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Xbox One : Don Mattrick revient sur l’échec du lancement

Xbox One : Don Mattrick revient sur l’échec du lancement
Le 13 décembre 2021
Le 13 décembre 2021

Une vision inachevée

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La marque Xbox a toujours cherché, depuis le début de son existence, à se démarquer de la concurrence. La première machine devait être un monstre de puissance proche du PC, la Xbox 360 celle qui installerait le jeu en ligne et la Xbox One le nouvel outil de divertissement indispensable. Les deux premières ont atteint leur objectif. La dernière connut un lancement difficile, car incompris. L’un des artisans de cette stratégie et ancien dirigeant d’Xbox, Don Mattrick, revient sur cette période.

La Xbox One, ses idées et ses échecs

Le documentaire Xbox – Power On est enfin disponible au visionnage. Il revient sur les vingt premières années de la marque en tant que constructeur de consoles et regorge d’anecdotes croustillantes. Le sixième et dernier épisode revient particulièrement sur le lancement quelque peu raté de la Xbox One auquel seul un homme semblait croire…

Lorsqu’elle est présentée en 2013, la Xbox One surprend d’abord par cet aspect uniforme sans originalité rappelant furieusement un décodeur TV. Dans les faits, c’est plus ou moins ce qu’elle aspirait à devenir. D’ailleurs, le documentaire le précise : « la concurrence de la Xbox One ne serait ni Sony, ni Nintendo, mais la télévision et les médias ». Don Mattrick revient sur cette conception qui n’a pas su trouver son public :

C’était excitant de réfléchir à ce que pourrait être une console de divertissement dédiée à cet usage unique. Nous avons donc choisi cette voie avec la Xbox One. Nous voulions un appareil fédérateur qui touche tous les aspects du jeu et du divertissement. Faire en sorte que notre équipe pense non seulement au jeu, mais aussi à la télévision, aux films, aux histoires qui vivaient au sein de notre communauté de joueurs, était quelque chose en quoi je croyais.

Une stratégie tellement prononcée qu’elle a pu surprendre bon nombre de fans de la marque qui n’ont pas compris le message dans ce sens et ont vu un système intrusif, contraint à une connexion internet permanente, imposant de laisser Kinect active et contraignant les joueurs à ne pas pouvoir lancer de jeux achetés d’occasion. Ces avancées technologiques ont été vues comme restrictives au point que le consommateur a pu se demander si cette console disposait bel et bien d’une ludothèque, et surtout au point de freiner les ventes au lancement…

Près de 7 ans après sa sortie initiale, la Xbox One a depuis redressé la barre en beauté en écartant purement et simplement Kinect, en simplifiant son interface et en proposant un système décliné en trois modèles (Xbox One S, Xbox One X, Xbox One S All Digital) dédiés en priorité au jeu. Ce renouveau, c’est le successeur de Don Mattrick qui l’a insufflé à Xbox : un certain Phil Spencer. Si le travail de ce dernier a su raviver la flamme et proposer une vision plus en phase avec les attentes des joueurs, Don Mattrick regrette que la sienne fut incomprise :

Nous avons été repoussés par les consommateurs, par certains journalistes, qui se demandaient si nous avions fait le bon choix en tant qu’entreprise. C’était une critique valable, mais c’était un choix très binaire, et nous avons choisi de parier sur l’aspect en ligne. J’aurais aimé avoir l’occasion de rester, de mettre en œuvre la vision et les capacités que l’équipe avait créées, mais j’ai fini par annoncer cet été que j’allais partir.

S’il est évidemment impossible de présager de l’avenir de la marque si elle avait dû maintenir ce cap du « tout-divertissement », on peut tout de même supposer que Xbox n’en serait probablement pas à ce niveau aujourd’hui tant cette politique fut rejetée. Don Mattrick avait une vision peut-être trop avant-gardiste ou, au contraire, trop rétrograde. On ne pourra en tout cas pas reprocher à la marque d’avoir tenté plusieurs approches, avec plus ou moins de succès.

Documentaire Xbox – Power On : l’histoire de Xbox en 6 épisodes à voir ici !

