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Test – Once Upon A Puppet – Une jolie mise en scène entre conte et défis

Test – Once Upon A Puppet – Une jolie mise en scène entre conte et défis
KatiePar
Le 5 mai 2025
Le 5 mai 2025

Un pantin de bois qui donne vie à nos émotions

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Sous les projecteurs d’un théâtre enchanté, Once Upon A Puppet nous transporte dans un univers où les marionnettes prennent vie, révélant un monde fascinant mêlé de dangers, de secrets bien gardés et façonné par une narration immersive. Ce spectacle interactif nous invite à parcourir les coulisses d’une pièce de théâtre où l’on contrôle les fils du destin pour réécrire l’histoire. Avec son esthétique évoquant le charme intemporel des pantins de bois, l’aventure s’inscrit dans un ballet d’énigmes astucieuses, de poésie délicate et d’exploration.

Ce jeu de plateforme et de réflexion en 2,5D, développé par le studio indépendant Flatter Than Earth et publié par Daedalic Entertainment, propose une expérience dans laquelle l’art et le gameplay fusionnent brillamment. Disponible depuis le 23 avril sur Xbox Series X|S, PlayStation 5, Switch ainsi que sur PC, Once Upon A Puppet lève le rideau sur une œuvre originale où chaque interprétation et chaque scène compte.

Acte Un -Toc toc toc, silence ! Le rideau se lève

Quand Nieve et Drev entrent en scène...

C’est ainsi que font connaissance Nieve, une main habile, et Drev, un jeune acteur. Leur rencontre, loin d’être le fruit du hasard, paraît être méticuleusement nouée par le destin lui-même puisqu’ils se retrouvent tous deux reliés par des fils magiques et insécables. Ensemble, ils partent en quête de liberté tout en unissant leurs forces pour affronter les ombres maléfiques qui menacent d’engloutir leur monde dans le chaos. Ainsi débute une quête héroïque à la fois sinistre et envoûtante, face à laquelle une triste vérité semble se dessiner, rendant leur mission aussi délicate que déterminante.

Acte Deux – Quand le duo est le maître du jeu

Drev, un jeune pantin audacieux qui joue son destin

Dans Once Upon A Puppet, le joueur prend le contrôle des deux héros principaux, inséparables et complémentaires : Drev le pantin et Nieve, la main. Cette dualité constitue le cœur des mécaniques du jeu, chaque personnage apportant ses compétences uniques qu’il va falloir combiner pour progresser. Leur collaboration est essentielle pour résoudre les énigmes et peut s’effectuer soit simultanément, soit en alternant entre Drev et Nieve, révélant ainsi toute l’importance de leur symbiose.

Nieve, une main mobile et habile !

Leur aventure est jalonnée d’embûches en tout genre, mêlant aussi bien des pièges à éviter que des ennemis à affronter. Pour progresser, on doit interagir avec divers dispositifs, tels que des cordes, des poulies, des leviers ou encore des passerelles mobiles, ou bien grimper pour atteindre des zones autrement inaccessibles mais également résoudre des énigmes. Une mécanique astucieuse qui met en avant l’utilisation ingénieuse des fils qui les relient, permettant non seulement de franchir des obstacles, mais aussi de les détruire pour ouvrir de nouveaux passages et révéler des chemins inexplorés.

Un pantin qui a plusieurs cordes à son arc

Au début, les personnages ne disposent pas des moyens pour combattre directement les monstres, nommés les “monstritus” ni même les flaques noires du trac. On doit alors faire preuve de furtivité et se contenter, tout du moins dans un premier temps, de les contourner, tout en tirant parti de l’environnement. Progressivement, le gameplay va s’améliorer grâce au déblocage de nouvelles habiletés, offrant des approches variées. Par exemple, quand Drev acquiert un arc et des flèches et un projecteur de poche, une dimension offensive apparaît soudainement dans le jeu.

De plus, la découverte de bobines magiques de fils ouvre la porte à des capacités inédites, comme le double saut, le vol plané ou les bonds en l’air catapultés qui enrichissent davantage le gameplay. Ces bobines permettent aussi à Nieve de mettre en valeur ses talents de confection, offrant la possibilité à Drev de revêtir des costumes personnalisés qui ajoutent encore plus de diversité au titre et qui contribuent au lore. Cette évolution progressive des compétences dynamise l’expérience et invite le joueur à repousser ses limites pour surmonter les défis.

Les éclats de vitraux s'assemblent comme les pièces d'un puzzle

Au fil du périple, la réflexion est de mise pour résoudre des énigmes et relever des challenges, comme la reconstitution des décors de scènes disloqués. Cette mécanique permet au joueur de revisiter chaque scène, acte après acte, afin de rejouer l’intégralité de l’œuvre théâtrale. Par ailleurs, un sens aiguisé de l’observation et une exploration minutieuse sont souvent récompensés par la découverte de collectibles cachés. Parmi eux, des accessoires inhérents au monde du spectacle, des éclats de vitraux à assembler, tels des puzzles, en plus des divers costumes qui enrichissent la narration et accentuent l’immersion.

