Riot faisant office de préambule à l’histoire, le jeu commençant littéralement quelques minutes après.

Hissez ‘haut’ !

Plus qu’une belle histoire, Ruined King est avant tout un hommage aux jeux de rôle en vue isométrique tels que Baldur’s Gate, tout comme l’était déjà le susmentionné Battle Chasers. Notre équipe de personnages navigue donc en vue de dessus dans des zones semi-ouvertes remplies de PNJ souhaitant taper la discut’, d’ennemis en tout genre voulant en découdre et de mécanismes rotors à déjouer pour continuer notre progression.

On profite de la vue !

Ces zones aux différents embranchements encouragent l’exploration, un trésor caché n’étant jamais loin. C’est parmi ces environnements aussi nombreux que variés que notre aventure prend place. Mention spéciale à la ville de Bilgewater, forteresse pirate à la dimension verticale faisant office de hub principal au jeu, dans laquelle on se perd avec grand plaisir.

Les affrontements s’enchaînent avec plaisir et on en redemande même une fois le jeu fini

Tidus, Wakka et compagnie.

Les affrontements se font au tour par tour, comme dans les J-RPG à l’ancienne. Une ligne du temps est présente en bas de l’écran et précise l’ordre dans lequel les attaques vont se faire. Chacun de nos personnages a ainsi le choix entre deux types d’attaques, celles immédiates qui s’exécutent directement et les attaques chargées qui prennent un peu plus de temps, grignotant au passage quelques points de mana.

J’espère que vous n’êtes pas arachnophobe

Petite subtilité qui a son importance en jeu, on peut choisir d’accélérer ou de ralentir toutes les attaques chargées afin d’en modifier leurs effets, mais également dans le but de se repositionner sur cette fameuse ligne du temps, activant des bonus ou des malus selon la situation. En résulte un gameplay extrêmement dynamique, les affrontements s’enchaînent avec plaisir et on en redemande même une fois le jeu fini. D’autant plus que notre équipe monte très rapidement en puissance, des compétences aux enchaînements dévastateurs se débloquent au gré des niveaux gagnés ou encore via les nombreux équipements mis à notre disposition.

Le jeu est d’ailleurs particulièrement généreux en personnalisation.

les pièces d’équipement sont nombreuses

Comme dans beaucoup de RPG actuels notre inventaire est composé de plusieurs sections, allant des pièces d’équipement standard (armes, armures, bracelets, etc.), aux enchantements de celles-ci (permettant de booster les stats et faisant office de craft), aux runes (passives modifiant le gameplay de nos personnages) jusqu’au reste de notre inventaire regroupant un bel assortiment de potions. Là aussi on s’égare volontiers dans les menus,même si l’optimisation de nos compétences reste rapide et très complète.

La pêche aux légendaires

Ces zones de combats sont généralement regroupées dans les différents donjons du titre. Ceux-ci sont pour la plupart associés au background d’un de nos personnages, nous permettant d’en apprendre plus sur lui et sur les motifs de sa présence au sein du groupe. Chaque donjon propose ainsi des mécaniques et des énigmes qui lui sont propres, évitant au passage une répétitivité qui aurait pu lasser dans le cas contraire. Le tout avec une direction artistique travaillée à l’ambiance prenante, magnifiée par une bande son enivrante.

Les zones possédées dégagent une ambiance toute particulière

N’en oublions pas les quêtes annexes qui diversifient elles aussi l’expérience de jeu. On peut par exemple chasser des monstres, crafter des armes légendaires, débloquer des skins au black market, ou encore pêcher dans les différentes zones du jeu, etc… Encore une fois, il y a de quoi faire.

Hey, listen !

Quelques petits bugs viennent légèrement entacher l’expérience, rien de bien grave, mais nous nous devons de les pointer du doigt. Comme le fait que le jeu propose systématiquement de réexpliquer les menus via le tutoriel dès qu’on relance une sauvegarde (impossible de ne pas penser à Zelda avec ses pop-up pour le moindre rubis ramassé).

Illaoi invoque des tentacules tout au long du combat

On note également des freeze à la sortie de certains combats, ou encore certaines animations sans son.

Une version Xbox Series X est en préparation, espérons que celle-ci corrige les quelques problèmes rencontrés. Et si au passage elle pouvait améliorer les chargements et le framerate, on est preneur.

Test réalisé sur la version Xbox One.

Bilan

On a aimé :
  • Une durée de vie conséquente
  • Riche en contenu annexe
  • Un système de combat addictif
  • La montée en puissance de nos personnages
  • La qualité d’écriture des dialogues et des cinématiques
  • Doublages VO de grande qualité
On n’a pas aimé :
  • Quelques (petits) bugs
Un roi pas si ruiné

Plus qu’un simple clone de Battle Chasers et plus qu’un plaisir coupable pour les joueurs de League of Legends, ce Ruined King s’avère être un excellent jeu et étonne par sa qualité. Doté d’un système de combat profondément addictif et d’une personnalisation de ses personnages poussée, on explore les différentes zones proposées à travers une histoire aussi bien écrite qu’interprétée. On en redemande !

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Ruined King : A League of Legends Story

PEGI 0

Genre : RPG

Éditeur : Riot Games

Développeur : Riot Forge et Airship Syndicate

Date de sortie : 2021

Prévu sur :

Xbox Series X, Playstation 4, PC Windows

3 reactions

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Obi One

30 nov 2021 @ 00:02

« jeux de rôle en vue asymétrique » !!!! isométrique plutôt 😉

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Loutsian

Rédaction

30 nov 2021 @ 08:03

Bien vu Obi, merci ! (C’était un test bien entendu, tu as réussi)

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Obi One

30 nov 2021 @ 10:06

Ça prouve que je lis les articles attentivement 😉