D
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20 ans Xbox

Le 15 novembre 2021 marque la date anniversaire des 20 ans de Xbox et des 20 ans de Halo. Une date clé pour Microsoft qui se lançait dans la course du jeu vidéo alors que d'autres acteurs étaient déjà bien installés. Vingt ans plus tard, force est de constater que la marque est plus vivace que jamais. Rendez-vous dans 20 ans pour fêter les 40 ans de Xbox !

commentaires

7 Commentaires
J
joffrey
14 décembre 2021 14h59

Le point fort du reportage, j étais étonné de voir Don mattrick dans le documentaire lol J ai eu la One day one à sa sortie j avais pris avec Ryse, forza 5, dead rising 3 et Killer instinct, D4 , crimson dragon en demat Je suis passé à côté de tout ce badbuzz autour de la one , avec le recul , je pense que ça été orchestré par certains fan boy , journaliste et influenceur proS car perso , c est pas 100e de plus, une histoire de… Lire la suite »

L
LoveTartiflette
14 décembre 2021 14h04

Alors autant pour la période One (et encore pas dans sa totalité) je comprends ce que tu veut dire, autant les studios que tu cites ont fait du bon taf. The Coalition sur Gears 5, a été unanimement reconnu, idem pour Rare qui cartonne avec Sea of Thieves (10 millions de joueurs tout de même). Quand à 343 et leur Halo Infinite, la c’est pareil, les critiques positives dans l’immense majorité des cas parlent pour lui. Que ces jeux aient des “défauts”, oui, mais est ce qu’ils occultent leurs qualités,… Lire la suite »

D
Dhusara
14 décembre 2021 11h42

Le problème de la Xbox One ce n’était pas Kinect, mais la quasi disparition du savoir faire en interne (qui perdure encore aujourd’hui, il suffit de voir l’état d’Halo Infinite). Heureusement, qu’il y a Playground Games en interne, parce que le reste (The Coalition, Rare, 343) sont très mal encadré. Avec le recul, je dirais que l’énorme problème vient de l’époque Xbox 360 ou Microsoft à fait le choix de déléguer ses prods en externe (Epic, Remedy et tout le reste), plutôt que d’ouvrir des studios en interne. Et ça,… Lire la suite »

L
LoveTartiflette
14 décembre 2021 11h02

Ben ça prouve qu’il (le mec de facebook) n’a tout simplement pas écouté comme il faut, car ils disent et en sous titres noir sur blanc que les 100€ + la connexion (qui est aujourd’hui devenu la norme autant chez xbox que ps, mais la plus personne ne râle) + le coté tv tv tv ( c’était d’ailleurs le titre de l’épisode) et la com ont été les fossoyeurs de la one. Sans compter les réactions des joueurs à l’époque qui sont reprises et clairement montrer dans le reportage, c’était… Lire la suite »

TomS
TomS
14 décembre 2021 10h46

Ce mec est puant, point.

Quand on gueulait à l’annonce de la One les mec nous répondait qu’on avait qu’a rester sur 360, et là il a fait la même réponse pour PCars 3…. On gueule pour l’aspect arcade du jeu, le mec répond que si on veut de la simulation, il faut rester sur le 2. Il n’a rien à faire dans le monde du jeu vidéo ce triste sire.

B
Banania
14 décembre 2021 9h55

Tout est résumé sur votre page facebook, dont ces messages en particulier : {Même après tant d’années, le mec n’a toujours pas compris son échec !?… Le système de connexion obligatoire pour pouvoir jouer à ses jeux, le prix 100€ plus cher que son concurrent, un kinect totalement futile et inutile. Mais NON ! Pour Môsieur, c’est la faute du consommateur qui n’a pas compris sa stratégie ! Alors même si depuis la One S, je suis revenu dans l’écosystème Xbox, je l’avais quitté pour aller sur PS4, parce que… Lire la suite »

H
Hades0709
14 décembre 2021 2h49

J’ai absolument rien lu car je méprise ce type profondément. Il a voulu faire de la Xbox one une saloperie de Box TV mais a complètement oublié que ça allait servir à joué …genre acheter des studios par exemple ou en garder car ils avaient fait du bon on boulot sur 360. Tout ce boulot qu’à eu Phil Spencer. Cette situation dans laquelle est Xbox aujourd’hui est a 90% a cause de ce gros charlot. Et vous osez lui accorder un article. C’est pathétique. Quand on part de Xbox pour… Lire la suite »

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