Acte Trois – Une direction artistique cousue de fil d’or

Les effets de lumières sont très réussis

On remarque vite le soin particulier apporté à la direction artistique qui est somptueuse, et rendue possible grâce à l’utilisation du moteur Unity. Chaque niveau s’imprègne de l’essence du monde théâtral, avec des actes à reconstituer et à interpréter au milieu de décors fabriqués en bois, carton, tissu ou fils qui renforcent de façon admirable l’immersion dans cet univers ravissant. Le souci du détail est poussé jusqu’aux arrière-plans qui foisonnent de détails animés, ajoutant une profondeur visuelle captivante qui nous a séduits.

Une direction artistique d'une beauté saisissante

En effet, la narration s’illustre avec brio à travers une mise en scène des plus soignées et fidèle au véritable jeu d’acteurs, et aborde des thèmes universels et poignants, tels que l’amitié, le courage ou le deuil. Ces sujets sont traités avec finesse et sont sublimés par des touches poétiques qui renforcent l’impact émotionnel du récit. On apprécie également le concept original basé sur la coopération, car aucun des deux personnages ne peut progresser seul, nous glissant à la fois dans la peau du marionnettiste, mais aussi de la marionnette. Ce parti pris original et appréciable fait appel à nos réflexes pour utiliser au mieux leurs compétences. Au-delà de leur lien physique, on assiste également à l’évolution de leur relation d’une manière assez émouvante.

Un souffle de nouveautés au gré des énigmes

Par ailleurs, le jeu bénéficie d’une traduction en 11 langues, incluant la VOSTFR, avec des dialogues qui s’effectuent par la lecture de textes, le rendant accessible à un large public.

Acte Quatre – Tchao pantin : la marionnette se désarticule

Drev ne joue pas à cache-cache, il est coincé derrière la chaudière !

Malheureusement, quelques défauts viennent vite pointer le bout de leur nez (coucou Pinocchio !). On constate, avec regret, que notre pantin passe facilement à travers les décors et y disparaît. Il arrive aussi qu’il se trouve coincé dans certains éléments d’ornement, ce qui contraint à relancer le niveau. Une frustration non négligeable, surtout quand cela se produit assez régulièrement.

De plus, lors de la résolution d’une énigme, il n’est pas rare non plus qu’un objet interactif reste bloqué, lui aussi, entravant la progression. Cela s’explique par un manque de précision pendant les déplacements, un défaut que l’on retrouve aussi dans la gestion des sauts, les rendant plus hasardeux qu’ils ne devraient l’être.

Entre théâtre et courage, Drev écrit son rôle

Enfin, on note un souci de caméra, parfois capricieuse, notamment au niveau des angles. Cela entraîne l’affichage ou la disparition de certains éléments visuels avec une mauvaise visibilité, ce qui peut être gênant et pénalisant et impacte de façon négative le titre.

Une aventure plaisante malgré les défauts

Composé de neuf chapitres, pour une durée comprise entre huit et dix heures de jeu, il offre une certaine rejouabilité puisqu’il est possible, une fois l’épopée terminée, de refaire chaque niveau, soit pour partir à la recherche des collectibles loupés, ou tout simplement pour prolonger le plaisir de l’aventure.

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur

Le Bilan

On a aimé 

  • La direction artistique
  • La combinaison plateforme, puzzle et combat
  • Une bonne dose d’humour
  • Les références à l’univers théâtral
  • Les thèmes abordés
  • Le son en 3D
  • la VOSTFR
  • Le prix
  • Le pantin qui disparaît dans les décors et les objets figés
  • Le manque de précision lors des déplacements
  • La caméra capricieuse

Conclusion du test de Once Upon A Puppet

Une œuvre théâtrale digne d’être nommée aux Molières
Once Upon A Puppet s’impose comme une œuvre originale et charmante, portée par une direction artistique remarquable et une narration empreinte de poésie. Grâce à l’ingéniosité de son gameplay basé sur la coopération et les liens entre Drev et Nieve, le jeu parvient à mêler habilement émotion, réflexion et combats, tout en plongeant le joueur dans un univers théâtral riche et immersif. Malgré quelques défauts techniques comme un manque de précision des déplacements ou la gestion des sauts, des objets qui restent bloqués dans les décors, ou une caméra capricieuse, nous avons passé un bon moment à découvrir cette aventure entre plateforme et conte intéractif, en espérant qu’elle trouvera son public.

Katie
Bercée dès mon plus jeune âge par les cauchemars de Freddy Krueger, je nourris une passion particulière pour les jeux d'horreur et je rêve de galaxies et de rencontres du troisième type. Armée d'un casque et de caféine, je suis toujours prête à appuyer sur "start" pour sauver le monde de la menace zombie et vivre de nouvelles aventures.
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Once Upon A Puppet

Développeur : Flatter Than Earth
Date de sortie : 23/04/2025

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